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Vivement l'Ecole!

Sortir... Portraits de Cézanne... Musée d'Orsay - Paris

3 Juillet 2017 , Rédigé par Musée d'Orsay Publié dans #Art

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Des couleurs pour différencier...

3 Juillet 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Pédagogie

Des couleurs pour différencier...

Portrait de Delphine Guichard, enseignante admirable que j'ai eu la chance de rencontrer à deux reprises.

C Chartreux

                               _____________________________________

EXTRAIT

Délaisser les notes pour laisser à chacun la latitude de progresser, Delphine Guichard, professeure des écoles dans le Loir-et-Cher, a fait des ceintures de couleurs un fil rouge de sa pratique issue de la pédagogie institutionnelle. Rencontre avec une enseignante qui pousse l’esprit de coopération jusqu’à construire ses ressources en collectif et partager le tout sur son blog.

Dans un coin de sa tête se nichait son envie d’être enseignante. Pourtant, elle ne le deviendra qu’à la faveur d’un changement de trajectoire professionnelle. Avant, elle suit la voie royale de la bonne élève qu’elle est, bac scientifique, école de commerce, études de gestion. Elle devient contrôleuse de gestion puis cheffe de projet informatique pour un opérateur en télécommunication. Son travail lui plaît, elle l’exerce pendant douze ans, jusqu’à son déménagement du côté d’Orléans. Le poste qu’on lui propose implique des longs trajets, trop longs pour son équilibre familial. Alors, elle cogite et l’idée d’enseigner enfle, s’impose. « Je pense que j’ai toujours eu envie d’enseigner et que je me suis autocensurée. J’ai encadré des adolescents, j’ai fait du soutien scolaire pendant mes études et j’aimais bien. »

Elle passe et réussit le concours de professeur des écoles en 2007. Elle a apprécié son premier métier, elle envisage son second avec passion dès le début, sur les bancs de l’IUFM. Dix ans après, nous dit-elle, sa passion est intacte. Pendant sept ans, elle vie l’errance des débutants avec des postes fractionnés, en section ULIS avec des élèves polyhandicapés, en SEGPA, en CE1-CE2, en maternelle. Les classes varient avec des situations différentes, « plein de choses dans la même semaine » et parfois à une heure de route de chez elle. En 2015, enfin elle se pose dans une classe à elle, un multiniveaux dans un petit village du Loir-et-Cher, au sein d’un regroupement pédagogique intercommunal. Elle y assure aussi la direction de l’école.

Vivre deux vies

« J’ai l’impression d’avoir vécu deux vies. Je conseille le fait de changer de métier en cours de vie professionnelle. » Ses deux vies ne sont pas étanches l’une vis à vis de l’autre. De la première, elle a emmené l’habitude de veiller à la réussite de projets réunissant des personnes différentes avec qui elle n’avait pas de lien hiérarchique. « Faire du lien, donner de l’impulsion faire en sorte que le projet avance sans avoir de légitimité hiérarchique, c’est un peu la même chose pour la direction d’une école. » Elle met aussi à profit sa maîtrise des outils de conception de documents, donnant à ses exercices une forme attractive qui ravit ses élèves mais aussi les enseignants qui visitent son blog. Au départ, elle a créé le blog « Charivari à l’école » pour échanger sur l’évaluation par ceintures de couleurs et nourrir sa pratique.

 

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Devoirs faits?...

2 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Devoirs faits?...

"Aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe. Cette prescription a un caractère impératif et les Inspecteurs Départementaux de l’Enseignement du 1er degré sont incités à veiller à son application stricte ".

 Bulletin Officiel de l’ Education Nationale No 1, 3 janvier 1957

Malgré cette Instruction officielle toujours en vigueur - avec quelques "ajustements" sous le Ministère Jospin en particulier - les devoirs à la maison, oraux et écrits, restent le lot commun de la quasi-totalité des élèves de l’école primaire. La résistance active d’une majorité de professeurs d’école à une directive vieille de 50 ans a de quoi surprendre. L’intention du Ministère était et reste louable : ne pas surcharger les élèves de travail et ne pas introduire de discrimination entre les enfants « aidés » et ceux qui ne le sont pas. Or depuis un demi-siècle, des générations d’enfants n’ont jamais ressenti le moindre effet d’une semblable intention.

