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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Cornelius Castoriadis... "Stopper la montée de l'insignifiance"...

24 Octobre 2017 , Rédigé par Le Monde Diplomatique Publié dans #Littérature, #Philosophie

(...)

L’éducation devrait être beaucoup plus axée vers la chose commune. Il faudrait comprendre les mécanismes de l’économie, de la société, de la politique, etc. Les enfants s’ennuient en apprenant l’histoire alors que c’est passionnant. Il faudrait enseigner une véritable anatomie de la société contemporaine, comment elle est, comment elle fonctionne. Apprendre à se défendre des croyances, des idéologies.

Aristote a dit : « L’homme est un animal qui désire le savoir. » C’est faux. L’homme est un animal qui désire la croyance, qui désire la certitude d’une croyance, d’où l’emprise des religions, des idéologies politiques. Dans le mouvement ouvrier, au départ, il y avait une attitude très critique. Prenez le deuxième couplet de L’Internationale, le chant de la Commune : « Il n’est pas de Sauveur suprême, ni Dieu - exit la religion - ni César, ni tribun » - exit Lénine !

Aujourd’hui, même si une frange cherche toujours la foi, les gens sont devenus beaucoup plus critiques. C’est très important. La scientologie, les sectes, ou le fondamentalisme, c’est dans d’autres pays, pas chez nous, pas tellement. Les gens sont devenus beaucoup plus sceptiques. Ce qui les inhibe aussi pour agir.

Périclès dans le discours aux Athéniens dit : « Nous sommes les seuls chez qui la réflexion n’inhibe pas l’action. » C’est admirable ! Il ajoute : « Les autres, ou bien ils ne réfléchissent pas et ils sont téméraires, ils commettent des absurdités, ou bien, en réfléchissant, ils arrivent à ne rien faire parce qu’ils se disent, il y a le discours et il y a le discours contraire. » Actuellement, on traverse une phase d’inhibition, c’est sûr. Chat échaudé craint l’eau froide. Il ne faut pas de grands discours, il faut des discours vrais.

De toute façon il y a un irréductible désir. Si vous prenez les sociétés archaïques ou les sociétés traditionnelles, il n’y a pas un irréductible désir, un désir tel qu’il est transformé par la socialisation. Ces sociétés sont des sociétés de répétition. On dit par exemple : « Tu prendras une femme dans tel clan ou dans telle famille. Tu auras une femme dans ta vie. Si tu en as deux, ou deux hommes, ce sera en cachette, ce sera une transgression. Tu auras un statut social, ce sera ça et pas autre chose. »

Or, aujourd’hui, il y a une libération dans tous les sens du terme par rapport aux contraintes de la socialisation des individus. On est entré dans une époque d’illimitation dans tous les domaines, et c’est en cela que nous avons le désir d’infini. Cette libération est en un sens une grande conquête. Il n’est pas question de revenir aux sociétés de répétition. Mais il faut aussi - et c’est un très grand thème - apprendre à s’autolimiter, individuellement et collectivement. La société capitaliste est une société qui court à l’abîme, à tous points de vue, car elle ne sait pas s’autolimiter. Et une société vraiment libre, une société autonome, doit savoir s’autolimiter, savoir qu’il y a des choses qu’on ne peut pas faire ou qu’il ne faut même pas essayer de faire ou qu’il ne faut pas désirer.

Nous vivons sur cette planète que nous sommes en train de détruire, et quand je prononce cette phrase je songe aux merveilles, je pense à la mer Egée, je pense aux montagnes enneigées, je pense à la vue du Pacifique depuis un coin d’Australie, je pense à Bali, aux Indes, à la campagne française qu’on est en train de désertifier. Autant de merveilles en voie de démolition. Je pense que nous devrions être les jardiniers de cette planète. Il faudrait la cultiver. La cultiver comme elle est et pour elle-même. Et trouver notre vie, notre place relativement à cela. Voilà une énorme tâche. Et cela pourrait absorber une grande partie des loisirs des gens, libérés d’un travail stupide, productif, répétitif, etc. Or cela est très loin non seulement du système actuel mais de l’imagination dominante actuelle. L’imaginaire de notre époque, c’est celui de l’expansion illimitée, c’est l’accumulation de la camelote - une télé dans chaque chambre, un micro-ordinateur dans chaque chambre -, c’est cela qu’il faut détruire. Le système s’appuie sur cet imaginaire- là.

