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Vivement l'Ecole!

Soyons ambitieux pour le lycée!...

20 Octobre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

Soyons ambitieux pour le lycée!...

Treize organisations du monde de l’éducation, dont le CRAP-Cahiers pédagogiques, signent une déclaration commune à propos du chantier de réforme du baccalauréat et du lycée ouvert par le gouvernement. Cette déclaration a été lue ce jeudi 19 octobre en CSE (Conseil supérieur de l’éducation).

Monsieur le Ministre

Le premier ministre a annoncé en juillet qu’une « concertation » serait lancée sur le baccalauréat à la rentrée de septembre. Celle-ci doit aboutir « avant septembre 2018, pour une mise en œuvre complète de cette réforme pour le bac 2021 ». Le projet serait de « resserrer les épreuves finales autour d’un plus petit nombre de matières et de définir ce qui relève du contrôle continu ». Vous-même avez déclaré vouloir « remuscler ce baccalauréat pour lui donner plus de sens et pour le rendre plus utile » et faire évoluer « les programmes du lycée, pour être cohérents avec la réforme du baccalauréat ».

Nos organisations se réjouissent de l’ouverture du chantier « baccalauréat et lycée », même si elles regrettent que vous y entriez par la porte la plus étroite, celle du nombre d’épreuves terminales du baccalauréat, de son organisation et surtout sans questionner les voies et les séries qui sont socialement ségrégatives. Elles auront des propositions constructives à faire pour que le lycée évolue de manière à permettre à tous les jeunes de gagner en autonomie et d’élaborer progressivement leur projet de formation et d’insertion professionnelle, sans oublier que le lycée doit participer à la formation citoyenne et à l’émancipation des jeunes.

Elles demandent que ce chantier :

1) Inclue les trois actuelles voies du lycée, voies générale, technologique et professionnelle, pour tendre vers un lycée sans filière favorisant les mixités.
2) S’inscrive dans la logique bac-3/bac+3 : ce travail doit associer le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, contrairement au chantier sur les attendus à l’entrée dans le supérieur qui ne fait pas toute sa place au bac-3.
3) Concrétise la notion de parcours structuré en modules communs pour certains, choisis pour d’autres. Cela nécessite de développer l’accompagnement pour que chaque jeune puisse élaborer un parcours cohérent et porteur de réussite, validé par un baccalauréat, diplôme national, donnant accès à l’enseignement supérieur et éventuellement à une insertion professionnelle directe selon les modules choisis par le jeune.
4) Travaille sur l’accompagnement du lycéen dans la construction de son parcours Avenir et de son parcours Citoyen, ce qui nécessite un volume horaire spécifique et des moyens humains identifiés et suffisants.
5) Permette de repenser le temps dans l’établissement, selon les besoins des jeunes et des personnels pour faire du lycée un véritable lieu de vie et « désintensifier » le travail.
6) Fasse l’objet d’une véritable concertation avec une méthode et un calendrier négocié.

Nous demandons enfin que la démarche fasse une large place à l’implication de tous les acteurs de la communauté éducative. L’accompagnement et le développement professionnel continu seront indispensables pour mener à bien les évolutions nécessaires.

Signataires : A&I UNSA, CRAP-Cahiers pédagogiques, Éducation et Devenir, FAGE, FCPE, FEP CFDT, SE-UNSA, SGEN CFDT, SGL, SIEN-UNSA, UNEF, UNL, UNSA Éducation.

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Revue de Presse Education... Système - Supérieur - Divers...

20 Octobre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Système - Supérieur - Divers...

Quelques nouvelles du système et du supérieur, et surtout diverses informations pour cette revue du jour.

Système

Blanquer explique sur RTL ce qu’il compte faire pour l’enseignement des maths. INVITÉ RTL - “Le ministre de l’Éducation nationale confie une mission à un duo de mathématiciens sur l’apprentissage des maths.” Il s’agit du député Cédric Villani et de l’inspecteur général Charles Torossian.

Nouvelles nominations de cadres rue de Grenelle. “Inexorablement Jean-Michel Blanquer remplace les uns après les autres la haute administration de la rue de Grenelle. Après la nomination d’un nouveau Dgesco, fin septembre il avait nommé Edouard Geffray, un énarque ancien directeur de cabinet de Bayrou, à la direction des ressources humaines et Natacha Chicot, une proche du premier ministre, à la direction des affaires juridiques. Le 19 octobre. c’est le secrétaire général du ministère, Frédéric Guin, qui est remplacé par Marie Anne Lévêque. Elle avait conseillé Lionel Jospin en 2000 puis Ayrault en 2012. Le Journal officiel annonce aussi la nomination d’Yves Cristofari, un ancien conseiller de Gilles de Robien, comme chef de service de l’instruction publique et de l’action pédagogique à la Dgesco.”