D’après une étude de l’ INRP, déjà ancienne (1985) mais toujours d’actualité, quatre constats ont été établis :

-       83% des professeurs d’école donnent des devoirs (oraux et écrits), au minimum quatre à cinq fois par semaine, à faire à la maison. 81% des élèves s’en acquittent avec d’autant plus de zèle que leur non exécution n’est pas admise.

-        Contrairement à ce qui se dit, le travail à la maison n’est absolument pas destiné à compenser les lacunes de tel ou tel élève, ni à rattraper les retards pris en classe puisque 82% des professeurs d’école donnent LE MEME travail à faire à TOUS les élèves de la classe.

-       Plus l’élève avance dans sa scolarité primaire, plus il doit sacrifier au rituel du travail à la maison. Au CM2, l’enseignant exige des dossiers, des interviews, des rédactions, préfigurant ainsi les devoirs de collège.

-       Peu d’enseignants du primaire ont une notion claire de la charge de travail infligée aux jeunes élèves. Une demie heure de travail en plus par jour représente cinq heures hebdomadaires supplémentaires, tout cela pour constater que les bons élèves sont…bons, que les élèves moyens sont…moyens et que les élèves en difficulté ont décidément bien des…difficultés.

(A noter : nombreux sont les enseignants qui se plaignent des contraintes imposées par leur IEN, leur Conseiller Pédagogique ou leur Maître formateur ESPE. Curieusement, ce sont ces mêmes enseignants qui se fichent comme d’une guigne de l’Instruction Officielle du 3 janvier 1957… Comme quoi, quand on veut, on peut…)

Mais si les devoirs/maisons résistent aussi bien aux instructions officielles, c’est aussi parce que les parents en redemandent. Ce sont d’ailleurs souvent les parents les moins instruits qui réclament du travail à la maison. Trois raisons à cela :

-       Ils pensent que les devoirs/maisons permettent de mieux retenir ce qui est appris dans la journée à l’école

-       Ils espèrent que les devoirs/maisons empêcheront leurs enfants de traîner dans la rue

-       C’est souvent leur seul lien avec l’école

Les devoirs/maisons suscitent donc un double paradoxe. D’une part, ils constituent un facteur de sélection sociale puisque certains enfants ne sont jamais aidés ou ne peuvent pas travailler correctement chez eux. D’autre part, ils sont réclamés par ceux auxquels ils profitent le moins. En revanche, les « milieux aisés » sont plus discrets sur ce chapitre. Très exigeants vis-à-vis de l’Ecole, ils trouvent des subterfuges pour administrer la « pilule vespérale » : « Fais tes devoirs ou je te prive de judo ! ». A défaut, la séance de calcul peut devenir un moment de jeu en famille. Privilège bourgeois que de ne pas avoir tout à apprendre et à attendre de l’ Ecole.

L’Ecole est l’univers de bien d’autres paradoxes qui expliquent le précédent :

-       Les professeurs veulent transformer l’Ecole mais ils refusent de déménager leur classe pour transférer leur cours préparatoire du 2ème étage au rez-de-chaussée parce qu’il est plus facile à des enfants de 6 ans d’accéder de la cour de récréation à leur sale de classe.

-       Les professeurs d’école vous expliquent en permanence qu’il leur est difficile de s’en sortir seuls mais ils se méfient du travail en équipe et ne veulent voir personne dans leur classe. (Le fait est encore plus remarquable en collège/Le travail en équipe est en revanche souvent exemplaire en REP et il donne des résultats)

-       Toutes et tous trouvent leurs classes trop exiguës mais n’utilisent pas tout l’espace, en sortent encore moins et concentrent leurs activités sur le tableau.

