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Vivement l'Ecole!

La haine "anti pédago" se répand à gros bouillons!...

29 Septembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

La haine "anti pédago" se répand à gros bouillons!...

La haine "anti pédago" se répand partout, à gros bouillons!

Les propos de Barbara Lefebvre (Enseignante filloniste qui avait "oublié" de se déclarer comme telle lors de "L’Émission politique" consacrée à...François Fillon) sont une honte! Et je pèse mes mots! (Voir article en bas de page)

Hélas, cette HAINE a été encouragée - j'ose penser que c'était involontaire -  dès les premiers mots prononcés par le Ministre de l’Éducation Nationale à son arrivée rue de Grenelle. Souvenons-nous:

"Pédagogisme"; "Egalitarisme"...

Les chiens étaient lâchés! Ils pouvaient aller à la curée!

Ajoutons l'épisode récent du départ de Michel Lussault et le mépris affiché, déclaré, dit et écrit à l'encontre de l'ex-Président du Conseil Supérieur des Programmes. Un autre Président, démissionnaire lui-aussi, avait été traité avec tous les égards. Il s'agissait d'Alain Boissinot en juin 2014. Une autre époque qui semble si lointaine, déjà...

Tout cela n'est pas sain. Ni favorable à des débats nécessaires et de qualité, à condition de leur offrir les opportunités de l'ouverture et de la sérénité!

J'ai hésité à proposer ce torchon relayé complaisamment par un quotidien de bonne tenue. Mais des limites sont dépassées. Et lorsqu'elles le sont, il faut se lever et dire halte-là! Ca suffit!

Prenons TOUTES ET TOUS garde à ne pas transformer le terrain scolaire en un champ de bataille sanglant et indigne. Nos élèves ne doivent pas devenir les victimes collatérales de disputes d'adultes! De déclarations que la droite extrême ne renierait pas. Ne renie pas! Je pense ici à quelques chroniqueuses "réac-publicaines" qui font mal à l'Ecole par l'intermédiaire de pamphlets médiocres, mensongers, écrits par des gens abordant un sujet qu'ils ne maîtrisent absolument pas!

Nous, les enseignants, avons le droit et même le devoir de n'être pas d'accord toujours et sur tout. Mais que ce soit fait dans l'honneur, le respect mutuel, loin des mensonges, des caricatures, des raccourcis, des propos vengeurs, des haines recuites!

Oui vraiment, cela suffit!

Christophe Chartreux

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« Réduire les effectifs par classe n’est pas la solution magique »...

29 Septembre 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Pédagogie

« Réduire les effectifs par classe n’est pas la solution magique »...

EXTRAIT

Enseignant honoraire et rédacteur aux Cahiers pédagogiques, Jean-Michel Zakhartchouk estime que la baisse du nombre d'élèves par classe ne suffit pas à améliorer le niveau scolaire.

Douze élèves par classe pour les CP dans les zones d’éducation prioritaire renforcée (REP+) : une partie de la promesse du président Macron a été appliquée à la rentrée 2017. Qu’en pensez-vous ?

Je me réjouis d’une réduction d’effectifs dans les zones défavorisées. Mais, pour moi, il s’agit au fond d’une solution paresseuse, qui ne prend pas en compte les méthodes utilisées permettant de rendre efficiente cette réduction. Si ces classes font la même chose à 12 qu’à 24, quel est l’intérêt pour l’élève ? D’autant que les enseignants ne sont pas tous formés pour travailler en petits groupes, de manière plus personnalisée. D’autre part, nous ne sommes qu’au début de l’application. Comment va-t-elle concrètement se mettre en place ? L’une des pires choses qui puisse arriver : mettre les élèves les plus faibles d’un côté et les plus avancés de l’autre. Il faudrait une directive précise à ce sujet !

Il faut aussi préparer le moment où les élèves se retrouveront à 24, en CE2 par exemple. Ils peuvent avoir un choc car ils auront eu l’habitude d’être en petits groupes. Il ne faut pas que les élèves se retrouvent constamment à 12. Des moments de regroupement à 24 doivent être prévus comme en chant ou en éducation physique. Dans ces cours, il n’y a aucune raison d’être séparé. Autre problème d’importance : cette application fige l’établissement REP. La vocation d’un réseau d’éducation prioritaire est au bout du compte d’en sortir. Or, actuellement il y a une réelle incitation à ce que les établissements restent en REP…

Enfin, ma dernière inquiétude est le message envoyé de « solution miracle » qui renforce l’idée que le problème numéro 1 serait les effectifs des classes. Nous avons l’impression que c’est la mesure phare, spectaculaire et bien vue par l’opinion publique, notamment chez les enseignants. Bien sûr, le nombre d’élèves par classe a son importance, mais le réduire n’est pas du tout la solution magique ! J’ai eu des classes de 18 élèves dans un collège prioritaire, qui fonctionnaient mal, car trop homogènes vers le bas. J’aurais aimé y ajouter 8 ou 10 élèves de bon niveau pour les tirer vers le haut !

Une limitation du nombre d’élèves par classe nécessite logiquement une nette augmentation du budget…

Effectivement, il ne faut pas se faire d’illusion : le budget n’est pas infini ! Si nous en consacrons davantage à cette mesure, il y en aura moins autre part. Par exemple, consacrer un budget important pour réduire les effectifs en primaire risque de se faire au détriment de l’école maternelle, alors que la scolarisation des moins de trois ans en milieu populaire doit être davantage développée. Cela peut aussi avoir des répercussions indirectement au lycée : plus d’élèves par classe, ou regroupement des options à petit effectif.

