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Vivement l'Ecole!

Quelle pédagogie pour transmettre les valeurs de la République?...

18 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Pédagogie

Liberté, égalité, fraternité sont des valeurs qu’on voudrait universelles. Mais comment traduire dans les actes les intentions et les discours ? Comment les faire vivre dans notre école, depuis le plus jeune âge ?

Sans pédagogie, les valeurs de la République à l’école resteront des coquilles vides. C’est pourquoi cet ouvrage propose des pistes concrètes pour que ces valeurs s’incarnent vraiment dans des pratiques pédagogiques. Avec un objectif : être une réponse aux défis des temps présents, dont celui des endoctrinements, des théories complotistes ou de la méfiance envers les savoirs institués.

Pour cela, l’école doit être exemplaire, afin de former les futurs citoyens, dans le cadre d’une démocratie qui se doit d’être présente, sous des formes spécifiques, dans les établissements scolaires.

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Beau Dommage...

17 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Pierre Jourde...

17 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Ces visages que le froid colorie violemment, sous les casquettes, beaucoup ont été sculptés par l'alcool, ces corps fabriqués par lui ou démembrés par lui. L'alcool préside aux besognes du fer, de la pierre, du bois, de la corne. Il tuméfie les faces, cogne les épouses, ruine les exploitations, déforme les membres, ourdit les accidents. Lui, et lui seul. Ceux qui lui ont vendu leur âme ne sont plus que l'alcool, le corps provisoire et titubant de l'alcool. Il travaille au lent retour vers la confusion des formes, vers les créatures du chaos, il fabrique des succédanés de titans.

On parcourt le territoire d'une mauvaise plaisanterie mythologique, la parodie grinçante des puissances originelles. Cet attelage impressionnant que vous avez croisé sur la route était mené par Jupiter en personne, torse nu, maîtrisant avec facilité la puissance du monstre grondant qui tire son char, on reconnaît sa barbe, sa musculature et son regard étincelant. Derrière lui, juché sur l'amoncellement de barres odorantes qui brillent au soleil, massif et brut, Vulcain vous considère. Plus tard, on trouvera Vulcain trébuchant, la parole empâtée, un peu d'écume sèche au coin des lèvres.

Rares sont les maisons où l'alcool n'a pas ses victimes, ses esclaves. Il y a ceux qu'il a ruinés, ceux qu'il a mutilé. Les couples défaits, les fortunes dispersées, les professions abandonnées. Ce jeune homme de trente ans, intelligent, doué, et qui a dû être assez beau ne conduit plus sans embarquer son petit fût de mauvais vin dans la voiture : le voici métamorphosé en polichinelle bouffi et violacé, comme s'il portait un masque monstrueux, ou qu'un démon facétieux lui avait soufflé les vapeurs éthyliques à l'intérieur de la peau. Il y a perdu son métier et se retrouve cantonnier.

L'alcool est entré dans le sang, il engendre, il fait partie de la famille, on reconnaît ses traits dans le visage des enfants. Il prescrit les destins, on se conforme à ses impératifs, avec fatalisme, sans en retirer de plaisir ni d'oubli véritable. Il s'agit d'autre chose avec l'alcool.

Nulle grandeur d'ailleurs, nulle tragédie dans cet acharnement. Les histoires d'alcool appartiennent au registre comique. C'est pourquoi il est difficile d'en dire du mal. Les plaisirs qu'il donne sont de toute espèces, parfois subtils, parfois brutaux. Il réchauffe, il aide à parler, anime les conversations, leur donne une matière, crée des complicités, solennise les transactions, dénoue la méfiance, soutient la vie sociale. Il marque tous les moments de la vie, tout ce qui assure l'être humain dans son humanité et l'homme dans sa virilité. C'est un petit dieu rieur et familier.

Les hommes seuls lui rendent un culte. Aucune femme ne boit jamais, ici, ou presque, à part certaines petites filles ou quelques vieilles isolées dans leurs villages morts. La plupart, prétextant n'en pas avoir le goût, refuseront obstinément le verre de vin, de muscat ou de porto que l'on propose avec insistance. À l'heure rituelle de l'apéritif, où les hommes se réunissent autour de la table, elles ne s'assiéront même pas, soit qu'elles servent, soit qu'elles vaquent à d'autres occupations. Cela fait partie d'une forme persistance de distinction des sexes. Chacun son type de travail et son lieu.

