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Vivement l'Ecole!

Emmanuel MACRON doit autoriser des lâchers d'ourses dans les Pyrénées, il s'y est engagé!...

26 Octobre 2017 , Rédigé par Pays de l'ours Publié dans #Politique, #Ecologie, #Ours

Si Emmanuel MACRON veut vraiment faire du respect de ses engagements une marque de fabrique de son mandat présidentiel, il doit autoriser le lâcher d'ourses dans les Pyrénées dès 2018.
 
Il s'y est en effet engagé, à plusieurs reprises, comme le montrent ses propos issus de son propre site de campagne :

Emmanuel Macron : "on ne peut pas donner des leçons sur la biodiversité … si nous, on est infichus de vivre avec quelques loups, quelques lynx, quelques ours.
 
Pascal Canfin : … " est-ce que, sous votre quinquennat, il y a la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées ?"
 
Emmanuel Macron : "Il y a une réintroduction harmonieuse, discutée" … ""… je suis pour le réintroduire parce que je suis pour la biodiversité …".
 
Source : Entretien avec WWF France, le 9 février 2017

"je m'engage à protéger la biodiversité "…" nous serons rigoureux pour la préservation des espèces protégées en particulier les populations de grands carnivores"
 
Source : Lettre ouverte aux Français - L'Environnement, le 19 avril 2017

Monsieur le Président, au moment où les Français s'interrogent sur la vraie nature de votre politique, le temps est venu de montrer quelle place y aura la Nature.

Après dix années de concertation, il est temps de décider et urgent d'agir pour éviter notamment la disparition de l'ours à l'Ouest des Pyrénées.
 
L'ensemble des Pyrénéens et des Français attachés à cette espèce et plus largement à la protection de la Biodiversité attendent que vous ayez aussi de la détermination dans ce domaine.

La restauration d'une population d'ours viable dans les Pyrénées sera un indicateur de la réalité de la transition écologique promise et souhaitée par une très grande majorité de Français.
 
Contact presse :
Alain REYNES, directeur Pays de l'Ours - Adet
05 61 97 48 44 / 06 13 59 29 76
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Fats Domino...

25 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Harper Lee...

25 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Harper Lee...

- Je préférerais que vous ne tiriez que sur des boîtes de conserves, dans le jardin, mais je sais que vous allez vous en prendre aux oiseaux. Tirez sur tous les geais bleus que vous voudrez, si vous arrivez à les toucher, mais souvenez-vous que c'est un péché que de tuer un oiseau moqueur.

Ce fut la seule fois où j'entendis Atticus dire qu'une chose était un péché et j'en parlai à Miss Maudie.

- Ton père a raison, dit-elle. Les moqueurs ne font rien d'autre que de la musique pour notre plaisir. Ils ne viennent pas picorer dans les jardins des gens, ils ne font pas leurs nids dans les séchoirs à maïs, ils ne font que chanter pour nous de tout leur coeur. Voilà pourquoi c'est un péché de tuer un oiseau moqueur.

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En un mot : Le bizutage, ce truc d'un autre siècle...

25 Octobre 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Bizutage

Résultat de recherche d'images pour "bizutage caen"

Oh les vilains étudiants en médecine. Croulant sous le boulot, ils ont la fâcheuse tendance à se défouler sur l'autre. A Caen, le bizutage a failli tourner vinaigre. Une enquête de police a été ouverte, car une liste de "commandements" a été découverte sur le compte secret Facebook de la corpo médecine.

Le mot de l'actu est donc : "bizutage". Qui viendrait de "bisogne" qui signifie soldat nouveau, recrue. Mais qui pourrait, aussi, venir de "bésu" qui veut dire "élève nouveau", "niais".

En fac de médecine, la sélection est dure, on le sait. Ca bosse beaucoup. On tripote des organes. On parle de corps, assez librement. Et visiblement, ça les inspire beaucoup les étudiants de médecine. Pas question de laisser entrer comme ça, une recrue, un niais quoi… Il faut aller le titiller. Voire l'humilier un peu, beaucoup. Voire le traumatiser parce que c'est rigolo. Parmi les 69 commandements (déjà, 69, ça parle), établis par la corpo médecine à Caen, il fallait réaliser un film à caractère pornographique. Rooo… comme c’est drôle ! Et qui devait tourner dans ce film tellement drôle ? Le niais de service, sans doute… Bizuté par l’élite de la nation, ceux qui passent des concours difficiles. Quelle chance ! Vous savez… ceux à qui on va, ensuite, montrer nos organes, nos corps, raconter nos vies intimes… enfin, les médecins quoi.