En tant que professeur de collège REP, j’ai trop connu de séances en petits groupes -parfois de 5-6 élèves- où certains collègues faisaient un cours magistral ou donnaient des exercices sans plus-value réelle pour les élèves concernés. Un véritable gaspillage d’argent ! Les moyens supplémentaires ne seraient-ils pas mieux utilisés, du moins dans un premier temps, à multiplier les formations sur des manières différentes de travailler et d’enseigner ? D’autant que certaines recherches montrent que réduire le nombre d’élèves de façon significative ne suffit pas à améliorer le niveau scolaire. En effet, l’expérimentation lancée par Luc Ferry, dans les années 2000, de dédoublements systématiques dans une centaine de classe de CP, pointait des résultats décevants. En comparant avec un groupe témoin, on ne trouvait pas de profit réel pour les élèves les plus faibles dans les classes à effectif réduit. Ce bilan a été contesté, car dans les classes à effectif « normal », il y avait davantage de maîtres expérimentés, cela révèle l’importance d’autres facteurs que la taille de la classe.

(...)

Hanane Lynn

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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Education: pour une culture du oui...

29 Septembre 2017 , Rédigé par L'Express Publié dans #Education, #Pédagogie

Education: pour une culture du oui...

Et si, dans le monde de l'enseignement, on écoutait avant de dire non? C'est le sens de l'appel lancé ce lundi par Emmanuel Davidenkoff, Martin Hirsch, Guillaume Houzel, François Taddeï et Coline Vanneroy sur L'Express et Educpros.

Devons-nous nous résoudre à ce que notre système éducatif forme ce que Marc Bloch appelait des chiens savants, "dressés à donner, par quelques exercices choisis d'avance, l'illusion du savoir"? En 1944, déjà, l'historien dénonçait la manie examinatrice du système éducatif français et ses conséquences sur les élèves: "la crainte de toute initiative; la négation de toute libre curiosité (...) là où devrait au contraire régner la libre joie d'entreprendre". 

Un constat sévère qui reste pourtant largement d'actualité. Plus qu'ailleurs en Europe, les trajectoires des jeunes Français.es sont marquées par une pression à "se placer" socialement, le plus vite et le mieux possible, par la possession de diplômes. Ce système a ses avantages - une forte désirabilité des études par exemple - mais aussi ses effets pervers, car il crée de l'angoisse sur l'orientation et une vive compétition scolaire. Ce système laisse aussi peu de place à l'autonomie, à la recherche de soi, à l'expérimentation de projets et de trajectoires.

Des espaces de liberté et d'expérimentation

Aujourd'hui, consacrer ses heures à un projet civique ou solidaire vous attirera souvent un regard réprobateur de l'institution éducative, quand elle pourrait aménager votre emploi du temps pour vous permettre de concilier études et engagement. Faire valoir une formation dans deux disciplines hors du cadre très malthusien des bi-licences est généralement impossible. Proposer de remplacer un cours en amphi par un Mooc (cours gratuit en ligne) suscitera quasiment toujours un refus a priori. Prendre une année de césure après le bac vous empêchera de vous inscrire, à votre retour, dans les mêmes conditions qu'un bachelier de l'année.  

Il n'est pas très surprenant, dans ces conditions, que 71% des jeunes Français.es estiment que la société française ne leur donne pas les moyens de montrer ce dont ils et elles sont capables. Pourtant, dans le monde actuel, nous avons besoin de personnes créatives et innovantes, qui savent travailler en collectif. Il est urgent que les lieux d'enseignement comme les lieux de travail soient également des espaces de liberté et d'expérimentation, au sein desquels le premier réflexe n'est pas de dire "non" à tout ce qui sort du cadre.

Et si, à l'inverse, chacun.e dans nos sphères d'activité, nous disions "oui" par principe et non par exception? 

Certains organismes promeuvent déjà cette posture avec succès. Plutôt que de demander aux porteurs.es de projet d'aligner préalablement les diplômes, ils leur font confiance et partent du principe que l'apprentissage par le faire, par la prise de risque, par la formulation d'idées neuves - fussent-elles un peu folles - est profitable aux individus comme à la société.  

Ainsi, certaines entreprises réinventent le lien avec leurs salarié.e.s en se donnant les moyens de les associer à la résolution des défis auxquels elles font face. L'université Toulouse 3 expérimente l'enseignement par les pairs, tandis que l'ESSEC implique les étudiant.e.s dans le choix et la construction de plusieurs cours. L'Institut de l'Engagement permet de valoriser un engagement au service des autres pour accéder à une formation supérieure, créer son activité ou entrer dans une entreprise. Autant d'initiatives prometteuses. Mais encore si modestes au regard des énergies et des idées que pourraient libérer nos universités, nos écoles, nos administrations, nos entreprises, nos associations. 