Apprentissage : « L’Éducation nationale est le premier verrou ». "INTERVIEW - Bertrand Martinot, délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle sous Nicolas Sarkozy, expose les freins à l’apprentissage." (pour les abonnés)

« Un mathématicien aurait-il plus de valeur qu’un historien ou un artiste ? »
"Malgré les discours sur l’égalité entre les filières, tout bon élève est incité à faire un bac scientifique, le seul à ouvrir toutes les portes. Témoignage de Paul Karras, ex-élève (heureux) d’ES."

Supérieur

Bac et entrée dans le supérieur selon le plan Plan « Langevin-Wallon ». "Une réponse toujours d’avant-garde ? A méditer en tout cas, puisque Daniel Filâtre - rapporteur général de la concertation sur l’accès au supérieur - rend compte aujourd’hui des préconisations des onze groupes de travail."

Accès au supérieur : Remise des travaux de la concertation. "C’est aujourd’hui que Daniel Filatre, rapporteur général de la concertation sur l’accès au supérieur, rendra compte des préconisations des 11 groupes de travail. Mais les syndicats se désolidarisent déjà des résultats de la concertation et dénoncent sélection et relégation des bacheliers professionnels. Surtout l’analyse du budget donne à penser que la ministre ne peut faire que le choix de la sélection à l’entrée de l’université dès la rentrée 2018."

Entrée à l’université : le casse-tête des prérequis. "La ministre de l’Enseignement supérieur reçoit, ce jeudi, la synthèse de la concertation lancée mi-juillet sur la question très sensible de l’admission à l’université."

L’université de Nantes teste la licence en quatre ans pour les bacs pro et techno. "À l’université de Nantes, une trentaine d’étudiants volontaires, bacheliers professionnels comme technologiques, ont quatre ans pour préparer leur licence. Ce parcours, initié à la rentrée 2017, donne une première idée de ce que pourraient être les nouvelles formations personnalisées, évoquées dans le cadre de la concertation sur le premier cycle universitaire."

Remise à niveau, nouvelles pédagogies : les pistes de Vidal pour les étudiants de première année. "La ministre de l’Enseignement supérieur a promis de « reconnaître l’engagement pédagogique des enseignants et des enseignants-chercheurs dans leur carrière et leur promotion »."

Divers

Incertitudes et interrogations sur l’avenir du mouvement associatif. "L’arrêt des emplois aidés annoncé par le premier ministre Edouard Philippe met en péril le fragile équilibre socio-économique du secteur associatif. Son modèle et in fine sa viabilité sont menacés."

Comment expliquer notre intolérance à la frustration que l’on soit enfant, adolescent ou adulte ? "Pourquoi avons-nous du mal à reporter nos désirs ? Pourquoi est-il si important de trouver un juste équilibre entre les principes de plaisir et les déplaisirs inhérents à toute vie humaine ? Quelles sont les pathologies de la frustration ?"

Coignard - Tirage au sort : pas seulement à l’université, au collège aussi ! "Un collège de Seine-Saint-Denis a dû tirer au sort les élèves de cinquième admis à faire du latin avant d’obtenir une dotation supplémentaire."

Et puis la grande info : Le super-ordinateur AlphaGo, tombeur du champion du monde du jeu de go, à son tour terrassé. “AlphaGo avait surpassé le champion du monde du jeu de go l’an dernier. Il a été terrassé par son successeur AlphaGo Zero. Le super-ordinateur développé par DeepMind a appris en autodidacte à jouer en quelques jours avant de s’imposer 100 à 0. Une victoire pour l’intelligence artificielle de Google qui a réussi son exploit sans apprentissage humain.”

Intelligence artificielle : toujours plus puissant, AlphaGo apprend désormais sans données humaines. “La nouvelle version du programme de Google DeepMind, qui avait battu les meilleurs professionnels du jeu de go, se montre beaucoup plus puissante que son prédécesseur.”

Toutefois, la méthode conçue par DeepMind ne peut pas s’appliquer à tous les problèmes auxquels se confronte l’intelligence artificielle, bien loin de pouvoir se passer de données humaines dans un nombre de cas considérables.