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Les rythmes des enfants ne se limitent pas aux rythmes scolaires!...

17 Juin 2017 , Rédigé par CFDT Publié dans #Education, #Pédagogie

Résultat de recherche d'images pour "rythmes scolaires"
 
Pour la Confédération CFDT et ses fédérations Sgen-CFDT, Fep-CFDT, Interco-CFDT et la F3C-CFDT, permettre le retour à 4 journées de classe dès la rentrée 2017 est une remise en cause brutale des conditions d’accueil des enfants, de mises en œuvre de projets pédagogiques, d’exercice des ATSEM et des animateurs et animatrices péri et extrascolaires, d’organisation de travail des parents...
 
Une fois de plus la question des rythmes scolaires est abordée par le seul prisme de l’Education nationale, alors même que désormais le ministre a la compétence en matière de jeunesse. Et, une fois de plus le raisonnement se fait uniquement sur le temps scolaire, les autres temps des enfants étant laissés dans l’ombre et avec eux les adultes qui les encadrent, les éduquent, les éveillent, les accompagnent.
 
Le ministère de l’Education nationale devrait publier fin juin un décret permettant d’organiser le temps scolaire sur 4 journées, à titre dérogatoire, dès la rentrée 2017. Malgré l’avis négatif du conseil supérieur de l’éducation le 8 juin dernier, c’est le même projet de décret qui devrait être présenté au comité technique ministériel de l’Education nationale le 21 juin prochain. Pourtant les avis convergent depuis plusieurs années pour prévenir des effets négatifs de cette concentration du temps d’apprentissage des enfants, et du temps de travail des personnels enseignants. Pourtant des rapports parlementaires ont souligné les apports de la réforme des rythmes scolaires introduite en 2013 malgré ses imperfections. Le rapport du sénat de juin 2017 sur les projets éducatifs de territoires et les réactions de nombreux maires de France soulignent que la mise en œuvre de la réforme de 2013, adossée au déploiement des PEDT (projet éducatifs territoriaux), a contribué à structurer des politiques éducatives et enfance-jeunesse plus ambitieuses que par le passé. Il a fallu du temps pour qu’une majorité d’acteurs se saisissent pleinement des PEDT, pour que les mairies investissent dans des structures, créent des emplois.
 
Une fois de plus, la communauté éducative et les familles sont mis au pied du mur. Dans certaines communes, ces dernières vont devoir s'adapter, sans aucune concertation préalable, à une nouvelle organisation des temps. En 10 ans, les rythmes scolaires ont été modifiés 3 fois : passage à quatre jours en 2008, retour à quatre jours et demi en 2013 puis retour à quatre jours dans certaines communes à la rentrée 2017. Une fois de plus, on ne laisse aucune chance à une réforme de réussir en agissant dans la précipitation et on fait bien peu de cas du travail de la communauté éducative et de l'organisation des familles.
 
Pour la Confédération CFDT et ses fédérations Sgen-CFDT, Fep-CFDT, Interco-CFDT et la F3C-CFDT, permettre le retour à 4 journées de classe dès la rentrée 2017 par un texte qui ne sera publié que fin juin, contre l’avis du CSE du 8 juin, c’est une remise en cause brutale des conditions d’accueil des enfants, de mises en œuvre de projets pédagogiques, d’exercice des ATSEM et des animateurs et animatrices péri et extrascolaires, d’organisation de travail des parents... La réforme a permis de créer des emplois pour les jeunes et les femmes dans l’animation périscolaire. C’est donc un retour en arrière auquel nous assisterions.
 
