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Vivement l'Ecole!

Stan Getz...

30 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Guy de Maupassant...

30 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Guy de Maupassant...

On naît, on grandit, on est heureux, on attend, puis on meurt. Adieu ! homme ou femme, tu ne reviendras point sur la terre ! Et pourtant chacun porte en soi le désir fiévreux et irréalisable de l'éternité, chacun est une sorte d'univers dans l'univers, et chacun s'anéantit bientôt complètement dans le fumier des germes nouveaux. Les plantes, les bêtes, les hommes, les étoiles, les mondes, tout s'anime, puis meurt pour se transformer. Et jamais un être ne revient, insecte, homme ou planète !

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Enseignement supérieur : la réforme "ne réglera rien de plus", estime Michel Lussault...

30 Octobre 2017 , Rédigé par RTL Publié dans #Education, #Universite

Enseignement supérieur : la réforme "ne réglera rien de plus", estime Michel Lussault...

Pour l'ancien président du Conseil Supérieur des Programmes Michel Lussault, le débat posé par la réforme de l'Enseignement supérieur ne réglera pas le réel problème que pose la sélection à l'université.

Le gouvernement doit présenter ce lundi 30 octobre au matin son projet de loi sur l'enseignement supérieur. Cette réforme devrait marquer la fin du tirage au sort et l'arrivée d'une forme de sélection à l'entrée de l'université. Michel Lussault, ancien président du Conseil Supérieur des Programmes - un poste dont il a démissionné fin septembre -, fait partie des opposants à cette réforme et considère que le problème n'est pas bien identifié. "La question n'est sans doute pas celle de la sélection", estime-t-il au micro de RTL.

"J'ai été président d'université entre 2003 et 2008. Et à l'époque, nous nous posions les mêmes questions et nous proposions les mêmes solutions, déplore Michel Lussault. Pourquoi a-t-il fallu quinze ans d'attente pour finalement mettre sur la table le même type d'interrogation ? C'est bien que rien n'a été réglé et je pense qu'hélas ce qui sera proposé par la ministre ne réglera rien de plus", poursuit-il.

Selon l'ex-président du Conseil Supérieur des Programmes, pour poser la réelle question de la sélection, "il faudrait s'attaquer d'abord à l'organisation des filières du lycée (...) et surtout à l'organisation générale du post-bac". Michel Lussault pense que cette dernière en France est "très particulière, parce que les universités y sont faibles et déconsidérées. Lorsque l'on souhaite faire des études prestigieuses on ne passe pas par l'université, on a même l'impression que c'est une tuile."

Sarah Belien

A écouter ci-dessous dans son intégralité

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Entrées à l'Université : De Gaulle et Macron, bis repetita?... Par Claude Lelièvre...

30 Octobre 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Histoire

Entrées à l'Université : De Gaulle et Macron, bis repetita?... Par Claude Lelièvre...

Les mesures gouvernementales envisagées seront dévoilées à tous ce lundi, mais sont passablement embrouillées selon la journaliste Christel Brigaudeau : «la copie que livre la ministre de l'Enseignement supérieur contourne l'obstacle en autorisant de manière ambigüe à la fois les facultés à sélectionner ... et les jeunes à en forcer la porte » ( in « Le Parisien » de dimanche).

Et cette même journaliste spécialisée dans le domaine de l'éducation au « Parisien » n'hésite pas à rappeler à ce sujet la consigne principale donnée il y tout juste cinquante ans par le Président de la République Charles de Gaulle à son ministre nouvellement nommé Alain Peyrefitte : « Faire passer l'orientation et la sélection ». Vieille (et brûlante) histoire à connaître effectivement. Pour s'y retrouver et comparer.

Le Conseil des ministres du 24 avril 1968 traite des mesures envisagées pour « contrôler et normaliser la croissance des effectifs des étudiants : pas de sélection malthusienne, mais orientation, grâce à la diversification des voies ». « L’inscription automatique interviendra, dans la voie choisie, pour la moitié environ ou les deux tiers des bacheliers, soit : ceux qui ont obtenu une mention ; plus ceux qui ont obtenu 12 sur 20 dans les disciplines fondamentales de la voie choisie. Pour les autres, le droit à l’inscription ne sera pas automatique. Le bachelier pourra se porter simultanément candidat à plusieurs établissements. Les candidatures seront examinées, sur présentation du dossier scolaire, par des jurys d’établissement, lesquels pourront accepter ou refuser l’admission. Le gouvernement prendra des dispositions pour que l’ensemble des enseignements supérieurs diversifiés permette d’absorber la totalité des bacheliers désireux de poursuivre leurs études ».

