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Vivement l'Ecole!

Comment bien préparer le retour en classe?...

21 Août 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Vacances scolaires : "Ne pas surcharger l'enfant avec des heures de travail"

La rentrée des classes est dans deux semaines. Pour Gilles Vernet, invité de franceinfo, dimanche, "il est toujours temps" de faire faire des devoirs de vacances aux enfants sans les "surcharger" et en alliant l'effort et le côté ludique.

Comment bien préparer le retour en classe ? Comment faire en sorte que les enfants arrivent dans les meilleures conditions pour débuter l'année scolaire ? À deux semaines de la rentrée, prévue lundi 4 septembre, Gilles Vernet donne quelques conseils aux familles.

Cet ex-trader est professeur des écoles en CM2 à Paris et auteur du livre Tout s’accélère (éd. Eyrolles, 2017). Il était l'invité de franceinfo, dimanche 20 août.

franceinfo : Est-il est encore temps de commencer les devoirs de vacances ? 

Gilles Vernet : Oui, il est toujours temps et il y a des cahiers ou des activités diverses pour cela. L'idéal est d'en faire un peu tout au long des vacances, de manière ludique. Il ne faut pas mettre une pression excessive à l'abord de la rentrée et lui demander de faire son cahier de vacances en 15 jours alors qu'il est prévu pour deux mois. Il faut plutôt l'accompagner là où il a eu des difficultés et passer un peu de temps avec l'enfant : le cahier de vacances est d'autant plus utile si les parents sont avec l'enfant pour en tirer pleinement parti. 

Donc, il faut éviter que cela devienne un sujet de crispation ou un bras de fer avec l'enfant ? 

On peut quand même lui demander de faire une demi-heure par jour en l'aidant un peu. Il y a d'autres outils aussi sur internet, sur les tablettes, pour que l'enfant se ré-entraîne un peu, à l'abord de la rentrée, au calcul mental par exemple. Mais, je crois qu'il faut rappeler, pour déculpabiliser, que les vacances, c'est d'abord un moment de repos pour le corps comme pour l'esprit. Il ne faut pas surcharger, pendant cette période, l'enfant avec des heures de travail. L'été est plutôt le moment pour se régénérer -ces phases de régénération qu'on a de moins en moins- pour dormir, faire du sport et aller au contact de la nature. Cela étant dit, ça n'empêche pas de travailler un peu tous les jours.

Vous employez le terme ''ludique"... C'est important d'apprendre en jouant ?

Oui, les bonnes méthodes passent par des instants ludiques. On peut les faire jouer avec des applications ou dans la voiture, avec des calculs mentaux, des petits jeux autour de ça. C'est toujours bien d'aborder les choses sous un angle un peu plus léger pour l'enfant. L'essentiel est de chercher pour son enfant tout ce qui peut éveiller son goût d'apprendre. Par exemple, on peut faire une visite historique qui sera l'occasion pour lui de voir un lieu ou faire du calcul mental quand on fait une balade en montagne. Il y a mille manières. Le tout c'est, je crois, d'éveiller le goût d'apprendre de l'enfant. Il y a les deux : du ludique et puis de l'effort aussi. Il faut le rééduquer à l'effort, de manière rituelle et progressive. 

Il y a aussi le goût de la lecture ?

Il me semble important de lire tout au long des vacances. Lire des livres qu'il aime est la meilleure chose à faire pour qu'il écrive bien. La lecture est en excellent moyen de développer ses connaissances en français, de manière ludique. Si on trouve des livres qu'il aime, il se plonge dans la lecture et, là, c'est gagné. Les vacances, comme pour les adultes, c'est assez propice à une lecture un peu plus nourrie. On lit souvent plus en vacances aujourd'hui parce qu'on est dans une société qui manque un peu de temps. 

France Info

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Elle est où l'horreur?...

