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Vivement l'Ecole!

Rocio Marquez...

22 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jules Supervielle...

22 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Les chevaux du temps

Quand les chevaux du Temps s'arrêtent à ma porte
J'hésite un peu toujours à les regarder boire
Puisque c'est de mon sang qu'ils étanchent leur soif.
Ils tournent vers ma face un œil reconnaissant
Pendant que leurs longs traits m'emplissent de faiblesse
Et me laissent si las, si seul et décevant
Qu'une nuit passagère envahit mes paupières
Et qu'il me faut soudain refaire en moi des forces
Pour qu'un jour où viendrait l'attelage assoiffé
Je puisse encore vivre et les désaltérer.

                                          ___________________________________

Ecoute, apprendras-tu à m'écouter de loin,
Il s'agit de pencher le coeur plus que l'oreille,
Tu trouveras en toi des ponts et des chemins
Pour venir jusqu'à moi qui regarde et qui veille.

Qu'importe en sa longueur l'Océan Atlantique,
Les champs, les bois, les monts qui sont entre nous deux ?

L'un après l'autre un jour il faudra qu'ils abdiquent
Lorsque de ce côté tu tourneras les yeux.

                                           ___________________________________

Visite de la nuit

Terrasse ou balcon, je posai le pied
A la place exacte où l'on sait toute chose,

J'attendis longtemps, gêné par mon corps,
Il faisait grand jour et l'on approchait.

C'était bien la Nuit convertie en femme,
Tremblante au soleil comme une perdrix,

Si peu faite encore à son enveloppe
Toute errante en soi, même dans son cœur.

Quand il m'arrivait de faire des signes
Elle regardait mais voyait ailleurs.

Je ne bougeais plus pour mieux la convaincre
Mais aucun silence ne lui parvenait.

Ses gestes obscurs comme ses murmures
Toujours me voulaient d'un autre côté.

Quand le jour baissa, d'un pas très humain
A jamais déçu, elle s'éloigna.

Elle rejoignit au bout de la rue
Son vertige ardent, sa forme espacée,

Comme chaque nuit, elle s'étoila
De ses milliers d'yeux dont aucun ne voit.

Et depuis ce jour je cède à mes ombres.

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Bac et entrée dans le supérieur selon le plan Plan «Langevin-Wallon» par Claude Lelièvre...

22 Octobre 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelievre Publié dans #Education, #Baccalaureat

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Une réponse toujours d'avant-garde ? A méditer en tout cas, puisque Daniel Filâtre - rapporteur général de la concertation sur l'accès au supérieur - rend compte aujourd'hui des préconisations des onze groupes de travail.

Il y a tout juste 70 ans (!) le célèbre (et mythique?) Plan Langevin-Wallon contenait les propositions ou observations suivantes.

« Le baccalauréat permettra l'entrée dans l'enseignement pré-universitaire. Un stage probatoire de courte durée servira à diriger les étudiants vers les enseignements en rapport avec leurs aptitudes et, si besoin est, à éliminer les plus inaptes »

« Les examens à tous les degrés devront être conçus sur un type nouveau qui dissocie les épreuves de connaissances et l'appréciation des aptitudes. Les examens de fin d'études [poursuivies obligatoirement jusqu'à 18 ans] doivent être un contrôle portant sur l'ensemble des études et ne doivent pas permettre la préparation spéciale d'un programme limité. Par des sondages multipliés on s'efforcera d'explorer l'ensemble des acquisitions et des aptitudes en éliminant le plus possible le hasard »

Vingt ans après, en février 1967, le Bureau politique du parti communiste français publie dans un numéro spécial de sa revue « L'Ecole et la nation » des « propositions pour une réforme démocratique de l'enseignement » qui s'appuient beaucoup sur le Plan Langevin Wallon et qui reprennent entièrement sur ces points le texte-même du Plan présenté ci-dessus.

Il est précisé : « Doit-on dès lors envisager un baccalauréat comprenant des épreuves communes et des options ? Dans cette hypothèse, les options seraient beaucoup plus diversifiées et permettraient des combinaisons beaucoup plus nombreuses que dans l'actuel enseignement secondaire. Les goûts et les aptitudes de chaque personnalité pourraient s'y affirmer, ce qui favoriserait l'orientation à 18 ans .

