Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

La tyrannie du genre...

29 Octobre 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Genre, #Femme

La tyrannie du genre...

EXTRAITS

Pendant des décennies, la sociologue ­Marie Duru-Bellat Média d’appel a utilisé dans ses travaux de recherche la notion de genre. Professeure émérite à Sciences Po, chercheuse à l’Observatoire sociologique du changement et à l’Institut de recherche sur l’éducation, elle a analysé très finement la manière dont se construisent les inégalités hommes-femmes, notamment dans le système scolaire. Or, elle se demande aujourd’hui si l’invocation constante du genre ne fonctionne pas comme une véritable « tyrannie ».

Marie Duru-Bellat ne remet évidemment pas en cause la construction sociale des inégalités entre les sexes – phénomène qu’elle a contribué, par ses travaux, à mettre au jour. Dans La Tyrannie du genre (Les Presses de Sciences Po, 310 pages, 17 euros), elle souligne cependant un étrange paradoxe : depuis quelques années, les controverses récurrentes sur le genre ont conduit à une célébration croissante des différences entre les hommes et les femmes, construisant, jour après jour, de nouvelles formes de domination masculine. Au nom de l’égalité, Marie Duru-Bellat se demande donc s’il ne faudrait pas aujourd’hui « s’émanciper du genre ».

(...)

Dans votre livre, vous affirmez que le succès de la notion de « genre » – concept sociologique qui désigne les rapports sociaux de sexe – s’accompagne d’une exaltation de plus en plus forte des différences hommes-femmes. Paradoxe ?

Oui, il y a là un paradoxe : la parole s’est libérée autour du genre – dans les discours, le terme est d’ailleurs mieux admis que celui de « sexe ». Pourtant, même si le concept de genre souligne la ­distance entre ce que nous sommes et le sexe ­biologique, il continue souvent, de fait, à opposer nettement masculin et féminin, comme s’il se ­contentait de « recycler » le terme de sexe.

S’ajoute à cela un contexte plus global : de nombreux secteurs, ­notamment l’industrie de la beauté, du jouet ou de l’habillement, ont intérêt à ce qu’il y ait deux marchés bien distincts. Il faut aussi noter le rôle de ­l’industrie pornographique, qui prospère sur le spectacle de formes stéréotypées de sexualité opposant nettement les hommes et les femmes. Sans oublier la montée de considérations écologiques : en militant pour le respect de la nature, celles-ci ­ présentent parfois des visions schématiques des ­rôles parentaux, notamment des mères.

(...)

Vous êtes favorable à la féminisation des noms de métiers quand elle encourage les filles à s’orienter vers des carrières traditionnellement masculines, mais vous êtes hostile à l’« écriture inclusive », qui propose d’écrire « chèr.e.s ami.e.s ». Pourquoi ?

Cette question de la féminisation du langage ou des noms de métiers illustre la tension que vivent les ­féministes : elles savent que le genre opprime et que les femmes gagneraient à vivre libérées de ce corset, mais elles savent aussi que, pour faire changer les choses, il faut les mobiliser en tant que groupe et donc les rendre visibles.

Quand on parle à des ­jeunes, il est utile de leur rappeler que les métiers n’ont pas de sexe et de le souligner par une féminisation des noms. Dans la langue française, revenir sur la ­règle selon laquelle le masculin l’emporte sur le ­féminin ne devrait pas faire débat.

En revanche, souligner toujours et partout, même quand cela n’a aucune pertinence, que la personne qui parle ou dont on parle est de sexe féminin, c’est une régression : quand je fais du jardinage ou que je lis un livre, le sexe n’est pas forcément la facette de mon identité que j’ai à l’esprit. Par ailleurs, ne nous faisons pas d’illusions : il y a des langues sans genre, comme le hongrois, et cela ne suffit pas à égaliser la société !

(...)

Propos recueillis par Anne Chemin

A lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous

Lire la suite

L'écriture inclusive, hérésie ou évolution?...

29 Octobre 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Ecriture inclusive

L'écriture inclusive, hérésie ou évolution?...

C'est par un manuel pour les élèves de CE2 que la polémique est arrivée. En tête de chapitres, des mots nouveaux sont arrivés : "Artisan.e.s" ou "agriculteur.rice.s". À chaque fonction, les versions féminine et masculine sont écrites pour donner plus de place aux femmes. Cette écriture dite inclusive se répand. Par exemple, sur le site du Centre national des Arts et métiers, les ingénieurs sont aussi des ingénieures.