21 Août 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique, #Racisme

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Une croix gammée tracée sur le mémorial du camp de concentration de Gitans, à Saliers en France. Un journaliste s'en est aperçu le 18 août, a fait une photo et a transmis l'information, notamment aux gendarmes qui n'en savaient rien.

Une croix gammée tracée sur le mémorial du camp de concentration de Gitans, à Saliers en France. Un journaliste s'en est aperçu le 18 août, a fait une photo et a transmis l'information, notamment aux gendarmes qui n'en savaient rien. Peu de réactions encore. L'année dernière, le jour de noël, des croix gammées accompagnées d'inscriptions haineuses contre les Roms et les Juifs avaient été découvertes sur une école de Montreuil. De nombreuses réactions horrifiées, puis on nous a expliqué qu'il s'agissait de l'action d'un déséquilibré, d'un marginal récidiviste. Un fou. Des croix gammées taguées sur les mosquées aussi. Combien? Plusieurs fois par an? Des réactions? Rares. Des croix gammées sur les drapeaux des manifestants racistes, ces suprématistes blancs des États-Unis, qui plantent tranquillement l'insigne nazi entre deux géraniums, sur la fenêtre de leur maison. On a vu les images en boucle sur les chaînes d'info. Une jeune femme est morte, assassinée par l'un d'entre eux qui l'a écrasée parce qu'elle participait à la contre-manifestation.

La croix gammée, c'est la revendication de l'extermination des Roms, des Juifs, des Noirs, des Musulmans. La solution finale fièrement arborée dans les rues, brandie à visage découvert au bout des bras musclés des racistes nord-américains, les chambres à gaz anonymement réclamées ici par les "fous" qui ne peuvent s'empêcher de tracer des croix gammées sur une école parce qu'elle porte le nom d'Anne Frank, sur les mosquées parce que des terroristes se disent musulmans, et sur les stèles commémoratives du génocide des Tsiganes parce que les Roms.

Passerelle des arts, ce joli pont métallique qui enjambe la Seine et conduit à l'Académie des vieillards immortels : les touristes s'y photographient sur fond de Paris éternel mais ne peuvent plus y accrocher de cadenas d'amour. Le 6 août, une inscription arrête leurs pas. Un bout de papier collé au sol, quarante centimètres sur trente : une curieuse spirale attire l'attention du promeneur qui regarde ses pieds. Comme un point d'interrogation couché, mais ce n'est pas cela, sinon le point serait détaché de la boucle, et il ne serait pas couché. Ce n'est pas une question. C'est un serpent qui se replie sur lui-même? Une boucle de cheveux coupée? Le signe tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, il est tracé à l'encre noire et l'auteur a pris le temps de remplir l'épaisseur du trait. A côté de l'étrange symbole, des lettres capitales écrites à la main : ATTENTION. En-dessous, en plus petites cursives : les roms. ATTENTION les roms. Elle s'arrête, abasourdie. G. la rejoint intrigué, et s'arrête, muet. Puis il lui demande si elle veut qu'il photographie. Elle dit oui. Deux photos sont faites et ils passent, le cœur lourd, la rage au ventre, ils passent. L'inscription reste, collée sur le sol à l'entrée de la passerelle des arts mais pas juste au milieu, un peu en retrait, comme au théâtre, quand un personnage fait un aparté audible par tous les spectateurs complices mais pas par l'autre personnage, celui dont on parle mais qui n'entend rien. Elle y est peut-être encore. Avec sa spirale noire qui tourne dans le sens des aiguilles d'une montre comme le symbole nazi, noir aussi, qui tourne de la gauche vers la droite et toute la portée monstrueuse de l'implicite qui permet d'écrire ces trois mots en français, en se disant que ça suffit, que l'on sera compris. Nul ne peut douter du caractère raciste de cette inscription, le sens en est immédiatement perceptible.

C'est plus tard, dans la soirée, qu'elle réalise à quel point elle est une imbécile : mais pourquoi est-elle passée sans rien faire ? Elle aurait dû déchirer le papier, rendre illisible le message, avertir elle ne sait qui, une autorité quelconque qui s'occupe du racisme en France. Mais non, rien. La sidération, deux photos, et elle a poursuivi son chemin.

