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Vivement l'Ecole!

"Macron traite la question de l'éducation avec des slogans"...

14 Août 2017 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education, #Politique

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Agathe Cagé, ex-directrice adjointe du cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, puis secrétaire générale de la campagne de Benoît Hamon, juge les premiers pas de Macron.

Femmes et hommes politiques, économistes, chefs d’entreprises, syndicalistes… Chaque jour, pour "l’Obs", un expert ou une personnalité dresse le bilan des premiers pas d’Emmanuel Macron à la présidence de la République. 

Haut-fonctionnaire, Agathe Cagé a travaillé avec les trois ministres de l’éducation du quinquennat Hollande. Elle était directrice adjointe du cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, puis secrétaire générale de la campagne de Benoît Hamon. Elle est l’auteure du blog Balle au Centre, qui propose une analyse "critique mais objective" du quinquennat Macron.

Vos impressions sur les 100 premiers jours du quinquennat d’Emmanuel Macron dans le domaine de l’éducation que vous connaissez bien ?

Le sujet éducation n’apparaît pas du tout comme prioritaire, dans la continuité de la campagne. Quels que soient les candidats, le sujet était relégué assez loin dans les débats. Mais en ce début de quinquennat, il y a un élément assez symptomatique : le président a attendu trois mois pour avoir un conseiller en charge de l'éducation nationale à ses côtés.

Ma deuxième impression, c’est que l’on est sur un traitement par slogan – la lutte contre l'égalitarisme – ou par mesures un peu gadget comme la distribution des Fables de la Fontaine. Il manque la vision globale de ce que le président voudrait faire.

Y a-t-il des points positifs dans son action depuis son élection ?

J’en vois deux. Le premier, c’est le périmètre du ministère : le portefeuille comprend l'éducation nationale mais également la jeunesse, la vie associative et l'éducation populaire. Cela peut permettre de faire des choses vraiment intéressantes en pensant ensemble le temps scolaire et le temps à l’extérieur de l'école. C'est intéressant d'avoir fait ce choix politique assez rare.

Une deuxième mesure très positive annoncée par Jean-Michel Blanquer pour la rentrée, c’est l’opération "Devoirs faits" qui va permettre aux collégiens de faire leurs devoirs dans leur établissement. Il a annoncé un objectif d’un collégien sur cinq, qui pourront bénéficier dès cette rentrée d’un temps d'étude accompagné après la classe pour les devoirs. C'est extrêmement intéressant parce que ça réduit une source d’inégalité profonde entre les élèves : la capacité ou non à être accompagnés pour leurs devoirs à la maison.

Et les points négatifs ?

Il y a d'abord la volonté de rupture affichée par rapport au quinquennat précédent. Or on sait que l'éducation est un des domaines où on a le plus besoin continuité. Il y a une volonté immédiate de reprendre les textes qui définissent l'organisation du collège, avec la fin de l'interdisciplinarité obligatoire et le rétablissement systématique des classes bilangues.

L’autre point négatif, c’est l’application du principe du "en même temps". Dans l’Education nationale, cela ne fonctionne pas. Il faut pouvoir évaluer ce que l’on fait, ce qui est bon ou pas pour l'élève. Pour cela il faut faire des choix, pas du "en même temps".

Et là, on permet aux communes qui le souhaitent de repasser à la semaine de quatre jours. Jean-Michel Blanquer ne choisit pas. On aura "en même temps" des élèves qui auront des semaines à quatre jours et demi et des élèves qui auront des semaines à quatre jours de classe. Et cela, sans se demander quel est le meilleur système pour l'élève, mais ce qui peut arranger les communes.

Deuxième exemple, un dispositif avait été mis en place il y a quelques années qui s'appelle "plus de maîtres que de classes" pour mieux suivre les élèves de CP et CE1. Jean-Michel Blanquer à la rentrée 2017 a décidé d’en supprimer 50%. Donc on ne sait pas si le dispositif est considéré comme un dispositif utile ou inutile. Le dispositif était pourtant unanimement salué par la communauté éducative. On l’ampute pour des raisons de moyens.