A la fac de Caen, ce sont les syndicats étudiants qui ont alerté la direction de l’université

C’est marrant, dans quasiment toutes les affaires de bizutage (des faits, passibles de 6 mois de prison et 7 500 euros d’amende), les directions semblent découvrir les faits. Rigolo, n’est-ce pas ? Comme dans la prestigieuse équipe de gymnastique des pompiers de Paris. Un soir de 2012, dans un bus, un garçon aurait été violé, avec une bouteille, devant ses camarades. Je me bidonne ! Et un autre aurait été forcé a fait un truc hilarant : mordre des fesses, jusqu’au sang, puis les enduire de baume du Tigre. N’est-ce pas à se tordre de rire ? Mais attendez… ce qui est poilant, c’est que ça se passait à l’arrière de l’autocar (surnommé le Bronx, alors là, crise de rire !), et que d’après l’enquête le garçon criait et se débattait. Mais les supérieurs hiérarchiques ont été dédouanés, car ils n’auraient rien entendu.

En un mot : j’ai assez envie de faire avaler le serment d’Hypocrate à certains futurs médecins. Mais alors, uniquement cul sec, serment baignant dans un litre de vomi mélangé à un bel écrasé de cervelle (humaine, bien sûr). On y ajouterait quelques centilitres d’urine… de l’urine d’élite hein... allez, on se marrerait un coup, non ?    

Nathalie Bourrus

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A Voir... A nous de jouer... En salle le 8 novembre...

25 Octobre 2017 , Rédigé par Youtube - Cinema Publié dans #Education, #Cinéma

À Clichy, en banlieue parisienne, le principal du collège Jean Macé a décidé d’encourager les méthodes alternatives pour lutter contre l’échec scolaire. Au cœur de ce projet, deux classes : la classe rugby et la classe théâtre. Cette année, le défi est double – participer aux championnats de France, pour les uns, monter sur la grande scène du théâtre de Clichy, pour les autres.

Avec un mélange de fragilité et d’enthousiasme, À NOUS DE JOUER ! dresse un portrait riche et complexe de la société d'aujourd'hui, tout en posant une question essentielle : comment changer l'école pour que chacun y trouve sa place ?

A NOUS DE JOUER ! Bande Annonce
Date de sortie : 8 Novembre 2017

Ou quand, sans externaliser quoi que ce soit, en s'appuyant sur des enseignants enthousiastes et "jouant collectif", un établissement scolaire fait beaucoup mieux que toutes les opérations dans l'air du temps actuellement...

CC

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Par tous les saints, ça balance pour les vacances!... Par Claude Lelièvre...

25 Octobre 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Histoire

Par tous les saints, ça balance pour les vacances!... Par Claude Lelièvre...

"Blanquer se targue d'avoir pour originalité de fonder ses décisions sur des expertises établies ou la science. Maintenant il la fait ! On aura décidément tout vu..."

Claude Lelievre

                        _______________________________________ 

La question de la durée des vacances de la Toussaint est un bon révélateur des politiques scolaires qui entendent tenir compte d'expertises établies ou bien qui n'en ont cure. D'un côté Chevènement, Jospin et Peillon. De l'autre côté Bayrou et Blanquer notamment.

Au début du XIX° siècle, les ‘’grandes vacances’’ de l’enseignement secondaire allaient du 15 août au 1er octobre. A partir de l’établissement de la troisième République, ces ‘’grandes vacances’’ vont débuter de plus en plus tôt dans l’année (et durer plus longtemps ). En 1875, il est décidé qu’elles commenceront désormais le 9 août ; puis, à partir de 1891, le 1er août. En 1912, le début des ‘’grandes vacances’’ est avancé au 14 juillet, mais elles finissent toujours le 1er octobre. En 1959, les grandes vacances sont déplacées dans leur ensemble de deux semaines : elles commencent plus tôt (le 1er juillet) et finissent plus tôt (à la mi-septembre ). Comme le premier trimestre s’est du coup allongé, il est décidé que 4 jours seront libérés à la Toussaint pour qu’il y ait une ‘’petite coupure’’.