« Pour appliquer cette méthode, il faut que le cadre soit très défini, qu’on ait une représentation solide du domaine, pas trop de flou dans les règles, et que le problème soit bien défini. Cela s’applique bien au jeu car il y a une connaissance parfaite de l’environnement, des règles, et qu’il y a peu d’imprévu », explique Tristan Cazenave. Le go s’y prête donc parfaitement.”

Bernard Desclaux

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Education - La méconnaissance absolue alliée au scientisme le plus naïf!...

19 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Education - La méconnaissance absolue alliée au scientisme le plus naïf!...

Rentrant d'une réunion parents-profs je tombe - le mot est juste - sur RTL dans une émission présentée par Marc-Olivier Fogiel avec Elisabeth Lévy, Gérard Miller, le psy insoumis... Et quelques autres dont j'ai oublié le nom...

Il y était question de la méthode de Singapour en mathématiques, méthode que Jean-Michel Blanquer semble vouloir généraliser avec l'aval de Cédric Villani, récent député LREM.

Bref...

Les intervenants ne savaient RIEN de ce dont ils parlaient mais avaient tous un avis. Évidemment très positif, Monsieur le Ministre ayant pour tous ces gens, dont l'incompétence le dispute à la fatuité, le mérite de revenir aux "fondamentaux", sésame actuellement très porteur de popularité. De populisme surtout.

Ils ont débordé sur la méthode Montessori qu'ils considèrent comme géniale puisque Céline Alvarez (ou Cécile, je ne sais plus) "réussit" avec cette méthode. On est prié de croire au miracle...

Qu'autant de généralités et d'erreurs soient dites en aussi peu de temps, sans AUCUNE correction ni contradiction, sur une station de grande écoute m'a sidéré! Sans aucun contradicteur jamais! Vous aurez remarqué que le Ministre de l’Éducation Nationale n'est jamais mis en difficulté sur aucun plateau ni jamais opposé au moindre avis contraire.

Ainsi véhicule-t-on la fausse idée que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles puisqu’aucune opinion ne serait-ce que quelque peu discordante - et il y en a!!! - ne peut se faire entendre.

Comment en est-on arrivé là ?

La méconnaissance absolue alliée au scientisme le plus naïf!

Tragique!

Christophe Chartreux

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A dimanche...

19 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

A dimanche...

Chers amis,

Le blog reprendra sa route dimanche:

- longue journée chargée ce jeudi;

- réunion parents profs;

- vendredi overbooké;

- samedi: 1000 kms vers le sud-ouest...

Ouf!

A très vite!

C Chartreux

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Une Rue de Grenelle "ni droite ni gauche"?...

19 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Une Rue de Grenelle "ni droite ni gauche"?...

Jean-Marc Huart, DGESCO, ex conseiller technique au cabinet de l’ancien ministre de l’Education nationale Xavier Darcos de mai 2007 à janvier 2009 ;

Edouard Geffray, Directeur des ressources humaines, ancien directeur de cabinet de François Bayrou;

Natacha Chicot, une proche du premier ministre, directrice des affaires juridiques à l'Education Nationale;

Yves Cristofari, ex conseiller de Gilles de Robien, chef de service de l'instruction publique et de l'action pédagogique à la Dgesco;

Et une "surprise" (une concession?) dans ce tableau:

Marie-Anne Lévêque,  secrétaire générale du ministère. Elle a conseillé Lionel Jospin et Jean-Marc Ayrault.

Christophe Chartreux

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Revue de Presse Education... Idéologies - Lycée - Enseigner - Supérieur - Divers...

19 Octobre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Idéologies - Lycée - Enseigner - Supérieur - Divers...

Beaucoup d’idéologies et de polémiques scolaires dans l’actualité. On parle aussi de dyslexie, d’écriture inclusive, d’enseignement supérieur...

Idéologies

Pour commencer, une analyse par François Dubet de la nouvelle idéologie scolaire du ministre de l’éducation. “Le nouveau ministre de l’Éducation nationale paraît incarner une politique conservatrice en matière scolaire. Pourtant, un examen approfondi de ses propositions signale un changement profond de méthode et d’orientation, fondé sur l’expertise. Ceci appelle un déplacement de la critique sur le terrain de la recherche.”