Une langue désunie et disparate

Une façon d'écrire qui fait bondir l'Académie française. Dans une déclaration, les Immortels mettent en garde contre l'écriture inclusive qu'ils comparent à un "péril mortel".

Pour eux, elle conduit à une langue désunie et disparate et crée une confusion qui confine à l'illisibilité. Les mots sont forts. Des académiciens contre l'écriture inclusive, rien d'étonnant pour une universitaire. Selon Éliane Viennot, ceux qui ne comptent "que 4% de femmes dans leurs rangs sont dans leur rôle, ils ont déjà refusé la féminisation de nombreux mots tels qu'autrice'".

                             _______________________________________________

Ci-dessous liens et points de vue différents sur le sujet

Lire la suite

Bon Iver...

28 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Jean Anouilh...

28 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Antigone

"Comprendre… Vous n’avez que ce mot-là à la bouche, tous, depuis que je suis toute petite. Il fallait comprendre qu’on ne peut toucher à l’eau, à la belle eau fuyante parce que ça mouille les dalles, à la terre parce que ça tache les robes. Il fallait comprendre qu’on ne doit pas manger tout à la fois, donner tout ce qu’on a dans les poches au premier mendiant qu’on rencontre, courir, courir dans le vent jusqu’à ce qu’on tombe par terre et boire quand on a chaud et se baigner quand il est trop tôt ou trop tard, mais pas juste quand on en a envie ! Comprendre. Toujours comprendre... Moi, je ne veux pas comprendre! Je comprendrai quand je serai vieille… Pas maintenant."

Antigone - Jean Anouilh

Lire la suite

Quand les contempteurs de la réforme du collège oublient l'essentiel... Toujours!

28 Octobre 2017 , Rédigé par Académie Française Publié dans #Education, #College2016

Quand les contempteurs de la réforme du collège oublient l'essentiel... Toujours!

Académie Française

RÉPONSE DE M. Pierre NORA AU DISCOURS DE M. Alain FINKIELKRAUT

Extrait

(...)

"On devine aisément, devant cette « défaite de la pensée », ce qu’implique un réarmement intellectuel et moral de la France : la défense inconditionnelle de l’école républicaine, chargée de la transmission du patrimoine littéraire et creuset pour l’assimilation culturelle des enfants d’immigrés. Une école idéalisée où, dites-vous, « la communication n’aurait pas détrôné la transmission ; où l’émulation ne serait pas disqualifiée ; où l’idée de mérite serait considérée comme un acquis démocratique et non comme un scandale pour la démocratie ; où d’autres dimensions de la réalité seraient prises en compte que l’environnement social, et d’autres dimensions de temps que l’actualité ; où la différence entre information et connaissance ne serait pas tombée dans l’oubli ; où la laïcité n’aurait pas été vaincue par l’idolâtrie des consoles ». Cette profession de foi, que sur le fond, on ne peut que partager, vous allez inlassablement la défendre, contre les réformes du ministère Lang jusqu’à la récente réforme du collège, sans trop tenir compte des réalités du terrain ; en vous référant toujours à votre expérience personnelle d’enfant d’immigrés récents difficile à comparer à celle des enfants de récents immigrés ; en négligeant trop, surtout, que l’enseignement d’excellence dont vous avez encore bénéficié ne concernait que 20 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat. Ce qui change tout."

(...)

Pierre Nora

(Les surlignages sont choisis par le webmaster)

Lire la suite

Réforme du Bac: la concertation oubliée...

28 Octobre 2017 , Rédigé par EducPros.fr Publié dans #Education, #Baccalaureat

Illustration d'une lycéenne à Rennes, le jour des résultats du baccalauréat. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Illustration d'une lycéenne à Rennes, le jour des résultats du baccalauréat. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Réforme du lycée et du bac : une mission plutôt qu'une concertation

La réflexion autour de la réforme du lycée et du baccalauréat aura une forme différente de celle de l'entrée à l'université : pas de concertation mais une "mission", confiée à Pierre Mathiot. Elle devrait débuter dans la foulée des annonces sur l'entrée à l'université, le 30 octobre 2017.

On commence à y voir plus clair sur le processus qui mènera aux réformes du lycée et du baccalauréat. Alors qu'il était régulièrement imaginé une concertation à l'image de celle sur l'entrée à l'université, avec des groupes de travail thématiques, il s'agira plutôt d'une "mission", selon les informations d'EducPros. Autrement dit : pas de groupes de travail mais "des entretiens avec une remise de rapport", à l'image de l'action de Richard Descoings lorsqu'il menait la dernière réforme du lycée en date, en 2010.

