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Vivement l'Ecole!

Jean-Michel Blanquer : des casiers pour déposer les téléphones des élèves?... (+ commentaire)

27 Juin 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

Jean-Michel Blanquer : des casiers pour déposer les téléphones des élèves?... (+ commentaire)

EXTRAIT

Jean-Michel Blanquer réfléchit à la mise en place de casiers dans les écoles où les élèves déposeraient leur téléphone. Une idée inspirée du Conseil des ministres.

C’était une des mesures annoncées par Emmanuel Macron pendant sa campagne présidentielle : il voulait « interdire l’usage des téléphones portables dans l’enceinte des écoles primaires et des collèges ». Une mesure qui devrait voir le jour selon Jean-Michel Blanquer. « Tout ce qui a été dit doit être accompli », a ainsi déclaré le ministre de l’Education nationale sur France 2, vendredi 23 juin.

(...)

Une mesure difficile à mettre en place pour Vincent Le Roy, secrétaire départemental de l’Unsa de l’Indre et Loire : « Les employés de la vie scolaire ont d’autres choses à faire que la chasse aux smartphones. Et on ne va pas non plus fouiller les sacs des enfants pour vérifier qu’ils n’ont pas de téléphones portables ».

« La loi n’interdit pas leur usage dans les établissements : c’est du ressort du règlement intérieur », note Valérie Sipahimalani, secrétaire générale adjointe du Snes-FSU. Et de rappeler que « les élèves sont équipés par leurs parents, « qui veulent pouvoir joindre leur enfant après la classe, parce que ça les rassure ».

Donc:

interdiction des téléphones portables

rentrée en musique;

retour à la semaine de 4 jours;

distribution de Fables de La Fontaine (dans 3 académies);

introduction des neurosciences en primaire;

diviser par deux les effectifs de CP en REP+ sans mesures en amont ni en aval, sans études préalables de la faisabilité matérielle.

Sont-ce là les enjeux fondamentaux de l'école? Qu'est-ce qui, dans toutes ces annonces, "fait sens"? Quel est le cap? Quelle est la vision à moyen et long terme?

Si l'objectif est de saturer l'espace médiatique par des propositions quotidiennes, c'est une "réussite"...

Pour le reste...

Christophe Chartreux

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Rentrée en musique : mieux vaut éviter les couacs...

27 Juin 2017 , Rédigé par SE-Unsa Publié dans #Education, #Pédagogie

Rentrée en musique : mieux vaut éviter les couacs...
Le ministère incite les équipes des écoles et établissements à organiser une activité musicale le jour de la rentrée. Le SE-Unsa rappelle que la rentrée est un moment bien particulier déjà largement préparé à quelques jours de la sortie. Pour le SE-Unsa, cette nouvelle idée ministérielle ne peut se transformer en obligation.
 
Dans un courrier adressé aux recteurs (cf. PJ), le ministère souhaite que les équipes mettent en place un moment musical pour créer un environnement favorable le jour de la rentrée, notamment pour les nouveaux élèves.
 
Pour le SE-Unsa, penser sérieusement une telle activité revient à modifier ce qui a déjà été prévu et à envisager une autre organisation matérielle et pédagogique, qui plus est, en sollicitant éventuellement d’autres partenaires. Comme habituellement au mois de juin, les modalités participant à la construction d’un cadre bienveillant dans les écoles et établissements sont déjà organisées par les équipes. À cela s’ajoutent, dans plusieurs écoles et établissements, les réflexions sur la mise en place de nouvelles mesures, comme les CP dédoublés, l’organisation la semaine scolaire ou encore l’organisation des enseignements au collège.
 
Pour le SE-Unsa, cette activité musicale apparaissant tardivement doit être une possibilité proposée mais elle ne doit pas être une injonction. Construire une École de la confiance pour créer un climat suscitant le plaisir d’apprendre est un objectif permanent des enseignants. Pour l’atteindre, ils opèrent des choix professionnels pour que le jour de la rentrée donne le « LA » le plus juste possible de l’année scolaire. Il ne peut être question de changer de partition à quelque jour de la première.
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Revue de Presse Education... Lire - Réforme - Supérieur - Ailleurs...

27 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Lire - Réforme - Supérieur - Ailleurs...