“Dubet : Avec Blanquer une nouvelle idéologie. " Si on prend au sérieux les livres de Jean-Michel Blanquer, il ne faut pas voir dans sa philosophie scolaire une série de « mesurettes », mais une rupture profonde. Si ses propositions en venaient à s’appliquer, c’est le cœur de l’institution lui-même qui en serait bouleversé. À la tradition scolaire française d’un pilotage par les normes édictées par le centre auxquelles les acteurs doivent se conformer, Jean-Michel Blanquer propose de substituer un pilotage par les résultats : l’évaluation et l’audit à la place de l’inspection", explique François Dubet dans La vie des idées.” (Le Café pédagogique)

Une mise à plat de la fausse querelle du pédagogisme qu’on peut retrouver à longueur d’articles sur l’éducation.

"Que cherche Jean-Michel Blanquer en réactivant la vieille polémique contre le pédagogisme ? Sans doute à donner des gages à l’aile la plus conservatrice du monde éducatif. Cela veut-il dire que le ministre a renoncé à la véritable réforme, évoquée par Emmanuel Macron pendant sa campagne, celle qui donnerait une large autonomie aux établissements et les laisserait adapter leur pédagogie au profil de leur population d’élèves ?"

Lycée

Au lycée, la polémique du moment concerne les SES, l’autre matière (avec l’histoire) qui se retrouve régulièrement dans les médias. D’ailleurs un rapport plaide pour des sciences éco obligatoires pour tous en seconde.

"Un avis commandé en 2016, en pleine polémique sur les programmes de sciences économiques et sociales, vient d’être présenté au Conseil supérieur des programmes. Il plaide pour un enseignement plus ouvert des SES. Un sujet sensible."

Philippe Watrelot (membre de la commission chargée de rendre un avis sur cet enseignement) revient sur la fabrique des programmes de Sciences économiques et sociales. "Comprendre comment les polémiques médiatiques et le travail des groupes de pression interférent sur la fabrication des programmes. Les ingrédients sont à peu près toujours les mêmes. On a d’abord une lecture partielle et partiale des manuels qu’on confond avec les programmes. On a même une double illusion d’optique puisqu’on confond aussi les manuels avec les pratiques réelles des enseignants en classe. Ensuite, on s’appuie sur des réseaux et des institutions qui permettent de médiatiser le débat. On peut faire appel, selon les cas et les disciplines, au « bon sens » ou à la déconnexion avec la réalité pour justifier la critique des programmes."

Claude Lelièvre aborde la réforme du bac, pour éviter le bis repetita.

“A l’adresse d’abord du redoublant Jean-Michel Blanquer, afin qu’il n’échoue pas sur les obstacles qui ont mis François Fillon à genoux. La répétition est généralement mortifère. On n’y échappe pas en ignorant le passé (ce qui est souvent de l’ordre de la dénégation plus ou moins apeurée), mais au contraire en le connaissant au mieux.”

Enseigner

Utiliser les jeux vidéo grand public en classe

"Les sciences de l’éducation, lorsqu’il est question de mettre les jeux vidéo au service des apprentissages, convoquent plus souvent les serious games que les jeux grand public, alors même que ces derniers suscitent massivement l’engouement des élèves. Atouts, limites et modalités de l’utilisation en classe de ces productions issues de l’industrie culturelle."

Serait-ce une découverte révolutionnaire ? En tout cas, si cela pouvait inciter le ministère à former tous les enseignants à la prise en charge des dys...

"Physiciens à l’université de Rennes 1, Albert Le Floch et Guy Ropars ont découvert le secret de la dyslexie ou plutôt pourquoi des gens sont dyslexiques. Leur étude est publiée mercredi, dans la prestigieuse revue de référence The Royal Society. Et si vous êtes dyslexiques, c’est d’abord une question de symétrie trop parfaite de vos tâches de Maxwell qui se trouvent dans vos yeux."

"Le système éducatif est à l’origine du pessimisme des Français. Selon deux professeurs de la Grenoble Ecole de Management, le pessimisme français puise en partie ses sources dans notre système éducatif. Découragés petits, nous ne parviendrions plus à avoir confiance en l’avenir de notre pays.”

Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas rendu les professeurs responsables d’un nouveau mal de la société. A quand l’étude montrant l’école responsable du réchauffement climatique ?

Jean-Michel Zakhartchouk revient avec raison sur la polémique de l’écriture inclusive. On peut y être opposé et être féministe. Ce n’est pas incompatible.

