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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur...

12 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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La fille qui longtemps lui a plu et qu'il voyait dans un épuisement douloureux prendre le frais chaque midi sur l'appui de sa fenêtre, offrant au jeune idiot à l'affût sa superbe impudeur, le bleu catin de ses paupières, le rouge en cœur de sa bouche, un regard mangé d'ennui louchant à travers le torrent des cheveux, tout son buste hardiment dégrafé et transparent comme une paume sur le décor peint en noir de l'alcôve où, tard dans la nuit , un rire coupé de merveilleuses plaintes le jetait hors du lit pour rouler au sol, déchiré par le désir, accablé par sa misère, avec les mouvements de fureur d'une bête famélique rongeant ses barreaux.

(...)

La joie d'être seul à nager de l'un à l'autre bord de l'étier survolé par les mouettes qui remontent avec la mer dans la brume lumineuse de l'aurore, celle de courir ensuite pieds nus sur le sable frais au plus près du rivage qu'entament les vagues de toute leur vigueur fracassante, la volupté de sentir un instant son propre souffle s'accorder aux cadences de la nature et, tête la première, bras grands ouverts, s'y fondre en une charnelle étreinte. C'est au petit matin d'un jour d'été la bonheur animal de l'enfance, sa fougue retrouvée, le bienfait du sel sur la peau rougie par les claques de la houle. Tonique hydrothérapie, bain de jouvence pour le vieux crabe qui, rejeté sur la grève, n'y avance pas moins tout de guingois, en claudicant et grimaçant à chaque pas.

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L'école ou la fin de l'insouciance...

12 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Pédagogie, #Politique, #Education

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"Ah, alors c'est la fin de l'insouciance..."

Cette phrase, je l'ai prononcée, il y a quelques jours alors qu'un ami me disait avoir inscrit son fils pour sa première année en maternelle. Pourquoi ai-je dit cela  ?... N'aurais-je pas dû dire  :

"C'est formidable! Il va apprendre, s'élever, respecter l'autre..."

Ou bien:

"Ah l'Ecole! Il va y être heureux et tu le retrouveras chaque soir souriant et chaque jour transformé par ce qu'on lui aura inculqué"...

Or je n'ai pas dit cela... J'ai dit  :

"Ah, c'est la fin de l'insouciance"...

Terrible phrase, venue naturellement dans et par ma bouche... Comment ai-je pu prononcer ces mots  ? Aussi facilement... Terrible phrase qui n'est que le résultat d'une perversion  : celle de l'Ecole.

Car l'Ecole est pervertie:

- pervertie par l'immobilisme voulu et organisé puis maintenu par quelques syndicats irresponsables, véritables "machines" à maintenir les choses en l'état, quel que soit cet état. "Il faut satisfaire la base", dit-on dogmatiquement. Et le dogme, cela ne se discute pas. Comment, pourtant, peut-on croire et faire croire que des statuts nés en 1950 ne méritent même pas un léger dépoussiérage ? Loin de moi l'idée d'instruire le procès de ces syndicats-là. Ils sont indiscutablement utiles et nécessaires. Ils le seraient plus encore en acceptant de refonder les acquis quand ils ne font que maintenir des traditions anciennes, en décalage total avec les réalités présentes;

- pervertie par des absences notoires... Comment ce métier qui s'apprend peut-il satisfaire celles et ceux qui le servent avec dévouement et passion sans formation continue digne de ce nom  ? Il suffirait donc d'obtenir tel ou tel diplôme, de passer tel ou tel concours donnant accès à tel ou tel titre, pour enseigner ensuite pendant environ quarante ans, assis sur des certitudes à n'entretenir que par habitudes?

- pervertie par un émiettement aux nombreux visages... Emiettement des statuts, émiettement des emplois du temps, émiettement des examens et concours (La France est la championne du monde des examens!), émiettement des équipes pédagogiques qui n'ont d'équipes que le nom, émiettement des objectifs, émiettement de tout  !

Et notre Ecole, d'émancipatrice est devenue gare de triage, reproduisant année après année les différences et inégalités. Chaque classement PISA, aussi discutable soit ce classement, le dit et le confirme. On lit ces classements, on les commente quelques jours et puis on continue de faire comme si rien ne s'était passé... Qu'un Ministre ose vouloir, maladroitement ou pas, transformer même à la marge et c'est immédiatement le tollé. Surtout ne changeons rien! Ou - c'est une variante qui n'est qu'un faux nez de l'immobilisme - changeons mais "pas comme ça".

Alors sont apparues les phobies scolaires. Nos élèves sont parmi les plus silencieux du monde. Ils apprennent beaucoup de choses sans savoir s'en servir. On les a leurrés avec l' "égalité des chances" quand il fallait parler de droit à l'éducation pour tous. L'infantilisation des personnels enseignants fait des ravages. Les parents les moins informés ne comprennent plus cette Ecole-là...

