Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

T.Rex...

2 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Laurent Nunez...

2 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Couverture : Laurent Nunez, L’énigme des premières phrases, Comment (re)lire les classiques Bernard Grasset Paris

Vers quel visage avez-vous souri pour la première fois ?

Ne cherchez pas. Nous n’avons pas la mémoire des origines ni des commencements. Nous ne savons rien de notre premier rire, du jour de notre naissance, ni du moment de notre création. Nous ignorons d’où vient ce langage qui nous permet d’être ensemble et de penser. Nous avons oublié le premier mot prononcé par le premier humain. Nous ne nous souvenons même pas du premier mot que nous avons prononcé.

Les écrivains sont des gens qui ont décidé de prendre leur revanche sur ces premières fois perdues à jamais. Enfants, ils n’avaient pu choisir le premier mot sorti de leur bouche ! Alors ils font désormais très attention aux premières lignes de leurs livres, qu’on appelle dans à peu près toutes les langues : incipit.

Incipit, dans cette très vieille langue qui est à l’origine de la nôtre : ça commence.

Qu’est-ce qui commence ? Le spectacle. L’incipit en effet, c’est le rideau qui se lève. Abracadabra ! Ce sont des premiers mots qu’on espère magiques, mais qu’on n’a pas toujours écrits en premier. En 1909, un homme alité griffonne : « J’étais couché depuis une heure environ. » Comme c’est laid ! En 1911, il se redresse un peu : « Jusque vers l’âge de vingt ans, je dormis la nuit. » Comme c’est lourd ! Proust mit trois ans pour écrire cette phrase si simple : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. » Il faut du temps pour se fier à son oreille, et plus de temps encore pour chanter juste. Même Céline, qui aimait paraître désinvolte, a douté jusqu’au dernier moment devant l’incipit du Voyage. Sur le manuscrit envoyé à l’éditeur : « Ça a commencé comme ça. » Sur les épreuves envoyées à l’imprimeur : « Ça a débuté comme ça. » Ceux qui ne voient pas la différence sont des sauvages.

Hélas : que nous reste-t-il des premières fois où nous avons lu ces premiers mots merveilleux ? Nous étions trop jeunes, trop intimidés. Nous sommes passés devant ces portiques sans même en admirer les finitions – ou en les admirant aveuglément.

Ce livre propose de tout reprendre depuis le début.

« Aujourd’hui, Maman est morte » ; « La servante au grand cœur dont vous étiez jalouse » ; « DOUKIPUDONKTAN, se demanda Gabriel, excédé. » Ces premières phrases sont en fait trop célèbres, et on ne les cite plus que machinalement – afin de passer à autre chose. Mais que se passerait-il si l’on prenait le temps de les relire vraiment, mot à mot, et comme disait Rimbaud, « littéralement et dans tous les sens » ? Que se passerait-il si, convoquant toutes les ruses, on pratiquait sur ces énoncés cristallisés par la gloire une microlecture abrasive ?

Les pessimistes : « Il croit qu’on peut dire des choses neuves sur des textes classiques ! » Oui, car la méthode est neuve : elle consiste à voir le langage. Oh ! Je n’ignore pas ce que mes microlectures ont d’hystérique : elles cherchent àsavoir, coûte que coûte. Elles croient que chaque phrase est un coffre, dont les clés seraient forgées par la grammaire, l’étymologie, les figures de rhétorique. Mais elles prouvent surtout qu’un texte littéraire est illisible, parce que personne ne peut réfléchir ainsi sur 200 ou 300 pages.

Voici donc la vérité : il faut relire les chefs-d’œuvre, parce que jamais personne n’a vraiment lu de chef-d’œuvre.

Lire la suite

La politique des mots clés... France Culture - Cécile Alduy

2 Avril 2017 , Rédigé par France Culture Publié dans #Politique

Plus que jamais, en politique, les mots sont importants. Qu'ils soient choisis en fonction d'une stratégie ou qu'ils échappent et trahissent une vision du monde non assumée, ils en disent long. Cécile Alduy s'est penché sur les mots clés des principaux candidats à l'élection présidentielle.