Il faut attendre le début des années 80 pour que l'on commence à réellement écouter des chrono-biologistes et des médecins pédiatres. Il faut savoir que les spécialistes de l’étude des rythmes biologiques et psychologiques sont formels : « Pour que les écoliers profitent pleinement de leurs vacances, deux semaines sont nécessaires [ … ]. Les deux semaines sont encore plus bénéfiques lorsqu’elles se trouvent dans les périodes de l’année reconnues comme difficiles à vivre :fin octobre-début novembre et fin février–début mars » (« L’enfant et ses rythmes », François Testu et Roger Fontaine, Calmann-Lévy, 2001, p 108 ). Et il est recommandé (hors grandes vacances scolaires) une alternance de sept semaines de travail scolaire et de deux semaines de vacances

Cela se traduit finalement par un grand changement dans le calendrier scolaire de l’année 1986-1987 décidé après consultation par le ministre de l’Education nationale Jean-Pierre Chevènement. La rentrée est fixée au 3 septembre ; les vacances de la Toussaint du 25 octobre au 6 novembre ; les vacances d’hiver (2 zones) du 14 février au 2 mars ou du 21 février au 9 mars ; les vacances de printemps (2 zones) du 11 avril au 27 avril ou du 18 avril au 4 mai ; les vacances d'été du 30 juin au 3 septembre.

Ce « calendrier presque trop parfait » selon certains ne durera qu’un an ( le ministre suivant, René Monory, venant de l’Industrie et du Commerce, et ayant d’autres ''priorités''... ).

Nouveau changement de cap avec Lionel Jospin, ministre de l’Education nationale. Sa loi d’orientation promulguée le 14 juillet 1989, qui a pour ambition de mettre l’école « au service de l’élève », n’ignore évidemment pas la question des « rythmes scolaires » et fixe pour objectif le rééquilibrage de « la journée, la semaine, l’année ». La moindre des choses, dans ce cadre, est de revenir au calendrier scolaire qui avait été décidé par Jean-Pierre Chevènement en janvier 1986. Effectivement, dès juin 1989, Lionel Jospin fait adopter au Conseil supérieur de l’éducation, et à l’unanimité (notamment des représentants des parents d’élèves et des enseignants), un calendrier triennal fondé sur l’alternance de sept semaines de travail et de deux semaines de congé. Les congés de la Toussaint sont fixés à nouveau à deux semaines.

Mais en 1994, le ministre de l'Education nationale François Bayrou (qui s’était pourtant targué devant le congrès de la Fédération de parents d’élèves ‘’PEEP’’ d’être du « parti des enfants ») modifie le calendrier scolaire en réduisant la durée des vacances de la Toussaint et en créant un congé de quelques jours à l’Ascension. En contradiction formelle avec les recommandations des spécialistes des « rythmes scolaires ».

Le 8 juin 2012, le Conseil supérieur de l’Education formule un avis en faveur de rythmes réguliers et équilibrés tout au long de l’année avec une succession de 7 semaines d’école et de deux semaine de vacances. Dans une interview au quotidien « l’Est républicain » du 14 juin, le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon indique qu’il n’est pas « hostile à respecter l’avis du Conseil supérieur de l’Education pour le calendrier 2012 et d’instituer deux semaines de vacances à la Toussaint». Il s’attire les foudres de deux grands spécialistes de l’enfance et des intérêts des jeunes élèves (Jean-François Coppé et Rachida Dati), et quelques ''frottements'' avec le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault. Vincent Peillon tient bon en se fondant notamment sur les recommandations réitérées des chronobiologistes ; et la durée des vacances de la Toussaint est à nouveau de deux semaines.

Point final ? Non! Jean-Michel Blanquer a relancé le débat (d'où le tohu bohu actuel) en faisant preuve d'un ''égocentrisme'' stupéfiant. Le 31 juillet dernier, le ministre de l'Education nationale a déclaré en effet et tout de go sur BFM : « Si vous prenez le cas des vacances de la Toussaint, qui durent depuis quelques années deux semaines, personnellement, ça m’a toujours semblé un peu long. D’autant plus que j’ai constaté que c’était un facteur de décrochage pour certains élèves au cours du premier trimestre ».