Oui vraiment - et rien n'est fait pour inverser cette tendance - l'école est de plus en plus la fin de l'insouciance.

Christophe Chartreux

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Rentrée en musique : mieux vaut éviter les couacs...

12 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #UNSA

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Le ministère incite les équipes des écoles et établissements à organiser une activité musicale le jour de la rentrée. Le SE-Unsa rappelle que la rentrée est un moment bien particulier déjà largement préparé à quelques jours de la sortie. Pour le SE-Unsa, cette nouvelle idée ministérielle ne peut se transformer en obligation.

Dans un courrier adressé aux recteurs (cf. PJ), le ministère souhaite que les équipes mettent en place un moment musical pour créer un environnement favorable le jour de la rentrée, notamment pour les nouveaux élèves.

Pour le SE-Unsa, penser sérieusement une telle activité revient à modifier ce qui a déjà été prévu et à envisager une autre organisation matérielle et pédagogique, qui plus est, en sollicitant éventuellement d’autres partenaires. Comme habituellement au mois de juin, les modalités participant à la construction d’un cadre bienveillant dans les écoles et établissements sont déjà organisées par les équipes. À cela s’ajoutent, dans plusieurs écoles et établissements, les réflexions sur la mise en place de nouvelles mesures, comme les CP dédoublés, l’organisation la semaine scolaire ou encore l’organisation des enseignements au collège.

Pour le SE-Unsa, cette activité musicale apparaissant tardivement doit être une possibilité proposée mais elle ne doit pas être une injonction. Construire une École de la confiance pour créer un climat suscitant le plaisir d’apprendre est un objectif permanent des enseignants. Pour l’atteindre, ils opèrent des choix professionnels pour que le jour de la rentrée donne le « LA » le plus juste possible de l’année scolaire. Il ne peut être question de changer de partition à quelques jours de la première.

Documents joints

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Klaus Nomi...

11 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Rainer Maria Rilke...

11 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Cherchez en vous-mêmes. Explorez la raison qui vous commande d'écrire; examinez si elle plonge ses racines au plus profond de votre cour; faites-vous cet aveu : devriez-vous mourir s'il vous était interdit d'écrire. Ceci surtout : demandez-vous à l'heure la plus silencieuse de votre nuit; me faut-il écrire ? Creusez en vous-mêmes à la recherche d'une réponse profonde. Et si celle-ci devait être affirmative, s'il vous était donné d'aller à la rencontre de cette grave question avec un fort et simple "il le faut", alors bâtissez votre vie selon cette nécessité; votre vie, jusqu'en son heure la plus indifférente et la plus infime, doit être le signe et le témoignage de cette impulsion. Puis vous vous approcherez de la nature. Puis vous essayerez, comme un premier homme, de dire ce que vous voyez et vivez, aimez et perdez. N'écrivez pas de poèmes d'amour; évitez d'abord les formes qui sont trop courantes et trop habituelles : ce sont les plus difficiles, car il faut la force de la maturité pour donner, là où de bonnes et parfois brillantes traditions se présentent en foule, ce qui vous est propre. Laissez-donc les motifs communs pour ceux que vous offre votre propre quotidien; décrivez vos tristesses et vos désirs, les pensées fugaces et la foi en quelque beauté. Décrivez tout cela avec une sincérité profonde, paisible et humble, et utilisez, pour vous exprimer, les choses qui vous entourent, les images de vos rêves et les objets de votre souvenir. Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l'accusez pas; accusez-vous vous-même, dites-vous que vous n'êtes pas assez poète pour appeler à vous ses richesses; car pour celui qui crée il n'y a pas de pauvreté, pas de lieu pauvre et indifférent. Et fussiez-vous même dans une prison dont les murs ne laisseraient parvenir à vos sens aucune des rumeurs du monde, n'auriez-vous pas alors toujours votre enfance, cette délicieuse et royale richesse, ce trésor des souvenirs ? Tournez vers elle votre attention. Cherchez à faire resurgir les sensations englouties de ce vaste passé; votre personnalité s'affirmera, votre solitude s'étendra pour devenir une demeure de douce lumière, loin de laquelle passera le bruit des autres.

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Stress scolaire, l'obsession de l'excellence...

11 Août 2017 , Rédigé par ARTE Publié dans #Education, #Pédagogie

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Apprendre au 21e siècle...

11 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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Recherche/innovation : changer d’ère, changer d’échelle...

11 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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Jimmy Cliff...

10 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Pascale Dewambrechies...

10 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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C’est sa beauté qui est indécente. Et son sourire, son éternel sourire comme si la vie ne devait jamais lui faire de mal. Je n’ai fait qu’empêcher mes mains de le toucher. J’ai caché derrière un masque enjoué la crainte de me dévoiler. Nous étions une dizaine et il n’y avait que lui. Ses yeux, qui parfois me cherchaient, ont joué une partition étrange. J’ai peur. Un impossible désir m’envahit. Une impossible envie de vivre.

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