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Vivement l'Ecole!

Revue de Presse Education... Campagne - Guyane - Butinages...

10 Avril 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique

Résultat de recherche d'images pour "journaux"

EXTRAIT

(...)

Campagne

La campagne pour les élections présidentielles constitue encore l’essentiel de ce bloc-notes.

Les candidats, eux mêmes, se sont peu exprimés sur ce sujet durant le “grand débat” et dans leurs diverses interventions. A part une séquence durant l’émission politique de France2 où Emmanuel Macron a été interpellé par une professeur d’Histoire-Géographie sur la colonisation. Il s’avère que cette enseignante était un sous-marin filloniste ce qu’elle a pourtant nié sur le plateau.

Ce sont plutôt les analyses des programmes qui abondent. Comme la semaine dernière, je vais commencer par signaler un de mes textes. J’ai en effet produit, moi aussi, une synthèse comparative des programmes des cinq principaux candidats. Elle est lisible sur le site du magazine Alternatives économiques et sur mon blog . Cette synthèse clôt une série de billets de blog qui détaillaient les programmes "éducation" des candidats :

« L’École de Marine Le Pen : une École injuste et inefficace »
« En Marche et l’École : un pas en avant, un pas en arrière… »
« Hamon et l’éducation : l’héritier embarrassé »
« Mélenchon et l’éducation : le gaucho-conservatisme »
« Fillon et l’éducation : libéral et rétrograde »

Fin de l’auto-promotion !

Deux émissions ont pu confronter les analyses avec la présence de représentants des candidats. C’est le cas de 7 milliards de voisins sur RFI . L’émission « Grand Rendez-Vous Europe 1- « Les Echos » - « CNews » dimanche 2 avril avait elle aussi mis ce thème au centre du débat.

On trouve aussi plusieurs articles qui mettent l’accent sur un thème particulier.

L’Express revient sur l’uniforme à l’École, “une mesure entre "nostalgie" et "respect de l’autorité" ”. 20minutes.fr développe à peu près le même sujet en répondant à la question “Comment les candidats veulent renforcer l’autorité à l’école

Marie-Christine Corbier dans Les Échos fait aussi un comparatif mais en s’intéressant particulièrement aux “fondamentaux”. La priorité au « lire, écrire, compter » est une vitrine commune qui cache de vraies divergences entre les candidats à l’Elysée.

Le Figaro s’intéresse aux revendications des fédérations de parents d’élèves dans la campagne présidentielle. La FCPE regrette « l’absence de réflexion transpartisane » en France. « Tout est remis en cause à chaque alternance », estime Hervé-Jean Le Niger, vice-président, qui parle d’« instrumentalisation de l’école ». Valérie Marty, la présidente de la PEEP souhaite quant à elle une plus grande ouverture de l’école et une plus grande collaboration avec les parents.

Parce qu’il n’y a pas que cinq candidats mais onze, je signale de nouveau la bonne synthèse du journal des femmes qui présente les programmes éducation de tous les candidats.Campagne

(...)

Phlippe Watrelot

La chronique est à retrouver en cliquant ci-dessous

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Demain m'attendent les Pyrénées...

8 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis...

Demain, je prends le chemin de mon Béarn d'adoption... Les Pyrénées m'attendent...

Le blog prendra donc ses quartiers de printemps... Le temps est venu de réécrire...

A très vite...

Christophe

Illustration: le plateau du Bénou, "haut-lieu'" de mes randonnées...

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Danyel Waro... (Et Toma Sidibé)

8 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Abdellah Taïa...

8 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Je m'appelle Jallal.
Dès notre installation à Hay Salam, ma mère Slima a acheté un poste de télévision. En couleur. C'était rare à l'époque, au milieu des années 80.
Elle faisait son travail. Des hommes. Encore des hommes. Des Blancs. Parfois, mais rarement, des Noirs. Elle avait beaucoup de succès.
Après l'école, dans ma chambre bleue, je regardais la télévision.
Dans sa chambre verte, ma mère bossait dur. Je ne m'ennuyais jamais.
Je faisais le ménage et la cuisine. Ma mère s'occupait du reste.
Les années à Hay Salam, c'était l'âge où tout allait être redéfini. Mon rôle. Le sien. Ce qu'on allait faire à deux, séparés, communiquant à travers le mur qui liait ma chambre à la sienne.
Je ne réveillais jamais ma mère quand elle dormait. Son corps avait un autre rythme que le mien. Vivait d'autres expériences.
Je savais tout.
Je posais parfois une question.
« C'est comme ça, mon fils. Je suis née pour cela. Vivre nue. Ne pas avoir peur d'être nue pour les autres. Je
n'ai pas honte. »
Je ne comprenais pas toujours.
Je regardais la télévision. C'est d'elle que j'ai appris à mieux distinguer les choses, les fils entre les gens. Le mal. Le bien. Les masques.
Les langues. Les illusions"

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Romstorie: mémoire en défense des Roms, diffamés par le film «A bras ouverts»...