Son examen est inscrit au programme de l’Assemblée nationale pour les 14,15 et 16 mai. Mais les événements de Mai 68 (et ce projet n’a pas été pour rien dans la mobilisation étudiante et lycéenne) empêcheront l’ouverture des débats et leur conclusion.

La loi d’orientation promulguée le 12 novembre 1968 afin de refonder les universités après la tempête de Mai 68 ne reprend pas le projet, le Général de Gaulle ayant accepté une nette modification dans la façon de penser l’orientation sélective à l’Université. Et il soutient son ministre Edgar Faure face à certains membres de sa majorité gaulliste qui, en juillet 1968, voulaient reposer le principe d’une sélection administrative rigoureuse.

Lorsque Charles de Gaulle est devenu Président de la République en 1958, les circonstances appelaient à un effort particulier dans le domaine scolaire. Le traité de Rome, signé en 1957, venait d’instituer l’Europe communautaire. Le volontarisme gaullien prend cette situation comme un défi à relever. Selon le Général : « Puisque en notre temps la France doit se transformer pour survivre […] , il s’agit que l’enseignement qui soit donné aux jeunes, tout en développant comme naguère leur raison et leur réflexion, réponde aux conditions de l’époque qui sont utilitaires et techniques »

L'étudiant que j'étais dans la deuxième moitié des années 1960 a pris la volonté du président de la République Charles de Gaulle de promouvoir une '' orientation autoritaire'' pour une ''sélection malthusienne'' (globale). Mais il faut tenir compte que je cultivais des disciplines peu porteuses dans ce cadre (les lettres, l'histoire, la philosophie). Il n'en reste pas moins que l'historien des politiques scolaires que je suis devenu doit faire amende honorable à certains égards sur ce point précis.

Charles de Gaulle a mis en œuvre en effet une politique prioritaire en matière d’enseignement : le développement volontariste des enseignements supérieurs. Les éléments budgétaires rassemblés par l’économiste Jean-Claude Eicher ne permettent pas le doute. Durant la ''période gaullienne'', c'est-à-dire de la fin des années 50 à la fin des années 60, le nombre d’étudiants est multiplié par 2,5. Le budget du supérieur, en francs constants, fait plus que suivre puisqu’il a augmenté régulièrement et a été multiplié par 4. En francs constants, si l’on prend pour repère l’indice 100 en 1957, la dépense par étudiant croît jusqu’à l’indice 234 en 1969, pour retomber ensuite à 189 en 1973 (sous Georges Pompidou ) puis à 158 en 1978 (sous Valéry Giscard d’Estaing). A comparer avec Emmanuel Macron ?

Rétrospectivement, le général de Gaulle attribue en dernière analyse son échec final dans le domaine de l'orientation et de la sélection au refus massif du corps enseignant : «Ayant moi-même élargi l’enseignement public, je tiens à y faire s’instaurer, depuis le bas jusqu’en haut, l’orientation et la sélection. Mais le fait est qu’à cet égard mes invites, voire mes prescriptions, trouveront chez les intéressés une résistance sourde et passive […]. Diriger d’office des élèves dans tel ou tel sens, fermer proprio motu des portes à certains d’entre eux, engager délibérément une part de l’avenir des uns et des autres, c’est là quelque chose de discordant par rapport à leur état d’esprit et à leurs habitudes […]. Il me sera une fois de plus démontré qu’aucune institution ne peut être vraiment réformée si ses membres n’y consentent pas, à moins de faire table rase par la dictature ou la révolution » ( « Mémoires d'espoir », Plon, 1972, page 267)

Claude Lelièvre

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"Histoire dessinée de la France" : "Arrêtons de réciter le roman national comme un catéchisme"...

30 Octobre 2017 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education, #Histoire, #BD

EXTRAIT

La Revue dessinée et les éditions La Découverte se lancent dans un défi fou: raconter une Histoire de France en 20 BD, réalisés par 20 tandems de dessinateurs et d’historiens.

"En ces temps troublés, l’histoire de notre pays fait l’objet de fantasmes passéistes et de récupérations politiques. Très loin de ces tentative de réhabilitation du 'roman national', 'l’Histoire dessinée de la France' présente un nouveau visage de notre histoire, en associant les meilleurs historiens français aux plus talentueux auteurs de bande dessinée."

