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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Alain-Fournier...

29 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Après cette fête où tout était charmant, mais fiévreux et fou, où lui-même avait si follement poursuivi le grand pierrot, Meaulnes se trouvait là plongé dans le bonheur le plus calme du monde.

Sans bruit, tandis que la jeune fille continuait à jouer, il retourna s'asseoir dans la salle à manger, et, ouvrant un des gros livres rouges épars sur la table, il commença distraitement à lire.

Presque aussitôt un des petits qui étaient par terre s'approcha, se pendit à son bras et grimpa sur son genou pour regarder en même temps que lui ; un autre en fit autant de l'autre côté. Alors ce fut un rêve comme son rêve de jadis. Il put imaginer longuement qu'il était dans sa propre maison, marié, un beau soir, et que cet être charmant et inconnu qui jouait du piano, près de lui, c'était sa femme...

Alain-Fournier - Le Grand Meaulnes

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"Le ministre de l'Éducation nationale n’en a rien a foutre de l’égalité entre les sexes"...

29 Novembre 2017 , Rédigé par Slate Publié dans #Education, #Egalite

EXTRAIT

Égalité filles-garçons: j’ai corrigé la copie de Jean-Michel Blanquer

J’ai cherché d’autres façons d’écrire cela de manière plus élégante et nuancée. Mais je n’ai pas trouvé: le ministre de l'Éducation nationale n’en a rien a foutre de l’égalité entre les sexes.

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, était l’invité de la matinale de France Inter le 27 novembre; il a d’emblée et longuement été interrogé sur l’un des grandes causes d’Emmanuel Macron: «la lutte contre les inégalités filles-garçons à l'école». Plusieurs heures après, j’entends encore l’écho provoqué par chacune de ses réponses, chutant avec fracas dans la vacuité sidérante de sa pensée sur le sujet. 

Nul. 

Sur la forme d’abord: balbutiant, pas très concentré, peu convaincu par ses propres sorties… Une impréparation qui aurait pu nous offrir un peu de fraîcheur, bienvenue en ces temps de langue de bois macronienne et d’éléments de langage, mais ses propositions, la sémantique comme ses évitements n’ont fait que confirmer ce que l’on pressentait déjà: peu lui importe les enjeux sociologiques de l’école en général, ceux de l’égalité en particulier. 

Prenons ses réponses aux questions de Nicolas Demorand dans l’ordre chronologique. Pas parce que c’est plus simple, mais parce que Jean-Michel Blanquer est si peu structuré idéologiquement sur le sujet qu’il est impossible de tirer une doctrine et de grandes lignes directrices de ce qu’il évoque pourtant comme une «offensive» menée par ses équipes contre les inégalités. Et comme le ministre ne jure que par l’évaluation pour connaitre l’état des connaissances et le savoir-faire, appliquons lui le même traitement et corrigeons sa copie.

«Le président de la République a indiqué samedi, dans le cadre de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, que l’école serait en première ligne de ce combat. Qu’allez-vous proposer dans le cadre de cette lutte?»

Jean-Michel Blanquer: «Le respect d’autrui […]. Je dis toujours que l’école primaire doit apprendre à lire, écrire, compter et respecter autrui. À partir du moment où on respecte autrui, bien entendu, on respecte les femmes dans le rapport hommes-femmes, avec tout ce que cela signifie…»

Le hic, c’est que «le respect d’autrui» ne signifie rien d’autre que «le respect d’autrui», même s’il doit être inculqué. C’est-à-dire que l’égalité entre les femmes et les hommes, les filles et les garçons ne peut en aucun cas être réduite au fait d’enseigner aux enfants à se respecter mutuellement. Stricto sensu, respecter autrui, c’est avoir pour lui de l’égard, de la considération. Pas nécessairement le considérer comme son alter ego, et admettre qu’il bénéficie des mêmes droits. On connaît tous des hommes profondément sexistes et misogynes, mais respectueux des femmes dans les codes sociaux qu’ils adoptent. Ce sont ceux qui se targuent d’être galants, et donc en cela, respectueux des femmes. Alain Finkielkraut, par exemple, pas connu pour être un égalitariste échevelé, est un fervent défenseur de la galanterie, définie comme hommage rendu à la féminité, expression de la courtoisie et d’une tradition française.

Cette réflexion autour du respect d’autrui comme rouage essentiel de l’égalité filles-garçons a aussi hérissé le poil de Stéphane Crochet, secrétaire général du syndicat SE-Unsa, qui soupire: «On peut respecter une femme cantonnée dans sa cuisine». J’ai connu des porcs qui m’ont tenu la porte et hélé un taxi.

Évaluation: 0/20. Hors-sujet. L’élève Blanquer n’a pas compris l’intitulé.

