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Vivement l'Ecole!

Réduire le nombre d'élèves par classe? Oui mais...

21 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Pédagogie, #Politique

Réduire le nombre d'élèves par classe? Oui mais...
Texte mis à jour le 21 avril 2017

Faut-il réduire le nombre d’élèves par classe ?

Toutes les études, notamment américaines (Etats-Unis) montrent que la réduction du nombre d’élèves par classe favorise tous les élèves, faibles et forts. Mais ceci à une condition : que cet effectif soit d’un maximum de 10 élèves, ce qui ne peut se faire à l’heure actuelle en France de manière généralisée, mais est possible de manière ponctuelle et ciblée.

Il est prouvé que retirer 5 élèves sur un effectif de 25 n’aura aucun effet ; en revanche, retirer 5 élèves sur un effectif de 15 est porteur d’excellents résultats. (Voir School Class Size de Glass, Cahen, Smith et Filby paru en 1982).

Les recherches menées au Etats-Unis (et en France notamment par Piketty) l’ont été de la manière suivante :

les élèves ont été affectés de manière aléatoire dans des classes à effectif réduit ou dans des classes à effectif plus nombreux. Les chercheurs ont ensuite vérifié que les élèves composant les deux types de classes présentaient des caractéristiques comparables du point de vue de l’ethnie, du sexe et du statut socio professionnel des parents. Les résultats des élèves des deux groupes ont été comparés à des moments différents de leur scolarité et à travers des indicateurs diversifiés : tous confirment l’intérêt des classes à effectif réduit (10 ou moins de 10 élèves/Jamais moins de 8).

- A ces effectifs réduits doivent être appliquées des pédagogies adaptées, des contenus traités de manière évidemment différente.

- Il n'est pas non plus interdit de penser que même avec ces effectifs très réduits, deux enseignants doivent intervenir dans ces classes.

- Au moins une fois par semaine, ces effectifs réduits DOIVENT être réunis en nombre plus important afin de favoriser er de permettre des "exercices d'échanges", de socialisation et de "fabrique du commun".

- Il conviendra aussi de penser, et ce n'est pas le moindre des obstacles, à construire des salles, à les équiper, à former des enseignants ( et pas à supprimer des postes) rompus à des pédagogies innovantes et ciblées.

Voilà quelques impératifs incontournables. Car s'arrêter à la seule "division par deux des effectifs des CP/CE1/CE2 en zone prioritaire" ne serait que pure incantation, voire manœuvre grossière de candidat en mal de voix.

  • L’intérêt des groupes de besoin

L’idée de « groupes de besoin » n’est pas nouvelle. Claparède la préconisait en…1920. Aux Etats-Unis, dans le cadre beaucoup plus récent du plan Joplin, les élèves sont attachés en fonction de leur age à une classe hétérogène. Ils la quittent pour certains apprentissages (Lecture et mathématiques principalement) qui se déroulent en groupes homogènes. Cet assouplissement respecte à la lettre trois règles immuables :

- le temps passé en groupes homogènes est nettement inférieur au temps passé en classes hétérogènes, ce qui a pour conséquence que le groupe auquel les enfants s’identifient reste ce dernier;

- la constitution des groupes homogènes repose sur l’évaluation d’une compétence spécifique et non plus sur celle d’une aptitude générale;

- les groupes sont flexibles ; en fonction des progrès des élèves, ils peuvent être réorganisés.

Le plan Joplin a fait l’objet de plusieurs évaluations :

- l’effet positif est particulièrement sensible pour les élèves faibles, sans affecter le niveau des élèves forts

- les résultats en lecture des élèves du programme Joplin sont nettement supérieurs à ceux des élèves fréquentant des classes « traditionnelles »;

- aucune étude d’évaluation n’a abouti à des résultats négatifs à propos du plan Joplin.

Il est donc nécessaire, puisque cela « marche », de constituer des classes hétérogènes à petits effectifs, surtout dans les premières années de l’école primaire, déterminantes pour l’avenir. Sur cette unité de base, il sera utile de greffer un fonctionnement par groupes de besoin en respectant les trois règles énoncées ci-dessus.