Les annonces diverses et variées du nouveau ministre continuent d’alimenter les médias, que ce soit sur les Fables, les CP à 12 élèves ou les devoirs faits.
On continue aussi à parler d’APB et du tirage au sort.

On termine par quelques infos variées, dont les suites de l’"affaire" Véronique Servat.

Lire

"Le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer distribuera ce lundi des exemplaires des Fables de La Fontaine à l’école Paul Claudel de Tourcoing. Il lance ainsi l’opération « un livre pour les vacances » pour les élèves de CM2 des Hauts-de-France." Rappelons tout de même que cette opération n’est que la reprise d’un dispositif inauguré sous Luc Châtel. Et il ne concerne que 3 académies.

Ce que rappelle Claude Lelièvre dans son blog. "pour ceux qui penseraient que cette ’’opération’’ renouvelée serait une sorte de ’’réhabilitation de la littérature classique’’ dans l’enseignement primaire, il faut noter que l’opération ’’commencée’’ en 2010 par les "Fables’’ de La Fontaine s’est continuée en juin 2011 (toujours sous la houlette du DGESCO Jean-Michel Blanquer) par "Neuf contes de Charles Perrault ; un livre de l’été 2011 illustré d’images d’Epinal’’ distribué à des élèves de CM1 en fin d’année scolaire. Fabuleux, le climat "contes et légendes’’ entretenu par Jean-Michel Blanquer."

Jean-Michel-Zakhartchouk, quant à lui, s’emporte sur une distribution pour l’été sans accompagnement pédagogique : "Ce que disent les pédagogues, c’est qu’il ne suffit pas de distribuer un livre de Fables, de faire étudier par cœur telle ou telle, d’en lire en classe en expliquant le vocabulaire , mais qu’il faut un vrai travail différencié selon les âges, pour que soit vraiment approprié un auteur qui a le mérite énorme d’être connu de tous les Français, d’être une sorte d’emblème de la culture française (tout en puisant ses sources dans de multiples cultures, dont les légendes et contes persans)."

D’ailleurs, les polémiques sur les méthodes de l’enseignement de la lecture sont reparties de plus belle. "Un récent séminaire à destination des inspecteurs a relancé les récurrents débats sur la place respective du code et du sens dans l’apprentissage de la lecture. L’insistance portée sur la maîtrise instrumentale de la combinatoire (la mise en relation de graphies et de phonies), au nom d’un retour nécessaire aux fondamentaux, laisserait entendre que le problème des élèves français ayant des difficultés en lecture aurait pour origine leur insuffisante capacité à déchiffrer, c’est-à-dire à identifier les mots. Le tout dans un discours qui revendique de s’appuyer sur la science et tout particulièrement sur la psychologie cognitive."

Réforme et contre-réforme

Tout d’abord, au bout d’un an à peine, un bilan plutôt positif de la réforme pour les élèves et professeurs du collège Pierre-Ronsard, à Tremblay-en-France. "Une année de rodage qui "s’est plutôt bien passée".

Une vision du programme de Jean-Marie Blanquer par Bernard Toutlemonde, ancien directeur général de l’enseignement scolaire. "Le nouveau ministre a donc en tête tout un programme. Un programme original qui n’en pose pas moins des questions : le pilotage par la science et par les résultats ne masque-t-il pas en somme des choix idéologiques ? Les premières mesures décidées (rythmes scolaires avec retour possible à la semaine de quatre jours, dédoublement des CP au détriment du « plus de maîtres que de classes » mis en place précédemment, rétablissement du redoublement etc.) sont-elles vraiment inspirées par la méthode scientifique annoncée ? La volonté d’encourager l’autonomie et l’innovation résistera-t-elle aux traditions centralisatrices, bureaucratiques et « top-down » du ministère de l’Éducation nationale ? Wait and see…"

Le ministre annonce aujourd’hui la création de 2500 postes pour mettre en place les CP à 12 élèves. Sauf qu’il ne s’agit pas de création de postes (comment recrute-t-on par concours 2500 enseignants durant l’été ?) mais un redéploiement des 4000 postes créés par le gouvernement précédent.
D’ailleurs Le Monde dénonce une réforme à marche forcée.

"Manque de locaux, professeurs difficiles à trouver : l’application, dès la rentrée, de cette promesse de campagne du candidat Macron tourne au casse-tête."