Concernant les personnels, des plannings de travail vont être modifiés de manière précipitée, des emplois vont être supprimés, des renouvellements de contrats ne se feront pas ou qu’à temps incomplet. Or, en dépit de ces conséquences graves, le texte qui permet ce bouleversement des conditions d’exercice n’est pas soumis à l’approbation des organisations syndicales qui représentent les professionnels. L’Education nationale décide pour elle-même et dispose des autres ? Comment s’opposer à la décision d’un conseil d’école ou réciproquement d’une mairie sans détériorer les relations professionnelles indispensables entre les partenaires ? Quel texte assure que les décisions seront soumises au Directeur académique des services de l’Éducation Nationale (DASEN) après avis des comités techniques des collectivités concernées ? Quel texte assure que les incidences sur l’emploi local seront prises en compte ? Qui a chiffré le nombre d’emplois en équivalent temps plein qui vont disparaître et les effets induits ?
 
Pour la Confédération CFDT et ses fédérations Sgen-CFDT, Fep-CFDT, Interco-CFDT et la F3C-CFDT, faciliter les dérogations et le retour à 4 journées de classe, au prétexte que quelques communes auraient des difficultés à mettre en œuvre la réforme est un renoncement grave de l’Etat à jouer son rôle d’impulsion dans la structuration de politiques éducatives cohérentes et ambitieuses pour tous les enfants. Face aux difficultés faut-il reculer alors que la direction est pertinente ? La CFDT demande au contraire que l’on tienne compte des difficultés rencontrées pour accompagner les personnels et les communes selon leurs besoins. Sur le plan financier en pérennisant le fonds de soutien. Sur le plan des ressources humaines en accompagnant les communes pour structurer une politique de recrutement, de formation et de déroulement de carrière pour les personnels qui travaillent sur les temps péri et extrascolaires. Sur le plan de l’ingénierie de politique éducative de territoire : préparation et animation des réunions en vue de l’écriture du PEDT, évaluation des dispositifs mis en œuvre, stratégie de politique enfance jeunesse.
 
Pour des politiques enfance-jeunesse et des politiques éducatives ambitieuses, ne renonçons pas à organiser mieux l’ensemble des temps éducatifs des enfants. Au contraire, affinons l’évaluation de la réforme introduite en 2013 pour en améliorer la mise en œuvre.
 
La Confédération CFDT
 
La Fédération CFDT Éducation (SGEN)
 
La Fédération CFDT Enseignement privé (FEP)
 
La Fédération CFDT Interco
 
La Fédération CFDT Conseil Communication Culture (F3C)
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Aide Personnalisée (AP), EPI... Le point...

17 Juin 2017 , Rédigé par UNSA-SE Publié dans #Education, #Politique

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L’accompagnement personnalisé au collège (AP) a été créé dans le cadre de la refondation de l’École dans le but d'offrir à chaque élève l'aide dont il a besoin pour progresser dans ses apprentissages. Est-il menacé par le nouvel arrêté "collège" ?

L'accompagnement personnalisé (AP), organisé dans un esprit d'inclusion pour tous, s'adresse à chacun des élèves, quel que soit son niveau de réussite. Il diffère donc sensiblement des heures de soutien qui étaient réservées aux élèves en difficulté et s'effectuaient en dehors de la classe et du temps scolaire obligatoire. En tenant compte des besoins de chacun, il s'agit bien de les faire progresser tous : l'AP ne signifie pas une baisse des exigences, bien au contraire.

Grâce à l'AP, l'occasion est donnée à beaucoup d'enseignants de différencier leur pédagogie au sein de la classe, soutenus par des dédoublements ou des co-animations de groupes. Cette année, la très grande majorité des établissements ont organisé l'AP en utilisant les heures de marge.

L'action du SE-Unsa au Conseil supérieur de l'Éducation a permis d'assurer la pérennité de ce dispositif puisque tous les élèves devront en avoir bénéficié à la fin du cycle 4. L'AP reste inclusif  puisque la répartition entre EPI et AP sera la même pour tous les élèves d'un niveau. À noter que le volume d'heures consacrées aux enseignements complémentaires (EPI + AP) restent exactement le même (3 heures en sixième, 4 heures en cycle 4). Ainsi, si les collèges décident de faire moins d'EPI, c'est le temps cansacré à l'AP qui augmentera.

Le SE-Unsa a également obtenu que les 3 heures de marge soient d’abord affectées à l’organisation des dédoublements et la co-intervention avant d'être utilisées pour les enseignements facultatifs, ce qui devrait permettre de mettre en place l'AP dans des conditions favorables.