«Voilà pour le principe général, comment fait-on pour l’appliquer?»
Puis Blanquer en vient à ce qu’il appelle «la mesure la plus importante: la mallette des parents». C’est décidemment une lubie les petites valises. En 2009 déjà, quand il était recteur de l’académie de Créteil, Blanquer avait expérimenté ce qu’il qualifiait de «coaching parental»: des parents recevaient un DVD avec des conseils et astuces dedans, puis étaient conviés trois soirées par an dans l’établissement de leur enfant pour parler autorité, temps de sommeil, etc. Des sortes de soirées Tupperware de l’éducation, en somme.

Voilà donc que Blanquer, huit ans après ses premiers kits pédagogiques, et pas très disruptif pour le coup, dégaine à nouveau sa mallette et ses «petites réunions, en petit groupe, en début d’année avec les parents» mais cette fois avec pour objectif de «sensibiliser les parents sur l’ensemble des enjeux qu’il y a dans la relation hommes-femmes et dans le respect des femmes. Nous savons que nous sommes efficaces […] quand nous incluons les parents. Un des facteurs de réussite des enfants à l’école, c’est la convergence des valeurs entre l’école et les parents.» 

Vous la voyez, la patate chaude lancée depuis le toit du ministère de l’Éducation nationale et qui va atterrir dans votre salon? 

Bien sûr que dans un monde idéal, les parents proposeraient tous à leurs enfants des modèles éducatifs absolument paritaires, les éduqueraient de façon à leur enseigner l’égalité entre les femmes et les hommes. Bien sûr aussi que l’éducation pourrait être l’un des remparts au sexisme. Mais finalement, de façon assez marginale. 

Car 1. Tout ne se joue pas au sein du foyer. Loin de là. Et c’est épuisant cette rhétorique consistant à renvoyer systématiquement la balle aux parents quand les enfants déconnent. Comme s’ils étaient les seuls dépositaires des comportements de leur progéniture. C’est un peu comme ces publicités qui engueulent les mères de harceleurs en leur disant de mieux éduquer leurs fils, ou ceux qui contactent les mères de harceleurs pour leur dire «regardez comme votre fils me menace de viol».

En plus de déresponsabiliser ces hommes de leurs actes, cela est extrêmement réducteur. Tous les harceleurs, agresseurs, violeurs ou «simples» misogynes n’ont pas été élevés dans un foyer où on leur a appris à mépriser et asservir les femmes. Par ailleurs, beaucoup de femmes qui ont été élevées avec des valeurs féministes et encouragées à ne pas se soumettre finissent par intérioriser la domination masculine, voire à s’en faire elles-mêmes les chantres. 

Un enfant est exposé et se construit avec bien d’autres modèles que ceux qui lui sont proposés à la maison. La télé, les médias, la rue, le cinéma… sont autant de canaux véhiculant les stéréotypes sexistes. Sans compter que contrairement à ce qu’a l’air de penser Blanquer, tous les parents ne disposent pas des ressources littéraires, historiques, pédagogiques ou même économiques qui leur permettraient d’aborder ces questions-là avec leurs enfants. 

(...)

Nadia Daam

Suite et fin en cliquant ci-dessous... C'est à déguster...

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"... il demeure politiquement beaucoup plus efficace pour un ministre de communiquer sur le retour du redoublement que sur ses alternatives"....

29 Novembre 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Redoublement

"... il demeure politiquement beaucoup plus efficace pour un ministre de communiquer sur le retour du redoublement que sur ses alternatives"....

4 juillet 2017

A l’heure où se décide l’orientation de fin d’année, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, souhaite réactiver une pratique appréciée en France à défaut d’avoir fait preuve de son efficacité.

«Tu passes en quelle classe ?» C’est la question que vous poserez à coup sûr à votre petit cousin ou à votre neveu quand vous les verrez cet été. En 2017, peu de risques de provoquer de la gêne chez les enfants et ados, car il est devenu très rare de redoubler. Les statistiques du ministère de l’Education nationale indiquaient que le redoublement concernait - en 2016 - moins de 1 % des élèves de sixième ou de quatrième, 2,2 % des élèves de troisième. Pourtant, le sujet demeure un véritable serpent de mer. Début juin, Jean-Michel Blanquer annonçait vouloir «autoriser à nouveau le redoublement» dès l’année scolaire 2017-2018. Pourtant, le décret de novembre 2014 qui encadre la pratique, la rendant «exceptionnelle», demeure valable. Il réduit le recours à deux cas de figure : une interruption de la scolarité ou le refus d’orientation en troisième et seconde.

Le cabinet du ministre indique que c’est plutôt son interprétation qui devrait changer. Le redoublement deviendrait donc un peu moins exceptionnel, tout en le restant, mais une fois encore, le sujet aura fait couler beaucoup d’encre, et la déclaration du ministre a été beaucoup reprise. Le redoublement suscite toujours autant de passions. Chaque texte qui paraît sur le sujet, chaque déclaration d’un ministre de l’Education sur la question provoquent une avalanche d’articles et de réactions. Comme si remettre en cause le redoublement, c’était rendre les armes devant l’échec scolaire, comme si le redoublement avait été un jour une solution efficace.

