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Vivement l'Ecole!

Vivaldi...

26 Septembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Charles Bukowski... (+ "Correspondances" dites par Jacques Gamblin)

26 Septembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Il n'a qu'à laisser tourner la minicassette, ou le pick-up. Non, il ne trouve rien de mieux que Johnny Cash, un concert live devant les taulards à Folsom.

"J'ai descendu un type à Reno, histoire de le regarder crever."

On dira que j'ai une sale mentalité, mais j'ai la nette impression que le Johnny frime un peu, comme Bob Hope, quand il part au Viêtnam amuser les troufions pour Noël. Les taulards applaudissent, puisqu'on les sort de leurs cellules. Cela dit, c'est comme jeter un vieil os au lieu d'une escalope à un pauvre affamé. Pas de quoi être fier. Pour les taulards, à mon avis, une seule solution : ouvrir les prisons. Et pour les troufions : arrêter les guerres.

"Arrête ça !

- Qu'est-ce qui te prend ?

- C'est bidon. Un truc d'agence de pub.

- Tu n'as pas le droit de dire ça. Johnny a fait ses preuves.

- Il n'est pas le seul.

- Nous on trouve ça bon.

- La voix n'est pas mal. Mais crois-moi, le seul type qui puisse chanter devant des taulards, c'est un taulard.

- Tant pis. On aime.

Contes de la folie ordinaire

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"Michel Lussault n’a pas à rougir de son travail à la tête du CSP"...

26 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique

(...)

(...) le sujet principal de la journée, relayé par Libération, est la démission de Michel Lussault de la tête du Conseil supérieur des programmes (CSP) : « Le président du Conseil supérieur des programmes, Michel Lussault, démissionne. Libération rapporte sa déclaration : “J’ai eu le sentiment qu’il ne connaissait pas vraiment ce que nous avions fait et n’avait pas la volonté de nous confier quoi que ce soit. Je lui ai dit que le CSP permettait notamment de sortir des débats partisans. Je n’ai pas réussi à le convaincre. Dans ces conditions, il devenait difficile pour moi d’envisager un maintien, ce que je n’ai pas caché au ministre.” »

Évidemment, M. Blanquer n’a pas tardé à réagir à cette annonce, comme lerapporte RTL et le moins que l’on puisse dire est qu’il ne se montre pas vraiment chagriné par cette décision : « Jean-Michel Blanquer a réagi à cette démission, au micro de RTL : "C’est le choix de M. Lussault, de démissionner. J’ai entendu qu’il l’avait fait dans des termes outranciers. Le simple fait qu’il utilise des termes outranciers le disqualifie pour la fonction qu’il exerçait donc il en tire les conséquences. Cela ne me gêne pas du tout, ce n’est pas un problème. Je suis dans un travail d’organisation de l’Éducation nationale pour que tous les enfants sachent lire, écrire, compter et respecter autrui à la sortie de l’école primaire. Si ça gêne M. Lussault, c’est vraiment pas grave qu’il s’en aille", s’est-il exclamé. »

S’il semble déjà singulier de parler de termes outranciers concernant les déclarations de Michel Lussault, il paraît encore plus étrange de s’adonner soi-même ensuite à l’outrance en affirmant de Michel Lussault qu’il est indigne de ses fonctions. En tout état de cause, M. Lussault n’a pas à rougir de son travail à la tête du CSP, qui avait pour but, rappelons-le, de détacher un peu la rédaction des programmes scolaires de la mainmise du politique, dans l’intérêt même des élèves. La reprise en main du CSP par M. Blanquer, qui a déjà montré avec le détricotage des rythmes scolaires que l’intérêt des enfants n’était pas sa priorité, annonce une volonté de satisfaire une frange de la population, au détriment, il faut le craindre, de l’intérêt général.

(...)

Aurélie Gascon

Extrait de la revue de presse des Cahiers Pédagogiques

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Une histoire à ne pas manquer...