Contrairement sans doute à l’usage intensif du vocable « image », les mots sont, d’assez loin, la matière première principale de la politique. Plus que jamais maitrisés sans doute par les locuteurs, ils n’en révèlent pas moins, vu de loin, en masse, des réalités politiques moins contrôlées. Pour la première, une chercheuse a mené l’enquête sur les discours des candidats à une élection et publié ces résultats avant même l’élection. Cécile Alduy est l’invité aujourd’hui de la suite dans les idées.

Intervenants

Lire la suite

A Lire... Les oubliés du roman national...

2 Avril 2017 , Rédigé par La Vie des Idees Publié dans #Histoire

Résultat de recherche d'images pour "Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours"

À propos de : Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours, La Découverte

L’histoire populaire de la France que conte Michelle Zancarini-Fournel est celle de figures individuelles et de combats politiques souvent occultés. Comblant nos « failles mémorielles », elle suggère aussi une autre narrativité.

Recensé : Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours, Paris, La Découverte, 2016, 1008 p., 28 €.

H. Zinn, l’auteur d’Une histoire populaire des États-Unis d’Amérique, considérait l’écriture de l’histoire comme un moyen d’éveiller les consciences et de susciter l’action. Il fixait pour ce faire à l’histoire populaire, qu’il appelle aussi « radicale », cinq objectifs politiques majeurs : aiguiser notre sensibilité au destin des victimes ; dénoncer les prétentions des gouvernements à la neutralité ou à la bienfaisance, et l’idéologie qui brouille notre lucidité ; préserver de l’oubli les moments qui ont montré la possibilité d’une vie meilleure, mais aussi les trahisons des leaders révolutionnaires. Ces objectifs, H. Zinn entendait les atteindre en redonnant, à côté de l’histoire officielle écrite par les dominants, une voix aux oubliés.

M. Zancarini-Fournel s’inscrit dans cette filiation et relève, pour la France, le défi de cette histoire populaire. Les dominants s’autorisant aujourd’hui non seulement à réécrire le passé, mais à imposer des lectures du présent qui font ouvertement fi des faits, il y a urgence, et les historiens l’ont bien compris : on attend également l’Histoire populaire de la France. Du XIVe siècle à nos jours, promise par G. Noiriel. Pour autant, le défi n’était pas mince : on ne peut que remercier M. Zancarini-Fournel et son éditeur G. Chamayou, de l’avoir relevé.

Le défi était d’autant plus lourd que l’histoire populaire instaure non seulement un autre rapport aux sources et aux acteurs du passé, mais exige une autre narrativité, plus vivante, attachée à transmettre les émotions des acteurs et la complexité de leurs motivations. Et c’est peut-être par là qu’elle se distingue légèrement de l’ « histoire vue d’en bas » de E. P. Thompson ou E. Hobsbawm, dont elle est issue. M. Rediker, qui représente la relève américaine de cette histoire populaire, considère ainsi que « l’historien doit avoir le regard du romancier sur ses personnages » [1]. Lui-même évoque les récits populaires du Kentucky que lui racontait son grand-père. M. Zancarini-Fournel ouvre son livre sur l’évocation des « récits de [s]es grands-parents et de [s]es parents », qui ont forgé son imaginaire. On laissera les lecteurs juger si elle a réussi à donner à son récit le souffle qui a fait le succès de ceux de Zinn, Thompson ou Rediker.

(...)

Deborah Cohen

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite

A Voir... L'Opéra... De Jean-Stéphane Bron...

2 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Cinéma

Lire la suite

Tartuffe ne vote pas libéral, il vote utile!...