Une spécialité française

Question clivante pédagogiquement, mais aussi politiquement, les atermoiements autour du redoublement masquent deux immenses problèmes : est-il possible de surmonter l’échec scolaire au sein de l’école et surtout, à quoi sert le redoublement ? L’immense majorité des études sur la question, aux niveaux français et international, considèrent le redoublement comme peu efficace. Au mieux, il n’améliore pas les résultats des élèves, une fois passée l’année du redoublement. A long terme, il aurait même des effets néfastes, marquant les élèves concernés du sceau de l’échec pour le reste de leur scolarité. Des études comparatives montrent surtout que la plupart des pays s’en passent. Le redoublement est une spécialité bien française, en 2012, 28 % des élèves français de 15 ans avaient redoublé au moins une fois, indique le Conseil national de l’évaluation du système scolaire. Et on revient de loin : «Dans les années 70, un élève sur cinq redoublait son CP et un élève sur sept son CM2.» Des pays aux cultures scolaires proches comme la Belgique (partie francophone) et le Portugal utilisent encore le redoublement, mais in fine peu d’Etats le pratiquent à travers le monde.

La France, elle, reste historiquement attachée au redoublement. Pour Eric Charbonnier, expert à la direction de l’éducation de l’Organisation de coopération et développement économiques (OCDE), la pratique résulte toujours de la croyance qu’«il s’agit de la meilleure façon de gérer la difficulté. Le redoublement est lié à une certaine manière d’enseigner, très verticale, dans laquelle le maître délivre le savoir. Cette école, c’est celle d’avant les années 70. Elle garde une bonne image dans la population». Pour Olivier Rey, ingénieur de recherche à l’Institut français d’éducation (Ifé), le soutien au redoublement a la vie dure en France, car il est «associé à la notion d’autorité». En clair, il a longtemps fait office de menace : «Il fait partie du pouvoir que les enseignants ont sur les élèves. Il permet de soutenir la motivation.»

Plus encore, pour le spécialiste, ne pas laisser passer les élèves en difficulté au niveau supérieur «permet d’affirmer qu’on est exigeant scolairement. Dans la psyché française, le passage automatique dans la classe supérieure est perçu comme un abandon de l’idée d’exigence. Car chez nous, il est communément admis que les élèves les moins performants font baisser le niveau (qu’on se garde bien de définir), c’est ce qui explique que même les parents sont majoritairement favorables à l’existence du redoublement».

Cette idée selon laquelle ce sont les élèves qui déterminent le niveau des classes, et non la qualité de l’enseignement, structure fortement notre image de l’école, les choix d’établissements et d’orientation. Elle explique aussi que la grande réussite au bac ait abouti à une dévalorisation de l’examen pour les générations pour lesquelles l’échec était plus fréquent.

Des alternatives coûteuses

D’après Eric Charbonnier, dans les pays les mieux classés par Pisa (l’étude triennale de l’OCDE qui compare le niveau des élèves de 15 ans de différents pays), «l’éducation est plus personnalisée. On agit plus rapidement quand on détecte les difficultés. Par exemple, en mettant en place un suivi plus proximal, du soutien. En Finlande, les enseignants contrôlent de nouveau leurs élèves à mi-parcours des notions apprises en début d’année pour leur montrer qu’ils ont progressé, c’est une forme d’évaluation encourageante qui aboutit à un rattrapage si nécessaire». En France, en revanche, poursuit l’expert, «on est attachés à l’idée d’achever le programme, alors on revient moins volontiers en arrière. Un peu comme si les apprentissages étaient un métro qu’on attrape. Ou non».

Le rapport du Cnesco publié en janvier 2015 sur le redoublement mettait également en avant plusieurs alternatives : les classes multiniveaux où l’idée est d’apprendre à son rythme, le rattrapage de fin d’année, le passage conditionné, ou encore des stages d’été pour surmonter des lacunes. Ces pratiques existent en France, mais demeurent rares, car elles sont compliquées à mettre en place et de surcroît coûteuses. Mais en regardant de plus près, l’éducation nationale pourrait s’offrir ces dispositifs en tenant compte des économies réalisées grâce à la baisse du taux de redoublement. Selon le Cnesco, le redoublement coûte près de 2 milliards d’euros par an au système éducatif.

Mais les budgets et les comptes sont ainsi faits qu’on ne saura jamais à quoi a servi l’argent économisé et, la plupart du temps, la baisse du redoublement a simplement abouti à ce que les élèves en difficulté passent de classe en classe en continuant à accumuler les lacunes de plus en plus compliquées à gérer pour leurs enseignants.