Les options pourraient être soit des épreuves plus approfondies dans les matières communes (ce qui permettrait notamment de constituer les groupements principaux), soit des épreuves en d'autres matières. Le candidat pourrait obtenir un baccalauréat avec mention ''philosophie'', ou ''mathématiques'', ou ''beaux-arts'', ou ''dessin industriel'' et ainsi de suite. Le maintien d'épreuves orales est nécessaire. Il s'impose pour les langues étrangères. Mais il est plus généralement utile pour donner ses dimensions humaines à l'examen. Ni programmes ''démentiels'', ni méthodes mécaniques et dogmatiques fondées sur l'acquisition passive des résultats ».

Claude Lelièvre

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Mathématiques - Méthode de Singapour: "Ils n’apportent rien de nouveau aux pédagogues français, qui ont même un cadre théorique plus avancé"...

22 Octobre 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Mathematiques, #Singapour

Mathématiques - Méthode de Singapour: "Ils n’apportent rien de nouveau aux pédagogues français, qui ont même un cadre théorique plus avancé"...

EXTRAITS

Enseignement des maths : l’exemple singapourien qui fait rêver Blanquer

Le ministre de l’éducation a confié une mission à Cédric Villani pour améliorer l’enseignement de cette discipline. La cité-Etat occupe la première place au dernier classement PISA.
 
C’est une « success story » dont le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, aimerait s’inspirer pour la France. L’histoire d’un petit pays asiatique, Singapour, invisible dans les classements internationaux il y a vingt ans, qui aujourd’hui caracole en tête des palmarès en mathématiques. En annonçant, jeudi 19 octobre, une mission pour améliorer l’enseignement de cette discipline, le ministre affiche l’ambition d’engager, en France, « la même démarche que celle qui a réussi à Singapour ».
 
(...)
 
La mission, qui rendra ses préconisations fin janvier 2018, ne devrait pas aboutir à une réécriture des programmes de 2016, que le ministre estime « bons ». C’est en matière de formation des professeurs et de ressources pédagogiques qu’il y aura un « impact », a assuré Jean-Michel Blanquer. Et ce dès la rentrée 2018.

A Singapour, il a fallu beaucoup de temps pour rehausser le niveau. Le « Singapore mathematics project » a été lancé dans les années 1980. « Une équipe de spécialistes a passé cinq à sept ans à élaborer une méthode qui a ensuite été testée pendant quinze ans, corrigée, améliorée, grâce aux retours de terrain. Tous les enseignants ont reçu plus de deux cents heures de formation », rapporte Monica Neagoy, spécialiste de la méthode de Singapour en France. A partir de 1995, la cité-Etat est montée en flèche dans les classements et occupe la première place au dernier PISA.

(...)

Du reste, la méthode de Singapour n’a rien de révolutionnaire. « Ses concepteurs le disent : on n’a rien inventé !, rapporte Monica Neagoy. Ils ont étudié et appliqué des recherches du monde entier : de Bruner à Polya en passant par Piaget, Montessori… » Au final, en quoi consiste-t-elle ? L’un de ses grands principes est de ne pas brûler les étapes. « Tout passe d’abord par le concret. Un enfant a besoin de manipuler : voir, toucher, construire, dessiner…, pour comprendre le sens des choses, étape essentielle au service de l’abstraction, explique Mme Neagoy. On utilise par exemple des cubes, puis on fait un dessin, avant de passer à la feuille de papier et d’écrire : 4 + 5 = 9. » Un apprentissage progressif, structuré, et surtout explicite : l’élève doit être guidé et encouragé à raisonner à haute voix.
 
Autant de principes qui ne diffèrent guère de ceux qu’énonce la recherche en France, selon Rémi Brissiaud : « Ils n’apportent rien de nouveau aux pédagogues français, qui ont même un cadre théorique plus avancé. » « On ne part pas de rien, renchérit Francette Popineau, du syndicat SNUipp-FSU. Ce type de démarches – manipuler des objets avant de passer aux symboles, amener les élèves à expliciter leur raisonnement… – sont dans les pratiques enseignantes. Reste à les renforcer avec une formation plus poussée et en lien avec la recherche. »
 
(...)
 