Beaucoup de Professeurs, d’école, de collège et de lycée sont avant tout conservateurs. Autant par routine que par conviction profonde. Si la demande de changement est énorme, les classes se suivent et, souvent, se ressemblent. Les devoirs/maisons ont encore de beaux jours devant eux…

De l’imagination pédagogique et des innovations naissent le malheur et le scandale, dit on ici et là ! On leur préfère donc un siècle de savoir-faire récrit au goût du jour ! Jusqu’ à l’ennui… 

Un ennui qui ne risque pas d'être combattu par le projet "devoirs faits". Ce projet d'études dirigées le soir après la classe, encadrées par des adultes non enseignants et ouvertes aux seuls élèves volontaires risque fort de n'être qu'un coup d'épée dans un océan de discriminations qui, elles, ne sont que très rarement combattues. 

Christophe Chartreux

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Combien gagnent les profs?...

2 Juillet 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

Combien gagnent les profs?...

EXTRAIT

Beaucoup d'enseignants jugent les statistiques de la DEPP sur les salaires non représentatives. Le point avec la directrice de la DEPP.

Mais combien gagnent donc les enseignants ? Le ministère de l’Education nationale a publié en avril 2017 la première partie de son Bilan social (BSN), qui dresse un panorama de l’ensemble de ses personnels.

Selon le BSN, le salaire mensuel net des personnels enseignants du public est de 2460 euros. Ce chiffre, déjà dévoilé par la Depp (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) en 2016, avait toutefois été jugé non-représentatif par de nombreux professeurs… Après une petite enquête de notre côté, nous avions constaté que de nombreux enseignants étaient en effet assez loin des 2460 euros par mois. Comment expliquer un tel fossé entre des données statistiques et la réalité ?

Fabienne Rosenwald, directrice de la Depp, a accepté de nous apporter son éclairage. Actuellement, en partie suite à nos articles sur le sujet, l’organisme planche sur sa nouvelle note d’information, et espère proposer des informations permettant “aux gens de mieux s’y retrouver”.

« Pas mal d’enseignants ne se retrouvent pas dans ces stats »

Pour réaliser sa note, la Depp se base sur le fichier Siasp (Système d’information sur les agents des services publics), une base statistique de données annuelles, qui recense les rémunérations des agents de la Fonction publique – dont les 1,05 millions d’enseignants de l’Education nationale (profs des écoles, titulaires, non-titulaires, certifiés, agrégés, chaires supérieures)

(...)

Fabien Soyez

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Revue de Presse Education... 4 jours - École de la confiance - Postes – Austérité ? - Rapports – Vacances – Butinages...

2 Juillet 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... 4 jours - École de la confiance - Postes – Austérité ? - Rapports – Vacances – Butinages...

EXTRAIT

Dernier (et ultime) bloc notes de l’année scolaire. Avec une actualité assez riche : le décret ré-autorisant les quatre jours de classe, les annonces du Ministre sur l’“école de la confiance”, les postes en CP d’éducation prioritaire, le bac, le brevet et quelques rapports et articles intéressants. Nous nous demanderons aussi si l’éducation est toujours "sanctuarisée" sur le plan budgétaire. De quoi dire et de quoi lire...

On terminera de manière plus personnelle par une réflexion sur l’avenir de ce bloc-notes. Bon courage pour la fin de l’année et bonnes vacances

Quatre jours

La semaine a été marquée par la publication le 27 juin du décret « relatif aux dérogations à l’organisation de la semaine scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires publiques ». Le journal Le Monde en offre un résumé rapide. Ce texte permet donc d’«  autoriser des adaptations à l’organisation de la semaine scolaire ayant pour effet de répartir les heures d’enseignement hebdomadaires sur huit demi-journées réparties sur quatre jours  ». Le texte fixe quand même des limites : pas plus de vingt-quatre heures hebdomadaires, pas plus de six heures par jour et trois heures trente par demi-journée, pas de modification du nombre d’heures d’enseignement sur une année scolaire, ni de modification de leur répartition. Toutefois, "ces dérogations peuvent s’accompagner d’une adaptation du calendrier scolaire national", ce qui signifie un possible raccourcissement des vacances. De fait, le décret permet surtout de revenir à la semaine de quatre jours et fait que, demain, différents tempos puissent se côtoyer d’une ville à l’autre, voire d’une école à l’autre. Le décret acte ainsi le troisième changement de rythmes pour les écoliers en neuf ans.