26 Septembre 2017 , Rédigé par Chronik.fr - Agathe Cagé Publié dans #Histoire

Les polémiques sur l’enseignement de l’histoire doivent être l’occasion de poser les questions essentielles du rôle social et politique de cette dernière et des usages que l’on en fait, à l’École et au-delà, par exemple dans le champ politique.

Lire la parole forte et engagée de l’historienne Suzanne Citron est plus qu’un réconfort en sortie d’un plateau de télévision où Alain Finkelkriaut n’a pour seul modèle que l’École fantasmée du jeune Albert Camus et croit pouvoir construire l’intégralité d’une argumentation sur sa méconnaissance de la nature des activités périscolaires (l’étymologie du préfixe péri- prenant pourtant sa source dans ce grec ancien que ce « philosophe » affectionne tant).

La préface de Suzanne Citron à la deuxième édition de La fabrique scolaire de l’histoire, que les éditions Agone publient sous la direction de Laurence de Cock, ne brosse pourtant pas dans le sens du poil les rejetons du système des grandes écoles et des classes préparatoires dont je suis, fruits d’une École française pensée par et pour les initiés à partir de son sommet quand elle devrait l’être à partir de sa base. Hauts fonctionnaires, énarques, polytechniciens sont pour l’historienne, au regard du « moule » uniforme dont ils sont sortis, incapables d’avoir « ni le recul pour un examen critique du fonctionnement de l’État, ni l’audace sacrificielle nécessaire à la mise en cause d’un système dont ils sont partie prenante ».

Défiance vis-à-vis de l’École et réflexes corporatistes

La toute-puissance française de ceux que Pierre Bourdieu appelait la noblesse d’État est certes loin d’être le seul frein à une transformation en profondeur du système scolaire fondée sur une approche bienveillante et la recherche de la réussite de tous les élèves – le premier frein étant sans aucun doute le sentiment de défiance dans l’École que les discours conservateurs et passéistes ont contribué à diffuser dans toute la société. Mais cette toute-puissance n’est pas sans lien avec certains réflexes corporatistes.

(...)

Laurence de Cock (dir.), La Fabrique scolaire de l’histoire (2e édition), Agone, 2017. Avec les contributions de Géraldine Bozec, Vincent Capdepuy, Vincent Casanova, Hayat El Kaaouachi, Charles Heimberg, Samuel Kuhn, Françoise Lantheaume, Patricia Legris, Servane Marzin et Véronique Servat.

Agathe Cagé

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

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Le président du Conseil des programmes démissionne et charge Jean-Michel Blanquer...

26 Septembre 2017 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education, #Politique

Le président du Conseil des programmes démissionne et charge Jean-Michel Blanquer...

Pour Michel Lussault, "le ministre multiplie, sans discussion ni concertation, les annonces souvent unilatérales et idéologiques".

D'habitude, Michel Lussault est quelqu'un de "discret". Aujourd'hui, le président du Conseil supérieur des programmes veut faire entendre sa voix. Il a donc démissionné, mardi 26 septembre, de l'institution, qu'il présidait depuis 2014, sur fond de désaccords avec le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, un homme "respectable" malgré tout. Dans une interview au "Monde" et sur France-Inter, il explique les raisons de son coup d'éclat et du message qu'il veut faire entendre.

Pourquoi démissionner maintenant ? "J'ai le sentiment que le ministre n’est pas prêt à confier au CSP des missions correspondant aux chantiers à venir, comme ceux du lycée et du bac", déclare-t-il au "Monde".

"Les annonces souvent unilatérales et idéologiques"

Et Michel Lussault de charger le ministre de l'Education d'Emmanuel Macron :

"A chacune de ses déclarations, Jean-Michel Blanquer prend grand soin de se présenter comme l’anti-Najat Vallaud-Belkacem, celui qui veut sortir l’école de la funeste politique de refondation décrite par ses détracteurs comme le parachèvement de la destruction de l’école par les 'pédagogistes' et les 'égalitaristes'."