(...)

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Erwin Canard

Lire la suite

Revue de Presse Education... Débats - Supérieur - Ressource...

28 Octobre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Débats - Supérieur - Ressource...

Fin de semaine, des débats, des points de vue sur des sujets les plus divers pendant que dans le supérieur le remplacement d’APB se profile à l’horizon.

Débats

Isabelle Dignocourt : « L’éducation nationale applique un modèle unique » propos recueilli par Béatrice Bouniol. “L’école manque-t-elle de pragmatisme ? L’avis d’Isabelle Dignocourt, enseignante en collège.” Article réservé aux abonnés. *

Comment Blanquer compte s’inspirer de l’enseignement privé pour réformer.
Par Héloïse de Neuville. “Recrutement des profs, retour de la discipline, contrats d’établissement... A l’heure de la refondation, le ministre de l’Education nationale n’hésite pas à regarder ce qui marche du côté de l’enseignement privé. Un tabou pour un service public largement dominé par une organisation hyper-centralisée.”

"Le Bac S anticipé et assumé peut, en effet, ouvrir toutes les portes de l’enseignement supérieur". “Rencontre avec Yves Destribats, auteur de l’ouvrage "Que faire après un Bac S" paru aux éditions Studyrama.”

Pour l’Académie française, l’écriture inclusive est un “péril mortel”. “L’Académie française vient d’ajouter son grain de sel au débat autour de l’écriture inclusive, et ne fait pas dans la demie-mesure. Dans un communiqué publié ce jeudi 26 octobre, l’institution émet une « une solennelle mise en garde » contre l’écriture inclusive en soulignant « une confusion qui confine à l’illisibilité ». Évoquant un « péril mortel », l’Académie française ne donne toutefois aucun avis sur la représentation et la visibilité des femmes dans la langue.”

« Servons-nous du bac comme instrument de l’égalité républicaine ». “L’économiste Julien Picault explique, dans une tribune au « Monde », que la France souffre d’un manque d’apprentis. En cause, une voie directe et quasi garantie vers l’université. Il faut, selon lui, s’assurer de l’objectivité des notes du bac et ne surtout pas introduire de contrôle continu.”

Publicité #Suggardaddy : la ministre de l’Enseignement supérieur dénonce une "incitation à la prostitution étudiante". “La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, dénonce les publicités ambulantes de RichMeetBeautiful.fr, un site proposant des "relations mutuellement avantageuses aussi bien pour l’un que l’autre". Avantageuses... financièrement.”

Supérieur

La ministre de l’Enseignement supérieur a indiqué dans un entretien à "L’Obs" paru ce jeudi, que les nouvelles modalités d’entrée à l’université devraient inclure un accompagnement spécifique pour les bacheliers les plus fragiles.”

Sélection à l’université : l’opinion bouge, même chez les jeunes par Kim Hullot-Guiot “Alors qu’il y a trente ans, le ministre Devaquet avait dû retirer son projet d’introduire la sélection à l’entrée à l’université, un sondage Ipsos montre que l’opinion n’y est désormais plus si défavorable.”

Et puis LA question : Entrée à l’université : en quoi consistent les "prérequis" évoqués par le gouvernement ?

Et finalement, les modalités d’entrée à la fac dévoilées lundi. “Les candidats au bac 2018 vont enfin être fixés : la ministre de l’Enseignement supérieur dévoilera lundi les nouvelles modalités d’entrée à l’université. Le tirage au sort doit disparaître, a-t-elle promis, mais reste à trancher le caractère obligatoire de conditions d’intégration d’une filière.” Ce qui serait très surprenant ce serait la refonte de l’application APB en seulement quelques mois !

Enseignement numérique et formation par la recherche, un binôme pour innover en école de management. “Actuellement, on constate une tendance de certains discours à considérer l’innovation pédagogique et l’activité de recherche en école de management comme deux activités totalement déconnectées ou opposées en termes de résultats et de compétences. Certaines déclarations laissent à penser qu’un « bon chercheur » ne peut pas être un « bon pédagogue », l’activité de publication étoilée étant jugée comme trop chronophage pour consacrer du temps à l’innovation pédagogique ou aboutissant à des résultats intéressant la seule communauté académique.”