Problèmes aussi pour mettre en place les devoirs faits à la rentrée. "Il faut recruter, organiser les plannings, trouver les locaux... Rien que dans le collège qui teste l’expérimentation, il y a 45 intervenants et 10 salles mobilisées. C’est pour cette raison que les rectorats sont actuellement en train de faire un audit de ce qui est possible pour septembre. Et au total, le ministre se donne quatre ans, jusqu’en 2020, pour installer le dispositif dans tous les collèges de France et pourquoi pas en école primaire."

Véronique Soulé, elle, cherche désespérément le devenir des dispositifs pour l’égalité. "C’était en un temps déjà ancien. François Hollande était président. Najat Vallaud-Belkacem était ministre de l’Education nationale et elle encourageait les dispositifs de mixité sociale afin d’en finir avec les collèges-ghettos. Dans le cadre du renouveau en marche, on s’est demandé ce que devenaient ces dispositifs. On a cherché, cherché, cherché..."

Alors que l’Observatoire des inégalités s’interroge sur l’égalité des chances.
“L’Observatoire des inégalités, dans le cadre de son rapport publié le 30 mai dernier, s’interroge sur la situation de l’éducation en France. « L’école amplifie-t-elle les inégalités ? », la question est posée et les conclusions peu encourageantes. Le système éducatif doit encore s’améliorer pour assurer l’égalité des chances.

Dans un simple dessin, Jacques Risso résume bien les annonces du ministre.

Supérieur

APB : comment améliorer le passage du lycée à la fac. “Pour endiguer un échec massif en licence, il importe d’aborder sans tabou les questions de l’orientation, du rôle du bac ou d’une sélection au seuil de l’université.”

La nouvelle ministre de l’Enseignement Supérieur, Frédérique Vidal, est contre la sélection à l’université par tirage au sort. Clara Jaboulay, de l’Union Nationale des Lycéens, a réagi à ses propos.

Divers

Les suites du billet d’une collègue handicapée qui se voyait refuser la reconduction des aménagements de son poste. "Un simple "malentendu"

Quinze minutes, c’est à quelque chose près le temps qu’il a fallu pour que mon téléphone se mette à sonner après la mise en ligne sur Médiapart le Club de la tribune consacrée au refus de l’Education Nationale, via ses instances académiques, d’aménager mon poste de travail.

Le revers de la médaille est que beaucoup de collègues m’ont transmis des témoignages décrivant une situation analogue à la mienne. Handicapé.e.s, il leur est impossible, en dépit de demandes légitimes et parfois réitérées d’obtenir un aménagement de poste par l’Education Nationale. Cela concerne des enseignant.e.s de lycée ou de collège, à Paris ou en Province, handicapé.e.s visuels ou auditifs, titulaires le plus souvent d’une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé, ils ont été pour certain.e.s débouté.e.s de leur demande d’aménagement, pour d’autres, de sa reconduction d’années en années, leur pathologie, comme la mienne, n’étant pas évolutive."

Le créationnisme est normalement interdit dans les écoles publiques américaines. Pourquoi subsiste-t-il encore ?

Quel enseignement pour penser le monde social ?

"Quelle place et quelle conception dans l’école d’aujourd’hui - et plus encore dans celle de demain - pour un enseignement prenant pour objet le monde social ? Jérôme Deauvieau revient dans ce texte sur les enjeux inhérents à l’enseignement dans ce domaine et propose des pistes de réflexions sur les évolutions à envisager, particulièrement au niveau de l’école primaire."

Le questionnement philosophique dans l’enseignement de la physique au lycée.

“Bien que les sciences physiques ne soient pas enseignées aujourd’hui comme une philosophie de la nature, leurs contenus et donc aussi leur apprentissage se prêtent toujours à un questionnement de nature philosophique. En particulier, leur caractère mathématique de la physique marque souvent une rupture dans la construction intellectuelle des élèves, à laquelle il appartient à l’enseignant de veiller. Cette rupture porte essentiellement sur l’apprentissage de l’abstrait, le deuil d’un réalisme naïf et les limites des analogies. Ces questionnements méritent d’être explicités ouvertement en classe pour permettre un juste apprentissage de cette discipline.” par Cyril Verdet, professeur de sciences physiques au lycée Saint Louis de Gonzague à Paris (Franklin), formateur en épistémologie à l’ISFEC d’Ile-de-France."

