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Vivement l'Ecole!

"Je fais le choix de la cohérence, de la loyauté et de la fidélité à tout ce qui fait mon engagement au service de la France..."

21 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #Hamon

 

Mes chers ami.e.s,

Jamais une élection présidentielle n’aura été aussi incertaine à deux jours du premier tour. Rien n’est joué, tout est entre vos mains.

L’enjeu de ce premier tour, c’est d’exprimer vos convictions, de choisir le projet qui s’accorde le mieux avec l’idée que vous vous faites de l’intérêt du pays, de désigner le candidat qui défend le mieux vos valeurs, les idées en lesquelles vous croyez.

Je fais le choix de la cohérence, de la clarté, de la loyauté et de la fidélité à tout ce qui fait mon engagement politique depuis quinze ans, au service de la France. Je voterai pour Benoît Hamon dont j’estime que le projet est celui qui répond le mieux aux enjeux des années à venir.

Benoît Hamon a fait campagne avec honnêteté, dignité, inventivité, force et courage. Une campagne collective, renouant avec les intellectuels, s’appuyant sur les chercheurs, sur les idées nouvelles, en donnant toute leur place à la jeunesse et à la société civile.

Il est le candidat de la gauche qui veut rassembler. Le candidat d’une gauche ouverte, sociale, écologiste, européenne, laïque, respectueuse de la France, de son histoire et de sa diversité. Le candidat d’une économie moderne qui prend soin des femmes et des hommes qui travaillent. Le candidat d’une démocratie profondément renouvelée. Le candidat de l’ambition éducative, de la recherche, de l’enseignement supérieur et de la culture. Le candidat de la continuité dans une longue et belle histoire de la gauche qui assume ses responsabilités sans renoncer à aucun de ses idéaux.

Une gauche qui doit continuer à penser la société et ses évolutions pour la transformer et la rendre plus juste et plus durable. Une gauche qui n’oublie pas que sa mission historique est de se battre pour les plus fragiles, les oubliés, les exclus. Une gauche lucide qui assume que le travail évolue, et que des jeunes mieux formés, des salariés bien protégés, des chômeurs mieux accompagnés sont les conditions de la réussite économique. Une gauche qui combat le terrorisme par tous les moyens, en France et dans le monde, pour la paix et et pour notre sécurité. Une gauche qui prend la mesure de l’urgence écologique, et qui sait faire preuve de courage face à toutes les résistances pour protéger notre planète, et préparer un monde meilleur pour nos enfants.

Une gauche qui est ma gauche.

Je souhaite que nous soyons une majorité à faire ce choix : je vous appelle à vous rendre massivement aux urnes dimanche prochain, et à voter pour Benoît Hamon. Pour vous, pour nos enfants, pour la République et pour la France.

Najat Vallaud-Belkacem

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Dimanche... Une journée particulière...

21 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique

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Chers amis,

Le blog s'arrête jusqu'à dimanche... Une journée particulière...

Demain les mille kilomètres du retour en Normandie m'attendent...

J'appelle modestement chacune et chacun à bien réfléchir, à ne pas voter par ressentiment mais par conviction.

J'ai soutenu et je soutiens François Hollande.

J'ai voté pour Manuel Valls lors de la primaire.

J'ai respecté l'engagement qui liait les membre du Parti Socialiste à soutenir le vainqueur, quel qu'il fut.

Je voterai pour le projet de Benoit Hamon dimanche, sans l'ombre d'un doute. Il est le meilleur dans tous les domaines. Le plus équilibré. Le plus enthousiasmant. Le plus réalisable rapidement. Le plus écologique. Le plus européen dans une Europe utile.

Quel que soit le résultat final, je suis et resterai fier d'avoir mené campagne pour ce candidat, issu des urnes et fidèles à ses idées.

Tout autre vainqueur nous mènera soit dans l'enfer de l'extrême droite, soit dans le mur d'une droite très à droite; dans les deux cas avec des gens dont le présent judiciaire est pour le moins quelque peu encombré.