Ressources

Claude Lelièvre Un « Dictionnaire de pédagogie » ?En ces temps d’incertitudes « républicaines » et « pédagogiques », la réédition (raccourcie) du célèbre « Dictionnaire de pédagogie » dont le maître d’œuvre a été Ferdinand Buisson est la bienvenue.”

Bernard Desclaux

* Isabelle Dignocourt donnait la réplique à un - toujours - brillant Michel Lussault sur France Culture.

A réécouter ci-dessous.

CC

Lire la suite

Bill Deraime...

27 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Charles Dantzig...

27 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Des gestes meurent, et c'est triste. Ou non. L'humanité a inventé la nostalgie pour se faire croire qu'elle a de la morale, mais elle invente en permanence et avec amusement. Toutes les grandes choses ont été créées avec sérieux et amusement.  

Il est évident que, travaillant sans cesse, Proust s'est aussi amusé, en écrivant par exemple des scènes qui ne servent à rien dans son histoire, ni pour la compréhension des personnages ni pour la progression de l'"action", comme l'enchanteur passage des valets de pied à la soirée chez Mme de Saint-Euverte, où "un grand gaillard en livrée rêvait, immobile, sculptural, inutile, comme ce guerrier purement décoratif qu'on voit dans les tableaux les plus tumultueux de Mantegna, songer, appuyé sur son bouclier, tandis qu'on se précipite et qu'on s'égorge à côté de lui". Des gestes naissent. Qui sait si les seconds n'ont pas existé jadis et ne font pas que ressortir d'une armoire où les premiers vont se ranger? Rien meurt-il jamais? 

Très gai est le geste de la femme qui vient de garer sa voiture et, le dos tourné, la verrouille à distance avec sa clef électronique, le bras plié en arrière. "Je ne vais pas me laisser embêter par des contraintes pratiques." Quant à savoir pourquoi les femmes n'ont en général que de petites voitures, je le laisse à la réflexion sur les symboles que se réserve le mâle hétérosexuel. 

Lire la suite

Littérature : redécouvrir le conte...

27 Octobre 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

Littérature : redécouvrir le conte...

EXTRAIT

Symbole de l'enfance, le conte n'en est pas moins hautement littéraire ou philosophique. Retrouvez un choix de contes à lire gratuitement sur notre site.

« Empr. au lat. class. computare compter (qui deviendra conter ndlr), est attesté en lat. médiév. au sens de narrer » indique le Trésor de la Langue Française sur le site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales du CNRS.

Le conte, c’est donc avant tout une histoire que l’on raconte, une histoire qui n’est pas réelle, mais qui est fantastique ou merveilleuse.

Merveilleux et fantastique

Comment distinguer les deux notions ? Notre fiche de lecture « Le merveilleux et le fantastique en littérature » apporte la réponse :

« Le merveilleux littéraire caractérise donc un monde où le surnaturel est incontesté : personnages, comportements et événements obéissent à des lois insolites, généralement très éloignées de la logique ordinaire. C’est le monde de l’altérité absolue, où la raison ne s’aventure qu’en étrangère. Il n’y a pas d’obstacles à ce qu’une fée intervienne dans la vie du héros : c’est attendu. Ce personnage fait partie de l’univers merveilleux ; il y est à sa place. On est dans le monde du « Il était une fois… ». Le merveilleux construit un monde autonome, universel et intemporel, qui évacue le rapport à la réalité référentielle. »

« Les récits fantastiques sont des œuvres d’imagination qui restent ancrés dans la réalité (on parle de réel fictionnel). Ils opposent « l’ici » et « maintenant » à « l’ailleurs » et au « temps indéfini » des récits merveilleux. Ils se caractérisent par l’intrusion d’un phénomène dans la réalité de la fiction (monde similaire au nôtre). Celui-ci vient perturber un système établi par le récit et en bouleverse au moins une constance (même de façon minimale). Il ne touche pas à notre monde réel, mais il rompt avec la vision cohérente que nous en avons. Le fantastique met en scène deux logiques opposées : l’une rationnelle, l’autre irrationnelle. C’est là la grande différence avec le merveilleux : le phénomène fantastique demeure étranger, voire impossible dans la réalité de la fiction, alors que le phénomène merveilleux survient dans un monde imaginaire qui le permet et l’accepte sans problème. »

(...)

Sandra Ktourza

Suite (et contes à télécharger) en cliquant ci-dessous

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>