8 Avril 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Politique, #Cinéma

EXTRAIT

Si Chauveron et Clavier ont pu mettre des millions d’euros en jeu, parier sur la déréliction de ces parias, c’est qu’ils étaient certains que personne ne se lèverait pour défendre les Roms. Le scénario du film « A bras ouverts » est infusé de Houellebecq, de Camus*, de Dieudonné, travaillé par la hantise du grand remplacement. Venus de l’Inde, les Bronzés font du camping à Marne-la-Coquette.

Par Jacques Debot, écrivain tsigane  jdebot@orange.fr

On se demande à quoi peut bien servir ce film dont l’intrigue ne consiste qu’à éreinter les Roms pendant une heure et demie. On cherche en vain la finalité de ce scénario décousu, ce bréviaire du mépris, mal joué, mal interprété, et surtout complètement inutile. Plus personne ne défend les Roms. Alors pourquoi les accabler encore ?

Dans les bras de sa mère épuisée dort un bébé tsigane, sous le porche d’une rue de Paris, le sol est gelé, tout le monde s’en fout. Eté comme hiver, on jette les Roms à la rue. Les élus de droite comme de gauche, insensibles à l’immense détresse du peuple rom, notifient sans frémir des avis d’expulsion immédiate qu’entérinent les juges par défaut. La défense n’était pas représentée à l’audience.

Dans nos villes de France, qu’elles soient dirigées par les amis de Le Pen, Fillon, Hamon ou Mélenchon, la couleur politique des maires qui ont parrainé leur chère Marine, leur très cher François, leurs chers Benoit, Jean-Luc et les autres, n’a aucune incidence particulière sur le sort des Tsiganes européens. Partout ils sont poussés, culbutés comme des déchets. Leur cabane, leurs affaires, vêtements, papiers, photos de famille, médicaments, poupées, nounours et cartables, disparaissent, enterrées sous les chenilles du bulldozer. Le tank civil écrase tout, évacue cette merde sous l’œil de centaines de policiers en armes dont on aurait tant besoin ailleurs, mais qu’on a mobilisés pour ça.

Depuis 2010, depuis le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, la répression et le harcèlement se sont exercés avec une telle férocité, les élus des collectivités locales se sont montrés si impitoyables, qu’il est maintenant inutile de continuer à taper sur les Roms, laminés, anéantis. C’est fini, les dernières braises cachées sous la cendre ne réchauffent même plus le souvenir et l’illusion des grands feux communautaires.

Il faut arrêter de fantasmer sur l’extraordinaire résilience et les capacités de résistance hors du commun des Tsiganes qui crèvent dans l’indifférence générale, insultés, menacés quotidiennement sur les réseaux sociaux, sans que les tweets ou les pages Facebook appelant à leur extermination déclenchent la moindre réaction des pouvoirs publics ou des associations dites humanitaires. Ils sont seuls. Il est plus tard que tu n’espères.

Sur les ondes de France inter à la veille de Noël 2015 l’écrivain norvégien Jo Nesbo, invité par Kathleen Evin préconise l’éradication des Tsiganes, ces essaims de sauterelles. Aucune réaction du CSA. Plus récemment, sur les écrans de France 5, Patrick Cohen, qu’on a connu mieux inspiré, se moque ouvertement des Roms, ces envahisseurs. Le ministère de la Culture, autorité de tutelle ne bronche pas, n’entend pas, regarde ailleurs. Mme Audrey Azoulay, Ministre de la Culture, a signé en octobre 2016, il y a moins de six mois, une Charte « Culture - Gens du Voyage et Tsiganes de France ». En même temps, le CNC, Centre National du Cinéma et de l’image animée, placé sous son autorité, accorde les subventions demandées pour le tournage du film « A Bras ouverts »…

Dans ces paysages ravagés, la solitude des Roms n’est pas encore totale. Que les familles existent encore où soient dispersées, l’entraide familiale ou celle du groupe est renforcée, consolidée par l’intervention de particuliers bénévoles, parfois adossés à de très petites associations locales.