Quant aux autres, je ne crois pas une seconde à l'efficacité de leurs propositions. Soit parce qu'elles ont été appliquées et ont échoué, soit parce qu'elles sont irréalisables.

Bon week-end et à lundi...

En attendant l'espoir...

Christophe Chartreux

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Georg Philipp Telemann...

21 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Cop de coeur... Albert Camus... "Oui, c’est peut-être ça le bonheur, le sentiment apitoyé de notre malheur. "

21 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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S’il est vrai que les seuls paradis sont ceux qu’on a perdus, je sais comment nommer ce quelque chose de tendre et d’inhumain qui m’habite aujourd’hui. Un émigrant revient dans sa patrie. Et moi, je me souviens. Ironie, raidissement tout se tait et me voici rapatrié. Je ne veux pas remâcher du bonheur. C’est bien plus simple et c’est bien plus facile. Car des heures, que du fond de l’oubli, je ramène vers moi, s’est conservé surtout le souvenir intact d’une pure émotion, d’un instant suspendu dans l’éternité. Cela seul est vrai en moi et je le sais toujours trop tard. Nous aimons le fléchissement d’un geste, l’opportunité d’un arbre dans le paysage. Et pour recréer tout cet amour, nous n’avons qu’un détail mais qui suffit : une odeur de chambre trop longtemps fermée, le son singulier d’un pas sur la route.  Ainsi de moi. Et si j’aimais alors en me donnant, j’étais moi-même puisqu’il n’y a que l’amour qui nous rende à nous-même.

Lentes, pénibles et graves, ces heures reviennent, aussi fortes, aussi émouvantes – parce que c’est le soir, que l’heure est triste et qu’il y a une sorte de désir vague dans le ciel sans lumières. Chaque geste retrouvé me révèle à moi-même. On m’a dit un jour : « C’est si difficile de vivre. » Et je me souviens du ton. Une autre fois, quelqu’un a murmuré :  " La pire erreur, c’est encore de faire souffrir. " Quand tout est fini, la soif de vie est éteinte. Est-ce là ce qu’on appelle le bonheur ? En longeant ces souvenirs, nous revêtons tout du même vêtement discret et la mort nous apparait comme une toile de fond aux tons vieillis. Nous revenons sur nous-mêmes. Nous sentons notre détresse et nous en aimons mieux. Oui, c’est peut-être ça le bonheur, le sentiment apitoyé de notre malheur.

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« Les programmes de Le Pen et Mélenchon pourraient nuire gravement à la science »

21 Avril 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique

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EXTRAIT

Un collectif de chercheurs de renommée internationale s’alarme de certaines propositions de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon qui, si elles étaient appliquées, nuiraient, selon eux, au développement et au rayonnement de la recherche française.

(...)

Une France qui serait coupée de ses partenaires

C’est le cas d’abord de celui de Marine Le Pen, au demeurant extrêmement impopulaire dans le monde de la recherche. En stigmatisant l’Union européenne comme elle le fait, en appelant à un repli national, elle contribuerait à couper la France de ses partenaires étrangers, alors que la recherche est une activité fondamentalement internationale. L’un d’entre nous, directeur d’institut, doit signaler que certaines de ses subventions internationales sont déjà suspendues à l’élection, les bailleurs de fonds étant effrayés par la perspective d’une victoire de Marine Le Pen.

C’est aussi le cas du projet de Jean-Luc Mélenchon. Ses promesses généreuses sont peut-être une raison du soutien dont il jouit auprès d’une partie de l’enseignement supérieur français : gratuité complète des diplômes universitaires, doublement des crédits en cinq ans… Cependant, à supposer que de telles promesses soient réalisables, si l’on entre dans les détails de son programme, on ne peut que déchanter devant la violence destructrice des réformes qu’il propose.