Ces quelques mots, en exergue du premier tome de la série «Histoire dessinée de la France», inauguré en ce mois d’octobre, résume parfaitement le projet lancé par La Revue dessinée et les éditions La Découverte: proposer un regard nouveau, «à jour des connaissances et des débats historiographiques actuels, à rebours des légendes nationales comme des images d’Epinal» sur l’Histoire de France.

Les deux maisons sont réputées : la première pour ses reportages et enquêtes réalisés en bande dessinée, la seconde pour les essais qu’elle publie en sciences sociales et en histoire. Mais elles se sont lancé là un défi de taille. Parcourir notre histoire nationale en 20 albums de BD, réalisés par 20 tandems de dessinateurs et d’historiens, sur le même modèle que les reportages et enquête de la Revue dessinée, qui sont  chaque fois confiés à un tandem dessinateur-journaliste. Chaque duo d’auteurs s’attaquera, ici, à une période historique précise.

(...)

Renaud Février

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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Mano Solo... Soif de la vie... Etc...

29 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jean Giraudoux...

29 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Jean Giraudoux...

HECTOR : Pour quelle raison ? Est-ce l’âge ? Est-ce simplement cette fatigue du métier dont parfois l’ébéniste sur son pied de table se trouve tout à coup saisi, qui un matin m’a accablé, au moment où penché sur un adversaire de mon âge, j’allais l’achever ? Auparavant ceux que j’allais tuer me semblaient le contraire de moi-même. Cette fois j’étais agenouillé sur un miroir. Cette mort que j’allais donner, c’était un petit suicide. Je ne sais ce que fait l’ébéniste dans ce cas, s’il jette sa varlope, son vernis, ou s’il continue… J’ai continué. Mais de cette minute, rien n’est demeuré de la résonnance parfaite. La lance qui a glissé contre mon bouclier a soudain sonné faux, et le choc du tué contre la terre, et, quelques heures plus tard, l’écroulement des palais. Et la guerre d’ailleurs a vu que j’avais compris. Et elle ne se gênait plus… Les cris des mourants sonnaient faux… J’en suis là.

La Guerre de Troie n'aura pas lieu

 

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Défendre l'Egalité est bien plus courageux que combattre l' "égalitarisme"...

29 Octobre 2017 , Rédigé par Philosophie Magazine Publié dans #Education

Défendre l'Egalité est bien plus courageux que combattre l' "égalitarisme"...

Jean-Michel Blanquer, Catherine Kintzler. L’éducation à armes égales

(...)

Jean-Michel Blanquer

"C’est l’une des choses que je combats de manière frontale : l’édulcoration de l’éducation au nom de l’égalité, qui est, à mes yeux, l’une des grandes erreurs des temps passés. Et je ne le tire pas de mon chapeau, mais des expérimentations, de la comparaison internationale et de la science. Les recherches en sciences cognitives ont mis en lumière la plasticité du cerveau au cours des premières années de la vie et la précocité des compétences aussi bien linguistiques que mathématiques chez le jeune enfant. Selon le professeur au Collège de France Stanislas Dehaene, on peut parler d’un sens des probabilités chez l’enfant de quelques mois. Il serait criminel de ne pas tenir compte de cette plasticité pour donner à tous les enfants, dès le début de leur vie, les atouts qui vont leur être utiles toute leur existence. J’accorde une importance considérable à l’école maternelle, que je définis comme étant l’école du langage, non pas afin d’y apprendre de façon forcenée des choses, mais pour avoir une vraie stratégie pédagogique qui mène à l’acquisition du vocabulaire, première source d’inégalité. Les enfants arrivent à l’école à 3 ans en étant très inégaux sous l’angle du vocabulaire maîtrisé. L’école doit compenser cela par tous les moyens, ludiques et artistiques en particulier. Et le CP est fondamental. J’ai été très surpris de voir que certains en viennent même à contester cela ! Car c’est le moment clé de l’entrée dans la lecture, l’écriture et le calcul. Et, là aussi, on ne doit pas opposer, mais articuler le savoir et l’expérience. Exemple type : la mémoire et le sens. On doit apprendre des choses par cœur, c’est extrêmement important, cela a été démontré par les sciences cognitives. On installe ainsi une « mémoire socle » qui sera la base d’un exercice permanent de la mémoire. L’exemple type, c’est celui des tables de multiplication. Plus vous les apprenez tôt, plus elles seront bien charpentées en vous, et mieux elles vous serviront pour d’autres acquisitions mathématiques. C’est une fausse bienveillance que de dire : « Attendons, on verra bien en fin de CM2 si c’est le cas. » Et puis d’ailleurs, à la fin du CM2, ce n’est pas vraiment le cas, alors on passe en 6e sans avoir la maîtrise de connaissances mathématiques fondamentales, et c’est la même chose pour le français ! Aujourd’hui, le système reconduit les inégalités qui se présentent dès la maternelle. À l’inverse, on sait que les politiques actives dès la maternelle ont permis de diviser par trois le pourcentage des élèves les plus faibles à l’entrée au CP. Voilà sur quoi on peut fonder une lutte efficace contre les inégalités à l’école. Cela nécessite peut-être un peu plus de courage que d’aller sur une estrade en disant « égalité » toute la journée…"