Christophe Chartreux

Voir les travaux de Marcel Crahay, Professeur, Développement, apprentissage et intervention en situations scolaires, Université de Genève et Université de Liège
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Chet Baker et Bill Evans...

20 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coip de coeur... Marie Le Gall...

20 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Résultat de recherche d'images pour "marie le gall mon étrange soeur"

Extraits

« Nous nous sommes toutes de suite reconnues et il était écrit que j’allais obéir à tes ordres muets. Entrainée dans ta folie, je ne connaîtrai de la vie que ce tu m’en diras, frontière entre le monde et moi. » 

« On n’a pas le droit de choisir le jour de sa mort. C’est interdit. Pas plus qu’on ne demande à naitre. Deux moments imposés où il n’y aurait donc pas de liberté. Entre les deux, notre vie nous appartient, il paraît. Et il nous appartient d’en faire ce que nous voulons en faire. Certaines vies semblent pourtant vouées à l’échec, quoi que l’on fasse, prisonnières d’une spirale infernale, d’un labyrinthe effrayant dont la sortie est un mirage que l’on aperçoit comme les flaques de soleil sur la route en été que l’on prend pour de l’eau. Une fausse oasis, une illusion d’optique qui se reproduira pourtant, mais alors nous saurons que nous sommes bernés. L’eau salvatrice est ailleurs. » 

« Les normaux ne comprennent rien. Ce sont eux qui sont fous.»

« On attendait la Sœur comme  on attend la foudre parce qu'on a perçu le grondemment annonciateur de l'orage qui va éclater, sans que l'on sache tout à fait quand, mais cependant sûr de ce bombardement dans les nuages puis de l'éclaire qui déchire le ciel. [...] Vivante plus que jamais, souffrante toujours mais laissant exloser sa joie aussi, joie de nous voir, joie de nos vies meurtries.»

« Marcher sur les traces de son passé, c’est avancer dans une nuit aveugle, désespérer de trouver une issue. Il n’y a aucun signal, aucun phare dans le lointain. »

« Est revenue, comme un refrain, cette petite histoire née d'un doute, ce genre de questionnement qui vous habite depuis toujours et prend un temps infini à se manifester. Née comme ça. Elle avait pris racine, je ne sais quand. Ce fut d'abord un rêve insaisissable et déstabilisant, des images qui défilaient, d'autres qui éclataient comme des bulles à la surface de l'eau. Enfin tous ces visages dans une lumière crue.»

« Ce ne sont pas les souvenirs qui comptent mais les traces qu’ils laissent fans les balbutiements d’une mémoire engluée, des visions soudaines et néanmoins obsédantes qui déferlent une vie entière comme des vagues lointaines, quand on a vécu au bord de l’océan on sait que ça ne s’arrête jamais, seules ces traces-là ont un sens. Mais quelle importance ? Pourquoi cette importance ? Parce que cela doit être écrit, puisé au fond de soi dans une accumulation de perceptions que le corps garde secrètement. »

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Jean-Luc Mélenchon et la Russie : ce qui nous dérange - Par un collectif d'universitaires...

20 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Histoire

Résultat de recherche d'images pour "melenchon poutine"

Plusieurs chercheurs en histoire, en sociologie et en science politique sur la Russie dénoncent les erreurs d'appréciation et les compromissions du leader de La France insoumise avec le régime de Vladimir Poutine.

Depuis un siècle au moins, le monde politique français est partagé sur la Russie. Si l’alternative du temps de l’Union soviétique – fascination ou rejet – semble dépassée, l’attirance pour la figure du chef et la dénonciation de l’impérialisme états-unien alimentent la complaisance envers Vladimir Poutine, qui dirige le pays depuis 1999. Après l’extrême droite et une partie de la droite, elle semble avoir conquis ces dernières années Jean-Luc Mélenchon. Déjà, en mars 2015, ce dernier avait traité l’opposant Boris Nemtsov de «voyou politique», juste après son exécution par balles à quelques mètres de la place Rouge. Certes, Mélenchon a déjà répondu aux critiques à ce propos, balayant l’idée qu’il serait «lié» à Poutine et reconnaissant l’existence d’un climat de violence à Moscou. Mais ces explications ne nous ont pas satisfaits. Les prises de position du candidat de La France insoumise sur la Russie et l’Ukraine heurtent ce que disent notre expérience personnelle, nos travaux de recherche et bien des enquêtes journalistiques. Pire, elles relaient souvent directement la communication gouvernementale russe : un comble pour celui qui dénonce depuis des mois la «médiasphère officielle» dans l’hexagone.