2 Avril 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Politique, #Macron

Le spectacle des élus socialistes qui font part de leur choix de voter pour Emmanuel Macron dès le 1er tour de l’élection présidentielle s’étale dans la presse ou les réseaux sociaux quasi-quotidiennement, substituant au nécessaire débat démocratique sur les projets les petites nouvelles d’un mercato politique peu glorieux. Car enfin, même s’ils s’évertuent à faire « comme si » cette décision était aussi admissible pour un socialiste que le choix du candidat victorieux de la primaire et les autorisait, qui plus est, à rester membre du Parti Socialiste au même titre que celles et ceux qui font campagne pour Benoît Hamon, ils font là un choix tellement politiquement et éthiquement problématique qu’ils avancent masqués en présentant sous le trait d’un « vote utile »  ce vote libéral qu’ils ne sauraient voir car, bien entendu, « ils restent socialistes ».

Difficile, en effet, de justifier un tel choix au regard de la décision prise à l’unanimité par le Parti Socialiste d’une primaire citoyenne ouverte pour désigner celle ou celui qui nous représenterait à l’élection présidentielle, primaire à laquelle Emmanuel Macron n’a pas daigné participer. Les citoyens se sont prononcés très clairement pour Benoît Hamon au terme d’un scrutin dont personne n’a contesté la validité. Annoncer quelques jours ou quelques semaines après ce vote que l’on fait, finalement, le choix d’un autre candidat tout en ayant participé à la mise en œuvre de ce procédé, voire en ayant été candidat soi-même, n’est un gage ni de cohérence, ni de loyauté ni de clairvoyance. Certes, on peut toujours avoir une révélation soudaine et se lever un matin incapable d’appliquer des règles approuvées la veille. Mais comment admettre qu’un tel choix soit compatible avec le fait de rester membre d’un parti dont le candidat est Benoît Hamon tout en faisant campagne pour Emmanuel Macron et cela face à des socialistes, normalement engagés derrière leur candidat, même s’il ne fut pas leur choix initial lors de la primaire ?

Compliqué à justifier au regard des règles partisanes et de la désignation démocratique, un tel choix est également loin de la cohérence idéologique car si la gauche est plurielle -ce qui ne signifie pas en soi irréconciliable-, si le Parti Socialiste lui-même comprend divers courants et que l’on peut comprendre que la désignation d’un candidat ne corresponde pas à l’option souhaitée, Emmanuel Macron est sur un tout autre registre puisqu’il ne se situe plus dans un débat « gauche-droite ». Son programme est, en effet, ouvertement libéral ce qui, si les mots ont encore un sens, n’est pas vraiment un synonyme de  » socialiste ». Faire le choix de voter dès le 1er tour pour E. Macron, c’est ainsi contribuer à la mise en œuvre possible d’un programme qui entend diminuer 120.000 postes de fonctionnaires,  à la mise en péril les services publics locaux par la diminution de 10 milliards d’euros demandée aux collectivités, à la suspension du compte pénibilité, à l’introduction d’ une retraite par points, à la remise en cause des 35 heures par toujours plus de « flexibilité » , à la suppression de l’ISF pour les actionnaires, à la sanction des chômeurs qui refuseraient  deux offres d’emplois « décentes », etc.

Alors il faut bien trouver des justifications à ce qui remet en cause le sens de l’engagement politique, les conquêtes sociales obtenues par la gauche et la parole donnée car pour les citoyens qui se sont mobilisés pour participer à la primaire, pour les militants qui l’ont organisée et qui font campagne maintenant pour Benoît Hamon, un tel choix relève du mépris et ne peut qu’alimenter l’image désastreuse de politiques volatiles dans leurs convictions et souples dans leurs engagements jusqu’au grand écart.

La « revanche de la fronde » est alors parfois évoquée en occultant soigneusement le fait que si des parlementaires ont refusé de voter des textes proposés par l’exécutif, c’était parce que ces textes contrevenaient aux engagements pris devant les citoyens en 2012 ou allaient à l’encontre de nos principes les plus fondamentaux comme ce fut le cas avec la déchéance de nationalité. Il est vrai que le mépris de la parole donnée devant les citoyens semble être le cadet des soucis des nouveaux « frondeurs » macronistes.