Aurélie Collas
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Revue de Presse... La Cour des Comptes et les enseignants... (A lire)

22 Octobre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique

Revue de Presse... La Cour des Comptes et les enseignants... (A lire)

Cette RE-vue de presse mensuelle cherche à mettre en perspective d’un temps plus long une thématique de l’actualité éducative.

La Cour des Comptes s’est mis à dos la quasi totalité des personnels de l’Éducation nationale en publiant le 4 octobre dernier un rapport intitulé « Gérer les enseignants autrement : une réforme qui reste à faire ».


Le 4 octobre 2017 est paru un rapport de la Cour des Comptes épinglant fortement la gestion des personnels enseignants. Son titre ? « Gérer les enseignants autrement : une réforme qui reste à faire ». Mais pourquoi la Cour l’a-t-elle intitulé ainsi ? Car, au fond, dans ce rapport abondamment commenté dans la presse il n’y a pas beaucoup de neuf de la part de nos chers comptables.

En 2013, Challenges nous proposait un titre clair : « Comment la Cour des comptes réformerait l’Éducation nationale sans recruter d’enseignants supplémentaires ». Eh oui, évidemment, la réforme proposée faisait totalement fi de la pédagogie qui n’est dans la ligne ni de Challenges, ni de la Cour des Comptes.

On emploie ainsi le terme réforme pour évoquer le management, alors que c’est totalement différent. Ce qui intéresse la Cour des Comptes c’est bien de définir un nouveau mode de gestion des personnels, certainement pas de se soucier desdits personnels. Et si pour cela on peut utiliser des chiffres, ceux de PISA en l’occurrence, sans les mettre en perspective, et encore moins discuter leur relation à la pédagogie, allons-y !

Augmentation en trompe-l’œil

On peut lire dans l’article de Challenges : « Le rapport pointe ainsi le fait qu’en dépit de la réforme générale des politiques publiques (RGPP), initiée sous Nicolas Sarkozy, le budget de l’Éducation nationale a augmenté de 5,4 %, en euros contants, entre 2008 et 2012. » Où l’on constate que le budget qui augmente n’est pas associé à un vieillissement (et donc une augmentation de la masse salariale), pourtant patent, de la population enseignante. Aujourd’hui, la Cour des Comptes constate de nouveau une augmentation des salaires des enseignants.

Surtout, en 2013, certains avaient déjà pointé un autre souci. Le budget de l’Éducation nationale avait certes augmenté mais bien moins que l’inflation, et surtout bien moins que ce qu’il faudrait pour combler les manques en terme de formation des enseignants (pourtant le rapport Filâtre sur la formation continue des enseignants, proposant son amélioration voire de la rendre obligatoire, est paru cette année-là). Ceci dit, cette année encore, la Cour insiste sur la nécessité de ladite formation.

La rue Cambon proposait déjà en 2013 comme remède à la baisse d’attractivité du métier « la reconnaissance effective de la variété des activités qu’il leur (aux enseignants) revient d’exercer au-delà des heures de cours données aux élèves. Elle doit se traduire enfin par une réévaluation pécuniaire. » En pointant le fait que « le lycée en France coûte plus cher qu’à l’étranger, en particulier du fait d’un nombre d’heures et d’options très important ».

Aujourd’hui, la Cour des Comptes constate une augmentation des salaires des enseignants. On peut lire dans La Tribune que « la fin de la période 2012-2017 a été marquée par une revalorisation salariale significative - la masse salariale des enseignants du secteur public a augmenté de 3,577 milliards d’euros entre 2012 et 2016 ». Hum, non, sérieusement, je me questionne sur les réelles capacités comptables de nos vérificateurs ! La masse salariale augmente dans la Fonction publique pour deux raisons : l’augmentation du nombre de personnels et/ou le vieillissement desdits personnels. Je sais, je me répète... mais comme eux aussi, nous sommes quittes.