Troisième exemple, c'est celui de l’interdisciplinarité au collège. Le ministre dit cela peut être intéressant mais "en même temps", on peut avoir des collèges qui fonctionnent bien sans interdisciplinarité, donc on supprime le cadre réglementaire qui rendait l'interdisciplinarité obligatoire.

Certains collèges pourront proposer des cours où plusieurs disciplines travaillent ensemble, d’autres choisir le tout disciplinaire. Ce qui fait que les familles qui connaîtront bien le système de l'Education nationale trouveront les moyens de choisir les établissements dont l’offre éducative leur paraît la plus intéressante pour leur enfant. Les non initiés n’auront pas cette capacité.

Qu’est ce que vous attendez de lui à la rentrée ?

Il a annoncé qu'il allait ouvrir une consultation pour faire évoluer le baccalauréat. Il faut mettre autour de la table tous les acteurs. J’attends de lui la réflexion soit dépolitisée, c’est-à-dire qu’on réfléchisse sans idéologie préalable à ce qui pourrait être le meilleur bac pour les jeunes en France. C'est un chantier important. J’espère qu’il ne sera pas instrumentalisé politiquement.

Votre note ?

5/10. Peut encore prendre la bonne voie.

Propos recueillis par Sophie Fay

A propos du dispositif "Devoirs faits", on pourra lire aussi avec intérêt le billet ci-dessous

CC

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Dès la maternelle, les enfants de bourgeois se reconnaissent...

14 Août 2017 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education, #Sociologie

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EXTRAIT
(...)
Un "sens social" précoce 

Les enfants perçoivent de manière précoce le "sens social", la hiérarchie de classe qui structure la société ainsi que la place qu'ils occupent.

"Lorsqu'on demande à des enfants de cet âge [à l'école maternelle, ndlr] de distinguer "les riches" et "les pauvres" dans une série de photos représentant des personnes de milieux sociaux contrastés, la plupart d'entre eux sont en effet capables de produire un classement proche de celui effectué par des adultes [Ramsey, 1991]." 

Martine Court cite les travaux de Bernard Zarca, qui observait la manière dont des enfants de 7 à 10 ans classent douze personnages exerçant des métiers courants de "celui qui gagne le plus d'argent" à celui qui en gagne moins. Les résultats sont conformes à la réalité.

Les enfants ont aussi une idée de la place qu'ils occupent dans la hiérarchie sociale et, en fonction, se projettent différemment dans l'espace social : Zarca a montré que le désir d'exercer une profession supérieure est moins fréquent chez les enfants de milieux populaires.

Comment ces perceptions se construisent-elles ? "On peut d'abord citer les médias et les produits culturels (albums pour enfants, dessins animés, films) qui donnent des représentations de la société, de la hiérarchie sociale et des relations entre classes sociales", répond Martine Court, qui ajoute que le sujet a malheureusement été peu étudié. 

"Il y a ensuite ce que les enfants entendent chez eux, au quotidien. Leurs parents qui parlent des fonctionnaires qui sont trop payés ou au contraire qu'il faut défendre car ils assurent le service public..."

Cette construction passe aussi par l'observation. "La manière dont les parents parlent de la femme de ménage et à la femme de ménage, à la nourrice, aux enseignants, à leur patron, à leurs collègues." Ainsi que la manière dont ils sont traités en retour.

Le comportement plus ou moins distant, plus ou moins dominé qu'ils entretiennent avec ces personnes participent à cet apprentissage "par corps" (c'est l'expression du sociologue Pierre Bourdieu), c'est-à-dire qui s'exprime par la gêne, les sourires, la posture physique, etc.

A l'école, on se mélange ?

Des travaux ont montré que les enfants ont plus facilement tendance à nouer des amitiés avec ceux qui leur ressemblent socialement.

Cela s'explique peu ou prou de la même manière que l'homophilie sociale observée à l'âge adulte. D'abord par la fréquentation de lieux de rencontre socialement homogène, en fonction du degré de mixité de l'école fréquentée par l'enfant. 