La liberté, c’est très difficile. Parce qu’il est très facile de se laisser aller. L’homme est un animal paresseux. Il y a une phrase merveilleuse de Thucydide : « Il faut choisir : se reposer ou être libre. » Et Périclès dit aux Athéniens : « Si vous voulez être libres, il faut travailler. » Vous ne pouvez pas vous reposer. Vous ne pouvez pas vous asseoir devant la télé. Vous n’êtes pas libres quand vous êtes devant la télé. Vous croyez être libres en zappant comme un imbécile, vous n’êtes pas libres, c’est une fausse liberté. La liberté, c’est l’activité. Et la liberté, c’est une activité qui en même temps s’autolimite, c’est- à-dire sait qu’elle peut tout faire mais qu’elle ne doit pas tout faire. C’est cela le grand problème de la démocratie et de l’individualisme.

Cornelius Castoriadis

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La rentrée dans le rétro...

24 Octobre 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

La rentrée dans le rétro...

Le nouveau ministre de l'éducation a annoncé une série de mesures comme le redoublement et l'obligation des enseignants à utiliser des méthodes pédagogiques testées scientifiquement. En croisant ces deux mesures, on peut se demander : Est-il scientifiquement démontré que le redoublement favorise les apprentissages ? Est-ce une mesure véritablement «efficace» ?

Le nouveau ministre de l’Éducation Nationale a annoncé et mis en œuvre une série de mesures pour faire évoluer notre système éducatif ! Nous ne reviendrons pas sur l’ensemble de ces mesures, seulement sur une ou deux. Premièrement, la question du redoublement, il semblerait que cette mesure, le fait de « ré-autoriser » le redoublement soit bien acceptée par la population française. En effet, 68% des Français.e.s serait hostiles à l'interdiction du redoublement (Le Parisien du 08 juin 20171). La question a été posée de cette manière-là, nous pouvons nous demander si la question avait été : « Êtes-vous favorable au redoublement », aurions-nous obtenu, alors, le même pourcentage d’adhésion ? Nous sommes donc en droit de nous demander pourquoi ce ministre, ce gouvernement, décident de mettre en œuvre cette mesure. Est-ce parce qu’elle est acceptée par une large majorité d’électeur.e.s ? (en tout cas, ces derniers sont massivement hostiles à son interdiction). Le fait d’aller, sur certaines réformes, dans le sens de l’avis du plus grand nombre n’est-il pas une stratégie pour « préparer » des mesures plus impopulaires ? Est-ce par ce que cette mesure est efficace ? Dans ce dernier cas, de quelle efficacité parlons-nous ? Celle de favoriser la réussite scolaire du plus grand nombre ? Celle de permettre de meilleurs apprentissages ? Celle de développer de nouvelles compétences ? Celle de sélectionner une certaine classe sociale d’élèves ? Nous pensons que ces questions sont légitimes.

Une deuxième mesure qui va être mise en œuvre est d’inciter (d’obliger ?) les enseignants à utiliser des méthodes pédagogiques qui ont été testées scientifiquement. Nous supposons que le ministère fait bien référence à toutes les disciplines scientifiques sans exception.

Il nous semble intéressant, ici, de croiser ces deux mesures : « permettre le redoublement » et « faire référence à la littérature scientifique ». Nous pouvons nous demander si le fait d’autoriser le redoublement a été étudié scientifiquement et si la littérature scientifique de cette thématique le recommande. Nous pouvons penser que c’est le cas, sinon cette mesure ne serait pas proposée.

(...)

Par

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Ces œuvres qu'on a adorées petits mais qu'on n'ose plus montrer à ses propres enfants...

24 Octobre 2017 , Rédigé par Slate Publié dans #Education, #Lecture

Ces œuvres qu'on a adorées petits mais qu'on n'ose plus montrer à ses propres enfants...