Promouvoir la "culture du oui", c'est privilégier les bénéfices possibles du "oui" aux effets indésirables du "non". Cela commence par des principes d'action simples que nous pouvons toutes et tous mettre en oeuvre: 

  • Ecouter avant de dire non
  • Considérer toutes les idées, même celles qui sortent radicalement de l'ordinaire
  • Encourager la personne, même si on dit non au projet qu'elle présente
  • Ouvrir son carnet d'adresses pour faciliter la suite des démarches
  • Assumer ses responsabilités sans renvoyer, dès qu'on le peut, la décision au niveau supérieur

Dire "oui", faire confiance, est la meilleure manière de (re)bâtir un sens commun, un sens du "nous", un sens du "we". Alors, qu'attendons-nous? 

Marc Bloch: Notes sur la réforme de l'enseignement supérieur, 1944 Cécile Van de Velde: Devenir Adulte. Sociologie comparée de la jeunesse en Europe, Presses universitaires de France, coll. Le Lien social, 2008 Baromètre L'Etudiant du moral des lycéens et des étudiants, 2015 Résultats de l'enquête ""Génération Quoi?" France Télévisions, 2014 

Emmanuel DAVIDENKOFF, directeur de la rédaction de l'Etudiant; Martin HIRSCH, directeur général de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris et président de l'Institut de l'Engagement; Guillaume HOUZEL, directeur du CNOUS; François TADDEI, directeur du CRI (Centre de Recherches Interdisciplinaires); Coline VANNEROY, déléguée générale d'ANIMAFAC. 

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Revue de Presse Education... Budgets - Supérieur - Divers - Ressource

29 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Bon réveil et belle journée!

Bon réveil et belle journée!

Temps calme dans notre actualité, mais les budgets de nos ministères viennent d’être présentés et bien sûr ça réagit. Et puis APB fermé, il reste quelques "problèmes"...

Budgets

Les budgets de nos ministères viennent d’être présentés. Et donc...

Pour le Café pédagogique, c’est Le tournant. “Double leçon dans ce budget de l’Education nationale 2018. JM Blanquer donne une leçon d’habileté. Dans la présentation du budget, transformant la stabilité des créations de postes au budget en la mise en place de 4000 enseignants au primaire. Et aussi dans la gestion des enseignants : le PPCR devrait être appliqué, la prime de 3000 euros aussi mais de façon "très progressive". La mise en place des dédoublements de CP et Ce1 continue mais de façon ralentie. Mais il envoie aussi un signal durable. Après des années de recrutement en hausse du nombre d’enseignants depuis 2012, le ministre fait chuter le nombre de postes mis aux concours 2018. Ainsi s’amorce le tournant gestionnaire pour l’Education nationale. Mathématiquement après la stabilité du nombre de postes en 2018,la décrue devrait venir en même temps que le ministère réformera le lycée. Pour les étudiants, le message est clair : les carrières de l’enseignement vont à nouveau se refermer.”

Pour Le Monde, Budget 2018 : l’éducation nationale, un ministère « préservé » ?Le gouvernement assure que ce secteur reste une « priorité politique », mais la rupture est notable avec le quinquennat précédent, durant lequel près de 54 000 postes ont été créés dans l’éducation nationale.”

Pour les Echos, Marie-Christine Corbier relève que pour Blanquer : l’éducation « reste le budget numéro un de la nation ». “« C’est le budget numéro un de la nation, ça le reste », s’est félicité Jean-Michel Blanquer en rappelant que « c’est affiché comme une priorité politique par le président de la République depuis le début ». Emmanuel Macron avait toutefois annoncé, dans un premier temps, que seul le budget de la Défense augmenterait en 2018.”

Et le Monde pour le supérieur, Budget 2018 : une hausse de 700 millions d’euros pour l’enseignement supérieur. “La bouffée d’air était pour le moins attendue dans le milieu universitaire. Le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche augmente de plus de 700 millions d’euros en 2018 par rapport au budget initial de 2017. « C’est la preuve de la confiance qui est faite dans la jeunesse et dans l’avenir », s’est réjouie Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, qui a annoncé cette hausse dès jeudi 14 septembre. Une progression saluée par la Conférence des présidents d’université (CPU) et plusieurs syndicats d’enseignants et d’étudiants.”

Supérieur

Si vous voulez voir la Conférence de presse de rentrée étudiante du 28/09/17 par Frédérique VIDAL.

APB : à l’issue de la procédure, 3 729 bacheliers demeurent sans place dans l’enseignement supérieur. “En 2016, la plate-forme Admission post-bac, fermée un peu plus tôt, avait laissé 2 500 bacheliers sans affectation.”

Comment réformer APB : les solutions proposées par les étudiants. “Hier, à notre demande, plusieurs étudiants ont confronté leurs opinions. La ministre doit présenter des pistes aujourd’hui.”

L’orientation de bacs pro en BTS sur avis du conseil de classe trace sa route. “De 5 à 23 académies. L’expérimentation de l’orientation des bacheliers professionnels en BTS sur avis du conseil de classe passe à la vitesse supérieure dès cette année. Dix-huit nouveaux rectorats ont répondu à l’appel des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur pour déployer cette mesure, soit une quasi-généralisation, un an à peine après la phase test.”

Mais à l’autre bout de la formation, Camille Stromboni pour Le Monde écrit :

Rentrée universitaire : les naufragés de la sélection en master. “Alors que les cours ont repris, des étudiants attendent toujours une place en master. Ils sont 2 257 recalés à avoir saisi le recteur, annonce la ministre de l’enseignement supérieur dans son discours de rentrée.”