Hier après-midi, juste après avoir quitté un ami rom kalderash et lui avoir sottement répondu qu'elle avait l'impression que "ça allait mieux maintenant" (l'ami leur avait raconté une histoire qui datait de vingt ans, celle d'un artisan ayant perdu une bonne partie de sa clientèle après avoir déclaré qu'il était Tsigane), elle découvre la photographie de cette croix gammée sur le monument de Saliers. Et elle se souvient de la spirale du pont des arts. Peut-être qu'à Saliers, ou bien ailleurs, quelqu'un est passé devant la stèle profanée, devant une croix gamée, a pris deux photos et a poursuivi son chemin, le cœur lourd. L'horreur, elle est là aussi, dans cette accoutumance à l'horreur, dans la blessure emportée avec soi sur le chemin qu'on poursuit, sans avoir agi.

Juliette Keating

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The Lost Fingers...

20 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Louise Labé... (+ documentaire)

20 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Ô doux regards, ô yeux pleins de beauté...

Ô doux regards, ô yeux pleins de beauté,
Petits jardins pleins de fleurs amoureuses
Où sont d'Amour les flèches dangereuses,
Tant à vous voir mon oeil s'est arrêté !

Ô coeur félon, ô rude cruauté,
Tant tu me tiens de façons rigoureuses,
Tant j'ai coulé de larmes langoureuses,
Sentant l'ardeur de mon coeur tourmenté !

Doncques, mes yeux, tant de plaisir avez,
Tant de bons tours par ces yeux recevez ;
Mais toi, mon coeur, plus les vois s'y complaire.

Plus tu languis, plus en as de souci,
Or devinez si je suis aise aussi,
Sentant mon oeil être à mon coeur contraire.

                      _________________________________________

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie...

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J'ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m'est et trop molle et trop dure.
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure ;
Mon bien s'en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.

                         _________________________________________

Ô longs désirs, ô espérances vaines...

Ô longs désirs, ô espérances vaines,
Tristes soupirs et larmes coutumières
A engendrer de moi maintes rivières,
Dont mes deux yeux sont sources et fontaines !

Ô cruautés, ô durtés inhumaines,
Piteux regards des célestes lumières,
Du coeur transi ô passions premières,
Estimez-vous croître encore mes peines ?

Qu'encor Amour sur moi son arc essaie,
Que nouveaux feux me jette et nouveaux dards,
Qu'il se dépite, et pis qu'il pourra fasse :

Car je suis tant navrée en toutes parts
Que plus en moi une nouvelle plaie,
Pour m'empirer, ne pourrait trouver place.

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A Lire... Ne tirez pas sur l'école! Eric Debarbieux...

20 Août 2017 , Rédigé par Fnac Publié dans #Education, #Politique

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Présentation éditeur:

Sans être l’horreur absolue que le « school bashing » habituel décrit, l’école française n’est pas non plus l’école « bienveillante » que méritent tous ceux qui y travaillent, élèves comme personnels. Rumeurs et intox, désinformation organisée ou non ont dressé une représentation de l’école et de ses personnels particulièrement négative. Dans cet essai très personnel, né de plusieurs colères, Eric Debarbieux dénonce avec un humour ravageur et sans langue de bois la méconnaissance des réalités concrètes vécues dans les établissements scolaires. A partir d’enquêtes inédites, ce sont les paroles des principaux intéressés, autant celles des élèves que des professionnels de l’école, qu’il nous donne à entendre. Déconstruire les discours des « faussaires » mais aussi proposer : Eric Debarbieux affirme la nécessité du respect pour les élèves ET pour les personnels de l’école, une « bienveillance » pour laquelle ni les uns ni les autres ne sont des « crétins » selon le titre d’un ouvrage célèbre. Toutes les questions cruciales sont abordées : punition et exclusion, inégalités et laïcité, formation des personnels, conflits destructeurs entre adultes, sécurité, radicalisation, climat scolaire et sentiment d’appartenance, bureaucratie, gouvernance et stratégies de changement

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Education - L'entrée dans l'art n'a que faire de "gadgets"...