"Quand on plaide pour une diminution des accents circonflexes ou une réduction drastique des trémas, voire, ô crime de lèse-orthographe, une simplification radicale des accords des participes passés, comment pourrait-on défendre un mode d’écriture qui d’une part va ralentir le rythme d’écriture, va gêner la lecture et d’autre part éloigne l’écrit de l’oral (« les parisien.ne.s –où mettre le second « n » ?- à l’écrit, parisiens/parisiennes à l’oral) ?

Il y a plus. Sous prétexte de défendre les droits des femmes, on succombe à une idéologie aberrante de la langue, qui serait productrice de la pensée et qu’il faudrait corriger."

Supérieur

Supérieur : Le Sgen dénonce la baisse des moyens

"Madame Frédérique Vidal a annoncé, le 14 septembre 2017, que le budget de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation augmentera de 700 millions d’euros en 2018 par rapport au budget initial de 2017. Cette augmentation est largement présentée comme devant permettre de faire face notamment à l’accueil d’étudiants toujours plus nombreux dans les universités", écrit le Sgen Cfdt. Mais voilà : "En 2018, les universités, les grands établissements et les écoles disposeront de 128,5 M€ de plus pour assurer leurs dépenses de masse salariale et de fonctionnement, soit une augmentation d’environ 1%. Seulement, avec plus de 30 000 étudiants supplémentaires à la rentrée, les universités ne verront donc pas leurs moyens augmenter. Au contraire, ils baisseront." Et les universités seront bien incapables d’accueillir le flot croissant des étudiants."

Plus de bac pros en BTS : une expérimentation réussie

"L’académie de Lille expérimente depuis la rentrée 2016 un dispositif visant à augmenter le nombre de bacs pros acceptés en STS. Le bilan est positif."

Formation : “le mode actuel de recrutement des enseignants est catastrophique

"Pour Raymond-Philippe Garry, vice-président du RIFEFF, ex-président de la CDIUFM, il est temps de mettre en place un système de formation "réellement" opérationnel. En revoyant d’abord la place des concours de recrutement dans le cursus des futurs profs."

Divers

Les vacances de la Toussaint sont-elles utiles ?

"Sept semaines après la rentrée scolaire, voilà déjà les vacances de la Toussaint qui comment ce samedi pour deux semaines. Pour plus de 4 Français sur 10, ces congés d’automne arrivent trop tôt et sont les moins utiles de l’année."

Encore une fois, on demande leur avis aux personnes qui ne sont pas directement concernées. Comme si l’on me demandait mon avis sur les conditions de travail des boulangers...

Les départements veulent une autre gestion du numérique avec l’Etat. Un sujet brûlant d’actualité quand on voit les disparités entre les départements, les dysfonctionnement de la répartition des responsabilités entre rectorats et collectivité territoriale.

" De nombreux départements souhaitent qu’un modèle de gouvernance soit précisé pour faciliter leurs échanges avec les rectorats, dépositaires de la compétence pédagogique, afin que les investissements menés par ces départements touchent réellement leur cible en termes d’usages". C’est une des conclusions, peut-être pas la plus nouvelle, d’une vaste étude que le Café pédagogique s’est procurée, réalisée pour l’Association des départements de France (ADF) sur "les politiques départementales sur le numérique éducatif". L’intérêt de cette étude c’est qu’elle est autant un bilan des plans numérique précédents tels que les départements le sont vécu, qu’un exercice de prospective amenant les départements à définir un modèle numérique pour leurs collèges. Et force est de dire que les départements ont beaucoup appris..."

Les pérégrinations de 3 enseignants en Finlande : quelles pédagogies ?

Géraldine Duboz

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John Lennon...

18 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Albert Camus...

18 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Histoire, #Littérature

(...)

Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n'ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S'il m'est nécessaire au contraire, c'est qu'il ne se sépare de personne et me permet de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d'émouvoir le plus grand nombre d'hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l'artiste à ne pas s'isoler ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. Et celui qui, souvent, a choisi son destin d'artiste parce qu'il se sentait différent, apprend bien vite qu'il ne nourrira son art, et sa différence, qu'en avouant sa ressemblance avec tous. L'artiste se forge dans cet aller retour perpétuel de lui aux autres, à mi-chemin de la beauté dont il ne peut se passer et de la communauté à laquelle il ne peut s'arracher. C'est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s'obligent à comprendre au lieu de juger. Et, s'ils ont un parti à prendre en ce monde, ce ne peut être que celui d'une société où, selon le grand mot de Nietzsche, ne régnera plus le juge, mais le créateur, qu'il soit travailleur ou intellectuel.