Pour compléter, on pourra aller voir l’audition de Jean-Michel Blanquer au Sénat par la commission Culture et éducation. On n’y parle pas de ce seul sujet mais il occupe une bonne partie du débat. En contrepoint, on pourra aussi visionner la réaction de la sénatrice Françoise Cartron qui a beaucoup travaillé et publié plusieurs rapports sur cette question.

Toujours sur ce sujet, dans son blog sur Mediapart, Claude Lelièvre reprend l’expression de "Munich pédagogique" utilisée en 2008 par Antoine Prost. Il y égratigne sévèrement le nouveau ministre, coupable de ne pas prendre ses responsabilités : «  Le décret que Jean-Michel Blanquer vient de signer sur les rythmes scolaires est digne non pas d’un Salomon mais d’un Ponce Pilate. C’est la « base », à condition d’être unie, qui choisira le retour à la semaine de quatre jours. Et l’irresponsable à la tête du ministère de l’Education nationale s’en lave les mains.  »

On a l’impression qu’avec cette réforme «  le monde des adultes s’est entendu sur le monde des enfants »...! Cette expression est d’un certain... Jean-Michel Blanquer. Mais elle a été prononcé en 2010 à l’occasion d’une audition pour un rapport parlementaire sur les rythmes de vie scolaire et le passage à la semaine de quatre jours. JM Blanquer, alors Dgesco, évoque d’abord des journées de six heures « bien remplies, trop remplies », puis plus loin il déplore qu’avec le passage à quatre jours «  le monde des adultes s’est entendu sur le monde des enfants ». Ce jugement prend une saveur particulière aujourd’hui. On peut cependant rajouter qu’avec les intérêts des adultes (parents et enseignants) on peut aussi voir des considérations financières et budgétaires aussi bien pour l’État que les collectivités locales.

Une autre conséquence de cette modification est peu évoquée, or elle n’est pourtant pas négligeable. La réforme des rythmes a "créé" à peu près 250.000 postes dans l’animation d’après les syndicats du secteur. Il est difficile d’évaluer l’impact que ce décret risque d’avoir en termes de suppression d’emplois. Ce sont certes des emplois précaires et souvent à temps partiel mais ils permettaient à certaines personnes de trouver des sources de revenu. On peut donc légitimement se demander si ce n’est pas un "plan social" (qui ne dit pas son nom) qui est en préparation ?

École de la confiance

L’interview de Jean-Michel Blanquer la plus intéressante de la quinzaine est à lire dans La Croix . Dans cet entretien il dit vouloir confier davantage d’autonomie aux acteurs éducatifs afin de bâtir « une école de la confiance  ». Il pourrait s’agir de permettre aux chefs d’établissement de recruter eux-mêmes sur des «  postes à profil  ». En corollaire, le ministre veut relancer des évaluations nationales, conçues comme un outil de pilotage. Il annonce aussi vouloir faire évoluer les missions des inspecteurs qui seront revues : «  Les inspecteurs rempliront une fonction de soutien plus que de contrôle » . « Plusieurs membres de l’inspection, spécialistes de différentes disciplines, analyseront ensemble la situation d’un établissement et aideront son équipe à formuler et mettre en œuvre un projet éducatif adapté », a-t-il ajouté.