EXTRAIT

Pour tout parent, c'est un des principaux plaisirs liés au fait d'avoir des enfants: pouvoir partager avec eux les œuvres qu'on a dévorées quand on était jeune. Sauf que le message et les valeurs véhiculées ne correspondent pas toujours à celles que l'on souhaiterait. Alors que faire? Voici quelques pistes de réflexion.

C’est un running gag que connaissent bien les parents féministes. Au hasard d’un vide grenier, on retrouve LE livre qu’on a tellement aimé étant enfant, celui qui nous a fait vivre tant d’aventures; LA BD qu’on lisait sous la couette chaque fois qu’il fallait chasser les monstres; LE film qu’on a regardé un si grand nombre de fois qu’on en connaissait par cœur chaque réplique. On est tout excité, tout empli d’une merveilleuse nostalgie, impatient de retrouver avec sa progéniture le goût de sa propre enfance, mieux encore, on espère lui en transmettre un petit bout.

Mais là, comme disent les mauvais documentaires, c’est le drame: à peine la lecture commencée, dès premières répliques égrainées, on s’agace de ces personnages féminins pleurnichards, décérébrés et inconsistants; on souffle devant cet insupportable entre-soi masculin réunit par un implicite «les-filles-c’est-nul»; on lève les yeux au ciel à chaque glorification de la mère dévouée aux arts ménagers et des pères au bord de la syncope à l’idée de changer un nouveau-né. Bref, la lecture est un supplice, le visionnage une hécatombe. On finit par se sentir un peu coupable d’avoir proposé à son enfant ce contenu si pitoyable.

Quand on découvre le sexisme d’un contenu culturel qu’on a autrefois apprécié, c’est souvent la surprise qui domine. Comment est-ce possible que ces stéréotypes si grossiers nous aient échappés quand nous étions enfants? Et aujourd’hui, alors même que nous nous souvenons parfaitement de l’intrigue, des personnages, et même de nombreuses répliques, comment se fait-il que nous ayons besoin de revisionner ou relire le contenu pour pouvoir les identifier?

Pour Hélène Breda, enseignante-chercheuse en sciences de l’information et de la communication, les raisons sont multiples. Les stéréotypes les moins identifiables sont d’abord ceux que l’on a constamment sous les yeux:

«Ces représentations sont tellement courantes, tellement naturalisées et ancrées partout dans la culture (littéraire, visuelle, médiatique, bien au-delà des seules productions pour la jeunesse) qu’on ne les perçoit tout simplement pas.» 

Pour appréhender cet implicite social, il faut disposer d’outils d’analyse:

«Les parents ne se souviennent pas du sexisme des œuvres incriminées parce qu’ils ne l’ont pas identifié comme tel: la plupart n’avaient pas les bonnes grilles de lecture pour pouvoir le faire. On peut ici rappeler la métaphore de la “pilule rouge” du féminisme, inspirée du film Matrix: quand on a grandi et vécu des décennies dans une société patriarcale et sexiste, il faut avoir une prise de conscience pour remettre en cause ce qui relevait auparavant de l’évidence. Le retour en arrière n’est ensuite plus possible: on réalise que le sexisme est présent partout, y compris dans les productions pour la jeunesse.»

Viviane Albenga, sociologue du genre et autrice d’un ouvrage sur le rôle émancipateur de la lecture enfonce le clou: «Le féminisme est ce qu’on appelle une socialisation de transformation. On ne naît pas féministe, on le devient: cette socialisation transforme notre façon de voir les choses et nous amène à revoir nos manières de penser et d’agir.» Elle ajoute un dernier élément pour expliquer notre cécité infantile au sexisme de nos lectures: «Ce qu’on retient des livres, c’est d’abord, ce qui nous intéresse à ce moment précis de notre vie. En le relisant plus tard, ce n’est pas la même chose qui ressort parce que les horizons d’attentes sont différents.»

