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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Fatima Mernissi...

25 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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«Le portail de notre maison était une arche gigantesque, avec de monumentales portes de bois sculpté. Il séparait le harem des femmes des étrangers de la rue. L'honneur de mon père et de mon oncle dépendait de cette séparation»

 «Lalla Mani commence souvent la discussion en disant que si les femmes n'étaient pas séparées des hommes, la société ne pourrait avancer et aucun travail ne serait fait. Si les femmes étaient libres de courir les rues, dit-elle, les hommes s'arrêtaient de travailler car ils ne penseraient qu'à s'amuser. Et, malheureusement, ce n'est pas en s'amusant qu'une société produit la nourriture et les biens de consommation nécessaires. Si l'on veut éviter la famine, les femmes doivent rester à leur place, c'est-à-dire à la maison .»
 «Alors que les Arabes étaient très occupés à enfermer leurs femmes derrière des portes,les Romains et les autres chrétiens se réunirent pour décider de changer les règles du jeu dans les pays méditerranéens»
 «Les autres femmes comprirent qu'il y avait plusieurs manières d'être belle. Une femme peut être irrésistible parce qu'elle sait se battre, refuse l'impuissance, jure fort et se lance dans des cavalcades étourdissantes. Tamou ignorait totalement les traditions, et tout le monde n'avait d'yeux que pour elle.»
 «Personne ne sait vraiment pourquoi les hommes nous forcent à porter le voile. C'est sans doute une question de différence. La peur de la différence fait agir les gens de façon très bizzare.»
 «Ne te couvre jamais la tête !a hurlé ma mère. Tu entends? Jamais! Je me bats pour l'abondon du voile, et toi tu en mets un? Quelle est cette absurdité? Je lui ai expliqué le problème des juifs et des Allemands, des bombes et des sous-marins, mais elle n'a pas paru impressionnée. «Même si Hitler, le roi tout puissant des allemands, est à ta poursuite, à-t-elle dit, il faut que tu lui tiennes tête les cheveux découverts. Il ne sert à rien de se couvrir la tête et de se cacher. Ce n'est pas en se cachant qu'une femme peut résoudre ses problèmes. Elle devient au contraire un victime toute désignée.Ta grand-mère et moi avons assez souffert avec cette histoire de masque et de voiles. Nous savons que ça ne marche pas. Je veux que mes filles aient la tête haute sur la planète d'Allah en regardant les étoiles.»
 «Mon père répondait que les frontières protégeaient l'identité culturelle, et que si les femmes arabes commençaient à imiter les Français se mettaient à porter des vêtements indécents, fumer des cigarettes et se promener tête nue, il n'y aurait plus qu'une seule culture. La nôtre mourrait. «Si c'est vrai , argumentait Chama , alors comment se fait-il que mes cousins se promènent en ville comme autant d'imitation de Rudolph Valentino, les cheveux coupés commes les soldats français, et personne ne leur rappelle que notre culture est sur le point de disparaître?»

" La beauté est dans la peau ! Prends-en soin, hydrate-la, nettoie-la, parfume-la, mets tes plus beaux vêtements même s'il n'y a pas d'occasion particulière et tu te sentiras comme une reine. Si la société est dure avec toi, réagis en étant aux petits soins pour ta peau. "

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Salon du livre 2017: Lettre ouverte de Benoit Hamon au citoyen lecteur...

25 Mars 2017 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education, #Culture

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Tous les candidats vous diront qu’il faut préserver le prix unique du livre. Mais ce discours chante plus qu’il ne parle si on ne forme pas des lecteurs.

A l'occasion du Salon du livre, je veux m'adresser au citoyen et lecteur.

Une petite musique se fait entendre depuis quelques semaines dans cette campagne: on ne parle pas de culture. C'est vrai, et c'est triste. J'ai choisi de parler de culture dans la primaire de la gauche, beaucoup l'ont remarqué, et dans cette élection présidentielle. J'ai choisi de le faire parce que j'aime l'art mais aussi par cohérence politique.

Tous les candidats vous diront qu'il faut préserver l'exception culturelle et le prix unique du livre. Tous les candidats vous diront que face aux défis technologiques, il faut défendre les auteurs, les financements de la création et les librairies. Que c'est comme cela que la chaîne du livre pourra être préservée et se développer. Moi aussi je le dis, parce que c'est fondamental.

Mais ce discours chante plus qu'il ne parle si on ne forme pas des lecteurs. Or, l'envie de lire se construit en famille et, surtout quand les livres s'y font rare, à l'école et à la bibliothèque. Les citoyens deviennent lecteurs sur le chemin entre l'école et la bibliothèque.

J'affirme le rôle fondamental de la lecture publique. Les bibliothèques sont à mes yeux le premier service public de la culture. Notre pays a la chance de bénéficier, malgré des zones blanches qu'il faut travailler à combler, d'une assez bonne couverture sur le territoire, des bibliobus, en passant par les bibliothèques de quartiers jusqu'aux grandes médiathèques, qui ont pu se développer notamment grâce à l'engagement de nombreuses collectivités locales, souvent de gauche. Elles sont animées par des fonctionnaires de très grande qualité, des hommes et des femmes passionnés par la littérature et la transmission du savoir et, grâce à eux, les bibliothèques se sont progressivement ouvertes à tous les médias, à l'action culturelle, aux expositions... Elles sont, toutes les études le montrent, des espaces de réalisation effective des droits culturels, parce qu'elles accueillent tous les publics, enfants, adolescents, familles modestes comme aisées.