Le rôle de l'écrivain, du même coup, ne se sépare pas de devoirs difficiles. Par définition, il ne peut se mettre aujourd'hui au service de ceux qui font l'histoire : il est au service de ceux qui la subissent. Ou, sinon, le voici seul et privé de son art. Toutes les armées de la tyrannie avec leurs millions d'hommes ne l'enlèveront pas à la solitude, même et surtout s'il consent à prendre leur pas. Mais le silence d'un prisonnier inconnu, abandonné aux humiliations à l'autre bout du monde, suffit à retirer l'écrivain de l'exil, chaque fois, du moins, qu'il parvient, au milieu des privilèges de la liberté, à ne pas oublier ce silence et à le faire retentir par les moyens de l'art. Aucun de nous n'est assez grand pour une pareille vocation. Mais, dans toutes les circonstances de sa vie, obscur ou provisoirement célèbre, jeté dans les fers de la tyrannie ou libre pour un temps de s'exprimer, l'écrivain peut retrouver le sentiment d'une communauté vivante qui le justifiera, à la seule condition qu'il accepte, autant qu'il peut, les deux charges qui font la grandeur de son métier : le service de la vérité et celui de la liberté. Puisque sa vocation est de réunir le plus grand nombre d'hommes possible, elle ne peut s'accommoder du mensonge et de la servitude qui, là où ils règnent, font proliférer les solitudes. Quelles que soient nos infirmités personnelles, la noblesse de notre métier s'enracinera toujours dans deux engagements difficiles à maintenir : le refus de mentir sur ce que l'on sait et la résistance à l'oppression.

(...)

Albert Camus - Discours de Stockholm

Camus obtenait le Nobel un 17 octobre 1957. Il prononça ce discours de réception le 10 décembre de la même année

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L’école et la fausse querelle du pédagogisme... (+ commentaire)

18 Octobre 2017 , Rédigé par Telos Publié dans #Education, #Pédagogie

L’école et la fausse querelle du pédagogisme... (+ commentaire)

EXTRAIT

Jean-Michel Blanquer serait parti en guerre contre le « pédagogisme ». Mais quelle est cette hydre qu’il faut combattre pour redonner son lustre à l’école française ? Le « pédagogisme », manière péjorative de désigner une orientation pédagogique, consiste à vouloir « mettre l’élève au centre du système éducatif ». Selon ses détracteurs, il serait apparu dans les années 1970-1980, et aurait inspiré la loi d’orientation de Lionel Jospin de 1989. L’idée de ce courant est de rendre l’élève actif et acteur de sa formation et de repenser la relation pédagogique à partir de là.

Ses accusateurs considèrent que la recherche de l’épanouissement de l’enfant s’est faite au détriment des méthodes classiques d’enseignement direct, du maître à l’élève, des savoirs et des connaissances et serait responsable de la baisse du niveau scolaire en ce qui concerne, notamment, les apprentissages fondamentaux.

Comme souvent en France, cette querelle est purement idéologique et incroyablement détachée de la réalité du fonctionnement de l’Ecole. Car le pédagogisme est très loin de régner en maître dans les salles de classe. Les travaux de comparaison internationale (voir par exemple les recherches de Nathalie Mons et Marie Duru-Bellat) montrent au contraire que le système éducatif français reste un modèle « académique » dans lequel l’enseignement disciplinaire est ultradominant, avec un curriculum hiérarchique qui ouvre peu l’école sur le monde extérieur et dans lequel l’enseignement individualisé est peu développé. Ces méthodes « verticales » d’enseignement, qui prédominent dans notre pays, ne sont effectivement pas favorables à l’épanouissement des élèves comme l’a montré une étude menée en 2011 auprès d’un large échantillon d’élèves et d’enseignants dans 23 pays. Elles sont aussi associées à une plus grande défiance à l’égard de la société et des institutions.

(...)

Olivier Galland Directeur du GEMASS

Le billet complet se trouve ci-dessous

Commentaire:

Le "pédagogisme", comme le rappelle très justement Olivier Galland ici, n'est pas un danger puisqu'il n'existe tout simplement pas.

Il existe en revanche un risque bien plus grand que les "réformes" en cours font peser sur l'école et qu'il serait urgent d'analyser. Je veux parler du "libéralisme technocratique" qui gagne du terrain et n'annonce rien de bon...

Christophe Chartreux

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A Voir... Tous les rêves du monde... En salle le 18 octobre...

18 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Cinéma

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