Si les Roms sont à ce point de perdition c’est aussi parce que les ONG, les grandes associations humanitaires d’envergure nationale ou internationale ne font strictement rien d’efficace en notre direction, refusant systématiquement de nous consulter, même de dialoguer avec nous.

Il faut mettre en regard les millions d’euros de subventions déployées par l’Europe et l’Etat en faveur de ces grandes associations depuis des années avec l’absence totale de résultats. Les millions servent à salarier les amis et les parents des conseils d’administration, à faire manger des universitaires un peu faiblards en panne de chaire, tous systématiquement non-roms, à éditer un fascicule tous les deux ans, à organiser des parlotes et mettre au point les éléments de langage destinés à faire comprendre aux autorités qu’à défaut d’amélioration quantifiable, grâce au maillage territorial de l’association et l’ouverture de nouvelles antennes, les Roms sont under control. Il conviendrait d’envisager une légère augmentation comprise entre 8 et 12% de la prime à l’échec, sollicitée par la structure pour l’année civile en cours. Je ne parle pas de la Roumanie, je parle de la France.

(...)

Jacques Debot, écrivain tsigane

Le billet complet est à retrouver en cliquant ci-dessous

* Il s'agit ici évidemment de Renaud Camus, théoricien du "Grand Remplacement"...

Note du webmaster

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Les trois piliers essentiels devant constituer la formation des enseignants...

8 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

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Trois piliers essentiels doivent constituer la formation des enseignants tout au long de la vie professionnelle

 

  • Celui concernant les savoirs de référence (dits savoirs « savants » ou académiques)

 

Il s’agit du droit essentiel à une permanente mise à jour de savoirs qui évoluent très rapidement dans tous les domaines ; ainsi que de la réflexion théorique, plus proprement didactique, sur ces savoirs dès qu’ils doivent être enseignés. Universités, grandes Écoles, etc. doivent recevoir aussi comme mission d’offrir aux professeurs des enseignements de qualité, en prise avec les programmes scolaires et de s’ouvrir à des problématiques nouvelles portant sur toutes les grandes questions de sociétés (développement durable ; éducation à la santé ; questions de citoyennetés…) qui sont aujourd’hui inscrites dans les programmes. Si la spécialisation extrême est légitimement l’apanage des travaux universitaires, il n’est pas concevable que des enseignants en soient réduits à de « l’autodidactisme » sur des questions fortes, sociétales… parce que n’intéressant pas les chercheurs spécialistes. Universités et grandes Écoles ont aussi une fonction sociale, et ce d’autant plus, que la disparition des MAFPEN a créé un vide considérable dans la formation continuée des enseignants.

 

  • Celui concernant la pédagogie proprement dite

 

Les ESPE doivent être chargés – parallèlement à leur rôle en formation initiale – de proposer des modules de formation continuée sur toutes les questions touchant à la connaissance de l’élève et des problématiques d’apprentissage (approches psychologique, cognitive, théories de l’apprentissage et du développement, sociologie du curriculum, etc.). L’hétérogénéité des publics, la complexification de certains savoirs imposent de considérer ces apports théoriques comme indispensables, à réactualiser en permanence, et totalement imbriqués aux savoirs eux-mêmes. Le suivi personnalisé des élèves suppose que les enseignants soient outillés pour penser des remédiations efficaces : les difficultés des élèves dans l’acquisition de savoirs fondamentaux ne sont pas imputables à ce qui serait une « mauvaise pédagogie » ; mais, à la nécessité de prendre en compte des profils d’élèves très différents, des manières d’apprendre diverses, des obstacles parfois personnels face à tel ou tel apprentissage. Une formation très pointue sur ces questions (en lien avec des Universités de psychologie, de psycho-sociologie) ; une information large de tous les outils, écoles, méthodes existants déjà (avec des forums ou journées d’études faisant partie du service enseignant) est une priorité à mettre en œuvre rapidement.

 

  • Celui concernant les savoirs professionnels transversaux à toutes les disciplines

 

Tous les cycles d’enseignement sont concernés ; on pourrait même y inclure les enseignants d’Université qui découvrent les difficultés à enseigner face à de jeunes bacheliers. De telles formations/informations doivent prendre en compte la complexité de besoins professionnels couvrant des champs de plus en plus vastes. Ces derniers peuvent être purement personnels (tel enseignant ayant conscience d’un « manque » dans sa pratique et souhaitant se former) ; émaner d’équipes enseignantes (pour assurer efficacement un projet pédagogique d’établissement) ou émerger ponctuellement dans un contexte spécifique (situation de crise particulière ou terrain difficile).