A l’époque, dans l’Humanité, Daniel Robin, co-secrétaire général du SNES, avait réagi ainsi : « Le rapport de la Cour des comptes sur l’Éducation est au niveau du café du commerce. » Tandis que le ministre (Vincent Peillon) y trouvait des choses positives malgré des désaccords.

Vous avez dit polyvalence ?

Le journaliste Arnaud Gonzague épinglait entre autres dans son commentaire sur son blog les profs français monovalents par rapport au modèle allemand. En clair, les libéraux souhaitent la polyvalence intégrale dans le secondaire. Cette recommandation existant évidemment déjà depuis... 2007, avec les mentions complémentaires. Faut-il privilégier la bivalence ou non au collège (mais la Cour des Comptes semble l’envisager aussi au lycée) n’est pas notre propos ici, n’hésitez pas à lire cet article de Claude Lelièvre paru en 2013 dans l’Express.

Tout en douceur, le Figaro écrivait dans un article à charge contre le gouvernement d’alors : « De l’embauche des professeurs à leur “temps de service”, les Sages de la Rue Cambon sonnent la charge contre le “mammouth”. ».

Cependant, ce rapport n’était pas le premier à charge contre le ministère de la rue de Grenelle, et au fond contre le statut des enseignants, qui semble déplaire fortement à la Cour des Comptes. Dès 2005, un rapport évoquait la question des décharges de service. L’Institut supérieur du travail en profitait pour stigmatiser les décharges syndicales tout en reconnaissant que parmi les 97 500 enseignants qui ne sont pas devant élèves, « beaucoup (26 500 enseignants) conservent en fait des activités pédagogiques pratiquées en dehors de leur cadre statutaire : enseignants du primaire ou du secondaire détachés dans les universités, enseignants détachés dans les formations pour adulte, enseignants détachés dans les prisons... Beaucoup (18 000 enseignants) bénéficient aussi de décharges pour exercer des fonctions administratives, au premier rang desquelles les directions d’école. » Il signalait aussi que « La Cour mentionne enfin que, dans d’autres organisations, le taux des décharges est bien plus élevé qu’à l’Éducation nationale. ». La ligne éditoriale se cache parfois bien mal dans une neutralité apparente. D’autant que « beaucoup » n’est pas rapporté au chiffre pourtant énoncé dès le début de l’article de 743 000 enseignants.

Le coup de la formation continue

En 2015, c’est la formation continue qui en a pris pour son grade. Trop chère, là encore, pour son manque d’efficacité. Le Monde l’évoquait ainsi : « Dans un rapport publié mardi 14 avril, les magistrats soulignent que la formation continue des professeurs est insuffisante, malgré un budget de plus d’un milliard d’euros. »

Le dernier rapport, celui de 2017, a reçu une réponse favorable dans le communiqué du ministre de l’Éducation nationale.

Il a peu été question dans la presse économique des deux affirmations les plus libérales de la Cour cette année, l’annualisation du temps de travail des enseignants et l’évaluation des enseignants sur la base des résultats des élèves (voir les revues de presse de Bernard Desclaux du 4 octobre et du 5 octobre derniers). Ce sont pourtant non seulement des propositions très osées sur le plan managérial, mais qui de plus font fi d’un élément essentiel de notre profession, la pédagogie. Ainsi, les méthodes d’enseignement (classes dédoublées, coopératives, par îlots, etc.) ainsi que la problématique du remplacement par un collègue pas forcément au fait du projet de l’absent devraient être primordiaux dans le « management » de l’Éducation nationale. Las ! L’enfant au cœur du système ne semble pas évoquer grand chose à nos comptables en chef.

La Cour des Comptes vient de rendre public un rapport sur APB le 19 octobre dernier, comme par hasard au moment même où Daniel Filâtre, déjà cité plus haut, remet à Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, un rapport sur l’entrée à l’université. C’est à croire que la Cour des Comptes souhaite se substituer au Conseil supérieur de l’Éducation ! A quand des propositions à Jean-Michel Blanquer sur la teneur des programmes ?

Lily Champlain
Prof masquée

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Sur la route... En musique...

20 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jack Kerouac...