Martine Court continue :

"On se lie plus facilement avec des personnes qui ont les mêmes manières de penser, les mêmes goûts, les mêmes formes d'humour, les mêmes références culturelles.

Il n'y a pas de raison que ça ne marche pas aussi pour les enfants, si on admet qu'assez jeunes, les enfants ont des goûts culturels et des loisirs différents d'un milieu social à l'autre, n'ont pas les mêmes manières de parler, de se comporter, pas les mêmes formes d'humour."

C'est aussi quelque chose qui frappe les parents : dans la cour, dès la fin de la maternelle, filles et garçons se mélangent peu.

"C'est tout à fait vrai, massif, mais il ne faut pas l'exagérer", nuance Martine Court. 

"Cette tendance à fuir l'autre sexe est beaucoup plus vrai à l'école, un lieu public, exposé au regard des autres. Ça l'est moins à l'échelle du quartier, dans des lieux d'activités et de loisirs pour les enfants.

Je tiens à le souligner car il peut y avoir l'idée que si les filles préfèrent la compagnie des filles et les garçons préfèrent les garçons, c'est qu'on est biologiquement pas pareil. Il faut rappeler que ça dépend du contexte social et qu'il y a des lieux dans lesquels les enfants peuvent très bien jouer avec ceux de l'autre sexe."
Que se passe-t-il donc à l'école ? "Il y a beaucoup de contrôle social entre enfants", répond Martine Court. Jouer avec l'autre sexe, c'est à la fois risquer la moquerie de ne pas être conforme à son genre, de ne pas correspondre aux normes sexuées (une fille est un garçon manqué, un garçon une fi-fille). C'est aussi risquer les "elle est amoureuse, il est amoureux". L'autre forme de contrôle par laquelle les enfants maintiennent cette séparation entre les sexes.

Après, la séparation est liée aussi au fait qu'assez tôt, les enfants n'ont pas les mêmes goûts (les garçons préfèrent le foot à l'élastique, les filles l'élastique au foot). En tant que sociologue, je ne pense pas que ces goûts-là soient inscrits dans la nature des uns et des autres : il y a eu beaucoup de travaux qui ont montré que ces goûts s'apprennent très tôt." 

(...)

Emilie Brouze

L'article est à lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous

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Rentrée scolaire 2017... Accompagner les élèves : les dispositifs dits positifs le sont-ils réellement?

14 Août 2017 , Rédigé par Eduveille Publié dans #Education

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Ce qui a été mis en œuvre à propos de l’aide aux élèves l’a souvent été sous forme de dispositif, comme les activités pédagogiques complémentaires en primaire ou l’accompagnement personnalisé en lycée. Ces dispositifs ont parfois été remplacés par d’autres et ont fini par se juxtaposer. Quelles sont les différences entre tous ces dispositifs ? Pourquoi les accumuler ? Pourquoi les modifier quand ils existent ? Sont-ils efficaces sur la réussite des élèves ? Ce sont les questions abordées par le Dossier de veille n° 119 (juin 2017) : « L’accompagnement à l’école : dispositifs et réussite des élèves », qui examine notamment le passage conceptuel de l’aide aux élèves en difficulté à l’accompagnement de l’apprentissage de tou.te.s les élèves.

L’actualité est riche sur les transformations et créations de dispositifs pédagogiques. Arrêtons-nous par exemple sur l’accompagnement personnalisé au collège, qui a été mis en place à tous les niveaux depuis la rentrée 2016 (en 6e depuis 2011, voir l’arrêté du 19 mai 2015). L’arrêté du 16 juin 2017 modifie déjà, après un an, l’organisation des enseignements dans les classes de collège : la mise en œuvre de l’accompagnement personnalisé, de 3 heures hebdomadaires en 6e et entre 1 et 2 heures hebdomadaires en 5e, 4e et 3e, sera désormais du ressort de l’établissement qui doit simplement s’assurer que, « à l’issue du cycle 4, tout élève doit avoir bénéficié de chacune des formes d’enseignements complémentaires [accompagnement personnalisé et enseignement pratique interdisciplinaire] ». En pratique et à moyen terme, il y a de fortes chances que les heures d’accompagnement personnalisé soient au minimum restreintes à presque tous les niveaux dans de nombreux établissements, puisque la possibilité est offerte de les remplacer par des enseignements facultatifs (classes bilangues, langues et culture de l’Antiquité, langues et cultures régionales…) et, comme l’indique la page du ministère « Rentrée 2017 : 4 mesures pour bâtir l’École de la confiance », l’objectif est de « retrouver 100 % des bilangues de 2015 ». Il semble étonnant de restreindre cet accompagnement des élèves au moment charnière entre le primaire et le secondaire, que l’on sait difficile pour la plupart des élèves