C'est avant tout les annonces publiques du ministre de l'Education, dans certains journaux "de droite" qui prouvent, selon Michel Lussault, l'erreur politique de Jean-Michel Blanquer.

"Ses multiples annonces, tout comme sa présence à la 'une' de médias comme 'Causeur' ou 'Valeurs actuelles', sont autant de gestes profondément politiques montrant qu’il sort de sa ligne annoncée de modération, de prudence et de pragmatisme. A mon sens, il commet une erreur politique.

Pire, "le ministre multiplie, sans discussion ni concertation, les annonces souvent unilatérales et idéologiques, à l’opposé du pragmatisme revendiqué".

"Je n'ai pas eu un seul contact"

Ce sont avant tout les relations avec le ministre de l'Education qui ont poussé le président du CSP à la démission : il n'y en avait pas, selon lui. Il n'a eu qu'une réunion, le 1er août.

"J’ai eu le sentiment qu’il ne connaissait pas vraiment ce que nous avions fait et n’avait pas la volonté de nous confier quoi que ce soit. Je lui ai dit que le CSP permettait notamment de sortir des débats partisans. Je n’ai pas réussi à le convaincre."

Alors "depuis, que ce soit avec lui ou son cabinet, avec la direction générale de l’enseignement scolaire, avec les inspections générales, je n’ai pas eu un seul contact". Et d'asséner :

"Laisser le CSP sans nouvelle me semble discourtois. Ce n’est pas une façon de traiter une institution qui, quoi qu’on en pense, a pleinement rempli son rôle. Je n’accepte pas ce mépris, qui est aussi une marque choquante de désinvolture par rapport à une instance créée par la loi."

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Michel Lussault démissionne du Conseil Supérieur des Programmes.. Videos...

26 Septembre 2017 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Politique

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Education : le président du Conseil des programmes annonce sa démission...

26 Septembre 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique

France Inter

France Inter

EXTRAITS

« Le ministre n’est pas prêt à confier au CSP des missions correspondant aux chantiers à venir », estime Michel Lussault. L’instance créée en 2013 devait garantir un processus indépendant et transparent mais n’a pas évité plusieurs polémiques.

Sur fond de désaccords avec le ministre de l’éducation nationale, Michel Lussault, président du Conseil supérieur des programmes (CSP), annonce dans Le Monde sa démission. Celui qui incarne et défend cette instance depuis 2014 laisse derrière lui un bilan marqué par la réécriture du « socle commun », puis des programmes du primaire et du collège.

Les récentes déclarations du ministre, Jean-Michel Blanquer, sur les méthodes de lecture, la fin du prédicat ou encore l’approche chronologique en littérature, ont ignoré le rôle du CSP. Créé par la loi de refondation de l’école de 2013, celui-ci devait garantir un processus de conception des programmes transparent et indépendant.

Avant l’élection présidentielle, le CSP avait fait savoir qu’il était prêt à poursuivre son travail de refonte des programmes. « On a l’énergie, l’optimisme, l’ambition pour l’école. Nous pensons qu’on est utile », déclariez-vous alors. Pourquoi démissionner maintenant ?

J’ai le sentiment que le ministre n’est pas prêt à confier au CSP des missions correspondant aux chantiers à venir, comme ceux du lycée et du bac. A chacune de ses déclarations, Jean-Michel Blanquer prend grand soin de se présenter comme l’anti-Najat Vallaud-Belkacem, celui qui veut sortir l’école de la funeste politique de refondation décrite par ses détracteurs comme le parachèvement de la destruction de l’école par les « pédagogistes » et les « égalitaristes ».

Ses multiples annonces, tout comme sa présence à la « une » de médias comme Causeur ou Valeurs actuelles, sont autant de gestes profondément politiques montrant qu’il sort de sa ligne annoncée de modération, de prudence et de pragmatisme. A mon sens, il commet une erreur politique.