Géraldine Duboz

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Bireli Lagrene...

26 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Agnès Desarthe...

26 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Agnès Desarthe...

Sorø, Danemark, 1887

L’air est calme. Pas un souffle de vent, si bien que les grands arbres qui se reflètent dans l’eau du lac ont des contours plus définis à la surface de l’eau que dans l’air. René rame vigoureusement. Il espère impressionner Kristina par la souplesse de ses articulations, la force de ses bras, la longueur de son souffle. S’il le faut, il mènera cette barque jusqu’à la rive opposée sans marquer de pause, sans reprendre haleine. Ce qu’il respire n’est pas de l’oxygène, c’est de la beauté. La beauté du lac, de la forêt autour, de l’or menu des feuilles se détachant sur le plomb des nuages ourlés d’argent. La beauté de Kristina dans le combat que la jeune femme livre au panorama et que, levant de quelques centimètres le menton pour étirer son cou, elle remporte soudain, dans la même surprise cocasse que le knock-out infligé par un boxeur. René perd le rythme, engourdi, terrassé par le pouvoir de Kristina, qui penche encore un peu la tête vers l’arrière. Les poignets de René tremblent, le bois des rames dans ses mains devient liquide. Il imagine les seins de Kristina, entraînés par l’étirement, glisser hors du corset sous la combinaison, puis sous le taffetas de son corsage pour atteindre les clavicules, le téton se durcissant au contact de l’étoffe de soie serrée et crissante. Sans le vouloir, il avance vers elle qui se penche encore, comme si elle tombait très lentement dans un sommeil heureux, car ses lèvres s’entrouvrent sur un sourire qui découvre ses ravissantes dents nacrées, presque transparentes, semblables à celles d’un bébé. Les épaules de Kristina viennent toucher le bord de l’embarcation. D’un geste somnambulique, elle tire l’épingle en corne qui nouait son chignon. Sa chevelure, libérée, se déploie, hirsute, volcanique et, un instant, elle a l’air idiot d’un diablotin. Sous le poids des boucles auburn, la crinière ploie et plonge enfin dans l’eau. René observe, il réfléchit. Le lac gèlera bientôt. La surface se crispera dès le crépuscule, une soie qui se gaufre. Les cheveux de sa bien-aimée resteront prisonniers de la glace. « C’est le dernier beau jour avant l’hiver », lui a confié le gardien du domaine qui, par chance, est anglais, comme tout le personnel de la maison Matthisen. En prononçant le mot winter, cet homme à la mine pourtant hardie, aux longues, longues jambes faites pour engloutir les kilomètres, au torse court et large, à la grosse tête rouge ornée de sourcils libres et fournis comme des algues, a froncé le nez en une grimace douloureuse. « L’hiver ici est sombre, a-t-il ajouté, comme en Écosse. Moi, je suis originaire de Bournemouth. On a le soleil toute l’année. » René n’a pas été convaincu par les talents météorologiques du gardien. « J’arrive d’Afrique », lui a-t-il répondu. « Mouais, a fait l’autre. C’est sec, par là-bas. »

René lève les yeux vers le ciel pour espionner la course du soleil entre deux nuages. Le zénith est à peine passé. Il n’y a pas lieu de s’affoler. Le jeune homme tient à sa contenance, il veut faire preuve de sang-froid. Militaire de père en fils. Et son propre fils après lui... Ah, le fils que lui donnera Kristina, comme il sera grand, comme il sera beau. Il aura le cuivre foncé de ses cheveux à elle, et ce teint étonnant, presque méditerranéen, un teint de poterie ancienne, il aura aussi ses mains élégantes et déliées, aux jolis ongles bombés. Il ressemblera à sa mère, bien sûr. Pas le museau de son père, ni ses courts battoirs aux doigts raides. Mais pour cela, il faudra qu’elle l’aime. M’aimera-t-elle ? se demande René, redoublant son effort. La barque accélère d’un coup, les épaules de Kristina glissent vers l’eau. Elle serre la cheville de René entre ses bottines, croise ses pieds à l’arrière du mollet. Ses bras détendus traînent, majeurs à cinq millimètres de l’eau glacée, désinvoltes, comme dans la sieste ou dans la mort. René sent la cambrure du pied épouser son muscle soléaire. C’est leur premier contact. Kristina n’a pas daigné toucher la main qu’il lui tendait pour l’aider à monter dans la barque. Kristina est ainsi, l’intérieur de ses cuisses, la naissance de ses fesses, son vagin, son anus, ses genoux, elle les brade. Mais gare à qui voudrait la prendre par le bras. Voilà ce que son métatarse conte aux jumeaux ébahis de René. Y aller, donc ? se demande-t-il encore. Trousser la jupe et le jupon que le frottement des chevilles a commencé de soulever. Se glisser dans l’échancrure du pantalon. Mais comment sont-elles faites aussi, ces maudites culottes ? Y entre-t-on par le bas ou par le haut ? René l’ignore. Mylène n’en portait jamais, affirmant que sa peau rougissait au contact du coton. Et par-dessus le pantalon, n’y a-t-il pas la combinaison et l’armure du corset ? Jusqu’où cela descend-il et combien de lacets à défaire, à couper, à arracher d’un coup de dents ? Cet assaut requiert plus de feintes stratégiques que René n’en a apprises à l’école militaire. La surprise ? L’encerclement ? L’étau ?