20 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Art, #Culture

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Il y a cinq ou six ans, ce devait être en 2012 ou 2011, j'ai pu obtenir des places gratuites pour des rencontres sportives de haut niveau (football en majorité) et à peu près un même nombre de "pass" (eh oui, cela existait déjà et existe encore) donnant droit à la visite gratuite de Musées rouennais et parisiens, dont Le Louvre et Orsay. Le total de ces places et entrées avoisinait la trentaine, une quinzaine pour les matchs et l'autre quinzaine pour les musées. Je décidai donc évidemment d'en faire profiter mes élèves de quatrième. Pourquoi ceux-là  ? J'avoue avoir oublié mais là n'est pas l'essentiel.

Je savais que les places "sportives" auraient plus de succès que les places "artistiques". Ce fut le cas puisque seuls deux élèves choisirent des entrées au Louvre et Orsay quand tous les autres, filles et garçons, se jetèrent comme des morts de faim sur les entrées au stade. Je dus procéder à un tirage au sort et je fis, ce jour-là, beaucoup de mécontents dans le groupe des "malheureux" obligés d'abandonner leurs rêves de stades...

Cette anecdote démontre, et Pierre Bourdieu l'a dit il y a fort longtemps, que plus l'offre est importante, plus elle crée et accroit les inégalités. Car elle n'est pas préparée en amont. Nos élèves - les miens issus d'un milieu rural dans un contexte social majoritairement "en difficultés" - sont souvent très au fait de la "chose sportive", notamment le football que tous et de plus en plus, toutes, ont pratiqué dès le plus jeune âge et pratiquent fort longtemps après leurs études. Ils en comprennent les règles, connaissent leurs "stars" bien mieux que leurs leçons, s'identifient à un Messi ou désormais un Neymar. Ils saisissent très vite, car on le leur a appris, les enjeux financiers de ce sport. "Sponsor" et "mercato" n'ont aucun secret pour eux. A l'école, au collège, au lycée, cet apprentissage se poursuit dans les cours de récréation. Certains rêvent même de marcher sur les traces de leurs "artistes" favoris. Ils portent souvent le maillot de leur équipe favorite, Barcelone, Marseille et le PSG tenant le haut de l'affiche. Ils tapissent les murs de leurs chambres avec des posters. Ils reproduisent les gestes de leurs "Dieux".

Je n'ai JAMAIS entendu aucun élève, en revanche, me dire qu'il rêvait de devenir Van Gogh ou Monet, François Villon ou René Char, Mozart ou Bach, Emile Zola ou Albert Camus !

Je n'ai JAMAIS entendu aucun élève me dire qu'il avait le poster de Le Clézio ou de Niki de Saint Phalle au dessus de son lit !

Je n'ai JAMAIS entendu aucun élève me dire qu'il rêvait d'écrire comme Molière ou Sartre  ! Et tout cela s'explique très aisément  !

Nos élèves, malgré tous les efforts remarquables des collègues professeurs d'école, de nos collègues professeurs d'arts plastiques en collège, n'ont que très peu l'occasion de pénétrer les grandes "arènes de l'art" sauf, évidemment, ceux dont les parents ont des habitudes culturelles qu'ils transmettent à leurs enfants. En milieu rural, une sortie dans un Musée nécessite un déplacement, souvent coûteux, mobilisant des personnels, le tout alourdi par des obligations "paperassières" certes obligatoires mais freinant souvent les meilleures volontés. Et l'offre artistique, de plus en plus grande quoi qu'on en dise, ne fait alors que creuser les inégalités existantes puisque cette offre n'intéresse souvent que les élèves DEJA acquis aux règles de l'art ou résidant en milieux urbains. 