(...)

Etes-vous hostile à la science comme boussole des décisions pédagogiques ?

Les sciences se conjuguent au pluriel. Or, visiblement, le ministre en a une conception restrictive. Je n’ai rien contre la neurophysiologie, sur laquelle il veut s’appuyer. Mais alors, que fait-il de la psychologie cognitive, de la didactique, de la sociologie, de l’histoire de l’éducation, de l’analyse des politiques publiques ? Il faut faire référence à toutes les sciences, pas seulement celles qui vous arrangent opportunément.

Que peut-il advenir du CSP après votre départ ?

Le CSP va connaître un renouvellement de ses six membres parlementaires, députés et sénateurs, sur un total de dix-huit. Le ministre aura à nommer un nouveau président. D’autres personnalités qualifiées seront peut-être à remplacer si certaines démissionnent.

Propos recueillis par Aurélie Collas et Luc Cédelle

Entretien à lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Le Système - Comportements - Réflexions - Supérieur

26 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Le Système - Comportements - Réflexions - Supérieur

Quelques infos sur l’organisation du système. Malgré les règles il y a toujours du jeu dans les comportements des acteurs et l’on trouve heureusement quelques réflexions. On terminera par le supérieur.

Le système

Ce que l’on sait sur les budgets 2018 des ministères. “Jean-Michel Blanquer a annoncé que le budget du ministère de l’Education nationale, le plus important de la Nation, allait passer "au-dessus" de la barre des 50 milliards d’euros, hors cotisations aux retraites des fonctionnaires de l’Education nationale, après 49,3 milliards en 2017.

La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a pour sa part assuré que son budget serait augmenté de 700 millions d’euros. En 2017, il s’élevait à 23,8 milliards.”

De nouvelles académies vont modifier leur calendrier scolaire. “Au final, combien de zones de vacances en France ? Il y en avait 3 (zones A, B, C). Officiellement une zone D a vu le jour à Orléans-Tours le 22 septembre. Une cinquième se profile à Rennes. Et ce n’est pas fini. En autorisant chaque recteur à établir son calendrier personnel, le ministre envoie un signal politique fort. Mais il prend aussi le risque de la désorganisation et du mécontentement.”

Blanquer :« le cours préparatoire est décisif ! ». Ah bon ? dit Claude Lelièvre sur son blog de Médiapart. “C’est du moins ce qu’a asséné Jean-Michel la semaine dernière sur Europe1 – dans le style péremptoire qu’il affectionne- en défendant notamment les évaluations lancées dès cette année en début de CP : « l’objectif, c’est de dire à quel point cette année est décisive ». Et pourtant les grands mouvements réformateurs ont depuis la Libération mis en cause régulièrement la place du CP.” Au fait c’est quoi un cycle ?

Comportements

Un manuel scolaire écrit à la sauce féministe. “Destiné aux écoliers, il promeut l’écriture « inclusive » ou « genrée » qui féminise tous les noms. On y lit que « grâce aux agriculteur.rice.s, aux artisan.e.s et aux commerçant.e.s, la Gaule était un pays riche ». Pas facile à lire, surtout à CE2 !"

Paris persiste et signe : la Ville restera à un rythme scolaire de quatre jours et demi. “Première commune à adopter cette réforme en 2013, Paris entend rester à la semaine de quatre jours et demi « dont cinq matinées consécutives, afin de favoriser les apprentissages fondamentaux », doit expliquer, lundi, la maire de Paris.”

Carte scolaire : lettre d’un « tricheur » par Pierre-Marie Lasbleis. “En réponse à une tribune sur le contournement de la carte scolaire, publiée mardi dans « Libération », un père vivant en Seine-Saint-Denis raconte la nécessité de l’exil parisien pour l’un de ses trois enfants. A partir de quelle composition sociale obtient-on un permis de fuite scolaire ?