Il a « constaté » ! Quand, comment ? Mystère (d'autant qu'il n'a jamais été professeur autrement qu'à l'université). Jean-Michel Blanquer se targue d'avoir pour originalité de fonder ses décisions sur des expertises établies ou la science. Maintenant il la fait ! On aura décidément tout vu... Mais cela devrait ouvrir les yeux de certains, qui prennent les ''déclarations de principe'' (d'une soi-disante nouvelle façon de décider de nouvelles politiques scolaires) de ''Jean-Michel'' pour argent comptant.

Claude Lelièvre

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L’école « en marché » Décoder les nouveaux marketings (...)

25 Octobre 2017 , Rédigé par Questions de classe(s) Publié dans #Education, #Politique

L’école « en marché » Décoder les nouveaux marketings (...)

« Si l’école faisait son travail, j’aurais du travail »… tel est le slogan de la campagne sur l’école lancée par le Medef au printemps 2017.

Le patronat n’a, en réalité, jamais cessé de s’intéresser aux questions éducatives en voulant y imprimer sa marque brutale. Depuis longtemps déjà, « l’école, fille et servante du capitalisme » (Célestin Freinet) est loin d’être un sanctuaire. N’en déplaise à celles et ceux qui, depuis trois décennies, pensent que l’horizon de l’école serait dans un retour en arrière… Leurs critiques détachées de toute perspective sociale fournissent d’ailleurs des armes aux tenants du néolibéralisme qui se positionnent aujourd’hui comme « l’avant-garde » de la contestation de l’institution et de la dénonciation de ses dysfonctionnements.

C’est donc « en même temps » au nom de l’employabilité, de l’efficacité, de la performance mais aussi du bon sens, du pragmatisme et des vieilles recettes pédagogiques de grand-mère qu’avancent ces attaques new-look contre le service public d’éducation. Il s’agit, de mettre l’école « en marche » et « en marché », en convoquant les neurosciences, les pédagogies du libre épanouissement (Montessori, Alvarez), les nouvelles technologies, etc. Afin que chacun fructifie son « capital humain », se met en place une « offre » scolaire concurrentielle et segmentée pour chaque part de marché : école low-cost (Espérance banlieues), établissements « prestigieux » – hors contrat et hors de prix. C’est aussi la célébration de la prise en charge par les individus eux-mêmes du financement de leurs études (voir le boom des crédits étudiants).

Ce numéro invite à décoder, derrière le marketing, cette « nouvelle guerre scolaire », avec comme volonté de défendre l’école publique, non pour ce qu’elle est, mais pour ce qu’on voudrait qu’elle soit.

Vous pouvez nous envoyer vos contributions à admin chez questionsdeclasses.org

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Revue de Presse Education... France- International...

25 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... France- International...

Ce mardi, l’actualité éducative française est assez clairsemée et tourne essentiellement autour des vacances. L’actualité éducative internationale est en revanche très riche et certaines problématiques font tout à fait écho aux nôtres.

France

VousNousIls fait le point sur le marronnier un peu lassant de la longueur des vacances de la Toussaint :« Rue de Grenelle, on s’interroge sur la possibilité de réduire la durée des vacances de la Toussaint. Mais pour ses partisans, il s’agit d’un repos "nécessaire" pour l’enfant. » Rappelons que si la durée de nos vacances de la Toussaint est plus ou moins unique en Europe, la durée d’une journée de cours des élèves français aussi, et que, jusqu’ici, personne n’a pu faire quoi que ce soit pour les raccourcir durablement sans soulever une levée de boucliers...

RTL donne des conseils aux parents sur l’attitude à adopter avec leurs enfants pendant les vacances : « Douze millions d’élèves entament leurs premières vacances de l’année. Quinze jours de repos après la ferveur de la rentrée, une durée qui fait d’ailleurs débat. "Les vacances arrivent pour se reposer, recharger les batteries et vivre peut-être aussi autre chose en famille pour casser ce quotidien de travail", explique Audrey Akoun, pédopsychiatre à la tête du site La Fabrique à Bonheurs »

Enfin, saluons la solidarité du lycée Le Château de Sedan (article réservé aux abonnés) : « Quand le camion de livraison de la banque alimentaire arrive dans les locaux du secours populaire, c’est une dizaine de lycéens du Château qui se tient prêt à réceptionner les colis. Les secondes « opérateur logistique » allient ainsi l’apprentissage acquis en classe et la générosité auprès de personnes dans le besoin. »

International

Vousnousils rapporte un projet de décret du ministère danois, qui autoriserait les professeurs à contrôler ordinateurs et smartphones des élèves, le BYOD étant autorisé pour les épreuves de bac : « Au Danemark, l’Education nationale veut permettre aux profs de fouiller les ordinateurs et les smartphones des élèves pour empêcher toute fraude lors des examens.