On y trouve la suppression de l’Agence nationale de la recherche (ANR) et du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES) ; le financement sur projets et l’évaluation indépendante sont pourtant des fonctions vitales, parmi bien d’autres, de la recherche. L’interdiction pour les chercheurs de recevoir toute rémunération issue du secteur privé, et la suppression pure et simple du crédit d’impôt recherche (CIR), nuiront gravement aux liens entre recherche et industrie, à une époque où cette articulation, conçue dans le respect de l’indépendance scientifique, est pourtant jugée comme une priorité, en France et ailleurs.

C’est aussi le cas du projet de Jean-Luc Mélenchon. (...)

On y trouve la suppression de l’Agence nationale de la recherche (ANR) et du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES) ; le financement sur projets et l’évaluation indépendante sont pourtant des fonctions vitales, parmi bien d’autres, de la recherche. L’interdiction pour les chercheurs de recevoir toute rémunération issue du secteur privé, et la suppression pure et simple du crédit d’impôt recherche (CIR), nuiront gravement aux liens entre recherche et industrie, à une époque où cette articulation, conçue dans le respect de l’indépendance scientifique, est pourtant jugée comme une priorité, en France et ailleurs.

(...)

Mais la mesure la plus stupéfiante du programme de Jean-Luc Mélenchon est la suppression de l’autonomie des universités, venant avec l’instauration d’un concours de recrutement national et une planification globale de la mobilité des enseignants-chercheurs, niant aux universités toute possibilité de développer une quelconque politique scientifique dans la durée…

(...)

L’équipe de Jean-Luc Mélenchon propose de détruire purement et simplement tous ces acquis, replongeant la recherche française dans l’illusion anachronique d’un Etat omniscient capable de planifier l’ensemble du monde universitaire dans son incroyable diversité.

Pour une recherche de qualité, un financement généreux est nécessaire, mais ne suffit pas : l’ouverture internationale, le bon dosage des institutions, l’évaluation sans complaisance, la confiance accordée aux acteurs du système, sont tout aussi importants. Les institutions d’enseignement supérieur et de recherche françaises continuent, en dépit de bien des difficultés, à tenir leur rang de belle manière sur la scène internationale, pour la fierté de la nation et son bien-être à long terme : ce serait un cauchemar que de les voir soumises à une réforme autoritaire aux conséquences potentielles catastrophiques.

Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de médecine 2012 ; Claude Cohen-Tannoudji, Prix Nobel de physique 1997 ; Albert Fert, Prix Nobel de physique 2007 ; Serge Haroche, Prix Nobel de physique 2012 ; Jules Hoffmann, Prix Nobel de médecine 2011, Jean Jouzel, Prix Vetlesen (sciences de la Terre) 2012 et membre de l’équipe de campagne de Benoît Hamon; Jean-Marie Lehn, Prix Nobel de chimie 1987, Jean-Pierre Sauvage est Prix Nobel de chimie (2016); Cédric Villani, médaille Fields (mathématique) 2010 et membre du comité de soutien d’Emmanuel Macron.

Le texte entier est à lire en cliquant ci-dessous

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Vous aimez Mélenchon? Lisez-le vraiment...

21 Avril 2017 , Rédigé par Slate Publié dans #Politique, #Melenchon

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EXTRAIT

Il faut lire et analyser le programme du candidat de la «France insoumise».

Voilà des semaines que je regarde la montée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et que je tourne en rond à la recherche d’arguments pour conjurer les (é)lecteurs de s’en détourner. Les attaques contre lui ne portent pas ou pire, elles se retournent en boomerang.

Dire par exemple qu’il tient exactement le même discours populiste que Marine Le Pen – «le peuple contre l’élite», ou plutôt «le peuple contre l'oligarchie» – ne trouble pas une seconde ses afficionados. Que les mesures économiques qu’il propose sont encore plus fortes que celles du parti communiste avant 1981 (en % de PIB), non plus. Pointer qu’il est devenu très ambigu sur l’immigration, ce qui est étrange pour un candidat d’extrême-gauche, ne marque pas. Son projet d’adhésion à l’ALBA, l’alliance bolivarienne d’Amérique latine alors qu’il veut «sortir des traités européens» est quand même un peu fort de café colombien, mais ses amis en rient. Son attirance pour les Chavez ne lui porte pas tort. Le PIB du Venezuela s’est effondré de 19% en 2016 et la chute devrait être de 6% en 2017, mais personne dans ses rangs ne doute que le modèle reste une inspiration.