20 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

À midi, on avait franchi la moitié de la Floride et on roulait entre les collines plantées d'orangers vers la " queue de poêle ", vers Tallahassees et Mobile. On arriva au matin et pas question d'espérer être à la Nouvelle-Orléans avant midi. Nous étions déjà exténués. C'est lorsqu'on le traverse en autocar qu'on se rend compte de l'immensité de ce pays avec ses routes atroces s'étirant entre des villes tout aussi atroces qui se ressemblent toutes quand on les voit par la fenêtre de ces cars de malheur d'où l'on ne peut s'échapper, qui ne vont nulle part, qui s'arrêtent partout (la bonne blague du Greyhound qui stoppe à chaque station) et le pire c'est cette succession de chauffeurs frais et dispos, pétillants d'enthousiasme, qui se relaient tous les deux ou trois cents milles et exhortent les passagers à ne pas s'en faire et à prendre du bon temps.

À plusieurs reprises, je me suis retourné vers ma pauvre mère endormie, cruellement crucifiée dans la nuit américaine parce que pas d'argent, pas d'espoir d'en avoir, pas de famille, rien de rien — sauf moi, le fils idiot dont tous les plans finissent par s'engluer dans les ténèbres.

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« La semaine de 4 jours prépare des générations d’analphabètes »...

20 Octobre 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

« La semaine de 4 jours prépare des générations d’analphabètes »...

EXTRAITS

Pour la rentrée 2017, les maires ont pu choisir la semaine de 4 jours à l'école primaire. Antoine Prost, historien de l'éducation, a signé, avec d'autres universitaires, une tribune dans Le Figaro les exhortant à ne pas faire ce choix.

Vous avez signé le 10 octobre une tribune dans Le Figaro appelant les maires à refuser la semaine de 4 jours. Pourquoi ?

L’un des principaux problèmes que pose la semaine de 4 jours, c’est qu’elle laisse penser que toutes les heures se valent. Or raisonner ainsi c’est ne pas tenir compte des capacités d’apprentissage des enfants. Remplacer le mercredi matin par des heures de fin de journée c’est oublier qu’ils apprennent mieux le matin. On remplace donc des heures propices à l’apprentissage par des heures où les enfants sont fatigués et n’apprennent plus. Dans les faits, cela revient à diminuer le temps d’enseignement. Et nous n’en avons pas besoin.

(...)

S’il n’y a aucun avantage pédagogique à maintenir la semaine de quatre jours, pourquoi la pratique-t-on toujours ?

Parce que, pour les enseignants, venir travailler cinq fois par semaine c’est très contraignant socialement. Prenons l’exemple de la région parisienne : le salaire d’un professeur des écoles ne permet plus d’y habiter, il est donc soumis à la migration pendulaire et passe deux heures dans les transports. C’est un vrai problème! Mais ce sont les intérêts des enseignants qui sont entendus avant tout avec cette possibilité de retour à la semaine de quatre jours, pas ceux des enfants. Ma position est de dire que, malgré tout, l’Etat doit prendre ses responsabilités et imposer les 4,5 jours.

(...)

Depuis le début du siècle, on assiste donc à une réduction du temps scolaire ?

Globalement oui, de 1960 à aujourd’hui on est passé de 30h à 24h d’école par semaine. On a donc enlevé un cinquième du temps scolaire. A titre comparatif, comme l’école primaire dure cinq ans, c’est comme si on faisait, en 2017, le programme des années 1960 en un an de moins. Les élèves d’aujourd’hui ont tous sauté une classe. A cela s’ajoute le fait que leurs enseignements se sont diversifiés : langues vivantes, code de la route… Je ne le déplore pas, mais il faut arrêter de faire croire aux gens que l’on peut faire plus avec moins. A ce rythme-là nous sommes simplement en train de préparer des générations d’analphabètes.

Guillaume Bernard

Entretien complet à lire en cliquant ci-dessous

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Contribuons à la refondation du Parti Socialiste!

20 Octobre 2017 , Rédigé par Parti Socialiste Publié dans #Politique

 
Vous aussi, participez à la Refondation du Parti socialiste !

Bonjour à toutes et à tous, 

C'est par vous que la Refondation du Parti socialiste passera : retrouvez notre guide du participant afin d'organiser au plus près de chez vous, sous la forme que vous souhaitez, votre Forum de la Refondation ! 