Il est absolument obligatoire de réduire cette inégalité. De l'éliminer!

Dès la maternelle et jusqu'au dernier jour des études, qu'elles soient courtes ou longues. Un tableau, une oeuvre musicale, un film, une sculpture, un roman, un monument, bref une oeuvre d'art, ce sont un peu des "matchs de football". Il y a des règles, des enjeux, des "stars". Il suffit de les connaître pour pouvoir les apprécier.

A condition, bien entendu, de ne pas se contenter d'offrir quelques "gadgets" en guise d'entrée dans la culture: un pass de 500 euros le jour des 18 ans, la distribution de Fables de La Fontaine dans trois académies (pourquoi trois seulement?), la "rentrée en musique"... Autant d'idées disjointes sous prétexte que l'art rendrait heureux, comme ça, par "magie", sans pré-requis. 

Souvent nos élèves rêvent de vivre la vie de tel ou tel sportif, ils rêvent d'une autre vie. Ils sont amateurs d'art. A leur manière. Car à quoi sert l'oeuvre d'art sinon à nous faire vivre d'autres vies que les nôtres, fut-ce quelques secondes?

Reste à leur permettre d'en avoir les moyens, d'en comprendre les règles, d'en maîtriser l'utilisation des clefs...

Christophe Chartreux

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Paco Ibanez chante Garcia Lorca...

19 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique, #Barcelone

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Coup de coeur... Federico Garcia Lorca...

19 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature, #Barcelone

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Assassiné par les milices franquistes le 19 août 1936

Aux fleuristes de la rambla

"Ce soir, ma fille la plus jeune et la plus aimée, Rosita la célibataire, la demoiselle Rosita, dame Rosita, sur le marbre et entre des cyprès, dame Rosa a voulu travailler pour les sympathiques fleuristes de la Rambla, et c’est à moi qu’incombe l’honneur de dédier la fête à ces femmes aux rires francs  et aux mains mouillées où tremble de temps en temps le minuscule rubis causé par l’épine.

(…)

La rue où vivent ensemble les quatre saisons de l’année, l’unique rue de la terre que je sou

haiterais ne jamais se terminer, riche en sons, abondante en brises, belle de rencontres, antique de sang, La Rambla de Barcelone.

Telle une balance, La Rambla a son aiguille et son équilibre dans le marché des fleurs où la ville se rend pour y chanter  baptêmes et mariages sur des bouquets frais d’espoir et où elle se rend en agitant larmes et rubans sur les couronnes de ses morts. Ces étalages de joie entre les arbres soignés sont comme le cadeau des rambleurs et leur détente, et bien que de nuit ils semblent seuls, presque comme des catafalques de fer, ils ont un air seigneurial et délicat qui semble dire aux noctambules : « Lève-toi demain pour nous voir ; nous sommes de jour. »

Quiconque visite Barcelone ne peut oublier cette rue que les fleurs convertissent en insoupçonnable serre

(…)

On dit, et c’est vrai, qu’aucun barcelonais ne peut dormir tranquille s’il n’est passé au moins une fois par la Rambla, et il m’arrive la même chose ces jours-ci où je vis dans votre superbe ville. Toute l’essence de la Grande Barcelone, la vivace, l’incorruptible, la  grande, est dans cette rue qui a une aile gothique où l’on entend des fontaines romaines et des luths du quinzième, et une autre aile bigarrée, cruelle, incroyable, où l’on entend les accordéons de tous les marins du monde et il y a un envol nocturne de lèvres maquillées et d’éclats de rires à l’aube.

Je dois moi aussi passer tous les jours par cette rue pour apprendre d’elle comment peut persister l’esprit propre à cette ville."

(…)

                                               _________________________________

 ÉCOLE...

Maitre

Quelle jeune fille se marie avec le vent?

Enfant

La jeune fille de tous les désirs

Maitre

Que lui offre le vent?