(...)

(...) La faille de Jean-Luc Mélenchon, c’est son projet, les 83 réponses qu’il apporte. La seule attaque qui porte contre Jean-Luc Mélenchon, je l’ai finalement trouvée, elle vient de lui-même. Lisez-le. Ne vous contentez pas des principes, des effets de manche, des grandiloquences, lisez le détail. Regardez les mesures une à une. La lecture provoque tantôt une franche rigolade, tantôt elle fait froid dans le dos à toutes les pages. Rien n’est étudié, calculé, faisable. Une inégalité? «J’éradique». Un pouvoir? «J’abolis». Les droits? «J’en donne» autant que tu veux. Des fuites de capitaux ? «Je terrasse». Une guerre? «Je convoque l’ONU» pour faire la paix. Tout est énoncé comme un enfant d’Audiard qui ferait sa liste de Noël. «Il a des facilités qui tombent quelques fois dans le simplisme», a mis en garde François Hollande. Il dit vrai. Ah Hollande forcément, diront les «Insoumis». Le président sortant a raison: s’il-vous-plait lisez le texte.

Lisez encore

Tout est en effet ultra-simpliste. Chacun peut s’en rendre compte facilement. Je n’en prends que quelques exemples.

«Il faut qu’on rediscute de toutes les frontières issues de l’ancienne Union soviétique», écrit-il. Ouch! C’est donner un quitus bien rapide à l’expansionnisme de Vladimir Poutine. Surtout, la question des frontières en Europe, comme en Afrique ou dans la mer de Chine, a été, est et sera toujours le facteur des guerres. M. Mélenchon est bien léger et son initiative très dangereuse pour la paix.

En matière économique, le manque du «sérieux» qu’il s’attribue surgit à toutes les lignes. Par exemple, de prévoir de s’endetter encore («la dette n’est pas un problème») tout en préparant une renégociation de cette dette. Qui sera assez sot pour nous prêter en sachant qu’il ne sera pas remboursé? Ou bien encore, «en cas de chômage de longue durée, l'État doit proposer un emploi au chômeur en lien avec sa qualification, sur une mission d'intérêt général». Qui peut penser que l’emploi public pour tous c’est «du sérieux», comme dirait l’autre?

Lisez. Lisez ce qui est dit sur l’entreprise. «Accorder de nouveaux droits de contrôle aux comités d'entreprise sur les finances de leur entreprise. Instaurer le droit pour les salariés à un vote de défiance à l'égard des dirigeants d'entreprise ou des projets stratégiques.» Quel est le patron qui, passant au dessus de çà, va encore embaucher? Jean-Luc Mélenchon réquisitionnera-t-il toute l’économie?

 Chaque mesure est totalement, définitivement, absolument inapplicable. Mais le candidat l’a prévu, son programme est «cohérent» comme il le revendique. Et, en effet, les mesures s’emboîtent les unes dans les autres, elle ne sont (éventuellement) possibles qu’en imaginant une mise en œuvre générale et complète. Mais pour aboutir à une mise sous tutelle étatique très rapide de l’ensemble. Chaque mesure est sympathique mais impossible et elle n’est possible que dans un ensemble qui lui n’est pas du tout sympathique. Il nous promet l’ALBA, nous irons en Albanie.

M. Mélenchon promet la lune. Beau voyage, beau prospectus. Le péril est qu’il veut vraiment nous y emmener, tous entassés dans une vieille fusée idéologique bricolée. Lisez, vous en descendrez.

Eric Le Boucher

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Réduire le nombre d'élèves par classe? Oui mais...