L’école de la confiance selon Jean-Michel Blanquer, on la retrouve aussi dans une autre interview donnée à La Voix du Nord où il justifie le décret sur les rythmes ainsi : « il s’agit d’une philosophie que nous appliquons sur beaucoup de sujets : il est important de responsabiliser les acteurs, de laisser les communautés définir ce qui est bon pour elles.  »

On ne sait pas ce que pensent les enseignants et les élèves du collège Pierre-Ronsard à Tremblay en France de « L’école de la confiance  ». Mais quand on lit le reportage de L’Express on se dit que l’équilibre est fragile pour ne pas créer du découragement. Le magazine est retourné voir les enseignants et la direction de ce collège situé en éducation prioritaire un après un premier reportage au moment du démarrage de la réforme du collège . Aujourd’hui, malgré (ou à cause de) un « travail monstre », le bilan est « plutôt positif ». Les enseignants se sont saisis des dispositifs emblématiques de la réforme, l’accompagnement personnalisé (AP) et les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) et une dynamique s’est installée. Si le principal, prudent, estime que l’aménagement qui vient d’être officialisé par un arrêté « ne casse pas la dynamique », il souhaite aussi « assurer une stabilité du collège, sécuriser l’école et les professeurs, arrêter les changements de cap.  ». C’est à ce prix, celui de la stabilité et de la permanence de l’action, que l’école de la Confiance pourrait se construire.

(...)

Philippe Watrelot

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous:

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Brigitte...

1 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Peter Weiss...

1 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature, #Histoire

Coup de coeur... Peter Weiss...

J'étais là
Lorsque Kaduk fit sortir de l'infirmerie
Des centaines de détenus
Un petit garçon a sauté
Il avait une pomme à la main
Alors Boger est sorti
L'enfant était là avec sa pomme
Boger est allé vers lui
Il l'a pris par les pieds
Et lui a fracassé la tête contre la baraque
Puis il a ramassé la pomme
Il m'a appelé et m'a dit
Vous essuierez ça sur le mur
Un peu plus tard à l'interrogatoire
Je l'ai vu
En train de manger la pomme.

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Macron... Lecture d'image...

1 Juillet 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Art, #Politique

Macron... Lecture d'image...

L'icône glacée (EXTRAITS)

(...)

En guise d’encadrement de sa présence très imposante dans le cadre format smartphone, on distinguera donc, disposés négligemment à la faveur de l’inspiration du moment, deux drapeaux (l’un français, l’autre européen, comme il est d’usage depuis Sarkozy), le coq doré ornant un probable presse-papiers, une horloge (qui donne l’heure, 8 h 20 ou 20 h 20), pas moins de deux smartphones superposés, à la marque très identifiable (un double placement de produit, qui a priori donne l’heure aussi) et enfin trois volumes de la Pléiade, disposés de part et d’autre du bureau, dont les fins limiers du journal Gala nous apprennent qu’il s’agirait du Rouge et le Noir de Stendhal, des Nourritures terrestres d’André Gide et des  Mémoires de guerre de Charles de Gaulle. Rien ne permettant toutefois de l’affirmer avec certitude, on ne balaiera pas tout à fait l’hypothèse qu’il s’agisse là des Mémoires de la vie à Versailles de Saint-Simon, d’ Ubu roi d’Alfred Jarry et de l’intégrale des œuvres du marquis de Sade. L’un des livres est grand ouvert, en écho à la tradition de président lettré du portrait mitterrandien, tenant à pleines mains le recueil des meilleures punchlines de Montaigne plutôt que de laisser la littérature pourrir sur les étagères, comme ses prédécesseurs de la Ve.

D’autres choix s’inscrivent ici en résonance ou démarcation directe de la tradition présidentielle, modulée par chacune de ses manifestations photographiques. A la seule exception de Valéry Giscard d’Estaing, complètement hors sujet avec son affiche de campagne déguisée en portrait officiel (ce qui en fait ainsi de très loin la tentative la plus moderne du genre à ce jour), tous les chefs d’Etat français depuis 1958 se sont partagés entre le huis-clos aveugle de la bibliothèque de l’Elysée (De Gaulle, Pompidou, Mitterrand, Sarkozy) et l’open space verdoyant de ses jardins (Chirac et Hollande). Dans un nouvel accès de syncrétisme centristo-pavlovien, Macron refuse de choisir, se tenant pile dans l’axe vertical de la composition et soudant le dedans au dehors, par la grâce d’une fenêtre ouverte sur un ciel sans abeilles, en une journée opportunément non orageuse. Il se tient là, donc, au boulot, là où ça se passe, Emmanuel, et en même temps à un fauteuil en rotin de l’ailleurs, l’horizon national - auquel, certes, il offre son dos, obstruant au passage toute perspective.