Mais c’est l’argument si pratique du  « vote utile » qui est le plus fréquemment utilisé, substituant ainsi au retournement idéologique assumé une nécessité stratégique incontournable. Pour éviter la victoire du Front National, il n’y aurait donc pas d’autre choix raisonnable que de soutenir E. Macron dès le 1er tour. Le  « courage »  et la « responsabilité » imposeraient qu’à plusieurs semaines du scrutin, on ne mène pas campagne pour le candidat socialiste. Un vrai « crève coeur » en somme !

A plusieurs semaines du scrutin, une telle instrumentalisation des sondages qui tentent de mesurer l’état de l’opinion à un instant T pour mieux renoncer à voter pour un candidat socialiste relève, en réalité d’une prophétie souhaitée auto-réalisatrice. Que sera,en effet, le résultat du 23 avril sinon  la conséquence des actes de campagne ou de non-campagne ?

Au lieu de prophétiser un second tour où la gauche serait absente, il est toutefois possible de se battre pour que les conditions lui permettant d’être présente et victorieuse demain soient réunies. Aux militants et aux sympathisants socialistes et écologistes sincèrement déboussolés, je veux simplement dire que nous ne devons pas renoncer à ce qui fonde notre engagement pour l’égalité, la justice sociale, les services publics au nom d’une prophétie qui ne sera auto-réalisatrice que si nous y adhérons.
Faisons plutôt une campagne utile pour celles et ceux que nous devons défendre et pour les générations futures.

Vive la gauche !

Martine Chantecaille

Lire la suite

Il faut recommencer l’Europe par la culture...

2 Avril 2017 , Rédigé par Slate Publié dans #Education, #Culture

Résultat de recherche d'images pour "europe culture"

Les europhiles sont en train de perdre la guerre des idées face à une Europe qui se délite. Il faut réaffirmer nos valeurs intrinsèques et bâtir un modèle de croissance mariant innovation et redistribution.

«Si c'était à refaire, je recommencerais par la culture», aurait dit Jean Monnet. Qu'importe que la phrase soit apocryphe, c'est le moment, en effet, de recommencer.

L'Union européenne se délite avec le Brexit et elle fait l'objet d'une profonde et grandissante désaffection des opinions. L'Europe est un échec, selon les uns, puisque la construction n'a pas réussi à apporter la prospérité et à faire «converger» les économies des différents pays. L'Europe n'est que l'instrument du capital, des riches, ajoutent d'autres. Ils voient l'Union comme un agent de la mondialisation, démolissant les sacro-saints piliers des nations et les équilibres sociaux. Les derniers europhiles continuent de penser que ces critiques sont fausses et que, si l'Union européenne a des défauts, elle reste la dimension indispensable pour résister face aux empires. Mais ils sont en train de perdre la guerre des idées et se retrouvent dans un réduit intellectuel, politique et médiatique.

D'où la nécessité de reprendre les choses au début. Si l'Europe s'est faite, c'était pour mettre fin aux guerres, certes, mais c'était aussi parce qu'il existe une identité commune des Européens. Philippe Herzog la résume lumineusement dans un essai: elle naît dans le christianisme, qui «a inventé une culture d'égale dignité de la personne», se dépasse dans les Lumières, qui introduisent «la citoyenneté dans une cité où la liberté se conjugue avec la recherche d'un bien commun», puis, récemment, s'immerge dans l'individualisme, cette «affirmation par chacun de son identité et de l'exigence d'être reconnu».