Ainsi trouve-t-on dans des classes de troisième des élèves qui ne maîtrisent toujours pas les fondamentaux de l’école élémentaire. Nombre d’entre eux quittent ensuite le système éducatif sans aucun diplôme ni qualification. Jusqu’ici, l’unique réponse apportée à ces échecs est le redoublement, qui n’est pas une solution viable, crédible ou pertinente. Mais à ce jour, il demeure politiquement beaucoup plus efficace pour un ministre de communiquer sur le retour du redoublement que sur ses alternatives. Y compris pour Jean-Michel Blanquer, féru d’expérimentations et de comparaisons internationales. En se saisissant du sujet, le ministre de l’Education nationale a cherché à envoyer un signal simple et fort de reprise en main de l’école et à donner des gages politiques au camp pédago-conservateur. Mais une fois de plus, cela risque de se faire au détriment d’une prise en charge réels des problèmes scolaires.

Louise Tourret

Commentaires

Il existe bien d'autres outils permettant de pallier certaines difficultés - pas toutes - pour les élèves ayant accumulé des retards, non pas au collège, ni à l'école primaire mais dès la naissance...

Ces outils, en collège, sont par exemple l'AP (aide personnalisée) et la remédiation.

Pour avoir utilisé ces outils l'année dernière en 6e/Français, j'affirme ici qu'il faut maintenir ces moyens à destination des élèves en difficultés et améliorer leur efficacité.

Surtout pas les supprimer. Ils sont utiles!

Je veux dire ici également que les EPI permettent de développer des capacités chez ces élèves-là, capacités que l'enseignement "traditionnel" (ce n'est pas péjoratif) ne leur permet pas de mettre en pratique.

Aide personnalisée, remédiation, EPI... Autant de moyens dont hélas il fut peu question au milieu du brouhaha provoqué par des débats "annexes" mais certainement pas les plus essentiels durant les trois dernières années.

Christophe Chartreux

                           _________________________________________

La recherche, que notre ministre aime à juste titre mettre en lumière, a beaucoup travaillé sur le redoublement.

J'invite chacun à prendre connaissance du rapport "CNESCO" sur le sujet...

Si après cela le redoublement est maintenu comme "outil" incontournable, alors supprimons le CNESCO!

CC

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Grandeur et limites du pouvoir «jupitérien»...

29 Novembre 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Philosophie

Grandeur et limites du pouvoir «jupitérien»...

La verticalité du pouvoir, en partie nécessaire, est aussi une violente «dépossession» du peuple. Surtout quand elle est empreinte d’une «pulsion démo-phobique», qui voit dans les gouvernés des «fainéants» ou des «déraisonnables».

Il est un paradoxe qu’on ne saurait trop inciter les gouvernants de tout pays à méditer. D’un côté, la responsabilité politique ne s’exerce pas autrement que dans son pouvoir de décider. De l’autre, les décisions que prennent les gouvernants, qui ont été choisis pour le faire, sont nécessairement vécues par ceux auxquels elles s’appliquent comme une disposition, plus ou moins arbitraire de leur existence. Dans tous les domaines de la vie (la santé, l’éducation, le travail, la justice, la sécurité), le pouvoir fait ses choix. Il n’est, au demeurant, pas concevable qu’il n’en aille pas ainsi. Nous n’en attendons pas moins de son action, au moment où, par le biais d’un vote démocratique, nous nous en remettons à lui pour des protections que nous exigeons dans chacun de ces domaines. Nul en réalité ne désire, pas même le plus farouche de ses opposants, un gouvernement qui se révélerait incapable d’agir et donc de décider. Et rien ne lui serait davantage préjudiciable que l’attentisme, l’inertie, l’impuissance ou la paralysie.

A supposer que l’on veuille donner droit à la référence mythologique qui a fait couler tant d’encre depuis les dernières élections, la «verticalité» qui en résulte est constitutive de ce qui, dans ces conditions, pourrait faire la grandeur d’un «pouvoir jupitérien». Elle suppose, cette hauteur, que les décisions soient prises à l’abri des trois forces contraires qui empêchent le pouvoir de s’exercer en toute indépendance : d’abord, la versatilité de l’opinion maladroitement restituée par les sondages ; ensuite, la puissance des lobbys, désireux de faire valoir leurs intérêts particuliers à l’encontre de l’intérêt général ; enfin, l’embarras des querelles de partis et de courtisans. Comme l’indique suffisamment la métaphore olympienne, un pouvoir se réclamant de Jupiter aurait ainsi la vocation, sinon la prétention, de se tenir à distance des simples mortels que sont les citoyens ordinaires, au-dessus de leurs passions (la peur, la colère, le ressentiment) et de leurs querelles partisanes. Pour autant, quand bien même le pouvoir disposerait d’une légitimité démocratique incontestable, il est inévitable que les décisions qu’il prend dépossèdent ceux dont elle infléchit l’existence de leur capacité d’agir sur ces conditions. Dès lors que la vie humaine est conditionnée par des décisions qui ne lui appartiennent pas, il lui est impossible de ne pas ressentir le pouvoir qui exerce sa force sur elle comme une violence. Voilà le paradoxe du politique. Sa verticalité, en partie nécessaire, est une dépossession, par définition violente. On pourrait même dire que plus les décisions verticales sont olympiennes - avec ce que cela peut supposer de hauteur, de condescendance ou de mépris pour les opinions et les passions des simples mortels - plus la contrainte, mal vécue, est perçue comme l’effet d’une force arbitraire.