Deux nouveaux directeurs au sein des ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

À la suite du conseil des ministres du 27 septembre 2017, Édouard Geffray a été nommé directeur général des ressources humaines des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et Natacha Chicot, directrice des affaires juridiques.”

Divers

Montreuil : des parents d’élèves qui bloquaient « l’usine toxique » délogés. “Une centaine de personnes réclamaient, mercredi, la fermeture d’une société utilisant un produit cancérogène à proximité d’une école.”

Ressources

Présentation par François Muller sur le site des Cahiers pédagogiques du N° 539, Pouvoir d’agir et autonomie, de l’école au lycée, L’ami critique, le meilleur ami des équipes. “En misant sur une évaluation externe des unités éducatives focalisée sur les progressions et sur les acquis des élèves, avec des temps et des méthodologies qui renforcent la dimension collective, coopérative et responsabilisante, les inspections trouvent un rôle nouveau pour beaucoup. Dans le même temps, les équipes éprouvent le besoin de renforcer leur compétence collective à s’autoévaluer, à réguler leur action pédagogique et éducative. S’engager dans ce processus d’enquête exige un peu de temps et des méthodologies adéquates, des rôles et des responsabilités prises au sein de l’équipe d’école ou d’établissement, et aussi un étayage externe que l’ami critique saura leur proposer.”

Bernard Desclaux

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Il y a eu des ''pédagogistes'' au ministère: Jules Ferry contre Blanquer!... Par Claude Lelièvre...

28 Septembre 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Histoire, #Pédagogie

La chasse au ''pédagogisme'' voire aux ''pédagogistes'' est ouverte. Et certains donnent de la voix et s'époumonent dans certaines gazettes. Ils montrent ce faisant surtout leur inculture (pédagogique et historique) abyssale.

Qui a dit : « Nous voulons des éducateurs ! Est-ce là être trop ambitieux ? Non. Et je n’en veux pour preuve que la direction actuelle de la pédagogie, que les méthodes nouvelles qui ont pris tant de développement, ces méthodes qui consistent, non plus à dicter comme un arrêt la règle à l’enfant, mais à la lui faire trouver ; qui se proposent avant tout d’exciter la spontanéité de l’enfant, pour en diriger le développement normal au lieu de l’emprisonner dans des règles toutes faites auxquelles il n’entend rien, au lieu de l’enfermer dans des formules dont il ne retire que de l’ennui, et qui n’aboutissent qu’à jeter dans ces petites têtes des idées vagues et pesantes, et comme une sorte de crépuscule intellectuel».

Qui a dit :« Les hommes d’ancien régime dans l’enseignement primaire sont un peu surpris de ce que nous entreprenons ; ils sont même un peu choqués […]. Mais, disent-ils, est-ce que, autrefois, avec les anciennes méthodes, avec le programme restreint à lire, à écrire et à compter, on ne faisait pas des élèves sachant bien lire, écrivant correctement, comptant à merveille, comptant et écrivant peut-être mieux que ceux d’aujourd’hui, au bout d’un an ou deux d’école ? Cela est possible ; il se peut que l’éducation que nous voulons donner dès la petite classe nuise un peu à ce que j’appelais tout à l’heure la discipline mécanique de l’esprit. Oui, il est possible qu’au bout d’un an ou deux, nos petits enfants soient un peu moins familiers avec certaines difficultés de lecture ; seulement, entre eux et les autres, il y a cette différence : c’est que ceux qui sont plus forts sur le mécanisme ne comprennent rien à ce qu’ils lisent, tandis que les nôtres comprennent. Voilà l’esprit de nos réformes ».

Qui a dit : « Aux anciens procédés qui consument tant de temps en vain, à la vieille méthode grammaticale, à la dictée – à l’abus de la dictée -, il faut substituer un enseignement plus libre, plus vivant, plus substantiel [...] Mettre l’orthographe, qui est une des grandes prétentions de la langue française, mais prétention parfois excessive, au premier rang de toutes les connaissances ce n’est pas faire de la bonne pédagogie : il vaut mieux être capable d’écrire une lettre, de rédiger un récit, de faire n’importe quelle composition française, dût-on même la semer de quelques fautes d’orthographe »

Qui a dit :« La réforme subsistera dans ses grandes lignes. Il y faut distinguer deux choses : les programmes et les méthodes. Les programmes des classes ne sont qu’une façade : on a le droit de les trouver surchargés, démesurés, encyclopédiques ; on s’efforce avec raison de les alléger. Mais les programmes ne valent que par la méthode : c’est là la réforme même. Il faut donc se fixer sur la Note dont le Conseil supérieur a fait suivre les programmes. On pourra modifier les programmes, on ne mordra pas sur les prescriptions si claires de cette Note qui renferment en quatre pages toute la substance des controverses pédagogiques soulevées depuis vingt ans, sur ces instructions, à la fois pratiques et philosophiques, qui marquent si nettement la différence entre l’esprit ancien et l’esprit nouveau […]. Oui, vraiment, tout est là. Car les nouvelle méthodes […] fortifient la classe de tout ce qu’elles enlèvent aux routines, aux analyses à outrance, à tous les exercices mécaniques et surannés. A des méthodes nouvelles, il faut des maîtres nouveaux ».