Par delà la plastique flashée de l’image, à l’effet d’à-plat déréalisant, où tout objet semble greffé à la hâte par un retoucheur novice reconverti au graphisme grâce au plan de formation ultrarapide et néanmoins performant proposé lors de son récent licenciement économique flexisécurisé, ce qui interpelle plus que tout ici, c’est cette pose pour le moins inédite. Croyant parer à l’embarras hollandais des bras ballants, et sans aller dans le mimétisme obamalâtre des bras croisés, le plus jeune président de notre République éprouve manifestement le besoin de se cramponner avec l’autorité d’un Frank Underwood à sa table de travail, comme s’il n’était pas disposé à la lâcher de sitôt. Arrimant ainsi une posture à peu près aussi naturelle que s’il avait exécuté une salutation au soleil, les mains veinées à force de broyer celles de chefs d’Etat étrangers en visite, et qui surjouent la symétrie de l’image jusqu’au détail déjà abondamment commenté des deux alliances - une à chaque annulaire.

(...)

Didier Péron et Julien Gester

Cette "lecture d'image" (un modèle du genre) est à lire entièrement ci-dessous:

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Revue de Presse Education... Dépenses - Médiateur - Evaluation

1 Juillet 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Dépenses - Médiateur - Evaluation

Dernière revue de presse de la saison en ce 30 juin. Mais pas sûr que l’actualité éducative parte en vacances. Enfin, aujourd’hui il sera question de dépenses des ménages, du rapport du médiateur qui prend APB dans son viseur, et d’interrogations sur l’évaluation.

Dépenses

Les parents français dépensent très peu pour l’éducation de leurs enfants. “La dépense moyenne des parents français en matière d’éducation est d’environ 15 000 euros par enfant. C’est le montant le plus bas des 15 pays interrogés dans un rapport publié par la banque HSBC.”

Les « bons » collèges font monter les prix de l’immobilier. “Les familles sont prêtes à débourser davantage pour être assurées que leurs enfants seront scolarisés dans les établissements à la meilleure réputation.”

Médiateur

Le médiateur vient de remettre son rapport annuel.

Le Monde relève que L’intégration des élèves handicapés à l’école reste à faire. “Malgré une scolarisation en hausse, le médiateur de l’éducation nationale estime que trop d’obstacles persistent.”

Mais toute la presse relève tout autre chose !

Le médiateur de l’éducation nationale dénonce la solitude des familles face à APB. "Dans son rapport annuel remis jeudi, le médiateur de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur se fait l’écho des réclamations reçues lors de la session 2016 d’APB."

Orientation des bacheliers : Le médiateur de l’Education nationale tape aussi sur APB. “Claude Bisson-Vaivre constate la défiance des familles envers la plateforme et propose de nombreuses idées pour l’améliorer…

APB : le médiateur de l’Education nationale saisi 137 fois en 2016.

APB : le médiateur de l’Education veut former les enseignants. “Rendre le portail Admission-postbac plus lisible, plus transparent et en adéquation “fidèle” avec la réglementation : voilà les objectifs de Claude Bisson-Vaivre, médiateur de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. Dans son rapport annuel au ministère, rendu public jeudi 29 juin 2017, il propose plusieurs pistes en ce sens, dont une formation accrue des enseignants pour mieux accompagner les familles.”

Le médiateur de l’éducation nationale veut améliorer APB. “« Voilà un outil qui fonctionne mais qui n’a pas été adapté à l’augmentation des effectifs », explique le médiateur. Face à ce constat, il propose d’intégrer de nouvelles formations (écoles privées, Paris Dauphine…) dans le système APB « pour tendre à l’exhaustivité ». « Il faut pouvoir obtenir de ces formations qu’elles fassent connaître la liste de leurs étudiants, ce qui permettrait de libérer les places rapidement et de satisfaire les autres plus vite », poursuit-il.
Le médiateur suggère également de mettre fin à la surréservation : alors que les établissements ne peuvent recevoir qu’un nombre limité d’élèves, il y a dans certaines filières davantage d’étudiants retenus que de places disponibles, par anticipation de futurs désistements. La médiation a par exemple reçu la réclamation d’une élève acceptée en BTS qui s’est vu refuser l’accès à l’établissement car 40 élèves avaient été inscrits, contre les 35 que pouvait accueillir la filière
.”