21 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Pédagogie, #Politique

Réduire le nombre d'élèves par classe? Oui mais...
Texte mis à jour le 21 avril 2017

Faut-il réduire le nombre d’élèves par classe ?

Toutes les études, notamment américaines (Etats-Unis) montrent que la réduction du nombre d’élèves par classe favorise tous les élèves, faibles et forts. Mais ceci à une condition : que cet effectif soit d’un maximum de 10 élèves, ce qui ne peut se faire à l’heure actuelle en France de manière généralisée, mais est possible de manière ponctuelle et ciblée.

Il est prouvé que retirer 5 élèves sur un effectif de 25 n’aura aucun effet ; en revanche, retirer 5 élèves sur un effectif de 15 est porteur d’excellents résultats. (Voir School Class Size de Glass, Cahen, Smith et Filby paru en 1982).

Les recherches menées au Etats-Unis (et en France notamment par Piketty) l’ont été de la manière suivante :

les élèves ont été affectés de manière aléatoire dans des classes à effectif réduit ou dans des classes à effectif plus nombreux. Les chercheurs ont ensuite vérifié que les élèves composant les deux types de classes présentaient des caractéristiques comparables du point de vue de l’ethnie, du sexe et du statut socio professionnel des parents. Les résultats des élèves des deux groupes ont été comparés à des moments différents de leur scolarité et à travers des indicateurs diversifiés : tous confirment l’intérêt des classes à effectif réduit (10 ou moins de 10 élèves/Jamais moins de 8).

- A ces effectifs réduits doivent être appliquées des pédagogies adaptées, des contenus traités de manière évidemment différente.

- Il n'est pas non plus interdit de penser que même avec ces effectifs très réduits, deux enseignants doivent intervenir dans ces classes.

- Au moins une fois par semaine, ces effectifs réduits DOIVENT être réunis en nombre plus important afin de favoriser er de permettre des "exercices d'échanges", de socialisation et de "fabrique du commun".

- Il conviendra aussi de penser, et ce n'est pas le moindre des obstacles, à construire des salles, à les équiper, à former des enseignants ( et pas à supprimer des postes) rompus à des pédagogies innovantes et ciblées.

Voilà quelques impératifs incontournables. Car s'arrêter à la seule "division par deux des effectifs des CP/CE1/CE2 en zone prioritaire" ne serait que pure incantation, voire manœuvre grossière de candidat en mal de voix.

  • L’intérêt des groupes de besoin

L’idée de « groupes de besoin » n’est pas nouvelle. Claparède la préconisait en…1920. Aux Etats-Unis, dans le cadre beaucoup plus récent du plan Joplin, les élèves sont attachés en fonction de leur age à une classe hétérogène. Ils la quittent pour certains apprentissages (Lecture et mathématiques principalement) qui se déroulent en groupes homogènes. Cet assouplissement respecte à la lettre trois règles immuables :

- le temps passé en groupes homogènes est nettement inférieur au temps passé en classes hétérogènes, ce qui a pour conséquence que le groupe auquel les enfants s’identifient reste ce dernier;

- la constitution des groupes homogènes repose sur l’évaluation d’une compétence spécifique et non plus sur celle d’une aptitude générale;

- les groupes sont flexibles ; en fonction des progrès des élèves, ils peuvent être réorganisés.

Le plan Joplin a fait l’objet de plusieurs évaluations :

- l’effet positif est particulièrement sensible pour les élèves faibles, sans affecter le niveau des élèves forts

- les résultats en lecture des élèves du programme Joplin sont nettement supérieurs à ceux des élèves fréquentant des classes « traditionnelles »;

- aucune étude d’évaluation n’a abouti à des résultats négatifs à propos du plan Joplin.

Il est donc nécessaire, puisque cela « marche », de constituer des classes hétérogènes à petits effectifs, surtout dans les premières années de l’école primaire, déterminantes pour l’avenir. Sur cette unité de base, il sera utile de greffer un fonctionnement par groupes de besoin en respectant les trois règles énoncées ci-dessus.