De la verticalité du pouvoir donc, on retiendra qu’elle est consubstantielle à la force qu’il exerce sur la vie des citoyens. Mais à quoi, au juste, sa domination fait-elle violence ? A rien de moins qu’à ce qu’on décrira comme une horizontalité composite. Paul Ricœur en avait retenu la leçon de Hannah Arendt : la politique trouve sa raison d’être dans «la pluralité humaine». L’intérêt de la notion d’horizontalité est qu’elle permet aussi bien de la décrire que de prescrire quelques règles organisant la coexistence de ses composantes. Pour que la «pluralité» soit assumée et protégée, il faut reconnaître au moins trois principes. Le premier est que rien n’autorise l’uniformisation des croyances et des opinions. L’humanité reste plurielle, dans un lieu donné, dès lors qu’aucune façon de penser, mais aussi de vivre ne s’y impose de façon unilatérale, au détriment des autres. Le deuxième est que l’horizontalité qui procède de cette égalité se traduit du même coup par une diversité de voix et d’expressions. Elle ne se maintient qu’en résistant à la confiscation ou à l’interdit de la parole, sous quelque motif que ce soit. Aussi n’est-elle jamais autant menacée que lorsqu’un pouvoir arrogant revendique le privilège de parler pour les autres ou à la place des autres. Quant au troisième principe, il vient compléter les deux premiers. Il suppose la considération ou encore la reconnaissance de l’ensemble des «prises de position» qui résultent de cette pluralité. Il ne suffit pas, en effet, de laisser les voix divergentes s’exprimer ni de les tolérer avec condescendance - de haut en bas. Il faut encore les écouter, leur reconnaître la part qu’elles sont appelées à prendre dans la discussion - leur accorder l’attention qu’elles attendent.

Est-ce toujours le cas dans une démocratie comme la nôtre, la considération et la reconnaissance de la pluralité des voix sont-elles assurées, le partage de la parole garanti ? Rien n’est moins sûr. Les moyens mis en œuvre pour minimiser, sinon ignorer la part démocratique de ces contre-paroles susceptibles de contrarier, sinon contester les décisions du pouvoir vertical relèvent de ce qu’on pourrait nommer sa «pulsion démo-phobique». De quoi s’agit-il ? Comme l’étymologie de ce mot-valise l’indique, la «démo-phobie» est la phobie (ou la hantise) du peuple, sinon son allergie. Elle se traduit par la construction de son image péjorative. Le peuple, en ce sens, il ne faut pas l’entendre comme le corps «démocratique des citoyens», mais comme l’ensemble des classes populaires : tous ceux et celles qui, ordinairement, n’ont pas voix au chapitre, et que les dirigeants ne font mine d’écouter que le temps d’une élection. Autant ils sont courtisés, tant que leurs voix sont nécessaires aux candidats pour être élus, autant la pente naturelle de ceux qui sont appelés à exercer le pouvoir est-elle, aussitôt élus, de se les représenter (et de les présenter) comme victimes de leurs affects, «ignorants», «déraisonnables», prisonniers de leurs «réflexes corporatifs», quand ce n’est pas «rétrogrades», «attentistes» ou «fainéants». Ainsi leur voix peut-elle être discréditée et ses effets minorés. Ce n’est pas, s’excuse un pouvoir démo-phobique, de reconnaissance et de considération que le peuple contestataire a besoin, mais de pédagogie, comme un enfant qui aurait mal compris la leçon du maître ou ses consignes.

Voilà pourquoi la démo-phobie est inquiétante. Elle mine le partage des voix, au risque de démoraliser la parole. Elle accrédite, lentement mais sûrement, l’idée qu’il faut laisser les gouvernants gouverner, parce qu’eux seuls disposent d’une expertise juste dans un monde trop complexe pour qu’on prétende le comprendre, sans avoir une connaissance suffisamment éclairée des impératifs et des contraintes économiques, sociales et politiques qui inspirent les décisions. La démo-phobie, c’est l’ombre de la démocratie et le revers de toutes les conceptions jupitériennes du pouvoir qui s’inscrivent dans ce cadre. Le risque est de tenir ces voix pour une donnée avec laquelle il faut seulement faire semblant de compter, faire croire, pour la forme, qu’on compte avec elles, mais jamais sur elles, en escomptant qu’elles s’épuiseront d’elles-mêmes. «Nous avons entendu, mais nous ne changerons rien, nous avons pour nous la légitimité démocratique, nous avons été élus pour mener la politique que nous menons», répètent à l’envi les gouvernants, assurés de la position dominante que leur donnent le sens et l’exercice des responsabilités. Et chacun d’entendre, du personnel hospitalier aux enseignants et autres fonctionnaires, des ouvriers licenciés, aux agriculteurs étranglés : «Vous avez manifesté votre mécontentement, très bien, vous vous êtes mis en grève, c’est votre droit, maintenant, laissez-nous gouverner !»