La sélection, un défi pour l’enseignement supérieur à la française. “DÉCRYPTAGE - D’un côté, les grandes écoles sélectionnent sévèrement à l’issue des classes préparatoires. De l’autre, les universités publiques sont accessibles à tout bachelier. Depuis deux ans s’ajoute la pratique du tirage au sort aux portes de filières réputées comme médecine et droit.” Mais réservé aux abonnés.

Admission post-bac : "Il ne faut pas écarter les jeunes de l’entrée dans l’enseignement supérieur", défend l’UNEF. “Après la deuxième phase de réponses d’APB, près de 117 000 lycéens sont toujours sans affectations. Une situation "inquiétante voire alarmante" pour Lilâ Le Bas, présidente de l’UNEF.” Texte et vidéo de l’émission.

Emission sur FranceCulture APB, symptôme d’un système en surchauffe par Marianne Rubinstein. “Durant la campagne, Emmanuel Macron a repris à son compte la proposition de la conférence des présidents d’Université, visant à mettre en place des pré-requis à l’entrée à l’université. Mais les syndicats étudiants y sont fermement opposés, y voyant une sélection déguisée à l’entrée. La route de la réforme est donc étroite : certes, le système peut et doit être amélioré, mais qu’est-il prévu pour accueillir ces 350 000 étudiants supplémentaires, au-delà de la sanctuarisation du budget des universités ? Héritage du XXe siècle, l’enseignement supérieur public en France n’est pas un marché, mais avant tout un droit garanti par la quasi-gratuité des études. Emmanuel Macron devra y être particulièrement attentif, dans un pays où un jeune sur trois a voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle. D’autant que le succès et l’originalité de mai 68 fut d’opérer la jonction entre le monde étudiant et celui du travail, dont on ne sait pas encore comment il réagira aux réformes à venir.”

Evaluation

EXAMENS Du CAP au doctorat Le chamboule-tout des diplômes. “Derrière le projet de réforme du baccalauréat, c’est l’ensemble des diplômes, du CAP au doctorat, qui pourrait connaître un véritable chamboule-tout dans un pays qui célèbre volontiers le culte du diplôme.” “Le débat entre sélection et élévation des qualifications est loin d’être clos.”

Sciences po revoit sa procédure d’entrée en master pour attirer des profils "moins littéraires". “Une évolution qui s’inscrit dans le droit fil de la politique de Frédéric Mion, le directeur depuis 2013. Le successeur de Richard Descoings (qui avait dirigé l’IEP pendant seize ans) a fait de l’élargissement de l’éventail des profils et de l’égalité des chances son cheval de bataille. Dès 2013, quelques mois après son arrivée à la tête de l’école, il supprimait du concours d’entrée l’épreuve de culture générale, jugée discriminante.”

Bernard Desclaux et toute l’équipe de la revue de presse vous souhaitent de belles et bonnes vacances.

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Liste des membres de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation à l'Assemblée Nationale... Bonjour tristesse!