Deuxième exemple pour la même rentrée 2017 : le remplacement en partie (puisqu’il reste actif au moins hors REP+) du dispositif « Plus de maitres.ses que de classes » par une nouvelle mesure, le dédoublement des classes en CP en REP+. Là encore, pourquoi ajouter, juxtaposer, voire changer des dispositifs ? Comme nous le montrons dans ce nouveau Dossier de veille, chaque mise en place ou modification de dispositif, si légère soit-elle, influe sur l’organisation des établissements, mais aussi sur le travail quotidien des enseignant.e.s dont les pratiques tentent de faire avec toutes ces directives, pour le bien des élèves.

Autre question majeure qui sous-tend les débats autour de ces « assouplissements » ou de ces « détricotages » (selon le point de vue que l’on prend), celle de l’évaluation de ces dispositifs, surtout vue du côté des effets sur les performances des élèves (leurs résultats scolaires). La plupart des résultats de ces évaluations montrent au mieux un effet légèrement positif, mais surtout ils indiquent que c’est l’évaluation elle-même qui est très délicate à réaliser, car il est très difficile d’isoler les effets du seul dispositif lorsqu’on sait qu’il y a mille et une manières de mettre en place un dispositif et que les résultats scolaires dépendent eux aussi de nombreux facteurs. Il faut donc davantage prendre en compte les effets sur la motivation des élèves ou leur appréhension de leurs difficultés, aussi bien que les pratiques des enseignant.e.s, qui sont concerné.e.s au premier chef par ces changements.

Comment s’y prennent d’autres pays pour appréhender l’accompagnement de tou.te.s les élèves ? On observe que cette prise en charge passe presque obligatoirement par un travail en équipe pédagogique. En effet, faire appel à un collègue, de l’enseignement spécialisé ou non, assistant.e ou non, pour mieux cerner les différents besoins des élèves et y répondre dans chaque établissement, cela semble la solution adoptée par de nombreux autres pays (États-Unis, Royaume-Uni, Australie, Danemark, etc.) pour développer les pratiques et accompagner au mieux les élèves, comme pour le dispositif « Plus de maitres.ses que de classes » (voir le bilan de ce dispositif sur les pages du Centre Alain Savary de l’IFE-ENS de Lyon).

Catherine Reverdy

Lire la note de Claire Krepper, responsable nationale UNSA, en bas de page sur le site

CC

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Education artistique à l'Ecole... Un rempart et un fer de lance...

14 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Culture

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Il y avait jadis, sur France Inter, une émission intitulée "De la musique avant toute chose".

Sans verser dans une nostalgie toujours trompeuse, ce temps-là semble s'être fondu dans un autre  : celui de la vitesse et de la bêtise triomphante dominée toutes deux par un maître aux dents longues: le marché, ce marché organisateur de ce que Tzvetan Todorov appelait "le nouveau désordre mondial". De la musique avant toute chose, nous sommes passés, sans nous en rendre compte tant la perversité du "système" est grande, à "de la bêtise avant toute chose".

Concept de "bêtise" triomphante que Philippe Meirieu, Denis Kambouchner et Bernard Stiegler ont fort bien décrit dans L'Ecole, le numérique et la société qui vient paru aux éditions Mille et une nuits (vous pouvez aussi écouter leur entretien à ce sujet ICI).