Il y a tout d’abord la façon dont il qualifie le pouvoir russe. Lors d’un meeting au Havre le 30 mars, Mélenchon a déclaré : «Je combats la politique de Poutine… Mais […] je ne suis pas d’accord pour participer au chœur des excités qui passent leur temps à espérer qu’on déclenche un conflit avec les Russes parce que ceci est une abomination. Je suis pour la paix.» Son conseiller sur les questions internationales, le chercheur en géopolitique Djordje Kuzmanovic, a affirmé le 28 mars devant l’association Dialogue franco-russe qu’en tant que président de la République, Jean-Luc Mélenchon entretiendrait des «relations cordiales et […] de partenariat avec Monsieur Poutine ou tout autre président que les Russes se seront choisi». Passons sur les procédés rhétoriques qui consistent à faire croire que critiquer fermement Poutine signifie vouloir la guerre avec la Russie, et qu’il est un chef d’Etat élu comme les autres. De telles formules banalisent un régime qui, s’il conserve une apparence de pluralisme, a été instauré par un ancien responsable des services secrets qui a conduit à son arrivée au Kremlin une guerre atroce en Tchétchénie, sous couvert d’«opération antiterroriste». L’issue des élections en Russie est, depuis le milieu des années 2000, déterminée par l’impossibilité pour les candidats d’opposition de faire campagne dans des conditions acceptables en démocratie : l’absence de débats à la radio et à la télévision, les restrictions mises aux manifestations publiques, mais aussi le bourrage des urnes et l’intimidation, voire la violence physique. Même s’il ne nie pas ouvertement cette réalité, Jean-Luc Mélenchon tend consciemment ou non à la faire oublier. La vision qu’il porte de la Russie et de l’Ukraine dans le débat public le confirme sur plusieurs points.

Erreurs d’appréciation

D’abord, ses erreurs d’appréciation sur l’opposition en Russie. Structurée lors des manifestations de l’hiver 2011-2012 contre la fraude électorale et la corruption, elle fédère aujourd’hui des partis «libéraux» (proches par leurs programmes de la social-démocratie européenne), une partie de la mouvance nationaliste, dont l’avocat blogueur Alexeï Navalny, mais aussi des écologistes et des défenseurs des droits de l’homme, ainsi que les marxistes du «Front de gauche», la plateforme groupusculaire de Sergueï Oudaltsov, actuellement emprisonné en Russie. Vu la coalition de ces courants face à Poutine et Medvedev, même si elle ressemble à «l’alliance de la carpe et du lapin» comme disent les observateurs, il est absurde d’opposer les uns aux autres.

Traiter Nemtsov de «libéral fanatique» comme l’a fait Jean-Luc Mélenchon dans son blog de mars 2015 était par ailleurs injustifié, alors qu’il s’était engagé, l’année précédent son assassinat, dans l’organisation des «marches de la Paix» (les 15 mars et 21 septembre 2014) contre la guerre en Ukraine. L’enrichissement personnel de Nemtsov pendant toute sa carrière fut négligeable par rapport aux cas de Poutine et de Medvedev, lesquels ont favorisé la mainmise économique de la Russie par leurs proches. Quant aux propos douteux de Navalny sur les Juifs et la Shoah, rapportés en 2013, ils n’apparaissent plus aujourd’hui dans ses discours ; en revanche il a gagné le soutien d’une frange importante de l’opinion par son travail d’investigation contre la corruption au sommet de l’Etat poutinien, comme en témoigne le succès des rassemblements du 26 mars dernier.