1 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

M. Jean-Félix Acquaviva
Mme Virginie Duby-Muller

Mme Frédérique Meunier

M. Lénaïck Adam

Mme Frédérique Dumas

M. Maxime Minot

Mme Ramlati Ali

Mme Nadia Essayan

Mme Sandrine Mörch

Mme Aude Amadou

Mme Elsa Faucillon

Mme Claire O'Petit

Mme Emmanuelle Anthoine

M. Alexandre Freschi

Mme George Pau-Langevin

M. Gabriel Attal

M. Laurent Garcia

M. Guillaume Peltier

Mme Géraldine Bannier

M. Jean-Jacques Gaultier

Mme Maud Petit

Mme Valérie Bazin-Malgras

Mme Annie Genevard

Mme Béatrice Piron

Mme Aurore Bergé

M. Raphaël Gérard

Mme Cathy Racon-Bouzon

M. Philippe Berta

Mme Annick Girardin

M. Pierre-Alain Raphan

Mme Gisèle Biémouret

Mme Valérie Gomez-Bassac

M. Frédéric Reiss

M. Pascal Bois

M. Pierre Henriet

M. Franck Riester

M. Pierre-Yves Bournazel

Mme Danièle Hérin

Mme Cécile Rilhac

M. Bernard Brochand

M. Yves Jégo

Mme Stéphanie Rist

Mme Anne Brugnera

M. Régis Juanico

Mme Marie-Pierre Rixain

Mme Marie-George Buffet

M. Yannick Kerlogot

M. Cédric Roussel

Mme Céline Calvez

Mme Brigitte Kuster

Mme Sabine Rubin

Mme Danièle Cazarian

Mme Anne-Christine Lang

M. Bertrand Sorre

Mme Sylvie Charrière

M. Michel Larive

M. Bruno Studer

Mme Fannette Charvier

M. Gaël Le Bohec

M. Stéphane Testé

Mme Fabienne Colboc

Mme Constance Le Grip

Mme Agnès Thill

M. François Cormier-Bouligeon

Mme Brigitte Liso

M. Stéphane Travert

Mme Béatrice Descamps

Mme Josette Manin

M. Patrick Vignal

Mme Jacqueline Dubois

Mme Sophie Mette
 

Commentaire

Il est absolument scandaleux que Madame Claire O'Petit fasse partie de cette commission.

Voici ce que cette personne - dont les compétences en matière d'éducation restent à démontrer - affirmait il y a quelques mois:

 

Quelques "exemples" parmi toutes ses outrances (qui illustrent sa "pensée" et ne sont en aucun cas des "dérapages"):

"En novembre 2012, le chroniqueur Franck Tanguy déclare: "Très franchement, quand je vois un barbu en djellaba qui traverse au feu rouge, j'ai envie d'accélérer, je vous le dis." Invitée de l'émission, Claire O'Petit ajoute: "Moi ça me l'a toujours fait hein, c'est pas nouveau."

"En 2011, invitée aux côtés de Gilbert Collard, celle qui va devenir députée lance: "Moi j'angoisse parce que je sais que je vais être envahie par 5 ou 6 femmes avec des bébés qui vont m'agresser devant ma glace, taper devant la glace.(...) Pourquoi ils dégueulassent systématiquement les trottoirs? Pourquoi ils nous agressent systématiquement à 5 ou 6 autour d'une voiture? Merde!", relate Buzzfeed. "

"Toujours invitée sur les ondes de RMC, Claire O'Petit conseille, en octobre 2013, "une psychanalyse" à une auditrice musulmane qui préfère, par pudeur, rester avec des femmes pour faire du sport, comme l'explique Buzzfeed. "Qu'est-ce que ça peut vous déranger que l'on voit votre mollet ou vos poignets, franchement vous avez besoin d'être psychanalysée madame", lance-t-elle notamment. "

"Mais la nouvelle députée a également des choses à dire sur de nombreux autres sujets. Elle qualifie, par exemple, "les socialistes" de "racistes" qui "se servent des arabes". Elle se félicite aussi de la reconduite à la frontière de Leonarda, expliquant notamment "qu'on ne peut pas admettre des voyous."

Et enfin à propos des enseignants, que la nouvelle membre LREM de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation à l'Assemblée Nationale pourra tout à loisir insulter, dénoncer, caricaturer et poursuivre de son incompétente méchanceté:

"Claire O'Petit se paie également l'éducation nationale, coupable selon elle, "d'un laxisme incroyable" et égratigne les professeurs aux "jeans dégueulasses" et aux "cheveux pas possibles" qui représentent, selon elle, "99%" de la profession."

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