La mise en œuvre pédagogique de l’AP doit continuer à faire l'objet de formations institutionnelles. Celles-ci doivent être centrées sur les besoins exprimés par les équipes. Sans attendre ces formations, les enseignants de l’Unsa s’organisent entre eux pour réfléchir à l’exercice du métier et construire ensemble des propositions pour l’accompagnement personnalisé.

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A Voir... Retour à Montauk... Volker Schlöndorff...

17 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Cinéma

Il y a un amour dans la vie, que tu n'oublies jamais, peu importe à quel point tu essaies. L'écrivain Max Zorn arrive à New York pour promouvoir son dernier roman. Sa jeune femme Clara l'a précédé de quelques mois pour contribuer à la parution du livre aux Etats-Unis. Dans son roman, Max raconte l'échec d'une passion dans cette ville, il y a 17 ans. Presque par hasard, il revoit Rebecca, la femme en question. Originaire d'Allemagne de l'Est, elle est devenue entre temps une brillante avocate et vit depuis 20 ans à New York. Ils décident de passer encore une fois un weekend ensemble. C'est l'hiver à Montauk, le petit village de pêcheurs au bout de Long Island. Deux transats vides, face à l'océan. Ils attendent deux personnes qui s'étaient perdues pendant très longtemps. Maintenant ils reviennent à Montauk, plein d'espoir et de regrets sur une vie commune manquée.

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Macron ou le triomphe de la personnalisation...

17 Juin 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Politique

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EXTRAITS

Pierre Rosanvallon : « L’élection de Macron redéfinit le clivage droite-gauche »

L’arrivée au pouvoir d’un président qui se revendique et de droite et de gauche rebat les cartes d’une opposition séculaire qu’analyse l’historien et sociologue.

(...)

La récente campagne présidentielle ­présage-t-elle un nouveau fonction­nement de la démocratie ?

Ce qui m’a frappé, dans cette campagne, c’est qu’elle ait été un moment d’intense personnalisation mais d’une aussi faible expérimentation démocratique. Ceux qui ont été les vecteurs de cette personnalisation n’ont pas cherché à la compenser par l’étude de nouvelles formes politiques.

Certes, En marche ! a mené une sorte d’enquête auprès des Français, mais c’est resté très général. De même pour l’usage des réseaux sociaux par Jean-Luc Mélenchon. On est loin des discussions nourries, menées ces dernières années, sur la recherche de nouvelles formes délibératives ou participatives associant les citoyens.

L’autre constat, c’est celui de l’épuisement de la forme des partis traditionnels. Historiquement, ces derniers avaient une double fonction d’organisation du suffrage universel et de représentation de la société. Or l’une et l’autre se sont singulièrement érodées : les partis ne représentent plus depuis longtemps les catégories sociales, ils n’en sont plus les porte-parole parce que la société n’est plus seulement ­constituée à partir de quelques grands blocs ­sociaux comme le salariat, les ouvriers, les ­employés, les cadres… mais à partir de situations sociales beaucoup plus complexes et mouvantes.

Quant à leur rôle d’organisateurs de la démocratie, ils sont concurrencés par des mouvements d’un type nouveau, comme ceux de Macron ou de Mélenchon.

Enfin, l’élection de Macron renforce la personnalisation du pouvoir, longtemps perçue comme une perversion de la démocratie. Dans la vision républicaine, la bonne démocratie, c’est l’impersonnalité : le pouvoir doit être col­légial, donc parlementaire. C’est une idée fondamentale de la Révolution. Gambetta l’amplifiera à la fin du XIXe siècle en disant que tout bon démocrate doit se méfier des personnalités excessives.

La montée en puissance du pouvoir exécutif a profondément changé ce rapport à la personnalisation. La Ve République n’a pas été une exception rétrograde, elle a au contraire anticipé un mouvement général de présidentialisation des démocraties, qu’il y ait ou non élection présidentielle.

L’élection de Macron, c’est le triomphe de cette personnalisation puisque les candidats des partis traditionnels ont été écartés par ceux qui se définissaient comme les catalyseurs directs d’une aspiration populaire, qu’il s’agisse de Macron, de Mélenchon ou de Le Pen. On est passé d’une logique de représentation de la ­société à une logique d’identification.