  1. Jules Ferry au Congrès pédagogique des inspecteurs primaires, et des directeurs et directrices d'écoles normales primaires du 2 avril 1880.

  2. Jules Ferry au Congrès pédagogique des instituteurs et institutrices de France du 19 avril 1881.

  3. Jules Ferry au Congrès pédagogique des inspecteurs, et directeurs et directrices d'écoles normales primaires du 2 avril 1880 […] Et Jules Ferry au Sénat à propos du brevet de capacité (qui permet d'enseigner dans le primaire).

  4. Jules Ferry dans une lettre adressée au directeur de la « Revue de l'enseignement secondaire et supérieur » (publiée par la revue en date du 15 novembre 1887) , à propos de la réforme de 1880 de l'enseignement secondaire.

Claude Lelièvre

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Bernard Lavilliers...

28 Septembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Romain Gary...

28 Septembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Romain Gary...

"Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivée. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte la-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'Amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est ensuite obligé de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus. Jamais plus. Jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'Amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passés à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous les côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'Amour et vous avez sur vous de la documentation. Partout où vous allez, vous portez en vous le poison des comparaisons et vous passez votre temps à attendre ce que vous avez déjà reçu. Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n'aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine."

(...)

"Rien, dans son aspect un peu las, dans ses manières de parfait homme du monde, ne laissait deviner le petit garçon en culotte courtes qu'il cachait en lui, enfoui sous les sables du temps ; il en est souvent des apparences de maturité comme des autres façon de s'habiller, et l'âge, à cet égard, est le plus adroit des tailleurs. Mais je venais d'avoir 17 ans et je ne savais encore rien de moi-même ; j'étais donc loin de soupçonner qu'il arrive aux hommes de traverser la vie, d'occuper des postes importants et de mourir sans jamais parvenir à se débarrasser de l'enfant tapi dans l'ombre, assoiffé d'attention, attendant jusqu'à la dernière ride une main douce qui caresserait sa tête et une voix qui murmurerait : "Oui, mon chéri, oui. Maman t'aime toujours comme personne d'autre n'a jamais su t'aimer."

La Promesse de l'Aube

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Sus aux clichés sur les profs : « c’est un métier qui a un sens » (Sophie Mazet)

28 Septembre 2017 , Rédigé par VousNousIls - Europe1 Publié dans #Education, #Pédagogie

EXTRAITS

Prof d'anglais, connue pour ses cours d'autodéfense intellectuelle, Sophie Mazet s'attaque dans un nouveau livre aux clichés entourant le métier d'enseignant. Un regard clairement optimiste sur cette profession... pas forcément mal aimée.

Prof d’anglais au lycée Auguste Blanqui de Saint-Ouen, Sophie Mazet anime des ateliers dont l’objectif est de “développer l’esprit critique” des élèves. Après le succès de son “Manuel d’autodéfense intellectuelle”, elle sort un nouveau livre sur les préjugés qui entourent le métier d’enseignant : “Prof, les joies du métier”. Une vraie déclaration d’amour pour sa profession.

Votre livre s’intitule “Prof, les joies du métier”… Pourquoi ? Parce que le “‘malaise enseignant” n’existerait pas réellement ?

J’ai écrit ce livre pour questionner les clichés qui entourent le métier d’enseignant. Comme dans mon “Manuel d’autodéfense intellectuelle”, j’essaie d’examiner si, dans les faits, les chiffres vérifient ces clichés – et la plupart du temps, ce n’est pas le cas.

Premier cliché, celui selon lequel les profs sont tous dépressifs. Le métier d’enseignant a du mal à recruter, il ne ferait plus rêver… Le tableau dépeint de cette profession tout autour de nous, dans le débat public, est assez sombre. Or, si l’on regarde en profondeur, et si l’on jette un oeil sur différentes études – comme le baromètre Unsa Education -, on constate que la plupart des enseignants se déclarent heureux dans leur travail. En outre, ils ne sont pas plus malheureux que d’autres personnes, dans d’autres professions.

Le terme “malaise enseignant” est à la mode, en ce moment. Le mot “enseignant” devient quasiment, dans ce contexte, un adjectif… Mais la dépression n’est pas inévitable dans la profession d’enseignant, contrairement à ce que tout le monde pense. Il s’agit d’une caricature, qui répond à une caricature : les enseignants ne se sentent pas appréciés à leur juste valeur par le grand public et leur hiérarchie, et ils finissent donc par intégrer eux-même l’idée que leur métier va mal. Pourquoi les profs ne se sentent-ils pas considérés, et se perçoivent-ils comme détestés ? Parce qu’ils n’entendent que les voix des mécontents, et reprennent pour argent content ce cliché.

Les enseignants se jugent mal aimés, mais le fait est que 2 Français sur 3 en ont une bonne image ! En fait, les gens nous aiment bien – les familles ont une bonne appréciation du métier, et les élèves, en majorité, nous respectent.

(...)