Il me semble urgent et nécessaire de dire que l' Ecole, au sens le plus large et institutionnel du terme, a un rôle capital à jouer pour contrer les effets ravageurs de cette "bêtise" installée chaque soir sur nos écrans. Tous nos écrans. Je dis "chaque soir" car nos élèves ont encore la chance de ne pas être scotchés devant la télévision durant la journée, passant d'émissions d'une rare stupidité à des feuilletons profondément, n'ayons pas peur des mots, débiles. A moins bien entendu de "zapper" vers des chaînes dites "culturelles" mais, autre perversion organisée sciemment, destinées aux initiés à des horaires incompatibles avec les obligations d'un enfant et d'un adolescent.

La culture, les arts, aujourd'hui en France, ne sont pas partagés. Ils sont "réservés". L'Ecole donc, au-delà de l'Histoire des Arts qu'il faut maintenir et renforcer par tous les moyens, de la maternelle à la terminale, dans toutes les filières, doit être un fer de lance, une "base avancée" du développement, de la vulgarisation DES cultures, DES arts, de TOUS les arts. Je suis aujourd'hui - et depuis fort longtemps - persuadé que les dictatures qui nous écrasent, qui s'installent dans nos "parts de cerveau disponible", dictatures de la bêtise et du marché, seront combattues par la possibilité offerte à toutes et tous d'entrer dans les "mondes réservés", de les investir et d'y investir. A condition, bien évidemment, de ne pas se contenter d'un "Pass" de 500 euros offert à l'occasion des 18 ans d'une génération, comme s'il fallait attendre d' être majeur pour "entrer" dans la culture.

N'est-il pas scandaleux, dramatique, que quatre-vingt pour cent des élèves d'un collège rural - le mien par exemple, mais pas que le mien - n'aient jamais mis les pieds plus d'une fois, en troisième, dans un musée, dans un théâtre, dans une salle de concert? Ne parlons pas de galeries de peinture! L'une de mes élèves a cru que j'évoquais la galerie marchande du supermarché voisin!

N'est-il pas tragique que des élèves de collège n'aient pas accès à l'Art sauf une heure par semaine grace à nos collègues professeurs d'Arts plastiques et de musique qui font tout ce qui est dans leur pouvoir, avec passion, mais dont la parole "compte" si peu lors des conseils de classe?

N'est-il pas signifiant de constater avec tristesse que de nombreux collègues souhaitent la disparition pure et simple de l'Histoire des Arts au collège? Si tel était le cas, ce serait alors laisser porte grande ouverte à la "misère symbolique", dernière marche avant la misère tout court, dont les victimes sont toujours les mêmes enfants, des mêmes catégories sociales, écrasés par la bêtise médiatico-politique.

N'est-il pas dérisoire d'offrir quelques exemplaires (dans trois académies) des Fables de la Fontaine à des élèves entrant en 6e ou de proposer la "Rentrée en musique" - deux opérations lancées par le Ministère de l'Education Nationale - plutôt que mettre en place une politique éducative culturelle ambitieuse à destination de tous les établissements scolaires, urbains ET ruraux.

L'Ecole doit être rempart et fer de lance  : rempart contre les assauts d'un libéralisme d'une perversité extrême et fer de lance d'une conquête à venir, celle d'une "Education artistique vivante"! Nous, enseignants, quel que soit notre "niveau", quelle que soit la matière enseignée, DEVONS être les "Hussards noirs" d'une nouvelle culture républicaine à diffuser par tous les moyens imaginables, y compris les plus contemporains (Internet entre autres).

Redonnons la parole à l'intelligence partagée! Redonnons la parole à l'Art! Travaillons main dans la main avec les artistes!

Une révolution à venir...

A lire absolument: Education artistique: l'échec n'est pas permis par Le collectif pour l'éducation artistique.

Christophe Chartreux

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Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...

14 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #Société

Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
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Street Jazz...

13 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Honoré de Balzac...