 

Les thématiques sont de plus en plus variées : communication, travail sur la voix, gestion du stress, gestion des conflits, travailler en équipe, gérer des groupes, accompagner des projets, connaître les nouvelles technologies et leurs usages pédagogiques, faire face aux violences scolaires, aider les élèves dans la construction de leur projet professionnel … la liste est sans limite.

 

Chaque enseignant doit pouvoir trouver dans l’Institution des réponses à ses problèmes professionnels qu’il se pose – ce qui n’est pas incompatible avec des démarches personnelles - et que l’Institution lui pose par sa nécessaire adaptation aux demandes du temps.

 

Christophe Chartreux et Nicole Allieu-Mary

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Education - La recherche et la documentation pédagogique ne doivent pas être abandonnées...

8 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

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Pour une politique d’ouverture vers la recherche et la documentation pédagogique

La recherche pédagogique et didactique souffre en France d’une absence de diffusion et de vulgarisation intelligente. Les revues disciplinaires spécialisées restent le plus souvent confidentielles. La documentation pour la classe est considérée comme incombant aux enseignants qui investissent à titre privé dans du matériel pédagogique (heureusement aidés désormais par les richesses trouvées sur internet ou par des outils de plus en plus performants à condition que ces même performances soient maîtrisées par l'enseignant ET par les élèves). Les revues généralistes « pédagogiques » sont rares et reflet d’un certain militantisme, ce dernier terme n'étant pas un « gros mot », bien au contraire. Ainsi, Les Cahiers Pédagogiques – dont la qualité est unanimement reconnue - sont la revue du CRAP (Cercle de Recherche et d’Action Pédagogique), mouvement pédagogique dans la mouvance du courant de l’Éducation nouvelle, et dont la devise est : changer l’école pour changer la société, changer la société pour changer l’école !

 

L’État et les collectivités territoriales – selon leur niveau de compétence – doivent contribuer désormais et de façon ambitieuse à ce que chaque établissement soit le bénéficiaire d’une large diffusion des outils professionnels nécessaires à un enseignement de qualité (ouvrages, revues, CD, accès à internet et toutes les autres innovations à venir tant ces innovations sont nombreuses). Ce propos peut surprendre tous ceux qui bénéficient déjà d’un environnement professionnel riche. Il faut se méfier de l’effet métropole et de la vision induite par les établissements urbains (voire même centre-ville).

 

À côté de beaucoup d’acteurs qui pourraient trouver ce propos évident, combien y a-t-il de petites communes, d’établissements sans marge de manœuvre financière, qui ne peuvent se permettre d’offrir de telles possibilités à leur personnel, parfois débutant. D’ailleurs, puisque les collectivités territoriales gèrent pour partie l’école (commune), le collège (département) et le lycée (Région) pourquoi ne pas imaginer que l’État finance la diffusion de données professionnelles plus globales ? Pourquoi ne pas imaginer que les sites académiques en ligne, s’ouvrent davantage aux enseignants en permettant des débats, des propositions originales au lieu de rester – avec un bonheur bien inégal – « la » parole institutionnelle descendante de ce qu’il convient de faire en classe ?

 

Christophe Chartreux

 

A noter

 

Texte écrit AVANT 2012. La diffusion des données professionnelles, les échanges entre enseignants, même si beaucoup reste à faire évidemment, ont été facilités sous l'impulsion notable de Najat Vallaud-Belkacem.

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La « méthode de Singapour » à l’école primaire...

7 Avril 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

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On parle beaucoup de la « méthode de Singapour » à la suite des récentes évaluations internationales du niveau des élèves en mathématiques. En quoi consiste-t-elle, en quoi permettrait-elle une plus grande réussite de tous les élèves ? Les réponses de Monica Neagoy, docteure en didactique des mathématiques et consultante internationale .

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Sona Jobarteh...

7 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jérôme Peignot...

7 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Accents
« Les accents ne sont-ils pas comme des adieux, les dernières notations musicales de notre alphabet déchiré? C’est par eux, par ces touches sonores qui se posent sur les lignes que nos livres relèvent encore de la musique. Ne serait-ce que par le truchement de ses accents, une écriture bouge, papillonne, bourdonne. Ce tintamarre est celui de l’esprit. L’écriture bourdonne et la page est musicale. Et la ponctuation? Qu’est-elle d’autre, sinon la mise en musique des pages? Toute la littérature se réduit à une affaire de ponctuation. Le point et virgule est la pierre d’achoppement de toutes les plumes. »