Beaucoup de clichés négatifs circulent, notamment sur les enfants de banlieue, et sur le niveau, qui baisserait… En réalité, cette affirmation est fortement questionnable, car elle est très subjective. Il ne faut pas généraliser. Certes, le niveau en orthographe baisse, mais ce n’est pas pour autant que l’on peut dire que nous sommes en plein déclin…

Dans mon livre, je montre que certaines complaintes (“les élèves ne sont plus capables d’écrire” ; “le niveau du baccalauréat baisse”) ne datent pas d’hier, et remontent au début du 20e siècle. Si le niveau baisse vraiment depuis 100 ans, comment expliquer le fait que nous n’ayons pas encore touché le fond, et que l’on apprenne encore des choses à l’école ? Le classement PISA de l’OCDE est à relativiser, car ses résultats sont susceptibles d’entraîner des erreurs d’interprétation, puisque tous les élèves ne passent pas ce test.

L’affirmation selon laquelle le niveau baisserait est bien souvent politique. Elle sous-entend que c’est la faute du système éducatif, et qu’il faudrait établir une forme de sélection précoce. Or, paradoxalement, selon Stéphane Ménia, professeur d’économie, si le niveau baisse, c’est en fait parce qu’il monte ! La démocratisation scolaire conduit de plus en plus d’élèves au niveau Terminale, et les enseignants qui constatent tous les ans une baisse du niveau sont victimes d’un biais d’observation. La chute au classement Pisa peut ainsi s’expliquer par le fait que, 10 ou 20 ans plus tôt, de nombreux élèves n’auraient pas accédé au lycée, et n’auraient donc pas pu participer à cette évaluation de leur niveau.

(...)

Fabien Soyez

Entretien complet à lire en cliquant ci-dessous

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Réinventer la gauche... Un texte fondateur...

28 Septembre 2017 , Rédigé par Reinventer la gauche Publié dans #Politique

Réinventer la gauche... Un texte fondateur...

En juin dernier, nous affirmions une conviction : le clivage gauche-droite constitue toujours une grille de lecture du monde et de ses enjeux. Et nous exposions une position claire vis- à-vis d’Emmanuel Macron et de sa majorité : nous jugerions sur pièce, sans a priori mais sans concession, les décisions prises.

Les mois écoulés permettent de porter une première appréciation sur l’action du Président de la République et de son gouvernement.

Si sa réaction à la décision américaine de se retirer de l’Accord de Paris sur le climat ou les propositions avancées pour relancer l’Europe vont dans le bon sens, poursuivant en cela les orientations du gouvernement précédent ; sur le plan intérieur, Nicolas Hulot, dont les intentions sur les enjeux de la transition énergétique doivent être saluées, semble bien isolé.

Force est de constater en effet que les actes du gouvernement en matière économique et sociale procèdent d’une politique libérale, très marquée à droite. Jugeons plutôt.

Les plus modestes sont mis à contribution, avec par exemple la baisse des aides au logement, alors que la réforme annoncée de l’ISF allègera de 3 Mds€ l’impôt des plus fortunés ; la réforme du droit du travail ne fait pas le pari du dialogue social dans les entreprises, assouplit les règles qui s’imposent aux employeurs sans accorder de droits nouveaux aux salariés.

Les services aux publics sont fragilisés. Les annulations de crédits et les baisses de dotations annoncées aux collectivités territoriales affaiblissent les services publics et obèrent la capacité des territoires à être des espaces de solutions, d’invention et de solidarité, particulièrement dans les quartiers populaires et le monde rural au risque d’accentuer les fractures territoriales ; la décision de baisser de façon unilatérale et massive (1,5 mds€) les loyers des seuls bailleurs sociaux entrainera mécaniquement la réduction des capacités de production de logements neufs ou de réhabilitation des parcs anciens ; la suppression brutale de dizaines de milliers d’emplois aidés prive de perspectives d’avenir leurs bénéficiaires et compromet le fonctionnement de nombreuses associations qui œuvrent pour la cohésion nationale ; la suppression incompréhensible de 300M€ de crédits sur le budget de l’enseignement supérieur aggrave la pression sur les universités qui accueillent chaque année davantage d’étudiants.

Nous sommes donc renforcés dans notre conviction : la France a besoin de gauche pour proposer une autre vision que celle qui est actuellement à l’œuvre. Elle a besoin d’une gauche ouverte et responsable qui ne cède ni à la facilité de l’opposition systématique, ni à celle de la démagogie des promesses intenables. Elle a besoin de gauche pour penser le monde de demain, pour le rendre plus vivable, plus juste, plus humain que celui d’aujourd’hui. Elle a besoin d’une gauche lucide, notamment, sur les grandes mutations auxquelles nous faisons face et les transitions, démocratique, économique, écologique ou numérique qui les accompagnent et inscrivant résolument son action dans le cadre d’une Europe réorientée, équilibrée mais confortée.

Nous savons que cette gauche, aujourd’hui affaiblie, est à refonder, à réinventer. Elle ne peut pas, elle ne doit pas, se contenter, comme en d’autres périodes, d’attendre dans l’opposition le « retour du balancier » et elle doit lucidement tirer les conséquences de son échec.

Il n’y a pas d’avenir pour elle à refaire le match du quinquennat précédent, à se contenter de ressasser le passé, de chercher des responsables voire des boucs émissaires, sans rien changer sur le fond et sur ses méthodes.