Comment ? Mais nous ne sommes même pas fiancés ! songe-t-il, outré par l’indécence de Kristina, envoûté par son propre désir. Qui le saura ? Personne ne nous a vus partir pour le lac. Si je bondis vers elle, pense-t-il en éloignant les rames le plus loin possible de sa poitrine, en les ramenant vers ses côtes plus vigoureusement encore, que j’enfonce mon corps dans le sien (peu importe le chemin à suivre), que la barque chavire... Personne ne le saura. Nous mourrons. La perspective d’une mort prochaine n’a aucun poids. Elle se présente, inéluctable et morne, au côté du déshonneur de Kristina, du biffage du nom de René sur divers testaments, de son renvoi de l’armée, de la prison pour viol (un des frères de Kristina est avocat). Vétilles. Mourir de froid dans l’eau glacée, déshonorés, déshérités, renvoyés, condamnés. Faible prix à payer pour l’accomplissement de ce qui est, à l’instant où les rames se resserrent une fois de plus sur la poitrine de René, une urgence absolue. Alors qu’il les lâche pour prendre appui sur ses paumes, Kristina se redresse soudain, rabat ses cheveux dégouttant sur son visage, lève sa jupe et son jupon, genoux ouverts, s’exhibe – car elle aussi, comme Mylène, doit souffrir de cette intolérance au coton, pense une partie gourde du cerveau de René –, attrape la main de son promis, se la colle comme il faut, d’un coup, bien au fond, s’aidant d’une flexion rapide de ses jambes agiles en poussant un soupir victorieux.

Une chaleur à l’entrejambe, comme si un éclat d’obus venait de scier René en deux. La cuisse droite poissée, il regarde tantôt la forêt, tantôt le fond de la barque, puis sa main qui se retire et ne sait si elle doit se glisser dans l’eau, dans une poche, sous un mouchoir. René songe que Kristina est folle. Elle est folle, et ses cheveux mouillés nous trahiront. Je n’aurai pas le choix. Il faudra l’épouser.

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Chers amis...

26 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Oia, Santorin, Grèce, Coucher De Soleil

Chers amis,

Le blog prend ses quartiers d'été à partir de ce soir.

L'actualité "Education" va ralentir...

Mais "Vivement l'école" poursuit sa route pendant les vacances, à un rythme simplement différent...

A très vite...

Christophe

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Revue de Presse Education... En musique - Des fables et pas de téléphone - Le mois de Blanquer - Bac, bugs et couacs - Butinages...

26 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Livres, Apprendre, Étude, Éducation

EXTRAIT

Le mois de juin c’est un peu le mois du ministre de l’éducation. Avec le marronnier du bac, on l’invite partout et souvent il en profite pour évoquer d’autres sujets. Cette année, avec le changement de gouvernement, le rythme des annonces s’est encore accéléré. Attention ça chauffe, on ne peut plus suivre ! Entre la rentrée en musique, la distribution des fables de La Fontaine et les casiers pour les portables, il y a de quoi faire. Sans compter les autres dossiers qui se poursuivent : les rythmes, les CP à 12 élèves, le collège... A tel point qu’on en arriverait presque à oublier le Bac avec ses bugs et ses couacs...