Un modèle miné

Le malheur est que ce modèle d'humanisme est miné de l'intérieur. Les Etats, endettés, sont accusés d'être devenus impuissants, la démocratie elle-même est défaillante, le sud du continent s'est écroulé lors de la crise financière, achevant le rêve de la «convergence» et, dernier échelon de la déconstruction, la science, c'est-à-dire la connaissance et la vérité, conquêtes existentielles de l'Europe, sont maintenant contestées. L'Europe de rêve est devenue cauchemar, elle n'est plus que le bouc émissaire du désenchantement de la classe moyenne. Les forces du repli nationaliste grossissent inexorablement. Les arguments «sérieux», comme celui de la nécessité de s'unir face à la Chine ou à l'Amérique de Trump, ne portent même plus. Comme si les Européens avaient perdu leurs idéaux dans la tourmente du monde qui pour une fois les dépasse? Comme si, vaincus et apeurés, ils admettaient le destin d'une chute finale, houellbecquienne:

«L'homme blanc sera submergé, dit-on? Eh bien, qu'on le laisse au moins mourir en paix, reclus chez lui.»

La désaffection a une longue traîne qui remonte à avant la crise financière. Les votes «non» aux différents référendums depuis Maastricht montrent que l'Europe n'a en réalité jamais bénéficié d'un soutien populaire, écrit Philippe Herzog. «L'Union est restée un conglomérat d'Etats où les gouvernements sont tirés en arrière par leurs sociétés.» L'Europe, ni Etat ni fin des Etats, se noie au milieu du gué.

Tel est le combat culturel positif: montrer que, pour tous les défis actuels, la sécurité, le climat, les inégalités, l'immigration, l'Europe est la «bonne» réponse, celle de l'efficacité dans la dignité

Reprendre pied sera long et difficile, admettent tous les europhiles. Mais il est temps de ranimer la flamme et d'inverser le sens du combat. «Les populistes gagnent parce qu'on joue en défense, à faire des propositions pour éviter le pire», explique Enrico Letta, président de l'Institut Jacques Delors. «Il faut parler du meilleur.» Retrouver un «narratif positif», confirment Marco Buti et Karl Pichelmann.

Quel est ce meilleur? Revenir au sens originel des valeurs européennes de conjugaison réussie de l'individualisme et du bien commun. Décliné dans l'économie d'aujourd'hui, cela signifie inventer une croissance qui marie innovation et redistribution. Rien de moins. Mais ce n'est pas hors de portée. Lors de la première révolution industrielle, l'Europe avait su dompter le capitalisme en inventant l'Etat providence. L'enjeu est exactement le même en ce début du XXIe siècle. Les Etats seuls sont incapables; unis en Europe, ils le peuvent. Tel est le combat culturel positif: montrer que, pour tous les défis actuels, la sécurité, le climat, les inégalités, l'immigration, l'Europe est la «bonne» réponse, celle de l'efficacité dans la dignité.

Le moment est propice, ajoute Enrico Letta. Avec l'isolationnisme de Donald Trump, les enjeux s'élargissent aux autres sujets que l'économie, ce qui offre l'occasion de «rétablir l'équilibre entre la France et l'Allemagne». Mme Merkel est (devenue) europhile et, à la condition de lui démontrer que son argent ne sera pas gaspillé, on peut lui parler de bien commun et de solidarité.

Les propositions concrètes ne manquent pas. Ramener la Commission à des sujets visiblement utiles aux gens, mettre en place des politiques sur l'énergie, la défense, le terrorisme, la transition énergétique, gonfler le plan Junker sur les investissements. Dans l'immédiat, pour consolider un euro toujours fragile, il faut «un kit de premiers soins»: le renforcement du Mécanisme européen de stabilité (MES), un resserrage de l'Union bancaire et une amélioration de la coordination des politiques économiques avec un meilleur contrôle democratique par le Parlement. Tout cela est faisable immédiatement, sans avoir besoin de nouveaux traités, qu'en l'état des opinions publiques il est inconcevable de faire voter. Tout cela participe d'un combat intellectuel pour les belles valeurs européennes qu'il est temps de reprendre.

Eric Le Boucher

Lire la suite

Ce que veulent les profs avant l’élection présidentielle (Ifop / SE-Unsa)...