Enfant

Tourbillons d'or et cartes superposées.

Maitre

Elle lui offre quelque chose?

Enfant

Son cœur ouvert.

Maitre

Dites comment elle s'appelle.

Enfant

Son nom est un secret.

                                         ___________________________

Le lézard est tout en larmes…

Le lézard est tout en larmes
La lézarde est tout en larmes.

Le lézard et la lézarde
en petits tabliers blancs.

Ils ont perdu par mégarde
leur anneau de mariage.

Aïe, leur anneau de plomb
aïe leur joli anneau  plombé!

Un grand ciel solitaire
embarque à son bord les oiseaux.

Le soleil, gros capitaine,
porte un gilet de satin.

Regardez comme ils sont vieux!
Comme ils sont vieux, les lézards!

Aïe comme ils pleurent, et pleurent!
aïe, aïe, comme ils pleurent!

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Education - Il n'existe pas de "culture magique"...

19 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie, #Culture

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Edouard Philippe, Premier Ministre, vient de publier un livre intitulé Des hommes qui lisent chez Lattès. Le chef du gouvernement y livre sa vision de la culture. Celle-ci permettrait, c'est la thèse sous-tendue par le contenu de l'ouvrage, d'assurer à la génération présente et à celles à venir un futur étincelant dont l'illustration se trouve sous nos yeux: le quinquennat actuel. Il fallait y penser.

Comme si la culture et ses pratiques diverses, notamment la lecture, suffisaient à bâtir les structures d'une politique.

Comme si la culture, la lecture, la musique suffisaient, seules, à donner envie d'échafauder une société sans haine ni violence.

Comme si - et je ne parle plus ici du livre d'Edouard Philippe mais ne m'en éloigne pas vraiment - une "rentrée en musique" suffisait à créer du lien dans une école tout à coup bienheureuse. Par la magie de la baguette d'un chef.

Comme si la promotion des arts et de la culture, notamment par "le goût du livre et la pratique musicale", suffisaient à faire d'un enfant un être épanoui, complet et ouvert au monde. Un enfant "libre" en quelque sorte.

Comme s'il suffisait de chanter ou de pratiquer un instrument pour "créer du bonheur". Je cite le Ministre de l'Education Nationale dans un entretien donné au magazine Le Point:

"Le théâtre ou les pratiques musicales collectives, qu'il s'agisse de chorale ou d'orchestre, sont très importants, car ils supposent l'écoute de l'autre pour atteindre une harmonie collective. La musique crée tout simplement du bonheur. Et son bienfait cognitif est démontré."

On ne peut s'empêcher, tant en lisant Edouard Philippe que les ministres de l'Education Nationale et de la Culture, de déceler une forme d'instrumentalisation de la culture à des fins uniquement politiques.

Comment peut-on croire et surtout faire croire que la seule apparition "magique" du bonheur à l'écoute d'un concerto ou à la lecture de Proust permettrait à n'importe quel élève de s'emparer des clefs de compréhension du monde qui l'entoure et, souvent, l'agresse? C'est oublier très et trop aisément que la lecture, l'écoute d'un morceau, la pratique d'un instrument, le jeu d'un acteur disant un grand texte sont D'ABORD affaire d'éducation.

C'est exactement ce qu'en dit la philosophe et historienne Perrine Simon-Nahum dans Libération, page 17, en date du 18 août:

"La culture est semblable à la démocratie. Pas plus que cette dernière n'est le régime du consensus, mais bien, comme le montrait l'historien François Furet, celui de la crise, la culture ne saurait se résumer au seul sentiment de plaisir et de facilité qu'Edouard Philippe se plait à décrire. Les livres sont, certes, les compagnons indispensables d'une vie mais ils se gardent d'être toujours dociles et sympathiques. Ils peuvent aussi être violents, voire hostiles, se dérober et nous échapper".