De même, le jugement du candidat «insoumis» sur le soulèvement de Maïdan à Kiev en 2013-2014, un cas d’occupation de l’espace public proche de ceux qui, aux Etats-Unis, en Espagne et en France, ont été salués par son mouvement, est déroutant. Pour de nombreux chercheurs, ce fut une révolution rassemblant – comme celle de février 1917 à Petrograd – une coalition hétéroclite contre le président ukrainien Viktor Ianoukovitch (1). Ce dernier, élu de façon démocratique en 2010, s’était aliéné une partie de l’opinion à Kiev et dans l’ouest du pays, en particulier de la jeunesse, en tournant le dos à l’Union européenne et en laissant s’instaurer une oligarchie très corrompue. Il a provoqué sa chute en faisant tirer à balles réelles sur la foule des manifestants le 20 février 2014 (75 morts).

Les médias officiels russes y ont vu le résultat d’une opération conjointe de la CIA, de l’OTAN et de l’Union européenne destinée à instaurer un régime fasciste en Ukraine. Jean-Luc Mélenchon leur a alors emboîté le pas, dénonçant «un pouvoir putschiste aventurier [influencé par] des néonazis». Or, s’il y avait une composante d’extrême droite dans le mouvement du Maïdan, le nouveau parlement ukrainien élu en octobre 2014 ne compte qu’une trentaine de députés (sur 450) issus de cette mouvance, qui a obtenu 15% des voix environ. Des dizaines d’activistes pro-russes ont bien péri à Odessa le 2 mai 2014 dans l’incendie d’un bâtiment, et un climat de violence persiste du fait de la guerre dans le Donbass qui a déjà fait environ 10 000 morts en trois ans. Pour autant, le pouvoir en Ukraine n’est pas fasciste.

Nouveau cours du nationalisme russe

Justement, considérons la situation militaire à l’Est. Le romancier russophone Andreï Kourkov écrivait en mars 2014, s’adressant à Vladimir Poutine : «Je n’ai pas besoin que l’on me protège, et j’exige le retrait immédiat des forces russes du territoire de l’Ukraine.» La Russie a en effet commis une agression caractérisée à l’égard de son voisin : invasion et annexion de la Crimée après un référendum non démocratique, puis déclenchement d’un conflit en Ukraine orientale (Donbass), via des troupes irrégulières pour une guerre longue de basse intensité, avec le soutien de forces spéciales et l’envoi de blindés. Lorsqu’il affirme que «les différentes puissances, et spécialement les Etats-Unis et Poutine, utilisent des bouts de pays pour servir leurs intérêts» dans cette partie du monde, le conseiller de Jean-Luc Mélenchon pratique une langue de bois remarquable. Il dit par ailleurs : «Sur Poutine, nous faisons une distinction nette entre sa politique intérieure et sa politique extérieure. C’est un nationaliste russe et un libéral.» Comprendre : la première caractéristique est acceptable, pas la seconde.

Ce nouveau cours du nationalisme russe a également séduit une partie de l’opposition à Moscou : le Parti communiste comme Oudaltsov, l’opposant que défend publiquement Mélenchon, ont approuvé l’annexion de la Crimée. Conséquence de ce ralliement partiel et de la répression du pouvoir à son encontre, le «Front de gauche» a connu plusieurs défections et pratiquement cessé toute activité (2). Un de ses fondateurs, Ilia Ponomarev, vit désormais en exil à Kiev. Mais, outre Navalny, qui propose sur la Crimée une voie médiane avec la tenue d’un nouveau référendum, d’autres responsables politiques pourraient incarner le changement en Russie. Dans ces conditions, appeler à soutenir le seul «Front de gauche» comme le fait le leader de La France insoumise, nous paraît surtout servir la cause du pouvoir en place.

(1) Ioulia Shukan, Génération Maïdan : vivre la crise ukrainienne, La Tour-d’Aigues, Éditions de l’Aube, 2016.
(2) Les profils du «Front de gauche» russe sur les réseaux sociaux n’ont rien publié depuis juin et décembre 2016 respectivement. L’URL de son site internet n’est plus valide.

Signataires : Laurent Coumel, Françoise Daucé, Marc Elie, Anne Le Huérou, Marie-Hélène Mandrillon, Valérie Pozner, Amandine Regamey, Bella Ostromooukhova, Anna Colin-Lebedev

Un collectif d'universitaires

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Revue de Presse Education... Présidentielle - Bilans - Apprendre...