Est-ce ce surplomb et cette distance démo-phobiques que mettent en avant l’invocation et la revendication d’une conception «jupitérienne» du pouvoir ? On peut au moins le redouter, tant il est vrai qu’elles sont complétées par l’affirmation répétée que «le pouvoir n’appartient pas à la rue». Car c’est tout l’inverse qu’on devrait dire. Il faut bien sûr, il est vital pour la démocratie que la rue ait du pouvoir ! Qu’est-elle, en effet, sinon la métaphore la plus parlante de ce lien horizontal, auquel il importe par-dessus tout que reste articulé le rapport hiérarchique de commandement et d’autorité, dans lequel s’incarne la verticalité ? Voilà pourquoi, loin d’être perçue par le pouvoir vertical comme un empêcheur de gouverner, elle devrait lui apparaître, au contraire, comme l’une des conditions de son exercice. Un pouvoir démocratique crédible est un pouvoir, dont on peut contester les décisions ; un pouvoir contre lequel on veut croire qu’il vaut encore la peine de protester. Une démocratie qui n’aurait plus l’occasion que la rue le lui rappelle se serait figée en autre chose qu’elle-même. Pétrifié, sidéré, le lien horizontal qui porte la vie partagée des citoyens se réduirait à leur soumission commune.

Marc Crépon, Philosophe à l’ENS

Auteur de : l’Epreuve de la haine. Essai sur le refus de la violence, Odile Jacob, 2016.

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Education version Macron/Blanquer: un effondrement des postes...

29 Novembre 2017 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education, #Politique

Education version Macron/Blanquer: un effondrement des postes...

EXTRAIT

Le tournant a été annoncé. Il arrive maintenant officiellement avec la publication au Journal officiel ce 29 novembre des postes mis aux concours du second degré. En moyenne il y a 20% de postes en moins à tous les concours externes du second degré :

-19% à l'agrégation,

- 20% pour le capes,

- 21% pour le capet et le capeps,

- 18% pour les plp.

Les postes mis aux concours internes sont préservés. Pour le concours de professeur des écoles, il faut encore attendre.

(...)

Agrégation

Répartition des agrégés

Certifiés

Répartition des certifiés

PLP

Répartition des PLP

PEPS

CPE

Psychologues

Répartition des psychologues

Concours réservé certifiés

Et aussi

Réservé PLP

Et aussi

Réservé PE

Et aussi

Réservé EPS

Réservé CPE

Réservé Psychologues

Budget le tournant

Effectifs d'élèves

F Jarraud

Le billet complet - et bien d'autres - sont à lire en cliquant ci-dessous

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Vers l'école de demain... Une réforme globale du lycée au premier cycle de l’enseignement supérieur - Najat Vallaud-Belkacem... (4)

29 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Vers l'école de demain... Une réforme globale du lycée au premier cycle de l’enseignement supérieur - Najat Vallaud-Belkacem... (4)

En 10 points - à raison d'un par jour - propositions pour une "Ecole de demain"

4. Une réforme globale du lycée au premier cycle de l’enseignement supérieur

Après la scolarité obligatoire commune à tous les élèves de la Nation, la mission du lycée est la préparation à une qualification supérieure diplômante et qualifiante permettant à chaque jeune de s’insérer socialement, économiquement et professionnellement dans la société. Dans cette perspective, le lycée doit être la première brique d’un cursus de qualification garante d’une insertion professionnelle. Pour cela, je plaide pour qu’une réforme du lycée adopte un modèle de formation qui comporte plusieurs changements par rapport au collège, mais aussi par rapport au modèle de lycée classique conçu pour le bac et l’entrée dans l’enseignement supérieur.

Le lycée que j’appelle de mes vœux est un lycée polyvalent qui regroupe les différentes voies de formation. C’est un lycée qui regroupe des élèves sous statut scolaire, des apprentis, des adultes en formation continue. C’est un lycée qui développe de nouveaux modes de formation plus modulaires, plus progressifs et plus réversibles avec un tronc commun et des unités de formation, en fonction des projets d’orientation des élèves et du niveau de maîtrise qu’ils se fixent. C’est un lycée qui forme les jeunes à s’orienter et à se former tout au long de leur vie. C’est un lycée qui favorise l’insertion professionnelle des élèves. C’est un lycée qui regroupe des formations menant aux baccalauréats et des formations de l’enseignement supérieur. C’est un lycée qui contribue à la nécessaire démocratisation exigeante de l’enseignement supérieur. C’est pour cela que je l’appellerais volontiers « lycée-campus ».