Au Top 10 de nos pires déceptions

Des titres exaspérants, vous en avez par centaines. Je me suis même demandée s’il ne faudrait pas plutôt faire un article sur les quelques «bonnes surprises» féministes qu’il arrive parfois que l’on exhume de son enfance (je n’abandonne d’ailleurs pas l’idée!). Au premier rang des soupirs, figurent les plus anciennes des princesses Disney, à commencer par notre chère Blanche-Neige qui après avoir traversé toute seule la forêt en pleine nuit (plutôt badass, non?) préfère tout de même rester au chaud chez les nains, pour faire le ménage en chantant et préparer des tartes (n’oubliez pas: «les tartes aux pommes, c’est ce que les hommes préfèrent», dixit la méchante sorcière).

(...)

Béatrice Kammerer

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Revue de Presse Education... Jeunesse - Nostalgie - Éducation à la sexualité...

24 Octobre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Jeunesse - Nostalgie - Éducation à la sexualité...

Dans l’actualité on s’intéresse aux jeunes d’aujourd’hui et d’hier, ainsi qu’à la sexualité. On a aussi quelques infos diverses.

Jeunesse

Parlez-vous jeune ? Connaissez vous les mots comme boloss ou daron ? Voici pour vous tester et apprendre sur Le Figaro.

C’est une question assez importante : les écrans sont partout. « Entravent-ils durablement le développement affectif, intellectuel et social de nos enfants ou bien renforcent-ils leur capacité de déduction, leurs réflexes, leur ouverture sur le monde ? »

Il faut remarquer d’ailleurs que certains ados refusent l’hyper-connexion.

« Tous les collégiens et lycéens ne forment pas un groupe homogène de “digital natives” scotchés à leur fil Instagram... Certains refusent d’être trop connectés, à un smartphone ou aux réseaux sociaux. Par exemple ce jeune homme qui a voulu échapper à l’agressivité verbale des réseaux sociaux : “J’avais beaucoup de débats politiques sur Facebook. Dans les commentaires, ça prend très vite une ampleur qu’on ne maîtrise pas. Il y a une certaine violence des gens planqués derrière leur écran, qu’ils n’ont pas en face à face. On oublie ce que c’est d’avoir une discussion calme autour d’un café” »

Que veut dire le bonheur pour un jeune aujourd’hui ?

« Selon une étude IPSOS, 91 % des jeunes diplômes estiment qu’avoir un emploi stimulant est une condition essentielle au bonheur. En revanche, 60 % des diplômés vivant en banlieue ou en zone rurale considèrent que l’ascenseur social ne fonctionne pas. Pour la majorité d’entre-eux, le plus grand frein à l’accès à l’emploi est l’absence totale de réseau. »

Pour les jeunes en marge de la société, le bonheur n’est pas simple.
Fabien Truong publie jeudi 19 octobre Loyautés radicales aux éditions La Découverte. « Fruit d’une enquête menée pendant un an et demi dans la ville de Grigny, ce livre retrace de longs entretiens approfondis avec des jeunes aux marges d’une société à laquelle ils se butent mais dont ils utilisent les codes. Le sociologue y analyse aussi la place et le sens de l’Islam pour ces “mauvais garçons” de la nation. »

Nostalgie

Photos de classe : mémoires d’autres temps. « Ce sont des photos qu’on ne jette pas, même quand on ne les sort plus. Qu’on préfère savoir rangées dans un carton au fond du garage plutôt qu’à la benne, alors qu’il y aurait parfois des raisons - au hasard, dermatologiques ou vestimentaires… - de les souhaiter hors d’état d’être montrées. Par leur mise en scène, elles disent quelque chose de la façon dont l’école se présente au monde extérieur, de ce qu’elle veut dire d’elle-même. De l’évolution aussi de la place de l’élève dans la classe et du rapport entre les enseignants et leurs élèves. »

Que garde-t-on de nos lectures d’enfance ? « 7 personnes sur 10 se souviennent de leurs lectures d’enfance. Parmi eux, trois sur quatre sont capables de citer au moins un souvenir précis de lecture. Quels sont les univers qui laissent des traces impérissables ? En premier lieu, les séries de la Bibliothèque rose (17 % des sondés, dont 12 % pour le seul Club des Cinq). Derrière, on trouve les classiques (9 %) et Jules Verne (6 %), qui a droit à sa catégorie à part. La Comtesse de Ségur, la Bibliothèque Verte et la bande dessinée se tiennent à égalité avec 5 %. »