20 Avril 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique, #Médias

Revue de Presse Education... Présidentielle - Bilans - Apprendre...

EXTRAIT

L’actualité éducative à propos de la présidentielle s’emballe ! Il y a encore des bilans et des réflexions à propos d’apprendre.

Présidentielle

L’éducation, une priorité sans consensus électoral. “Les programmes des candidats à l’élection présidentielle proposent des solutions bien différentes pour répondre aux besoins du secteur éducatif.”

Public-privé : la guerre scolaire se prépare, par Marie Piquemal, “Jean-Luc Mélenchon veut supprimer les financements publics des écoles privées, tandis que François Fillon pourrait les augmenter. Les autres candidats jouent la prudence.”

Education : ce que proposent aussi les candidats, par Marie Piquemal. “Si l’école ne monopolise pas les débats télévisés, quatre sujets, du recrutement aux fondamentaux, divisent.”

Les écoles hors contrat votent Fillon. “Confessionnels, Espérance Banlieues, Montessori… Les établissements sans lien avec l’Education nationale, aujourd’hui peu encadrés, pourraient connaître un essor avec le candidat LR.”

Mélenchon veut recruter 60 000 enseignants et augmenter leur salaire.

Éducation : peu d’idées neuves chez les candidats à la présidentielle, par Denis Peiron, “Poursuite ou « détricotage » des réformes engagées, mesures symboliques comme le port d’un uniforme… les programmes des candidats à l’élection présidentielle accordent peu de place aux idées nouvelles en matière d’éducation. Jean-Luc Mélenchon est le seul à prôner une rupture radicale, avec la fin de l’enseignement privé sous contrat.”

Une large intersyndicale contre le transfert des L.P. aux régions. “Annoncé par plusieurs candidats à l’élection présidentielle, le transfert de l’enseignement professionnel aux régions est dénoncé par les syndicats Cgt, Snalc, Se Unsa, Snep Fsu, Snuep Fsu, Snetap Fsu, et Sud. "

Les programmes de Fillon, Hamon, Le Pen, Macron et Mélenchon pour l’Enseignement supérieur. Revue de programmes à 5 jours du scrutin.

L’équipe de campagne très doctorale de Benoit Hamon. “Hé bien nous pouvons au moins saluer l’équipe de campagne V1 et V2 mise en place par Benoit Hamon en vue de la présidentielle. En effet, ce dernier laisse une place particulièrement importante aux doctorant-e-s et docteur-e-s :” suit une liste impressionnante.

La présidentielle vue d’ici IUT de Saint-Avold : « Aucune vision nouvelle ». “Emploi, santé, sécurité… Autant de sujets sur lesquels s’expriment les candidats à la présidentielle. Mais qu’en est-il de l’enseignement supérieur et de la recherche ? Les structures locales en charge de ces domaines trouvent-elles des propositions à la hauteur des attentes du territoire ? Réponse à l’IUT de Saint-Avold avec Philippe Burg, directeur, et son prédécesseur Thierry Zimny.”

(...)

Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous

Commentaire:

Jean-Luc Mélenchon est le seul à prôner une rupture radicale, avec la fin de l’enseignement privé sous contrat.”

Il a très nettement adouci sa position ce jeudi sur RMC/BFM TV. Désormais il "discute".

De rupture radicale, il n'est plus question...

Le webmaster

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Scott Joplin...

19 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jean-Christophe Rufin...

19 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Résultat de recherche d'images pour "Sept histoires qui reviennent de loin"

C'était il y a quarante ans et nous en avions vingt. 

Avant de partir, nous avions accompli en Europe cette cérémonie désuète qui, pour ne pas être un sacrement, n'en avait pas moins à nos yeux valeur d'engagement éternel : nous nous étions fiancés. Sur le bastingage souillé de cambouis du cargo, quand je pressais ta main fine, je sentais avec bonheur la bague que je t'avais offerte. Elle était ornée d'un diamant, petit comme nos moyens d'étudiants mais solide, brillant et aussi incorruptible que notre amour. 