Tarn : Les profs accusés d’avoir voulu voler des tableaux noirs n’iront pas au piquet. "La rectrice de l’académie de Toulouse a décidé de stopper la procédure disciplinaire lancée à l’encontre de six professeurs de Gaillac, qui avaient décidé de sauver des tableaux noirs voués à la destruction…"

Réflexions

Ken Robinson : « On a tous les capacités pour développer notre créativité ». “Peut-on apprendre à devenir créatif ? Ken Robinson, universitaire anglais et auteur de Changer l’école était l’invité du Monde Festival, dimanche 24 septembre, pour échanger sur le thème de la créativité. Selon lui, nous avons tous la capacité à être créatif mais nous ne la développons pas forcément. Sa conférence TED, intitulée « Comment l’école tue la créativité », a été visionnée par plus de 45 000 000 internautes et son dernier ouvrage vient de sortir en France (Changer l’école, Playbac, 2017).” C’est un extrait vidéo de la rencontre sur l’apprentissage de la créativité qui a eu lieu dimanche 24 septembre, de 11 h 30 à 13 heures, à l’amphithéâtre de l’Opéra Bastille.

« On condamne les enfants qui n’ont pas le profil idéal pour l’école d’aujourd’hui ». “INTERVIEW - Des centaines d’écoliers seront perdus en orthographe à la Toussaint prédit Anne-Marie Gaignard. L’ancienne dysorthographique et auteur de Rien n’est foutu, explique les raisons de cet échec à venir et accuse l’école de sacrifier une moitié de ses enfants pour « aller plus vite ».”

Hayek et l’éducation nationale. “La "connaissance particulière du temps et du lieu" comme dirait Hayek, est totalement absente de ces discussions plus ou moins savantes sur l’éducation. Les gens qui enseignent se retrouvent ainsi ballotés, au gré des alternances politiques, d’idées bien tranchées à d’autres, dans lesquelles la préoccupation principale des nouveaux arrivants est de détruire tout ce qui a été fait par les précédents, jusqu’à la prochaine vague dans l’autre sens. Ceux qui n’en peuvent plus, tout simplement, vont voir ailleurs.” L’auteur de l’article le termine par cette remarque … : ”Accroître le prestige des enseignants, placer le pouvoir au niveau local, limiter les directives venues du haut, favoriser l’expérience et les pratiques locales a probablement plus de chances de succès que l’opposition stérile entre scientisme, traditions et sciences de l’éducation. L’air du temps préfère les grandes théories.”

Claude Lelièvre : Violences à l’Ecole : l’importance du collectif. “Puisque la « boîte de Pandore » ( cf l’Expresso du 21 septembre) des violences à l’Ecole reste semble-t-il entrouverte, on se doit de rappeler en l’occurrence l’importance du ’’collectif’’. On se contentera d’un passage d’ « Histoires vraies des violences à l’Ecole », un ouvrage que j’ai écrit avec le bâtonnier Françis Lec, paru chez Fayard il y a tout juste dix ans.”

Supérieur

La faute à APB est toujours au gout du jour !

APB : le calvaire s’achève avec la clôture de la procédure complémentaire. “Les 3000 bacheliers qui sont toujours sans affectations ont jusqu’à ce soir minuit pour saisir leurs derniers voeux sur Admission post bac. La fin d’un exercice particulièrement mouvementé pour la plateforme d’orientation.”

Les procédures APB se terminent ce lundi soir, avec des bacheliers sur le carreau. “Créée en 2003 et étendue à tout le territoire en 2009, cette plateforme informatique a mis un terme aux files d’attente devant les facs et régulé les procédures d’inscription dans l’enseignement supérieur. Mais cette année, avec 40.000 bacheliers supplémentaires désireux d’entamer des études et 100.000 étudiants en réorientation, le système a craqué. Les tirages au sort pour les filières où les demandes sont supérieures se sont multipliés.”