Vous avez estimé, notamment à l’occasion de l’affaire Richard Ferrand, que le soupçon mine la démocratie. Qu’entendez-vous par là ?

Les Français sont très sensibles à la question de la responsabilité politique. C’est pour cela que, dans l’épisode récent concernant le ministre de la cohésion des territoires Richard Ferrand, son attitude a été scrutée à la loupe. Celles du président de la République et du premier ministre également.

La responsabilité politique consiste, pour un responsable public, à prendre sur soi pour purger la défiance née des soupçons ­provoqués par certaines ­informations sur son comportement. Et pour cela à démissionner. La responsabilité politique implique la reconnaissance par ceux qui ont des fonctions politiques qu’il est de leur devoir d’être ceux qui payent, parfois, le prix du soupçon pour restaurer la ­confiance dans la démocratie. Au prix même de ce qui peut être ressenti comme une « injustice » quand il n’y a pas de délit à proprement parler.

Ce sont, à la limite, de nécessaires victimes expiatoires dans une société où l’opinion est aussi gouvernée par des passions qui se nourrissent des inachèvements de la démocratie et du manque de vertu des élites.

Car la démocratie repose sur la confiance, c’est-à-dire sur la possibilité de faire une hypothèse sur le comportement futur de quelqu’un. La confiance a une dimension cognitive : ce qu’on sait de la personne permet de préjuger de son comportement futur ; si l’on découvre que ce que l’on sait est incomplet ou erroné, cela ne peut que rompre la confiance et créer le trouble. Je trouve terrible que le premier ministre ait déclaré que les électeurs seront juges du sort de M. Ferrand. Cela témoigne d’une complète incompréhension de ce que veut dire la responsabilité politique.

Propos recueillis par

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On nous aurait menti???!! "Le nombre d'heures de français ou de mathématiques est bien plus important en France qu'ailleurs."

17 Juin 2017 , Rédigé par Les Echos Publié dans #Education

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C'est une étude qui tombe à point nommé pour le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Le réseau Eurydice, créé par la Commission européenne pour diffuser des informations sur les systèmes éducatifs, vient de publier des données qui montrent que la France est championne des fondamentaux. Comme l'avait déjà souligné l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la France fait partie des pays qui donnent le plus d'heures de français, de mathématiques ou de sciences à ses élèves.

Parmi les 42 systèmes éducatifs scrutés par Eurydice, la France est le pays qui offre le plus d'heures de français à l'école primaire (1.656), alors que la moyenne européenne est à 953 heures. En mathématiques, la France dispense 900 heures aux élèves à l'école primaire. Elle est, avec le Danemark et le Portugal, en tête des pays qui fournissent le plus gros volume d'heures dans cette matière, là où la moyenne européenne est de 670. En sciences, là encore, la France propose 306 heures au primaire contre une moyenne européenne à 284 heures. Et pourtant... Les élèves français sont les cancres de la classe européenne en mathématiques et en sciences, si l'on se réfère à l'étude internationale TIMMS, publiée en novembre 2016. Une autre étude, publiée début novembre, avait souligné les faibles résultats en orthographe des élèves français. Le nombre d'heures d'enseignement, souvent brandi par les politiques*, ne donne pas de réponse pertinente.

Manque d'autonomie

A la question de savoir pourquoi certains élèves ne sortent pas de CP sans avoir les fondamentaux pour lire, écrire, compter, Jean-Michel Blanquer répondait le mois dernier : « C'est mon métier de savoir comment s'y prendre. C'est la formation des enseignants, et notamment la formation continue, la documentation pédagogique, s'attacher à faire ce qui marche. » C'est sur ce point que le ministre de l'Education compte pour faire bouger les lignes, quitte à secouer le sacro-saint principe de liberté pédagogique. « Nous savons qu'il y a des méthodes qui fonctionnent, d'autres qui ne fonctionnent pas », disait-il encore. Le ministère de l'Education vient d'ailleurs d'annoncer que les professeurs destinés à enseigner dans les CP dédoublés de l'éducation prioritaire à la rentrée prochaine bénéficieraient d'une « formation adaptée à ce nouveau contexte d'enseignement ». « L'enjeu majeur, c'est la qualité de la pédagogie déployée dans ces classes », ajoute le ministère.