Heureusement, le bruit rauque du démarreur de la Land Rover a rempli son office et ce stupide attendrissement m'a quitté. Sans y penser, j'ai mis les essuie-glaces et ils ont étalé sur le pare-brise un épais voile de poussière gluante. Il m'a fallu sortir nettoyer la vitre verticale. Enfin, j'ai enclenché la vitesse d'un bon coup du bras gauche. Au fait, t'en souviens-tu ? On conduit à gauche au Mozambique. L'influence anglaise... Nous avions lu tout cela, à l'époque : sans l'arbitrage, à la fin du XIXe siècle, du général Mac-Mahon - le nôtre ! - qui a concédé une large partie de la région aux Portugais, Lourenço Marques aurait été britannique... De l'épisode, il reste le nom de la bière locale, la célébrissime Mac-Mahon, dite MM - prononcer : "Dois M" -, qui coule à flots dans le pays. 

Par un chemin défoncé, j'ai rejoint la route, celle qui mène au royaume montagneux du Swaziland. La frontière n'est qu'à trois kilomètres, mais elle est fermée pour cause d'interminables travaux. Nous sommes passés par là ensemble il y a quarante ans et tu avais aimé grimper dans ces collines ensoleillées. A l'époque portugaise, cette région n'était guère différente : le Mozambique est si vaste qu'il n'a jamais été complètement cultivé. Il a toujours eu, même par ici, ce petit air de brousse à la fois opulente et débraillée, naturelle en somme. Pourtant, si l'on regarde bien, on peut remarquer le long de cette route, bordée de paisibles maquis, les traces de tous les drames qu'a vécus ce pays en quarante années. Je te montrerai de grandes fermes portugaises à l'abandon : les galeries métalliques à colonnettes qui entourent les bâtiments sont rouillées et une végétation d'agrément - bougainvillées, jasmins, glycines -, redevenue sauvage, se lance à l'assaut de leurs arabesques. Nous avons vu tout cela bien ordonné jadis. Les familles de colons proprettes, bien pieuses et bien blanches, régnaient sur leurs vastes fazendas. Et les Noirs étaient en apparence résignés à leur rôle de valetaille ou de bête de somme. A une lettre près, "indigène" devient "indigne", et c'est ici que tu l'as découvert. 

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Les écoles hors contrat votent Fillon...

19 Avril 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

Les écoles hors contrat votent Fillon...

EXTRAIT

Confessionnels, Espérance Banlieues, Montessori… Les établissements sans lien avec l’Education nationale, aujourd’hui peu encadrés, pourraient connaître un essor avec le candidat LR.

Si l’on s’en tient aux chiffres, c’est à n’y rien comprendre : les écoles hors contrat ne concernent qu’une minuscule part d’élèves (0,5 %) et pourtant, elles se retrouvent au cœur d’une bataille politique et d’influence au cours de cette présidentielle. Si certains candidats restent flous sur leurs intentions (Emmanuel Macron ou Marine Le Pen), François Fillon est le seul à se dire ouvertement prêt à soutenir le développement de ces écoles qui n’ont aucun lien avec l’Education nationale. «L’Etat ne devra plus s’opposer à cette nouvelle offre éducative issue de la société civile ; il devra leur faciliter la tâche et les aider», a clamé le candidat LR à Besançon, le 9 mars.

A la différence du privé sous contrat classique, dont les profs sont formés et payés par l’Etat, ces établissements hors contrat (il en existe 1 208 aujourd’hui) ne reçoivent pas un centime d’argent public, embauchent n’importe qui en guise d’enseignant, sans condition de diplôme, et ne sont pas tenus de suivre les programmes officiels. En France, la liberté d’enseignement - celle-là même qui permet aussi d’instruire son enfant à domicile - est tout en haut de la hiérarchie des normes, érigée au rang de liberté fondamentale. L’Etat a seulement le pouvoir de vérifier que les milliers d’élèves inscrits dans ces écoles (ou à domicile) acquièrent le socle minimal de connaissances et qu’il n’y a pas de trouble porté à l’ordre public et aux bonnes mœurs.