Certains gardent des souvenirs particulier de l’école, école du vice et de la soumission. « Vous êtes allé à l’école, vos enfants iront à l’école. Pour vous, l’école conditionne l’exercice de la démocratie. Et si c’était faux ? Dans l’ouvrage Pensionnats Sadiques, un chercheur secoue les idées reçues. “Éducation rime avec soumission, dit-il.” On a le droit de ne pas partager ces idées-là... »

Éducation à la sexualité

C’est une brochure flamande d’une centaine de pages, adressée à des enfants de cinquième et sixième primaire, qui a lancé la polémique. « Réalisé par des organisations spécialisées dans l’éducation sexuelle, le “Jongeren Gids” reprend toutes les réponses aux questions que sont en droit de se poser les pré-adolescents au sujet de la sexualité. L’indignation tournée vers un site d’éducation sexuelle jugé “trop explicite” révèle les contradictions de la société belge en matière de sexe et de pédagogie. D’autant que, pour l’Unesco, il n’y a pas de quoi s’alarmer – au contraire. »

« Il faut imposer des cours d’éducation sexuelle dès le collège »

« Dans une tribune au Monde, l’ancienne attachée parlementaire Sophie Cahen rappelle que la majorité des victimes de viols sont des mineurs et estime que l’école doit avoir un rôle majeur pour libérer la parole des enfants et les sensibiliser sur ces questions. » Mais cette obligation existe déjà.

Une interview très intéressante sur la génération YouPorn. « “Je ne suis pas contre la pornographie lorsqu’elle concerne les adultes, mais réservons-la vraiment à cette catégorie de la population”, plaide Israël Nisand, professeur de médecine et président du Collège national des gynécologues et obstétriciens. [...] Des enfants de 11 ans, voire de 9 ans, ont déjà vu du porno sur Internet, y compris des filles, contraintes par la pression du groupe. Des images d’une telle violence que, nous-mêmes, adultes, ne pouvons les supporter. Les garçons en concluent souvent que les filles sont des objets dont on peut se servir. Et que lorsqu’elles disent non, elles pensent oui. »

Divers

Selon une étude récente, le QI moyen de la population française aurait baissé de près de 4 points en 10 ans. « Premier facteur pour expliquer cette chute en France : une école qui globalement ne remplit plus son rôle de promotion culturelle et sociale. Celle-ci s’étant transformée au fil du temps (depuis la fin des années 70 principalement) en centre d’accueil social où l’on prend quelques cours au self-service éducatif tout en comptant ses jours de congés et de vacances. La motivation, l’effort, l’émulation et le mérite ne sont plus guère de la partie. » Évidemment, selon l’auteur de cette tribune publiée dans Les Échos, c’est encore l’école qui est responsable de tous les maux de la société.

Les MOOC ont fait pschitt. « Les MOOC, en 2017, sont entrés dans une période de “traversée de la désillusion”, selon des termes empruntés au cabinet américain Gartner. A défaut d’avoir incarné une révolution technologique de grande ampleur, les MOOC ont eu le mérite d’ébranler les convictions pédagogiques et de créer du débat sur les pratiques des enseignants. “La culture numérique n’est vieille que d’une ­génération, contrairement à l’écriture ou au livre. Laissons le temps à ces innovations de se développer, elles n’ont que cinq ans…” tempère Marcel Lebrun. »

Enquête sur le moral des perdir. « Cette enquête, dont les premiers résultats avaient été diffusés en avril dernier, révélait des points positifs : par exemple, 81 % des Perdir s’estiment satisfaits de l’intérêt de leur travail, et 94 % d’entre eux jugent avoir la considération des élèves. Mais également des points noirs : 84 % trouvent que les décisions les concernant sont prises “d’en haut”. 84 % déplorent en outre de trop nombreuses réorganisations du système éducatif. »