Il est aussi un lycée du XXIe siècle qui offre d’autres manières d’apprendre et assure les apprentissages avec des options artistiques et culturelles, linguistiques ou sportives. Il est numérique. Cela veut dire que toute formation y est hybride, qu’une place importante est faite aux principes liés à la révolution numérique. Il laisse une grande place à la pédagogie de projet, la créativité et le travail en équipe. Il est solidaire. Il fait confiance aux élèves, propose de renforcer leur engagement et leur contribution à un climat scolaire serein, citoyen. Il assure une offre associative et citoyenne. Il est ouvert au monde international : il offre la possibilité d’une mobilité internationale, de la diversité linguistique. Il est ouvert à son environnement économique et social ainsi qu’aux entreprises. Il favorise les pédagogies et les pratiques innovantes. Le lycée-campus travaille en réseau, inspiré des Campus des métiers et des qualifications, avec les autres lycées du territoire, avec des partenaires nationaux ou internationaux (sociaux, économiques, culturels, etc.), et bien sûr avec les établissements de l’enseignement supérieur.

C’est sur cette base que nous pourrons poursuivre la modernisation du système d’orientation post-bac afin de réduire les inégalités d’accès aux différentes filières par manque d’information.

Il faudra aussi repenser le premier cycle universitaire qui accueillera bientôt plus d’un million de jeunes. Cette démocratisation que nous appelons de nos vœux ne peut se satisfaire d’une augmentation des effectifs sans réflexion sur l’organisation, notamment du premier cycle, sur la pédagogie, etc.

Tout particulièrement, il sera nécessaire de mieux utiliser le concept de spécialisation progressive introduit dans la réforme de 2013. Chaque jeune doit s’inscrire dans un parcours adapté à ses compétences et à son projet personnel et professionnel. Cela veut dire, notamment, amplifier le décloisonnement disciplinaire lors des deux premières années, en particulier dans certaines filières mono-disciplinaires les plus demandées. Cela veut dire repenser une première année de « sciences », de « droit », d’« économie-gestion », de « sciences humaines », de « sciences sociales », etc. dans une logique plus propédeutique qui doit permettre à certains étudiants de bénéficier d’une orientation « retardée » (fin de première ou de deuxième année) et en permettant à d’autres une vraie spécialisation dès la première année comme certains établissements l’ont d’ores et déjà fait.

Mais le premier cycle universitaire tel que nous le connaissons ne peut être la seule solution à tous les enjeux de demain. Il faut pouvoir diversifier les parcours pour anticiper les métiers de demain avec une réelle collaboration entre la communauté universitaire et les milieux socio-économiques comme, là aussi, certains établissements l’ont fait. Ainsi des orientations vers la licence professionnelle, au sein du premier cycle, devront être possibles plus tôt (fin de première année).

Enfin, nous devons développer la validation des acquis de l’expérience (VAE), que nous avons enfin simplifiée, pour les jeunes qui s’insèreront post-bac en leur proposant un accompagnement qui doit les conduire vers une VAE (par exemple d’un BTS, d’un DUT ou d’une licence professionnelle).

Najat Vallaud-Belkacem

Demain:

Une politique d’éducation prioritaire et de mixité sociale au service de l’excellence

Pour lire les chapitres 1, 2 et 3 , cliquer ci-dessous

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Allez comprendre!... Redoublement: le rererereretour!...

29 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Redoublement

Donc un dispositif de soutien "va être mis en place" (les guillemets s'imposent/voir la vidéo) afin d'éviter des redoublements...

Ou de les accompagner car ils reviennent!

Mais les parents pourront faire appel! Vous suivez?

Pourtant il y a deux ans déjà... Mais regardez et écoutez la vidéo...

Au passage: la France est le pays qui, aujourd'hui, fait le plus redoubler...au monde!

Avec les merveilleux résultats que l'on sait.

Une fois encore, les véritables enjeux ne sont pas abordés:

- formation des enseignants (initiale et continue);

- coopération entre les élèves;

- pédagogie différenciée dans des classes à effectifs "humains"...

Ah évidemment, il faut engager des moyens... Et derrière les moyens il y a des femmes et des hommes. Les moyens, lorsqu'ils s'incarnent, sont TOUJOURS bénéfiques aux élèves...

La France va être observée comme une "antiquité" par les pays de l'UE et de l'OCDE. En Marche arrière toute!

Le SNALC et SOS Education sont heureux... Quelques parents abusés aussi...

Tristesse...

Christophe Chartreux

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Revue de Presse Education... Blanquer - Divers...

29 Novembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Blanquer - Divers...

Monsieur Partout est omniprésent dans notre revue du jour ! "Non, non, je ne changerai rien !"