Nous voulons contribuer collectivement à ce travail en soulevant des questions qui, selon nous, doivent être abordées pour construire un autre avenir. Quel nouveau modèle de production de richesses, dans un monde ouvert et bouleversé par le changement climatique ? Quels outils pour une répartition plus juste de ces richesses ? Comment repenser notre modèle de protection sociale collective et universelle ? Comment réinsuffler du sens démocratique au projet européen ? Quel nouveau modèle de décentralisation pour bâtir une République des territoires, à la fois solidaires et innovants ? Comment renforcer le lien démocratique et la solidité de la République ?

Le Parti socialiste, notre parti, propose à ses militants une feuille de route qui dessine un agenda politique de la refondation. Celle-ci prévoit d’abord, d’ici la fin de l’année, des ateliers citoyens pour en jeter les bases puis un congrès au premier trimestre 2018 pour choisir une orientation et une direction.

Cette étape est importante, le 28 septembre nous devons réinventer notre parti et participer massivement.

Notre avenir passe nécessairement par une refonte complète de nos modes d’actions, de nos règles de vie commune. Nous en appelons à un parti ouvert à tous ses électeurs actuels et futurs, territorialisé et renouvelé.

Un énième ravalement de façade, un toilettage, la reconduction des méthodes, des égos et de clivages internes désuets ne feraient que valider la stratégie d’étouffement de la social-démocratie poursuivie par La France Insoumise et La République en Marche.

Oui, nous pensons que réinventer la gauche ne peut se faire qu’à l’écoute des citoyens de gauche, intellectuels, syndicalistes, acteurs économiques, du monde de la culture et des arts, des mouvements associatifs : nous appelons chacun à contribuer à cette réflexion collective.

Oui, nous sommes convaincus qu’après l’écoute de la parole citoyenne viendra le temps de la transformation profonde de nos pratiques politiques, des projets et des orientations nouvelles.

Oui, nous contribuerons à ce débat sur le terrain, là où nous vivons, sommes élus, agissons et militons. Nous croyons possible, à partir de nos expériences d’élus de terrain, de construire une force nouvelle, autour de l’identité socialiste et des valeurs de la gauche. Nous pensons aussi que notre famille politique a besoin de renouvellement.

Nous apporterons nos réponses à ces questions dans le cadre des ateliers citoyens puis dans celui du congrès, à la lumière de notre expérience, des attentes des militants et en cohérence avec nos convictions.

Nous proposerons à tous les militants et les sympathisants d’y participer et de nous rejoindre. Quant à nous, nous prendrons toutes nos responsabilités pour proposer une offre politique aux socialistes, qui permettra de réaliser ce projet urgent et indispensable : réinventer la gauche, une gauche qui conjugue l’ambition de l’utopie à l’exigence du réalisme.

Nathalie APPÉRÉ, Maire de Rennes,
Guillaume BACHELAY, ancien député, Secrétaire national du PS,
Olivier BIANCHI, Maire de Clermont-Ferrand,
Jean-François DEBAT, Maire de Bourg-en-Bresse, Pdt du groupe socialiste et démocrate du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes,
Carole DELGA, Ancienne ministre, Présidente du Conseil régional d’Occitanie,
Olivier DUSSOPT, Député de l’Ardèche,
Olivier FAURE, Député de Seine-et-Marne, Pdt du groupe Nouvelle gauche à l’Assemblée nationale,
Matthias FEKL, Ancien ministre, Conseiller régional Nouvelle Aquitaine,
Estèle GRELIER, Ancienne ministre,
Mathieu KLEIN, Président du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle,
Johanna ROLLAND, Maire de Nantes,
Najat VALLAUD-BELKACEM, Ancienne ministre,
André VIOLA, Président du Conseil départemental de l’Aude.

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Revue de Presse Education... Démission - Divers - Supérieur...

28 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Démission - Divers - Supérieur...

C’est une revue de presse surtout consacrée aux suites de la démission de Michel Lussault du CSP (Conseil supérieur des programmes). Quelques informations diverses ensuite.

Démission

La démission de Michel Lussault du CSP a fait couler beaucoup d’encre. Et les réactions sont, pour le moins, contrastés.

Pour Carole Barjon dans Le Figaro, c’est une « Une victoire par K.-O. de Jean-Michel Blanquer sur les pédagogistes ». (Pour les abonnés)

Sophie Coignard dans Le Point est encore moins nuancée ! « Démission de Michel Lussault : bon débarras ! Le président du Conseil supérieur des programmes a profité de son départ pour donner une leçon de pédagogie. Espérons que c’est la dernière ! [...] Il semble ignorer que la question du Conseil supérieur des programmes dépasse de loin sa personne. Elle se résume à une question simple : faut-il maintenir cette institution, par essence ambiguë, puisque les programmes scolaires relèvent au premier chef de la responsabilité du ministre ? Rien n’est moins sûr. » Manifestement, la journaliste préfère confier la rédaction des programmes à un ministre « affilié » à un parti plutôt qu’à une commission indépendante composée notamment de parlementaires.

Le Café pédagogique, lui, s’interroge sur l’avenir du CSP et les conséquences directes pour les enseignants. « En avril 2017 le Café pédagogique interrogeait Michel Lussault, président du Conseil supérieur des programmes (CSP), sur son avenir. Le 26 septembre le moment est venu pour Michel Lussault. Au delà de son avenir personnel, c’est celui du CSP qui se joue et surtout le devenir des nouveaux programmes. Les enseignants vont-ils devoir revoir à nouveau leurs préparations ? »

Le ministère de l’éducation est secoué par une crise idéologique. : Faiza Zerouala sur Mediapart analyse la crise qui se joue autour du CSP et de ses enjeux.