Selon le site Information, la ministre Merete Riisager souhaite ainsi, dans un projet de décret, autoriser les examinateurs à consulter l’historique des sites visités, sur les ordinateurs portables et smartphones personnels. L’activité des jeunes sur leurs comptes Facebook pourrait également être scrutée. » Le caractère intrusif de ces fouilles interpelle d’autant plus que le ministère ne semble pas s’interroger sur l’utilité de mettre à disposition des élèves des ordinateurs dans les écoles, comme le souligne la fin de l’article.

Au Sénégal, il est actuellement question de lutte contre la marchandisation de l’école. Diverses organisations de pays francophones, dont des syndicats, se rencontrent durant quatre jours pour promouvoir l’éducation publique. Le Quotidien, journal sénégalais, en fait un compte rendu assez complet

Rewmi.com se penche également sur le sujet : « Le CSFEF s’est réuni hier à Dakar autour d’une conférence sur « la privatisation et la marchandisation de l’éducation ». À cette occasion, son représentant, Luc Allaire, a relevé que leur ambition est de travailler à des réponses spécifiques pouvant approfondir cette problématique, en vue de promouvoir sur cette question un meilleur portage au niveau international. « L’idée est de promouvoir la réflexion, le débat et quand c’est nécessaire, la mobilisation contre la marchandisation de l’éducation afin de garantir que les systèmes éducatifs promeuvent la réalisation du droit à l’éducation », a fait savoir Luc Allaire. »

Enfin, Homeviewsenegal relaie aussi ce large désir de régulation de la privatisation de l’éducation : « La coalition des organisations pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) a organisé une conférence internationale sur “la marchandisation de l’éducation” ce lundi 23 octobre 2017 avec le ministère de l’Education et les autres acteurs nationaux et internationaux de l’éducation. « A travers cette consultation, nous réfléchissons sur les principes directeurs qui doivent encadrer l’intervention du secteur privé dans l’éducation.Nous comptons discuter et proposer une charte dans ce sens qui contiendra tous les éléments de référence parce que les pays sont déjà engagés. »

Et pour terminer, Maliactu.net nous rappelle tristement que le droit à l’instruction et à la scolarisation ne va pas de soi, et qu’il faut se battre sans relâche pour qu’il demeure un droit pour tous les enfants : « Comme chaque année au Mali, depuis le début de la crise de 2012, la rentrée scolaire du 9 octobre dernier n’a pas été effective sur toute l’étendue du territoire. Des centaines d’écoles sont restées fermées dans le Nord et le Centre du pays, en raison de l’insécurité. Selon un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies, elles étaient 500 écoles fermées à la fin de l’année scolaire 2016 – 2017, dont plus de la moitié dans la région de Mopti. Dans le Nord, cette tendance résulte du climat d’insécurité entretenu par les actions des groupes armés politiques et terroristes. Dans le Centre, elle est non seulement liée à l’insécurité, mais aussi à l’hostilité des groupes armés terroristes vis-à-vis de cette offre éducative dite « formelle ». »

Aurélie Gascon

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Espérance Banlieues? Derrière le "modèle" tant vanté, une catastrophe éducative...

24 Octobre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique

Espérance Banlieues? Derrière le "modèle" tant vanté, une catastrophe éducative...

EXTRAIT

Espérance banlieues : derrière la vitrine médiatique…

Jordi Le Cointe est professeur de SVT dans un collège de Montfermeil. Comme ses collègues, il accueille dans sa classe des élèves passés par le cours Alexandre-Dumas, première école créée par le réseau Espérance banlieues. Son témoignage et son expérience sur le terrain sont précieux pour mieux cerner les pratiques pédagogiques à l’œuvre dans ces écoles low cost et en mesurer les inquiétants résultats… On semble bien loin du rêve vendu par Espérance banlieues, trop souvent et trop naïvement relayé par de nombreux médias.