2 Avril 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

Résultat de recherche d'images pour "enseigner"

EXTRAIT

Moins d'élèves par classe, de meilleurs salaires, plus de reconnaissance... A l'approche du 13 avril, une enquête permet de connaître les attentes des enseignants.

Baptisée « Moi, prof, je veux dire au prochain président », une enquête d’opinion Ifop pour le SE-Unsa a été menée auprès de 3 771 enseignants, et permet de dresser un panorama des envies des profs, à l’approche de l’élection présidentielle. A travers ces chiffres, il ressort en particulier la recherche d’une plus grande reconnaissance.

Une formation continue obligatoire

78% des enseignants interrogés refusent que le chef d’établissement puisse recruter ses équipes.

67% des enseignants souhaitent une formation continue obligatoire. Ils ne sont que 23% à s’opposer à cette idée, 10% préférant ne pas se prononcer.

Moins d’élèves par classe (Toutes les classes/Note du webmaster)

Parmi les « éléments garantissant de bonnes conditions de travail », les professeurs ont répondu qu’il s’agissait de la réduction du nombre d’élèves par classe (64%), d’une « organisation du travail qui permette un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle » (34%), d’une augmentation « du nombre d’adultes » dans les écoles – personnels enseignants

« Un meilleur soutien » de l’institution

 un « meilleur soutien et accompagnement » de la part de l’institution (44%), de « réelles possibilités » de mobilité professionnelle (35%), un aménagement des fins de carrière (35%),  une médecine du travail « dédiée aux enseignants » (33%), ainsi qu’une mobilité géographique « facilitée » (26%) et une « meilleure prise en compte » des aspirations professionnelles (20%)

Fabien Soyez

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Avishai Cohen...

1 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

René Char...

1 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Résultat de recherche d'images pour "rené char la pleiade"

Pyrénées

Montagne des grands abusés,
Au sommet de vos tours fiévreuses
Faiblit la dernière clarté.
Rien que le vide et l’avalanche,
La détresse et le regret!
Tous ces troubadours mal-aimés
Ont vu blanchir dans un été
Leur doux royaume pessimiste.
Ah! la neige est inexorable
Qui aime qu’on souffre à ses pieds,
Qui veut que l’on meure glacé
Quand on a vécu dans les sables.

                                    _____________________________________

Le baiser

Massive lenteur, lenteur martelée;
Humaine lenteur,lenteur débattue;
Déserte lenteur, reviens sur tes feux;
Sublime lenteur, monte de l’amour:
La chouette est de retour

                                   ______________________________________

J'habite une douleur

Ne laisse pas le soin de gouverner ton coeur à ces tendresses parentes de l’automne auquel elles empruntent sa placide allure et son affable agonie. L’oeil est précoce à se plisser. La souffrance connaît peu de mots. Préfère te coucher sans fardeau: tu rêveras du lendemain et ton lit te sera léger. Tu rêveras que ta maison n’a plus de vitres. Tu es impatient de t’unir au vent, au vent qui parcourt une année en une nuit. D’autres chanteront l’incorporation mélodieuse, les chairs qui ne personnifient plus que la sorcellerie du sablier. Tu condamneras la gratitude qui se répète. Plus tard, on t’identifiera à quelque géant désagrégé, seigneur de l’impossible.

Pourtant.

Tu n’as fait qu’augmenter le poids de ta nuit. Tu es retourné à la pêche aux murailles, à la canicule sans été. Tu es furieux contre ton amour au centre d’une entente qui s’affole. Songe à la maison parfaite que tu ne verras jamais monter. A quand la récolte de l’abîme? Mais tu as crevé les yeux du lion. Tu crois voir passer la beauté au-dessus des lavandes noires…

Qu’est-ce qui t’a hissé, une fois encore, un peu plus haut, sans te convaincre?

Il n’y a pas de siège pur.

Lire la suite
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 > >>