En musique

« Je vous l’annonce, on fera la rentrée en musique dans un maximum d’endroits dès cette année, en mobilisant les élèves de l’année précédente ou des orchestres extérieurs. » Dans une interview accordée début juin au quotidien Le Parisien le ministre de l’Éducation nationale avait annoncé sa volonté de développer l’enseignement de la musique dans les collèges.

Malgré cette annonce du début du mois de juin, la circulaire allant dans ce sens et qui a été envoyée aux Recteurs et aux inspecteurs le 20 juin a d’abord été prise pour un faux lorsqu’elle a commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Pourtant elle est bien réelle. Il s’agit de s’appuyer sur les chorales et autres orchestres pour accueillir en musique les nouveaux élèves afin de « marquer de manière positive le début de l’année dans les écoles, les collèges et les lycées. ».

Beaucoup d’acteurs de l’école se sont étonnés qu’une telle proposition arrive le 20 juin alors que les lycées n’ont plus d’élèves, comme aussi beaucoup de collèges et que seules les écoles primaires travaillent encore. Comment dans ces condition préparer efficacement une telle opération ?

Et si on prenait, malgré tout, cette rentrée en musique au sérieux ? c’est ce que propose Mara Goyet dans son blog du Monde. A bien des égards pour des pédagogues convaincus, on peut penser que ce serait une bonne idée. L’enjeu c’est de travailler sur le climat scolaire et le sentiment d’appartenance à une collectivité. Des projets comme ceux là peuvent y aider. Les rituels d’entrée que beaucoup d’entre nous pratiquent à l’échelle de leur classe, peuvent être élargis au niveau d’un établissement. Accueillir les nouveaux, partager un projet commun avec une dimension culturelle, travailler sur le sensible et l’artistique, on peut trouver des aspects positifs à cette" proposition"...

Sauf que ce n’est pas présenté comme une "proposition" mais que ça ressemble furieusement à une injonction ministérielle...! Ce qui a fait penser à un canular lorsque la lettre a circulé c’est que celle ci apparaissait tellement en contradiction avec les premières déclarations du ministre. Celui-ci parlait à l’époque d’en finir avec la verticalité, de laisser l’initiative aux établissements et aux équipes. Il déclarait qu’il n’y aurait pas de "réforme Blanquer" et qu’il en était fier... De même, il clamait son attachement aux expérimentations et à l’évaluation. Mais très vite les défauts de la gouvernance "à la française" qui fonctionne sur le fantasme qu’il suffit de dire pour faire et que ce qui est décidé en haut redescend impeccablement jusqu’au plus petit échelon (même le 20 juin !) a repris le dessus. On s’est aussi très vite empressé de "détricoter" les dispositifs précédents au nom d’une "autonomie" mal pensée et qui oublie la dimension du temps de l’appropriation et du travail collectif.

Finalement, cette "rentrée en musique" n’était pas un canular et aurait pu même être une bonne idée. En revanche ce qui est de plus en plus un canular, c’est de croire qu’on peut continuer à gouverner l’éducation nationale ainsi...

(...)

Philippe Watrelot

La suite et la fin du bloc-notes sont à lire en cliquant ci-dessous

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The Strypes...

25 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Liza Marklund...

25 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Résultat de recherche d'images pour "liza marklund deadline"

Le plus bel amour est toujours impossible. Il doit mourir quand il est au plus fort, tout comme la rose a pour seule chance d’être cueillie à l’apogée de sa splendeur. Une fleur séchée peut répandre la joie pendant de nombreuses années. Un amour rapidement brisé est à même d’envoûter les gens pendant des siècles.

Son mythe est aussi irréel et irréaliste qu’un orgasme éternel.

Il ne faut pas le confondre avec une affection sincère. C’est tout autre chose. Il ne « mûrit » pas, il se fane et il est remplacé, dans le meilleur des cas, par la chaleur et la tolérance, mais le plus souvent par des exigences informulées et des rancœurs. Ceci est valable pour tous les types d’amour, aussi bien entre les sexes, les générations et sur les lieux de travail.

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Quand la "macronmania" tourne au parfait ridicule... Ou à la propagande!

25 Juin 2017 , Rédigé par Marianne Publié dans #Education, #Politique, #Médias

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