Pourquoi les élèves d’Espérance banlieues reviennent-ils au collège public de Montfermeil ?

Il existe trois raisons principales :

- Les parents se rendent compte des manquements de cet établissement (ou sont en désaccord avec certaines méthodes) et reviennent dans le public.

- À la fin de la 4e, les élèves qui ont un niveau trop faible sont orientés dans une classe « spéciale » baptisée, la « B1 ». Cela évite de les présenter au brevet mais entraîne un surcout pour les parents qui préfèrent les remettre dans le public.

- À la fin de la B1 ou de la 3e, les élèves se retrouvent sans orientation (les élèves du hors contrat passent après les autres dans l’affectation des lycées professionnels publics) et nous reviennent.

(...)

Entretien avec Jordi Le Cointe/Propos recueillis par Grégory Chambat

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

Et pour compléter...

CC

Des écoles low cost et une pédagogie au rabais

Moins d’une douzaine d’établissements pour à peine un demi-millier d’élèves… Si les écoles privées hors contrat Espérance banlieues sont bien un phénomène marginal, leur succès médiatique est indéniable. Des dizaines de reportages dans les principaux JT, des documentaires et plus d’une centaine d’articles dans la presse nationale et locale encensent le projet, la plupart du temps sans véritable recul critique [1].

Salut au drapeau, Marseillaise main sur le cœur, uniforme (une couleur pour les garçons, une autre pour les filles), récompenses sous forme de médailles (Clovis ou Jeanne d’Arc, là encore selon le sexe) et surtout éloge de la pédagogie d’avant-hier : tout un programme… et surtout de quoi exhiber de beaux « clichés » !

Ce réseau est né en 2013, à l’initiative de la Fondation pour l’école. Cette puissante officine liée à la Manif pour tous (et reconnue d’utilité publique sous le gouvernement de François Fillon) décide alors que son lobbying en faveur des écoles hors contrat doit être « plus en phase avec la conjoncture sociopolitique actuelle. » (Rapport d’activité de la Fondation pour l’école de 2013) C’est Xavier Lemoine [2], le très réactionnaire maire de Montfermeil en Seine-Saint-Denis, qui accueille avec enthousiasme le premier établissement Espérance banlieues.

Une braderie générale...

Pour « relooker » l’image du hors contrat, ces écoles low cost (75 € par mois + le prix de l’uniforme – qui se mérite !) ciblent le public des quartiers sensibles. Et on y brade aussi les exigences pédagogiques et les savoirs (toutes les matières ne sont pas enseignées) au profit d’un scoutisme de bons pères missionnaires avec comme ultime finalité « l’amour de la France ».

Peu importent alors les résultats (au brevet des collèges, par exemple), bien loin de ceux des écoles publiques, c’est l’affichage qui prime. Avec ce coup de génie de faire parrainer le réseau par des personnalités people, tel le journaliste Harry Roselmack. Comme l’illustre le témoignage présenté ici, les animateurs de ce réseau ont davantage misé sur la « com’ » que sur la pédagogie. Derrière la vitrine médiatique, les intentions et les enjeux sont très éloignés du projet affiché de réenchanter la banlieue.

… Bien financée

Côté financement, le président d’Espérance banlieues, M. Éric Mestrallet, qui préfère se présenter en « père de famille » plutôt que comme ancien attaché parlementaire du sénateur villiériste Bernard Seillier, assure avec succès le relationnel auprès des fondations du CAC 40, promettant des exonérations fiscales et aussi un positionnement sur un marché potentiellement porteur (ainsi en Suède, depuis un an, des écoles privées sont cotées en bourse).

En alimentant le déclinisme ambiant et le fétichisme des recettes pédagogiques de grand-mères, le véritable projet d’Espérance banlieues est de partir à la conquête des « périphéries » et de se développer à tout prix, y compris en attirant des familles désespérées au risque de grandes désillusions, comme à Marseille où des plaintes ont été déposées contre le directeur.

Éclairer les ressorts et les motivations (politiques, religieuses, économiques, etc.) de ce réseau, sans nier ni se résigner aux défaillances du service public d’éducation ou à son discrédit auprès de certaines familles, est une nécessité : un combat social et pédagogique…

Grégory Chambat
Enseignant, membre du collectif Questions de classe(s)

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Philippe Jaroussky... Haendel...

24 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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