Christophe Chartreux

Voir les travaux de Marcel Crahay, Professeur, Développement, apprentissage et intervention en situations scolaires, Université de Genève et Université de Liège
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Chet Baker et Bill Evans...

20 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coip de coeur... Marie Le Gall...

20 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Extraits

« Nous nous sommes toutes de suite reconnues et il était écrit que j’allais obéir à tes ordres muets. Entrainée dans ta folie, je ne connaîtrai de la vie que ce tu m’en diras, frontière entre le monde et moi. » 

« On n’a pas le droit de choisir le jour de sa mort. C’est interdit. Pas plus qu’on ne demande à naitre. Deux moments imposés où il n’y aurait donc pas de liberté. Entre les deux, notre vie nous appartient, il paraît. Et il nous appartient d’en faire ce que nous voulons en faire. Certaines vies semblent pourtant vouées à l’échec, quoi que l’on fasse, prisonnières d’une spirale infernale, d’un labyrinthe effrayant dont la sortie est un mirage que l’on aperçoit comme les flaques de soleil sur la route en été que l’on prend pour de l’eau. Une fausse oasis, une illusion d’optique qui se reproduira pourtant, mais alors nous saurons que nous sommes bernés. L’eau salvatrice est ailleurs. » 

« Les normaux ne comprennent rien. Ce sont eux qui sont fous.»

« On attendait la Sœur comme  on attend la foudre parce qu'on a perçu le grondemment annonciateur de l'orage qui va éclater, sans que l'on sache tout à fait quand, mais cependant sûr de ce bombardement dans les nuages puis de l'éclaire qui déchire le ciel. [...] Vivante plus que jamais, souffrante toujours mais laissant exloser sa joie aussi, joie de nous voir, joie de nos vies meurtries.»

« Marcher sur les traces de son passé, c’est avancer dans une nuit aveugle, désespérer de trouver une issue. Il n’y a aucun signal, aucun phare dans le lointain. »

« Est revenue, comme un refrain, cette petite histoire née d'un doute, ce genre de questionnement qui vous habite depuis toujours et prend un temps infini à se manifester. Née comme ça. Elle avait pris racine, je ne sais quand. Ce fut d'abord un rêve insaisissable et déstabilisant, des images qui défilaient, d'autres qui éclataient comme des bulles à la surface de l'eau. Enfin tous ces visages dans une lumière crue.»

« Ce ne sont pas les souvenirs qui comptent mais les traces qu’ils laissent fans les balbutiements d’une mémoire engluée, des visions soudaines et néanmoins obsédantes qui déferlent une vie entière comme des vagues lointaines, quand on a vécu au bord de l’océan on sait que ça ne s’arrête jamais, seules ces traces-là ont un sens. Mais quelle importance ? Pourquoi cette importance ? Parce que cela doit être écrit, puisé au fond de soi dans une accumulation de perceptions que le corps garde secrètement. »

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Macron écrit aux enseignants et oublie beaucoup de choses...

20 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #Macron

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«Vous n'êtes plus suffisamment reconnus comme les artisans de la France de demain que vous êtes.»

nous dit M Macron dans une lettre à l'adresse des 850 000 enseignants

«Je veux vous dire toute la confiance que je place en vous»;

«Votre travail doit faire l'objet d'une plus grande reconnaissance de la nation».

Emmanuel Macron ne cite QUE les propositions s'inspirant plus ou moins du programme de gauche:

- trois jours de formation continue (avec ça on va loin);

- augmentation de salaire (bien moindre que celle promise par d'autres candidats);

- diviser par deux les effectifs en CP et CE1 en éducation prioritaire (sans dire comment il compte financer la création de milliers de salles équipées supplémentaires, sauf à demander aux communes de payer, celles-ci étant propriétaires des murs des écoles primaires).

Il oublie évidemment TOUT ce que la majorité écrasante des enseignants refuse:

l'autonomie de recrutement laissée à certains chefs d'établissement.

C Chartreux

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