(...)

Entretien avec Catherine Kintzler, à lire dans son intégralité - pour abonnés - en cliquant ci-dessous

Commentaire:

"... l’édulcoration de l’éducation au nom de l’égalité, qui est, à mes yeux, l’une des grandes erreurs des temps passés"

Jamais l'éducation n'a été "édulcorée" au nom de l'égalité. Jamais! Sinon dans l'esprit ce ceux qui veulent à tout prix, et quel qu'en soit ce prix, caricaturer l'égalité pour en faire l' "égalitarisme" qu'ils reprochent à tous ceux qui ne "pensent pas comme eux".

C'est là une falsification de l'Histoire de l'éducation. D'ailleurs de quels "temps passés" s'agit-il exactement? Un peu plus de précision ne nuirait pas.

"... Selon le professeur au Collège de France Stanislas Dehaene, on peut parler d’un sens des probabilités chez l’enfant de quelques mois. Il serait criminel de ne pas tenir compte de cette plasticité pour donner à tous les enfants, dès le début de leur vie, les atouts qui vont leur être utiles toute leur existence."

Les professeurs des écoles, professeurs en écoles maternelles, vont être heureux d'apprendre qu'ils ne donnent pas à tous les enfants les atouts qui leur seront utiles tout au long de leur vie.

C'est évidemment le cas. Il serait préférable d'écouter et de rencontrer les acteurs anonymes du quotidien et du terrain plutôt que toujours se référer à tel ou tel chercheur en "sciences cognitives" dont bien des conclusions définitives restent en débat.

"On doit apprendre des choses par cœur, c’est extrêmement important, cela a été démontré par les sciences cognitives. On installe ainsi une « mémoire socle » qui sera la base d’un exercice permanent de la mémoire. L’exemple type, c’est celui des tables de multiplication. Plus vous les apprenez tôt, plus elles seront bien charpentées en vous, et mieux elles vous serviront pour d’autres acquisitions mathématiques."

Je ne connais en France - et j'en connais beaucoup - aucun enseignant qui ne fasse travailler la mémoire par le "par cœur". On apprend encore et toujours "par cœur" à l'école en France. Affirmer le contraire, c'est vouloir introduire dans l'esprit du grand public en général, et des parents en particulier, je-ne-sais quelle crainte d'un laisser-aller généralisé.

Il ne faut pas non plus laisser s'installer l'idée - fausse - d'un "par cœur" permettant aisément les acquisitions des savoirs à venir. Des générations d'enfants ont appris des tables de multiplication, des récitations, des leçons d'une longueur hallucinante sans que cela ait le moins du monde facilité les acquis en aval.

La "mémoire socle" est toujours enrichie dans les écoles de France.

"... Aujourd’hui, le système reconduit les inégalités qui se présentent dès la maternelle. À l’inverse, on sait que les politiques actives dès la maternelle ont permis de diviser par trois le pourcentage des élèves les plus faibles à l’entrée au CP"

(Il serait bon de sourcer cette "division par trois")

Le système ne reproduit pas les inégalités (que des politiques de droite ont maintenues et renforcées pendant des années.  Celles de 2007/2012 furent un "modèle" du genre).

Il accroît les écarts entre "forts" et "faibles". Ce qui bien plus grave encore. Et ce n'est pas en faisant des "sciences cognitives" l'Alpha et l'Omega de l'éducation qu'on parviendra, tous ensemble, à enrayer le phénomène.