13 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Vu à distance, Raoul Nathan était un très beau météore. La mode autorisait ses façons et sa tournure. Son républicanisme emprunté lui donnait momentanément cette âpreté janséniste que prennent les défenseurs de la cause populaire desquels il se moquait intérieurement, et qui n'est pas sans charme aux yeux des femmes. Les femmes aiment à faire des prodiges, à briser les rochers, à fondre les caractères qui paraissent être de bronze. La toilette du moral était donc alors chez Raoul en harmonie avec son vêtement. Il devait être et fut, pour l'Ève ennuyée de son paradis de la rue du Rocher, le serpent chatoyant, coloré, beau diseur, aux yeux magnétiques, aux mouvements harmonieux, qui perdit la première femme. Dès que la comtesse Marie aperçut Raoul, elle éprouva ce mouvement intérieur dont la violence cause une sorte d'effroi. Ce prétendu grand homme eut sur elle par son regard une influence physique qui rayonna jusque dans son coeur en le troublant. Ce trouble lui fit plaisir. Ce manteau de pourpre que la célébrité drapait pour un moment sur les épaules de Nathan éblouit cette femme ingénue.

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Vive la rentrée!... Surtout pour les marchands...

13 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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Les grandes surfaces ont mis en ligne des tonnes et des tonnes de "fournitures scolaires". La rentrée, c'est maintenant, c'est toujours  ! Pas seulement les grandes enseignes mais aussi une myriade de sites Internet dégoulinant de produits tous plus colorés et attirants les uns que les autres. Beaucoup d'une inutilité absolue !

La rentrée scolaire correspond à l'humeur du temps  : elle est marchande. Dans tous les sens du terme. Il faut marcher, marcher le long des gondoles, pas vénitiennes pour deux sous, mais organisées scientifiquement pour que les cerveaux des parents et rejetons soient sollicités en permanence et ne fonctionnent qu'en obéissant à des pulsions, celles de l'achat! Il n'est pas "utile" d'acheter. Non  ! Il est "obligatoire" de répondre à une exigence calendaire, celle de la rentrée. Et à la rentrée, on DOIT fournir, on DOIT acheter, on DOIT respecter la mode du moment, lui être dévouée, lui consacrer du temps, être docile et supporter les exigences de son enfant...

Est-il coupable  ? Evidemment pas. Son cerveau, comme celui des parents, a été préparé en amont. La famille déambule munie d'une liste pré-établie. A la télévision, à la radio on a matraqué les esprits dès la mi-août. Chaque marque redouble d'inventivité pour, non pas répondre à vos attentes, mais les créer  ! Enfants et parents, vous êtes innocents dans un monde coupable  ! Coupable d'avoir transformé ce moment, la rentrée scolaire, en vaste marché. Il est regrettable, pour le moins, de constater que le premier geste d'un écolier, d'un collégien, est un geste d'achat, un geste commercial, un acte marchand. Je n'ai rien contre le commerce. Il est nécessaire. En revanche, lorsqu'il se substitue à la réflexion et, de fait, n'a plus rien de "scolaire", lorsque l'Ecole devient la cible des publicitaires, des supermarchés et n'est plus qu'un coeur (de cible) à mettre en rayon, alors je m'interroge...

Puis sonne l'heure de la rentrée!...

L'enfant et l'adolescent sont, dès le premier jour de celle-ci, sommés de comparer les fournitures achetées. Pendant les premiers jours, ce ne sont pas des élèves qui sont assis devant nous, mais une ribambelles de filles et garçons "sandwichs" arborant les couleurs de leurs marques favorites. Faut-il s'en inquiéter  ? Dans l'immédiat, je ne le pense pas. Très vite, les élèves redeviennent des élèves et, que le stylo ou la trousse soient de telle ou telle marque, ils redeviennent des stylos et des trousses. L'élève accomplit son "métier d'élève" et oublie qu'il fut d'abord un consommateur bien dressé.

Mais le "dressage" et ses effets s'inscrivent peu à peu dans la mémoire. Plus tard, l'adolescent devenu adulte, puis parent, ne manquera pas de faire pousser à ses enfants les mini-charriots que les communicants des supermarchés ont inventés afin d'habituer très tôt, dès cinq ou six ans, les chères têtes blondes et brunes à REMPLIR, à ACHETER, à CONSOMMER jusqu'à l'inutile  !  Surtout l'inutile  ! Rien de plus utile que l'inutile  ! Il faut en permanence le remplacer...