Blanquer

Rythmes scolaires : L’ORTEJ et l’argumentaire de JM Blanquer..."Les études démontrent le non fondé de la semaine de 4 jours". Pour François Testu, président de l’ORTEJ, qui tenait colloque le 27 novembre, il n’y a pas de débat sur la nocivité du retour à la semaine de 4 jours, particulièrement pour les enfants des familles défavorisées. Pourtant JM Blanquer avance qu’il n’y a pas d’études prouvant la supériorité de la semaine de 4 jours et demi sur celle de 4 jours, voire que des études affirment que la seconde est supérieure en terme de réussite scolaire à la première. D’où le ministre tire-t-il cela ? Doit-il revoir son argumentaire ?

Médecine scolaire : Blanquer et la disparition. “"La politique de santé scolaire va désormais s’inscrire dans le cadre de la politique de santé publique. Les conventions entre les agences régionales de santé et les rectorats seront actualisées pour qu’elles mettent l’accent sur le parcours de santé des enfants âgés de zéro à six ans. Dans le même sens, les comités académiques d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CAESC) verront leur action renforcée", annoncent les ministres de la Santé et de l’éducation nationale. Ces mesures sont-elles à la hauteur ?

Ateliers en « non-mixité raciale » : Jean-Michel Blanquer, le hussard noir de la Ve République. “Dimitri Casali et Olivier Gracia encensent l’attitude républicaine du ministre de l’Education nationale, qui a condamné les stages en « non-mixité raciale ». Ils plaident pour un enseignement de l’histoire, dans sa complexité et sa diversité.”

Fabrice Dhume : Le ministre ignorant. Cinq leçons sur la polémique à propos du racisme et de l’antiracisme à l’école. “L’actuelle polémique visant l’initiative du syndicat Sud Education 93 d’organiser un stage intitulé « Au croisement des oppressions – Où en est-on de l’antiracisme à l’école ? », transforme cette importante et légitime question en champ de bataille. Sommé par des entrepreneurs de polémique (LICRA, Comité laïcité république, Printemps républicain et Grand Orient de France, notamment) de se positionner, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a jugé via Twitter « le projet d’une réunion syndicale triant les membres sur la base de leur origine » « inconstitutionnel & inacceptable », et il a déclaré vouloir porter plainte en « diffamation » contre le syndicat pour avoir parlé de « racisme d’Etat ». Fondée sur une manipulation de l’information, cette mise en polémique a pour objet de chercher à régenter ce qu’il faut dire et penser en France du racisme et de l’antiracisme à l’école... au mépris des savoirs sociaux comme des connaissances sociologiques du phénomène.” Fabrice Dhume, sociologue, Enseignant-chercheur à l’Université Paris Diderot/URMIS

Égalité filles-garçons à l’école : Blanquer déçoit les syndicats. “Le ministre de l’Éducation prône le « respect d’autrui » comme base de l’enseignement, deux ans après la polémique des « ABCD de l’égalité ».”

Pour un « module » qui ne soit pas en retrait : un nouveau paradigme. Par Claude Lelièvre sur son blog : Histoire et politiques scolaires. “Un « module d’enseignement » consacré « à la prévention et à la lutte contre le sexisme, le harcèlement et les violence » va être mis en place pour toutes les écoles. On peut exiger un nouveau paradigme pour qu’il soit à la hauteur du défi permis par la situation actuelle, et que ne se reproduise pas ce que Farida Belghoul a appelé « la victoire de la convergence islamo-catholique ».”

Et encore une réaction à une déclaration : Droits des femmes... Le sujet a été pris, dans un passé récent, bien plus qu’à bras-le-corps…En réponse à cette déclaration du Ministre de l’Education Nationale sur France Inter ce 27/11 : "C’est la première fois qu’une S.E aux droits des femmes et un ministre prennent le sujet à bras le corps."” sur le blog Vivement l’Ecole !

Divers

Alain Rey : « Faire changer une langue, c’est un sacré travail ! »Le linguiste et lexicographe revient sur les récentes controverses autour de la place ­du féminin dans le français. En fin de compte, rappelle ­cet amoureux des mots, « c’est l’usage qui a raison ».“­ réservé aux abonnés.

Dans ce collège alsacien, les portables font partie intégrante de l’enseignement. “À contre-pied des desseins du ministère de l’Éducation Nationale, un collège alsacien a démocratisé l’utilisation des tablettes et des smartphones pendant les heures de cours. Les enseignants donnent désormais cours avec l’aide d’internet.”

Un enseignant condamné à 18 mois avec sursis pour une liaison avec une collégienne. “Il avait l’impression que c’était « juste » sa « copine », pas son élève « ni une fille de 14 ans » : un enseignant de 31 ans a été condamné lundi à 18 mois de prison avec sursis pour avoir entretenu une liaison avec une collégienne.”

Condamné pour une relation avec son élève de 14 ans : « J’ai complètement dérapé ». “Le professeur de maths de 31 ans, jugé lundi à Fontainebleau pour avoir eu des relations sexuelles avec une élève de 14 ans dont il était amoureux, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis. Il n’enseignera plus.”

Bernard Desclaux

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Tiken Jah Fakoly... Françafrique...

28 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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