Dans Libération, c’est une mise au clair du parcours de Michel Lussault au CSP et des réactions engendrées par son départ.
Autre mise au point très intéressante qui élargit le débat à la querelle sur l’école (France Culture).

Programmes scolaires : Blanquer va nommer un nouveau patron. Le nom de Lussault a d’ailleurs disparu dès hier après-midi du site du ministère.

Divers

Le ministère semble revenir un peu en arrière pour les évaluations de CP.

« Dans une lettre adressée à tous les professeurs, le ministère de l’Éducation nationale les autorise à prendre les libertés sur la mise en œuvre des évaluations en classe de CP. “Tout ça, pour ça ! C’est un raté pédagogique !” déplore Stéphane Crochet. Le secrétaire général du Syndicat des enseignants (SE-Unsa) a lu attentivement la lettre envoyée à chaque professeur, signée de la main du Directeur général de l’enseignement scolaire, Jean-Marc Huart, le numéro deux du ministère de l’Éducation nationale. Dans ce courrier, en préambule, ce dernier rappelle pourquoi le gouvernement a décidé la mise en place de ces évaluations à l’entrée du CP. »

« Pour les enseignants, rien de plus banal que des tests en début d’année pour savoir où en sont leurs élèves. Pourtant, les nouvelles évaluations de CP, que les écoliers doivent passer avant la fin du mois de septembre, soulèvent bien des réticences. “Inutiles”, “anxiogènes”, “invalides”, “incohérentes avec les programmes de maternelle”… Sur le terrain, c’est même par une pluie de critiques – émanant aussi bien des professeurs que des parents, inspecteurs et chercheurs – qu’est accueilli ce dispositif annoncé par Jean-Michel Blanquer à la rentrée. »

Comment toucher les exclus de la culture ? Invité au Monde Festival, le comédien Philippe Torreton a évoqué des souvenirs personnels liés au théâtre. Et a rendu hommage à son professeur de français de cinquième, sans qui il n’aurait probablement pas embrassé une carrière de comédien.

« L’école africaine, héritière de Jules Ferry, pour le meilleur et pour le pire »
L’écrivain et enseignant Odon Vallet, engagé sur le continent, fait le compte des bonheurs et malheurs des institutions scolaires africaines, calquées sur le modèle français.

Peut-on être nuancé sur les réseaux sociaux ? « La mode est aux tweets et aux messages type Facebook sentencieux et définitifs ou outranciers, renforcés par une typographie insupportable et parfois des fonds de couleur agressifs. Il est demandé de réagir vite et lorsque la réponse à telle déclaration, à tel événement, semble tarder, on interpelle la personne concernée sur son absence de réaction. » Une question terriblement d’actualité analysée par Jean-Michel Zakhartchouk.

Sur VousNousIls, une interview de Sophie Mazet professeur d’anglais au lycée Auguste Blanqui de Saint-Ouen, qui sort un livre s’attaquant aux clichés entourant le métier d’enseignant. « Beaucoup de clichés négatifs circulent, notamment sur les enfants de banlieue, et sur le niveau, qui baisserait… En réalité, cette affirmation est fortement questionnable, car elle est très subjective. Il ne faut pas généraliser. Certes, le niveau en orthographe baisse, mais ce n’est pas pour autant que l’on peut dire que nous sommes en plein déclin… Dans mon livre, je montre que certaines complaintes (“les élèves ne sont plus capables d’écrire” ; “le niveau du baccalauréat baisse”) ne datent pas d’hier, et remontent au début du 20e siècle. Si le niveau baisse vraiment depuis 100 ans, comment expliquer le fait que nous n’ayons pas encore touché le fond, et que l’on apprenne encore des choses à l’école ? Le classement PISA de l’OCDE est à relativiser, car ses résultats sont susceptibles d’entraîner des erreurs d’interprétation, puisque tous les élèves ne passent pas ce test. »

Une ressource proposée par l’IFE : L’interdisciplinarité au secondaire ? Tour d’horizon des pratiques européennes

« C’est en septembre 2016 que le projet CROSSCUT (Cross-curricular Teaching) a démarré, à l’initiative du CIEP (Centre international d’études pédagogiques) de Sèvres et en partenariat avec l’Institut français de l’Éducation – ENS de Lyon. Il s’agit d’un projet européen Erasmus+ (2016-2019) qui explore les pratiques interdisciplinaires des enseignant.e.s du secondaire et qui a commencé par une enquête de terrain ».

Supérieur

« Ayons l’audace de faire de l’université la grande cause nationale du moment »

« Dans une tribune au Monde, le professeur de géographie urbaine Guy Burgel propose de parier sur le progrès social pour réformer l’enseignement supérieur. »

Évaluation des étudiants : sortir de la note sur 20. « Dans l’enseignement supérieur, les pratiques pédagogiques évoluent et de nombreux enseignants se questionnent sur les nouvelles formes d’apprentissage. Mais cette réflexion interroge peu souvent les modes d’évaluation. Et pourtant, nos principes d’évaluation ont une influence très forte sur le comportement des étudiants face aux apprentissages, jusqu’à la façon dont les étudiants vont aborder et vivre leurs études. »

Géraldine Duboz

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