J'engage vivement  le Premier Ministre, le Ministre de l'Education Nationale et celle de la Culture à cesser de croire pouvoir transformer un peuple d'enfants en peuple apaisé par la seule pratique de la culture, détachée de tous pré-requis éducatifs.

N'oublions jamais que les allemands composaient l'un des peuples les plus érudits d'Europe avant de se donner à l'enfer du nazisme.

N'oublions jamais que les idéologues Khmers Rouges firent leurs études dans les plus prestigieuses universités françaises.

Pour quels résultats?...

Il n'existe aucune "culture magique". La culture à elle seule, détachée de tout et offerte à la seule pratique, ne sera jamais un viatique suffisant. Chanter, lire, jouer, quoi qu'en disent les "sciences cognitives", ne suffisent pas ex nihilo à rendre un enfant "libre"! Encore moins à servir de marchepied à une politique!  

Il n'est de "culture" que celle qui s'apprend, s'apprivoise et se maîtrise. Toutes les autres approches ne peuvent rien entraîner de positif.

Bien au contraire...

Christophe Chartreux

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Quand la Silicon Valley réforme l'école...

19 Août 2017 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

... Et y trouve son intérêt.

Au Texas, en Virginie, et dans d’autres Etats américains, le patron de Netflix promeut dans les écoles des algorithmes qui donnent des cours de math aux élèves. Dans plus d’une centaine d’écoles à travers les Etats-Unis, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook teste une de ses idées : des logiciels qui permettent aux élèves d’apprendre tout seul, reléguant les enseignants au rang de tuteurs. Au dire du New York Times, le phénomène est loin d’être anecdotique, c’est une part toujours plus grande des écoles publiques américaines qui sont concernées. “En l’espace de quelques années, les géants de la technologie ont commencé à modifier la nature profonde de l’école, en utilisant les mêmes techniques que celles qui ont permis à leurs entreprises de transformer l’économie américaine.” La croyance est double : 1. les élèves gagneraient à adopter la tournure d’esprit de l’ingénieur 2. la réussite entrepreneuriale les rend légitimes pour repenser l’éducation américaine. De fait, des milliers d’élèves américains deviennent les bêta-testeurs de leurs idées.

Et le New York Times de prendre un exemple, celui d’un programme du nom de Code.org, financé notamment par Microsoft, qui s’est donné pour but de promouvoir dans les écoles l’enseignement de l’informatique. Grâce aux 60 millions de dollars mis sur la table par les donateurs, des centaines de cursus ont été créés dans tous les Etats-Unis, des dizaines de milliers d’enseignants ont été formés.

Bien sûr ces philanthropes de la tech refusent l’idée qu’ils chercheraient à influer sur les politiques éducatives. D’abord, selon eux, la vraie évolution, c’est l’entrée d’Internet dans les écoles, qui a en soi plus d’effet que leurs initiatives, et puis c’est dans la tradition américaine que des philanthropes venant de l’industrie participent au financement de programmes scolaires . Sauf qu’il y a quelque chose de nouveau. Ces initiatives sont poussés directement auprès des élèves, des professeurs et des parents, en utilisant les réseaux sociaux pour contourner l’institution scolaire. La mobilisation se fait plus vite, et par le bas. Et puis les entreprises gardent la main sur toute la chaîne : elles financent, fabriquent les logiciels, et subventionnent la formation des enseignants. Comme le dit un professeur de sciences de l’éducation de Stanford “il s’agit d’un quasi monopole sur la réforme éducative. Ce qui est très différent des générations antérieures de philanthropes.” Car cela coïncide avec une forte pression exercée par la Silicon Valley pour vendre des ordinateurs et des logiciels aux écoles, un marché qui est estimée aux alentours de 20 milliards de dollars. Le bénéfice pour ces entreprises est assez évident : déjà la moitié des élèves de primaires et de secondaires aux Etats-Unis utilisent les services de Google dans le cadre scolaire (mails, drive pour les devoirs etc.).

(...)

La Vie Numérique - Xavier de La Porte

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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