En juin dernier, la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, avait annoncé un renforcement des contrôles, expliquant être «préoccupée» : «Je reçois de plus en plus de signalements. Des citoyens, des élus locaux inquiets de voir se développer en France des embrigadements idéologiques ou confessionnels hostiles aux valeurs républicaines», disait-elle. Elle publiait dans la foulée une circulaire pour systématiser les inspections et annonçait son intention de modifier le mode d’ouverture de ces établissements. L’idée était de passer d’un régime de déclaration simple à un système d’autorisation préalable, pour permettre aux autorités d’empêcher une école d’ouvrir si son objet s’avère contraire aux valeurs de la République. C’était le premier acte (visible) de la bataille politique. Il n’a pas fallu longtemps au camp adverse pour riposter : des parlementaires de droite ont saisi le Conseil constitutionnel… qui a censuré le texte en janvier : le régime d’ouverture reste donc inchangé. Car la droite tente de défendre une position paradoxale, et pour le coup peu lisible : elle est à la fois la première à dénoncer les ouvertures d’écoles musulmanes et à souhaiter les encadrer au maximum au nom de la lutte contre le radicalisme, et la première à souhaiter plus de liberté (et de moyens) pour les écoles alternatives, notamment catholiques. Dans son programme, Marine Le Pen, elle, est plus claire : elle vise les écoles confessionnelles musulmanes, en souhaitant «contrôler plus strictement la compatibilité avec les valeurs de la République des enseignements dispensés dans le privé hors contrat.»

(...)

Marie Piquemal

Suite et fin en cliquant ci-dessous (ainsi que d'autres articles sur le même thème)

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Revue de Presse Education... Bilan et projets - Politique et éducation - Divers...

19 Avril 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Bilan et projets - Politique et éducation - Divers...

Allons faire un tour dans les projets des candidats mais aussi dans l’état des lieux de l’éducation. Regardons aussi les liens entre la politique et l’éducation. Terminons avec quelques informations diverses.

Projets et bilan

Deux ressources pour avoir un résumé des propositions des candidats en matière d’éducation. Tout d’abord sur Europe1 : "À chaque candidat sa recette pour redresser le niveau scolaire des jeunes Français. François Fillon et Marine Le Pen misent sur le renforcement des savoirs fondamentaux (écriture, calcul, histoire de France) et sur l’innovation pédagogique pour lutter contre l’échec scolaire. Jean-Luc Mélenchon, de son côté, propose aussi une école primaire 100 % gratuite, fournitures et cantine comprise." Mais aussi sur la République du Centre.

On peut aussi aller voir dans le détail.

Ainsi le projet de Jacques Cheminade qui gagne à être connu.

"L’investissement de l’enseignant est clef et la pédagogie doit être revue à l’aune de la relation enseignant-élève. Le tutorat et l’enseignement mutuel s’inscrivent dans cette conception en mettant les élèves les plus avancés en situation de responsabilité vis-à-vis de plus petits qu’eux. Il faut également en finir avec l’enseignant isolé dans son coin et créer les conditions où une authentique collaboration puisse se développer entre enseignants."

On peut aussi s’intéresser aujourd’hui au programme de Benoît Hamon.

Entre autres “Selon lui, « il faut mettre les élèves à égalité devant le travail fait en dehors de l’école, et seul un service public d’aide aux devoirs pourra pleinement accomplir cet objectif »

Le Monde étudie la bataille d’idées sur l’école primaire.

« Commencer par le commencement », « la mère des réformes », « c’est au primaire que tout se joue »… S’il y a bien un principe fédérateur dans la campagne présidentielle sur l’éducation, c’est celui de la « priorité à l’école primaire ». Les candidats s’entendent sur la nécessité de concentrer les efforts sur les premières années d’apprentissage pour que tous les élèves maîtrisent le « lire-écrire-compter » en arrivant au collège. Reste que, sur la manière d’y parvenir, il n’y a pas de consensus. Plus que jamais, l’école est un champ d’affrontement idéologique se prêtant à toutes les polémiques, à toutes les caricatures."

Le Café pédagogique s’intéresse quant à lui, au bilan du quinquennat en matière d’éducation.