À son tour, la Cour des comptes épingle APB

« N’en jetez plus ! Après la mise en demeure de la CNIL le 28 septembre dernier, c’est au tour de la Cour des comptes d’épingler la plate-forme APB. Elle a rendu public, jeudi 19 octobre 2017, un rapport de 142 pages qui demande au gouvernement de mener “une réforme sans délai” : “L’État ne peut plus aujourd’hui s’exonérer de la redéfinition légale et administrative du dispositif d’affectation dans l’enseignement supérieur, fragilisé par l’absence de base juridique”. »

Réussite à l’université : faut-il « réorganiser le cursus » de licence ? (rapport). « Pour “améliorer la réussite des étudiants”, un rapport remis à Frédérique Vidal propose de refondre la licence. Avec en particulier une “modularisation des cursus”. »

Géraldine Duboz

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En chantant Prévert... Prévert en chantant...

23 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jacques Prévert...

23 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Immense et Rouge 

Immense et rouge 
Au-dessus du Grand Palais 
Le soleil d'hiver apparaît 
Et disparaît 
Comme lui mon coeur va disparaître 
Et tout mon sang va s'en aller 
S'en aller à ta recherche 
Mon amour 
Ma beauté 
Et te trouver 
Là où tu es. 

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                                Chanson du geôlier 

Où vas-tu beau geôlier 
Avec cette clé tachée de sang 
Je vais délivrer celle que j'aime 
S'il en est encore temps 
Et que j'ai enfermée 
Tendrement cruellement 
Au plus secret de mon désir 
Au plus profond de mon tourment 
Dans les mensonges de l'avenir 
Dans les bêtises des serments 
Je veux la délivrer 
Je veux qu'elle soit libre 
Et même de m'oublier 
Et même de s'en aller 
Et même de revenir 
Et encore de m'aimer 
Ou d'en aimer un autre 
Si un autre lui plaît 
Et si je reste seul 
Et elle en allée 
Je garderai seulement 
Je garderai toujours 
Dans mes deux mains en creux 
Jusqu'à la fin des jours 
La douceur de ses seins modelés par l'amour

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Dimanche

Entre les rangées d'arbres de l'avenue des Gobelins
Une statue de marbre me conduit par la main
Aujourd'hui c'est dimanche les cinémas sont pleins
Les oiseaux dans les branches regardent les humains
Et la statue m'embrasse mais personne ne nous voit
Sauf un enfant aveugle qui nous montre du doigt.

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Doit-on raccourcir les vacances de la Toussaint?... (+ Commentaires)

23 Octobre 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

EXTRAITS

Rue de Grenelle, on s'interroge sur la possibilité de réduire la durée des vacances de la Toussaint. Mais pour ses partisans, il s'agit d'un repos "nécessaire" pour l'enfant.

« Personnellement, ça m’a toujours semblé un peu long. D’autant plus que j’ai constaté que c’était un facteur de décrochage pour certains élèves au cours du premier trimestre » : ainsi Jean-Michel Blanquer décrivait-il les vacances de la Toussaint, en août 2017, sur BFM TV, quelques mois après sa prise de fonction rue de Grenelle.

(...) Selon un sondage mené auprès de 1000 internautes par Easyvoyages, et dévoilé par Le Figaro, ces dernières, arrivant « trop tôt », sont les « moins utiles » pour 43% des Français, qui ne rechigneraient pas à les voir raccourcies, voire supprimées.

(...)

(...) Dans Le Parisien, Stéphane Crochet, secrétaire général du SE UNSA, rappelle que le passage à deux semaines était « l’aboutissement d’une revendication portée de nombreuses années », et qu’il s’agit d’une « pause nécessaire et bienvenue », car fin octobre « est la période de l’année où tout le monde commence à entrer dans une certaine fragilité ».

(...)

Fabien Soyez

Commentaires:

1- "...j’ai constaté que c’était un facteur de décrochage pour certains élèves au cours du premier trimestre" nous dit Jean-Michel Blanquer.

Mais sur la foi de quelle étude? Nul ne sait. 

C'est normal. Il n'en existe pas.