Art & écriture
« C’est la pensée qui a donné naissance aux signes et non pas le contraire. C’est aussi, ce qui lui a valu d’être habitée par la main de ceux qui l’ont enrichie de leur sensibilité; enrichie, non seulement en gonflant ses courbes de vie, mais aussi en la nourrissant de l’intérieur. Ainsi peut-on affirmer qu’un lien existe entre le tempérament artistique d’un peuple et son écriture. Elle en est comme la vibration la plus intime. »

Besoin de communication
« On écrit, comme d’ailleurs on lit, par besoin de communiquer. »

Calligraphie
« La présence vivifiante de la main dans le graphisme de la lettre reste le seul moyen de la réveiller de son sommeil séculaire. Seul, le geste de l’écriture permet de rendre aux signes alphabétiques une certaine chaleur humaine, à l’instar de la voix dans l’audition. », Rémy Peignot cité par son frère

Compréhension du monde
« En dépit de ce qui vient d’être dit, loin d’être une analyse phonétique du langage, une écriture est le symbole de la réalité qu’elle entend représenter. Avant d’être une prise de possession du verbe, elle est une prise de possession du monde. Les premières écritures n’ont pas eu seulement pour ambition de traduire des sons, mais de brasser le monde pour le restituer. »

Cursives
« Les cursives sont des fatalités. Elles sont à la typographie ce que l’argot est à une langue. Chancre des alphabets, c’est finalement grâce à elles qu’elles s’enrichissent. »

Humanité
« L’humanité ne serait pas ce qu’elle est si les hommes n’avaient écrit, n’écrivaient pas. L’écriture est la vraie conscience de l’humanité. »

Humanité (bis)
« A travers l’histoire des lettres c’est, finalement, de celle de l’humanité que l’on traite. »

Invasion de la typographie
« L’accumulation, la superposition des formes graphiques auxquelles nous assistons aujourd’hui sont loin d’être sans intérêt. Le Pop en est la preuve qui est comme une réponse donnée par les artistes à l’obsession, à l’agression typographique, même, dont nous sommes les objets. L’utilisation dans l’art de ce qui, apparemment, était le moins utilisable comme, par Lichtenstein par exemple, des trames mécaniques, nous apporte la preuve que l’invasion de la typographie peut être, sinon arrêtée, du moins dominée. »

Lire
« On n’y songe jamais assez: lire est un prodige. Enfin abandonné à cette invite à laquelle nous nous refusions comme, toujours, aux plus grands des transports; de nos yeux qui dévorent les lignes, nous sommes comme un souffle: nous attisons la fournaise des mots. Lire, c’est aussi avancer, basculer d’un mot dans l’autre, bouler sur les lignes, faire la roue. Lire vous gonfle d’une stupeur maîtrisée, du vertige de se retrouver au bout de soi, sauvé. Lire, c’est étouffer, demander grâce, une trêve parce que c’est trop beau. »

Lois du plomb
« Une trop grande liberté obscurcit le ciel typographique. Dès lors que les lois du plomb ne pèsent plus sur les lettres, celles d’entre elles aux hampes et aux hastes accusées ne vont-elles pas gagner l’espace typographique, l’envahir comme une gangrène? »

Naissance
« Écrire c’est naître. »

Nouvelle signification
« Tapé, un poème n’est pas loin de devenir un tableau, un Mondrian qui ne s’avoue pas. »

Mise en page
« Digne de ce nom, un écrivain n’est pas non plus homme à badiner avec les questions de mise en page. Le moment le plus secret, le moins conscient de la création littéraire est donc, non seulement une mise en mots mais, aussi, une véritable mise en page, laquelle fait déjà partie intégrante du mouvement créateur et, déjà, promet le texte à peine né à tout destin typographique qui se confondra avec son avenir. »

Mise en page (bis)
« N’empêche, bien que cela soit paradoxal, pour un lecteur, le chemin le plus court qui le sépare d’un auteur est tout de même celui de l’abstraction. Ainsi ne restera-t-il plus à un auteur qu’à choisir le caractère grâce auquel il sera imprimé. En optant pour un caractère plus que pour un autre, un auteur réduit au minimum le risque qu’il encourt de ne pas être déchiffré. Sans doute, alors, un intermédiaire de plus le séparera-t-il de son lecteur. S’il choisit bien son caractère, la contrepartie de cet inconvénient est que, dans son allure matérielle, son propos y gagnera considérablement en lisibilité. La plus belle des écritures ne vaudra jamais le plus beau des bas de casse dont, sournois, le travail sur nos esprits est indéniablement plus efficace. »

Secrets
« Les caractères ne révèlent leurs secrets et partant, leurs beautés qu’à ceux qui les regardent attentivement. »

Son dernier livre

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