Vous pouvez également participer à la Refondation en déposant votre contribution sur notre plateforme en ligne : refondation.parti-socialiste.fr

Enfin, le 25 octobre, nous organisons le premier Entretien de la Refondation, animé par Isabelle This-Saint-Jean.

Nous avons à écrire une nouvelle page de l'histoire du socialisme démocratique. C'est avec vous militants, citoyens engagés, sympathisants, que nous le ferons. 

A très bientôt !

 
Retrouvez notre guide du participant : organisez la Refondation du PS !
Le guide du participant est en ligne !
 
Contribuez en ligne à la Refondation !
Je contribue en ligne à la Refondation
 
Le 25 octobre : 1er Entretien de la Refondation !
Mercredi 25 octobre aura lieu le 1er Entretien de la Refondation : "Les partis politiques peuvent-ils survivre à la crise démocratique ? Et le PS ?". Suivez le débat en direct et posez vos questions dès maintenant sur refondation@parti-socialiste.fr ou en direct pendant le débat ! 
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Non aux mises en causes répétées des sciences de l’éducation...

20 Octobre 2017 , Rédigé par AECSE Publié dans #Education, #Pédagogie

Non aux mises en causes répétées des sciences de l’éducation...

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’ASSOCIATION DES ENSEIGNANTS ET CHERCHEURS EN SCIENCES DE L’ÉDUCATION (AECSE)

Non aux mises en causes répétées des sciences de l’éducation.

Pour un débat scientifique respectueux et de qualité sur les questions d’éducation en France

Depuis plusieurs semaines dans notre pays, les sciences de l’éducation sont l’objet de mises en cause répétées dans divers médias, de la part de certains responsables politiques, de journalistes, voire d’universitaires d’autres disciplines. Ces accusations sur la responsabilité de cette discipline universitaire dans l’échec actuel de notre système éducatif portent sur des questions essentielles : l’aménagement du temps de l’enfant, les dispositifs d’allègement du nombre d’élèves par classe au CP et au CE1, les effets du redoublement sur la réussite et/ou l’échec scolaire, l’apprentissage de la lecture, l’excellence scolaire, la lutte contre les inégalités de réussite selon l’origine sociale, la formation des enseignants, etc.

Force est toutefois de constater que les propos tenus relèvent au mieux d’une méconnaissance des recherches et des résultats produits par les sciences de l’éducation ; au pire d’une tentative délibérée de désinformation et de manipulation de l’opinion publique. En effet, alors que certains de ces auteurs prétendent s’appuyer sur des travaux scientifiques, ils convoquent exclusivement ceux qui servent leurs conclusions, avec des arguments souvent discutables. Le procédé est connu. Il a ses adeptes. Nous n’en sommes pas.

Ces propos irrespectueux n’ont d’autres buts que de discréditer les enseignant.e.s- chercheur.e.s de sciences de l’éducation qui, depuis près de cinquante ans, travaillent à la compréhension de la complexité des faits éducatifs, apportant leurs contributions aux débats de société sur les questions d’éducation, de la formation des enseignants et des autres acteurs éducatifs.

Face aux difficultés récurrentes que rencontrent ces personnels dans le quotidien de leur métier, les sciences de l’éducation seraient la cause du problème. La polémique est aisée dans un contexte qui tente de trouver des bouc-émissaires à des problèmes qui ne sont pourtant pas nouveaux.

Le Conseil d’administration de l’Association des Enseignants et Chercheurs en Sciences de l’Éducation s’interroge sur le sens de ces mises en cause répétées. Quels buts sous-tendent ces accusations ? Quels intérêts y trouvent les détracteurs des sciences de l’éducation ? Ce sont là des questions auxquelles nous attendons des réponses et pour lesquelles nous sommes disposés à échanger.

Quant aux difficultés actuelles de l’école française, nous en appelons au débat scientifique, seul capable d’apporter des réponses à la hauteur des nombreux défis qui nous attendent. Notre pays et notre jeunesse le méritent.

Pour le CA de l’AECSE
Cédric Frétigné et Thérèse Perez-Roux, Co-Présidents
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