2-  "Selon un sondage mené auprès de 1000 internautes par Easyvoyages, et dévoilé par Le Figaro,":

Je constate que l'on s'appuie désormais sur des "sondages" commandés par des voyagistes. Soit...

3- "La durée des vacances de la Toussaint ne cessent de varier"

Manifestement, il est donc question de conserver la tradition. Elles vont ENCORE être modifiées.

4- Le ministre de l’Education nationale devrait lancer prochainement une concertation sur les temps de l’enfantrythmes scolaires, sommeil, relation des enfants avec les écrans

Peut-être s'apercevra-t-on et officialisera-t-on ENFIN ce que chacun constate, à condition d'éviter la mauvaise foi!

A savoir que la semaine de 4 jours et demi n'est en rien responsable de la moindre "fatigue" alors que la surcharge de travail concentrée sur 4 jours en primaire l'est bien davantage, cumulée à la fatigue "de la maison". (Pour rappel, la France est le seul pays de l'OCDE à pratiquer cette stupide "semaine de 4 jours" en primaire. Organisation qu'AUCUN pays ne copie. On les comprend aisément!

Il est pour le moins paradoxal de tout faire - comme le fait habilement le Ministère - pour privilégier une semaine épuisante de 4 jours mettant en difficultés les élèves DEJA en difficultés, et donc accroissant celles-ci!

Christophe Chartreux

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Lyon: des parents d'élèves ont occupé une école pour aider des enfants SDF...

23 Octobre 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Politique

Lyon: des parents d'élèves ont occupé une école pour aider des enfants SDF...

À Lyon, les parents d'élèves ont occupé les locaux d'une école, depuis vendredi soir, pour dénoncer le fait que 10% des élèves de l'établissement n'ont pas de logement et dorment parfois dans la rue. 

Alors que les vacances de la Toussaint ont débuté vendredi 20 octobre au soir, ils ne s'offrent pas de répit. Eux, ce sont une quarantaine de parents d'élèves de l'école Lucie-Aubrac de Lyon. De vendredi soir à dimanche soir, ils ont occupé l'établissement, dont les locaux appartiennent à la mairie, avant de se faire déloger par la police. Ils souhaitent dénoncer le fait que 10% des élèves de cette école n'ont pas de logement. Ça représente deux élèves par classe, pour cette école de quartier. Ces enfants vont d'hébergement en hébergement et dorment parfois dehors.

Des familles très discrètes 

Devant l’école de ce quartier chic du 2e arrondissement de Lyon, un drap flotte. Il rappelle qu’ici, douze enfants dorment dans la rue. "Mademoiselle, est-ce que vous savez que, dans notre école, 12 enfants sont sans abri ?" Mathilde interpelle les passants, pétition à la main. "On essaie d'alerter le préfet", plaide-t-elle. En plus d'alerter, ils demandent l'intervention du préfet mais aussi de la mairie de Lyon : "C'est une question de jours. Des enfants qui dorment dehors, on ne peut pas attendre." Dans la classe de son fils, deux élèves sont sans logement.

Assis à l’intérieur de l'établissement, sur des bancs conçus pour les enfants, Xavier campe. Pour lui, la prise de conscience a été brutale. "On a compris que ces familles étaient très discrètes. Elles se lèvent très tôt le matin, vont aux bains douches pour que les enfants arrivent propres à l'école. C'est juste après coup qu'on s'est rendus compte de l'ampleur du problème." Ce papa se souvient avec émotion du jour où il a appris ce qui se passait pour un camarade de son fils. "Quand, le soir, vous racontez une histoire à votre enfant, que la lumière s'éteint et qu'il vous dit 'j'ai mon ami qui dort dehors, est-ce que c'est possible ?' Vous vous rendez compte que c'est concret. C'est quelque chose qui saisit aux tripes et qui n'est pas acceptable."

(...)

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Emmanuel Macron envisage de "commémorer" Mai-68...

23 Octobre 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Histoire

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Christiane Taubira : “On ne se fait pas violer. On est violé” (Vidéo)

23 Octobre 2017 , Rédigé par Télérama Publié dans #Education, #Femme

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