L'étude Eurydice insiste sur une autre spécificité du système français : le nombre d'années de scolarisation obligatoire y est moindre que dans d'autres pays. Les années d'école sont donc plus chargées en France qu'ailleurs, d'autant que le volume d'heures de cours y est plus important. Sur ce point, Jean-Michel Blanquer n'a pas caché son intention de sensibiliser plus tôt les élèves à la lecture, dès la grande section de maternelle. L'étude pointe aussi le manque d'autonomie du système français. Une autonomie qui est aussi celle que veut promouvoir le ministre de l'Education pour le second degré.

Marie-Christine Corbier, Les Echos

* dont bon nombre de membres du cabinet de JM Blanquer...

Note du webmaster

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« Le redoublement est une politique coûteuse et inefficace »...

17 Juin 2017 , Rédigé par Alternatives Economiques Publié dans #Education

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EXTRAITS

La politique du nouveau ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, va vraisemblablement marquer une rupture par rapport au dernier quinquennat. Dernière illustration en date de ce virage, les déclarations du ministre à propos du redoublement. Jean-Michel Blanquer a ainsi annoncé dans le Parisien qu’il comptait de nouveau promouvoir le redoublement pour les élèves en difficultés, en primaire et au collège. « Il n’est pas normal d’interdire le redoublement. Il y a quelque chose d’absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant les retards », confiait-il au journal. Ces déclarations prennent le contre-pied de la précédente ministre, Najat Vallaud-Belkacem, qui avait publié en novembre 2014 un décret pour rendre le redoublement « exceptionnel » et conditionné à « l’accord écrit des représentants légaux de l’élève ou de l’élève lui-même, si celui-ci est majeur ». Entretien avec le sociologue Pierre Merle, spécialiste des questions scolaire, pour qui favoriser à nouveau le redoublement ne permettra pas d’améliorer le niveau des élèves.

Quel regard portez-vous sur les annonces de Jean-Michel Blanquer concernant le redoublement ?

C’est une politique incompréhensible. L’école française se caractérise déjà par un des taux de redoublement les plus élevés d’Europe. Depuis plusieurs années, ce taux baisse dans tous les pays, car la recherche a montré que le redoublement est une politique coûteuse et inefficace. De plus, si le décret de 2014 publié par Najat Vallaud-Belkacem limitait fortement la possibilité de faire redoubler un élève, il autorisait toutefois celui-ci pour les élèves de 3e et de 2nde.

(...)

Pourquoi pensez-vous que le redoublement est une mauvaise chose ?

Tout d’abord, des études, notamment un rapport de la Cour des comptes, ont montré que le redoublement coûte cher, pour une efficacité faible. Ensuite, de nombreuses recherches françaises et anglo-saxonnes ont eu pour objectif de suivre la scolarité d’élèves faibles.

On s’est aperçu que les résultats des élèves faibles étaient généralement bons lors de leur redoublement, mais seulement à court terme. Dans la suite de leur scolarité, ils réussissent moins que les élèves de même niveau qui sont passés de justesse dans la classe supérieure. Malheureusement, en France, les recherches scientifiques sont souvent peu connues des décideurs.

(...)

Comment éviter le redoublement alors ?

Le redoublement est une mauvaise réponse à un réel problème : la faiblesse des élèves. Il existe plusieurs manières de lutter contre celle-ci. Il existe par exemple des systèmes d’aide aux élèves évalués positivement, comme le programme PARLER, en primaire, qui aide à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture grâce à la prise de parole.

Le système de notation français décourage aussi beaucoup d’élèves et entretien leurs mauvais résultats. En Finlande, les notes sont très peu présentes et les élèves apprennent mieux, sans que les notes deviennent leur principale préoccupation. En Allemagne, les élèves sont notés sur 6, ce qui permet de ne pas trop affaiblir leur moyenne en cas de note exceptionnellement basse. En France, un élève qui commence son année scolaire avec un 5/20 est forcément démotivé.

(...)

Propos recueillis par Antonin Gouze

Entretien à lire dans son intégralité ci-dessous

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Vanessa Paradis...

16 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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