Il exclut également ceux qu'on appelle les "décrocheurs". Pour mémoire, entre 2012 et 2017, ils sont passés de 150 000 par an à moins de 100 000. C'est évidemment encore trop! Mais qu'on ne vienne pas dire que les politiques passées sont responsables de tous les maux quand elles ont obtenu des résultats d'ailleurs salués par l'OCDE qui ne passe pas pour être un repaire de "gauchistes égalitaristes et pédagogistes"!

"Cela nécessite peut-être un peu plus de courage que d’aller sur une estrade en disant « égalité » toute la journée…"

Il est bien plus courageux de tendre toujours à plus d'EGALITE (Liberté - Egalité - Fraternité) que répéter partout et toujours: l' "égalitarisme" ne mène à rien. Tout en "rétablissant" des classes à options qui, jusqu'à preuve du contraire, entretiennent de fait un inégalitarisme institutionnalisé. "Inégalitarisme" dont il serait peut-être temps de parler aussi.

Le mot "égalitarisme" semble n'être employé que pour éviter de soutenir les efforts déployés quotidiennement par les enseignants de ce pays et laisser croire à un "égalitarisme" source d'une "baisse de niveau".

C'est tout simplement faux.

Christophe Chartreux

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La petite société des enfants...

29 Octobre 2017 , Rédigé par La Vie des Idées Publié dans #Education, #Enfance

Comment les enfants perçoivent-ils le monde qui les entoure, du plus proche – les parents, les amis – au plus lointain – le travail, la politique ? La sociologie dialogue ici avec la psychologie pour décrire les processus socialement différenciés par lesquels les enfants en viennent à penser et se penser.

Recensé : Wilfried Lignier et Julie Pagis, L’enfance de l’ordre. Comment les enfants perçoivent le monde social, Paris, Seuil, 2017, 320 p., 23 €.

Parce qu’ils seraient en voie de socialisation, les enfants ne seraient que des êtres sociaux en devenir — tout ne serait, au fond, qu’une question d’âge, et pour parler le langage de la psychologie, de « stade de développement ». En proposant une sociologie des perceptions enfantines du monde social, Wilfried Lignier et Julie Pagis mettent à l’épreuve cette idée commune. Ils montrent, à l’appui de nombreuses données empiriques, ce que ces perceptions doivent aux interactions que les enfants, depuis leurs premiers pas, entretiennent avec leur environnement social. En entrant dans le détail des opérations mentales constitutives des habitus enfantins, à tout le moins de leur part cognitive, ce livre révèle la portée heuristique d’un regard sociologique sur un objet — le développement de l’enfant — longtemps abandonné à la psychologie.

Wilfried Lignier et Julie Pagis ont enquêté durant deux années auprès des enfants de deux classes (CP-CM1 et CM1-CM2), dans deux établissements scolaires. Ils ont déployé un dispositif méthodologique élaboré au sein duquel le recueil de la parole, par la réalisation d’entretiens avec des duos d’enfants et l’animation de discussions en classe, se double de la passation d’exercices écrits — ils ont notamment demandé aux enfants de classer des métiers, ou encore, dans le volet de l’enquête consacré aux perceptions enfantines de la vie politique, d’expliciter ce qu’ils entendent par « la droite » et « la gauche ». Les analyses que font les auteurs de ces matériaux qualitatifs sont systématiquement rapportées aux caractéristiques sociales des enfants et de leur famille, ainsi qu’à la composition socio-démographique des classes au sein desquelles ils évoluent dans le cadre scolaire — et a fortiori, dans celui de l’enquête. Si les auteurs soulignent à quelques reprises les limites d’une enquête qui, fondée principalement sur la réalisation d’entretiens, laisse de côté l’usage des méthodes ethnographiques, l’observation n’est pas totalement absente de leur démonstration. De fait, les entretiens en duo ou les discussions collectives ont aussi été l’occasion, pour les chercheurs, d’observer les interactions entre enfants. Loin d’être considérées comme des « biais », ces interactions — au cours desquelles les enfants se jaugent et se jugent, s’imitent ou se distinguent — sont appréhendées comme l’un des moyens ordinaires par lesquels les enfants forgent leurs perceptions du monde social, et leur conscience de soi.

(...)

Nicolas Salée

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A Voir... Jalouse... Avec Karin Viard... En salle le 8 novembre...

29 Octobre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Cinéma

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