Vive la rentrée!... Surtout pour les marchands...

Christophe Chartreux

P.S.: Parents, sachez que soixante-dix à quatre-vingt pour cent du contenu des cartables de vos enfants ne serviront à rien, ou à très peu...

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Faut-il avoir un pseudonyme pour s’exprimer sur l’éducation?... Par Philippe Watrelot

13 Août 2017 , Rédigé par Chronique Education - Philippe Watrelot Publié dans #Education

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EXTRAITS

« Un arrêt du Conseil d’État du 20 mars 2017 rappelle que les agents publics restent soumis à leurs obligations déontologiques sur les blogs et réseaux sociaux. » C’est ainsi que commence un article écrit par Olivier Guillaumont dans La lettre du Cadre Territorial le 5 juin 2017.Le texte rappelle ensuite quelques décisions de justice récentes qui ont en effet condamné des fonctionnaires blogueurs pour avoir manqué à une obligation de discrétion et avoir fait état de leur statut de fonctionnaire sur les réseaux sociaux. Le texte se poursuit avec un encadré énumérant trois « bonnes pratiques » :

-       « Lorsqu’il s’exprime publiquement sur les réseaux sociaux soit à titre personnel, soit au titre d’une autre qualité (membre d’une association par exemple), l’agent public ne doit pas faire état de sa qualité. »

-       « Même lorsqu’ils s’expriment sous leur seul nom, la plus grande prudence s’impose aux agents publics dans l’expression publique de leurs opinions, qu’elles soient d’ordre politique, juridique ou religieux, en particulier, lorsque leur place dans la hiérarchie administrative ou leur notoriété locale permet de faire le lien avec le service. »

-       « L’obligation de discrétion professionnelle interdit aux agents de diffuser des informations ou des documents dont ils ont connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions.»

Ce texte a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux (et j’y ai moi même contribué). Mais si les décisions de justice sont incontestables et constituent une forme de jurisprudence, les recommandations sous forme de « bonnes pratiques » sont un peu plus discutables. Car une lecture rapide de ce texte pourrait amener à conclure qu’il faudrait tous adopter des pseudonymes et la règle de l’anonymat pour continuer à s’exprimer sur l’École ou sur tout autre sujet ! 

Pour ma part, je voudrais m’élever contre cette conclusion. J’ai déjà eu l’occasion de dire et d’écrire à plusieurs reprises combien l’anonymat me semblait une plaie des réseaux sociaux et ne correspondre à aucune éthique ni même à aucune nécessité. La liberté d’expression des enseignants ne devrait pas se faire dans l’anonymat. C’est un enjeu politique.

(...)

Anonymat, pseudonymes et liberté d’expression.

En novembre 2015, j’écrivais un billet de blog « Twitter et les enseignants : du gazouillis au dégueulis ». Malgré la virulence des réactions, je n’en changerais pas une ligne. J’y déplorais l’agressivité qui régnait et règne encore sur les réseaux sociaux et particulièrement sur Twitter.

Et cette agressivité est souvent (pas toujours, mais très souvent) le fait de personnes anonymes s’abritant derrière des pseudos ou pire encore des comptes parodiques. L'argument de la "colère sociale" ou du mépris ressenti souvent évoqué pour justifier la virulence des propos est un argument facile et faible qui ne peut excuser toutes ces dérives.  La phraséologie qui consiste à se qualifier de « résistants » et emprunte un vocabulaire révolutionnaire parce qu’on fait un compte parodique ou qu’on insulte des collègues est indigne. Si l'anonymat était la règle pendant la Résistance ce n'était pas pour rigoler... Et ça n’a absolument rien à voir avec le système démocratique et globalement respectueux des droits dans lequel nous évoluons.

(...)

Philippe Watrelot

Le billet est à lire absolument dans son intégralité en cliquant ci-dessous

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Raphael...

12 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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