Etudes de médecine : vers la fin de la filière belge. “L’accès aux études de santé en Belgique pour les étudiants étrangers continue de se durcir.”

Dans les Echos : Université : en finir avec l’égalitarisme. Claudio Galderisi / professeur à l’université de Poitiers. “Le système français organise de fait la réussite de ceux qui ont les moyens financiers de s’offrir de grandes écoles. Il faut réformer le premier cycle universitaire en y introduisant la sélection.”

Et pour finir une curiosité de communication : Quand la ministre de l’Enseignement supérieur refuse la presse. “Invitée du 28e congrès de la Fage, la principale fédération de syndicats étudiants, samedi à Saint-Etienne (Loire), Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, a exigé qu’aucun journaliste ne soit présent lors de son allocution, pourtant une manifestation publique.”

Bernard Desclaux sur une récolte de Géraldine Duboz.

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Yves Montand...

25 Septembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Marc Dugain...

25 Septembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

"Comment ai-je pu oublier, se dit Maria, c'est inadmissible. Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même." Elle aurait voulu se gifler. Mais le froid s'en chargeait pour elle. Le début d'automne, timide et clément, s'était effacé pour laisser place à des journées glaciales. Il lui fallait déambuler dans les bois, courbée, le nez au ras du sol. A moins d'un mètre, elle n'y voyait pour ainsi dire que des ombres, des esquisses de formes surprenantes, parfois inquiétantes. Des visages se dessinaient dans la terre et leurs yeux immobiles et sévères se posaient sur elle avant de disparaître. Ces caricatures jonchaient le sol par centaines et, si son humeur l'y prédisposait, elle s'amusait à les effacer. 

En cette fin d'automne, les couleurs s'étaient uniformisées, la nature se camouflait. Il n'avait pas plu depuis deux jours, mais la terre suintait. Maria était aux aguets. Si les branches craquaient sous ses pieds, elle pouvait les ramasser. Celles qui se contentaient de grincer étaient encore trop vertes. Les dernières feuilles accrochées aux arbres tremblaient dans la brise. Rien ne cherchait plus à se distinguer, tout s'accordait à l'unisson dans un concert funèbre et plat. Maria souffrait de toutes ses extrémités. Elle avait apprivoisé ces douleurs tenaces qui ne lui laissaient de répit que la nuit.

L'allée du bois conduisait à une plaine qui se confondait avec l'horizon. Elle fumait par endroits d'une brume légère et suspendue qui s'étirait parfois en d'étranges contorsions. Là où il y a encore quelques années on trouvait des cultures ordonnées, une steppe timide recouvrait ces longues étendues sans reliefs. 

Chaque fois que Maria se penchait pour faire ses fagots, un filet au goût âcre, un mélange de sang et de salive lui coulait dans la bouche. Elle se relevait brusquement pour cracher. De temps en temps elle observait la lumière. A cette époque, le jour ne se levait jamais vraiment et se couchait avec la lenteur d'un grand malade.

L'adolescente parvint à ficeler une dizaine de fagots de bonne taille avant que la nuit ne lui impose cette oisiveté qu'elle redoutait au point de lui donner des palpitations. Avant que l'obscurité ne l'enferme tout à fait, elle allumait son feu dans un poêle en fonte né avec le siècle. Elle se blottissait près de cette forme qui prenait dans la pénombre des allures magistrales, imposant aux objets de la cuisine une autorité qui ne se desserrait qu'aux premières heures de la journée. Elle dormait dans un fauteuil à oreillettes où s'asseyait autrefois son arrière-grand-mère, une femme aux traits masculins. Sans ses cheveux gris ivoire tirés en chignon, rien ne la distinguait d'un homme, si ce n'est bien sûr sa robe noire épaisse qui traversait les saisons. De sa voix, Maria ne gardait aucun souvenir car la vieille femme prenait soin d'ordonner sans parler, d'un regard dur que percevaient même ceux qui lui tournaient le dos. 

L'Insomnie des Etoiles

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