"Quel bilan peut-on dresser d’un quinquennat qui a fait de l’éducation sa priorité ? On devrait dire , quels bilans. Car celui des enseignants ne serait probablement pas le même que celui des cadres de l’éducation nationale, sans parler des élèves et des parents. Si les regards sont aussi divergents cela tient à la formule même de la "refondation". Un mot valise, où chaque électeur pouvait déposer ses rêves. Une formule ample qui a permis de grands choses mais qui a aussi empêché le gouvernement de réformer sur les priorités. L’héritage c’est à la fois la nécessité de poursuivre les grandes réformes et leur grande fragilité."

Chez les Décodeurs du Monde, une série sur les fractures françaises. Aujourd’hui, justement, l’éducation.

Politique et éducation

Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte Ouvrière est aussi une enseignante. Comment conjugue-t-elle son enseignement en économie et son engagement politique ?
"L’agrégée d’économie encourage-t-elle ses élèves à entreprendre ? "Non, je les encourage à se défendre, à s’organiser, à prendre confiance en eux dans ce qu’ils représentent. Mes élèves à Aubervilliers, ils appartiennent à la classe populaire, à la classe ouvrière, et ils savent ce que c’est, les petits boulots, la galère du chômage, et ils savent que lorsqu’ils sont en difficulté, leur force, c’est l’organisation collective"."

Questionnement : le vote enseignant pour le Front national n’est-il qu’une bulle médiatique ?

"Une partie des enseignants est sensible aux sirènes du Front national. Le nombre de ses électeurs augmente dans cette profession, les syndicalistes signalent la banalisation de propos tendancieux contre les étrangers dans certaines salles des maîtres ou des professeurs, en lien avec les difficultés du métier. Le sujet d’une possible « lepénisation » des enseignants passionne, et l’on comprend que les médias s’en soient emparés."

La fin d’une polémique. "Après avoir démenti publiquement être une militante du candidat LR à l’élection présidentielle de mai 2017, cette enseignante d’histoire-géographie dans un collège de Rouen (Seine-Maritime), a annoncé soutenir l’ancien Premier ministre. Retour sur une polémique de plusieurs jours."

Une polémique qui, elle, est loin de s’apaiser et rejaillit très régulièrement, celle de l’enseignement de l’histoire et du "roman" national. "Pour proposer un récit plus consensuel, il faudrait en effet que la vie politique soit plus apaisée. Or, on constate l’inverse. Un raidissement des discours et une dispersion au-delà même du traditionnel clivage gauche-droite. Cela devient donc de plus en plus compliqué de proposer une histoire apaisée, essayant de mixer les différents récits qui se font concurrence, car il y aura toujours des insatisfaits. Peut-être faudrait-il faire un pas de côté et tenter de sortir l’histoire de ses finalités civiques et politiques ? Une autre piste serait de laisser plus de marge de manœuvre aux professeurs en accroissant la part du facultatif dans les programmes." Une interview de Patricia Legris dans La Lettre de l’éducation.

Divers

Les priorités du Sgen-CFDT pour l’enseignement supérieur et la recherche

Ce dossier a été remis aux candidats à l’élection présidentielle (à l’exception de la candidate du Front National) et transmis aux journalistes du champ de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Dans l’Humanité, une tribune de Sauver les lettres.

L’incroyable parcours de Audrey Chenu, de la prison à l’Education nationale. "Pour le juge qui l’envoya en prison à 20 ans pour trafic de cannabis, elle était "irrécupérable". A 36, après un combat pour effacer son casier judiciaire, Audrey Chenu a tout de l’"institutrice modèle". Et rêve d’excellence pour les "enfants ghettoïsés" de Seine-Saint-Denis."Je ne suis pas un exemple. Mon parcours rappelle juste qu’un destin ne tient pas à grand-chose : pour moi, à la solidarité et l’amitié", se défend d’emblée la jeune femme, cheveux courts et visage mutin, toujours à la limite de la surchauffe."

Déçus par l’Éducation nationale, ils créent une école chez les moines

Trois familles ont monté une école catholique au sein de la très touristique abbaye de Frigolet, près d’Avignon. La maternelle est gérée par des mamans.

L’éducation en Afrique, un objet d’étude mal identifié par la recherche française

"L’éducation dans les pays du Sud suscite de plus en plus d’intérêt auprès des chercheurs français, mais ce champ d’étude manque encore de visibilité."

Géraldine Duboz

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Enzo Enzo...

18 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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