Je porterai les concours publics à la culture à 1% du PIB, avec quatre priorités : le rééquilibrage territorial, l'éducation artistique et culturelle, le financement de la création, la diversité culturelle. Ainsi nous pourrons développer et ouvrir davantage les bibliothèques. Il faut soutenir les collectivités locales qui investissent, qui innovent, qui acquièrent des livres. Porter les droits culturels, c'est un investissement, et avant tout un investissement humain. Mon projet politique est cohérent, je ne propose pas l'élargissement des horaires des équipements culturels d'une main et la baisse des ressources des collectivités locales de l'autre. Je ne propose pas moins de fonctionnaires donc moins de bibliothécaires, moins de moyens pour l'aménagement des rythmes éducatifs.

L'école justement, au sein de laquelle les enfants doivent découvrir la culture et la pratiquer, individuellement et collectivement. Je veux un grand plan pour la culture à l'école. Je souhaite que, dans ce cadre, tous les enfants de CP soient inscrits dans une bibliothèque ou un bibliobus, qu'ils y soient physiquement accompagnés. La lecture est un plaisir, découvrir tôt qu'elle est accessible librement est fondamental.

Je souhaite encourager l'entreprenariat culturel, que l'on soit innovants, pour que les maisons d'édition se développent, que de nouvelles librairies indépendantes ouvrent dans nos centres-villes qui dépérissent. La gratuité du prêt de livre et le soutien aux acteurs du livre sont complémentaires. Sur un territoire, quand la librairie et la bibliothèque sont dynamiques, qu'elles travaillent ensemble, la lecture progresse.

On peut chanter tous les discours sur la culture que l'on veut, ils ne sont que de l'eau sur le sable si l'on ne donne pas une vraie place dans la société aux auteurs. Je propose de reconnaître le statut d'artiste, pour tous ceux, qui ne rentrent pas dans le régime de l'intermittence : sécurisation des carrières, amélioration de la protection sociale, résidences, rémunération et intégration des revenus de toutes les activités des artistes, y compris celles d'action culturelle, parce qu'on ne cesse pas d'être un auteur quand on propose un atelier d'écriture.

Parce que je regarde le monde tel qu'il est, tel qu'il vient et non tel qu'il fut, ma politique culturelle tient compte des nouvelles habitudes culturelles des français, que le numérique a bouleversées et souvent enrichies. En tant que Ministre de la consommation, je me suis battu pour les droits des consommateurs et ai porté le médiateur du livre. Je poursuivrai ces orientations en matière numérique. La possibilité pour les lecteurs, et c'est valable aussi pour la musique, de pouvoir lire sur des supports différents les livres qu'ils ont acquis est une condition fondamentale du respect des consommateurs mais aussi de développement du livre numérique.

L'exception culturelle portée par la France depuis les années 30 et qui a permis le développement de la création et de la diffusion, comme aucun pays au monde n'y est parvenu, n'est pas un principe obsolète. C'est tout simplement considérer que la loi du plus fort, du plus rentable, du plus mainstream peut tuer la création. Au contraire, quand les gros financent les petits, quand les succès déjà acquis rendent possible les projets à venir, la diversité culturelle progresse. Je porterai à l'échelle européenne la taxation des acteurs du numérique, qui doivent respecter le droit d'auteur, en vue du financement de la création qui vient, et le maintien d'un taux de TVA réduit sur le livre papier comme sur le livre numérique.

La diversité culturelle doit se retrouver en ligne. On ne peut se satisfaire d'un discours victimaire ou défaitiste : les pouvoirs publics ont la capacité d'imposer aux plateformes des quotas d'œuvres européennes et des obligations de production de ces œuvres. Nous pouvons ensemble créer des plateformes et outils numériques qui n'ont pas comme horizon le profit, Gallica l'a montré. Oui, cela implique de se battre, je crois en l'Europe, je n'en ai pas une vision naïve.

La culture est d'autant plus désirable qu'elle est, pour tous les citoyens, accessible physiquement, financièrement, socialement. Elle est d'autant plus désirable si les auteurs, qui ne nous attendent pas pour changer le monde avec leur plume, et ceux qui les accompagnent, ont toute leur place dans la société.

Benoit Hamon

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Une Phrase.... Un Jour... Parole...

25 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Citation

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“La parole dépourvue de sens annonce toujours un bouleversement prochain.”

René Char

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Qui est vraiment Macron? Par lui-même... Edifiant... (Vidéo)

25 Mars 2017 , Rédigé par Quotidien Publié dans #Politique, #Macron

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A Lire... La politique est à nous...

25 Mars 2017 , Rédigé par Decitre ed. Publié dans #Politique, #Education

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Quand le politique et l'intellectuel réinventent la France.

Dans ce livre qui sort de l'ordinaire politique et intellectuel, Benoît Hamon et Yannick Jadot, avec Michel Wieviorka, invitent quarante personnalités de la société civile – acteurs sociaux, culturels, économiques, chercheurs – à enrichir le débat public sur des thèmes essentiels de la vie d'aujourd'hui, tels que la réinvention du travail, le sauvetage du projet européen, le digne accueil des réfugiés, l'indépendance de la justice, la confiance en la jeunesse, la démocratie environnementale.

Ces analyses, qui s'ajoutent au texte programmatique de Benoît Hamon et Yannick Jadot, ont pour objectif de forger dans notre pays un nouvel espoir, une façon de refonder la politique en liaison avec le mouvement des idées. Rien d'autre, finalement, que le projet de vivre, de penser et de faire ensemble avec bienveillance.

Decitre.fr

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Dans ce livre, Philippe Meirieu, au sujet de l'autonomie des établissements (C'est à dire des personnels de direction), écarte celle tant vantée par les candidats de droite et du centre.

Il affirme:

"C’en serait fini du projet d’une École de la République, porté par Ferdinand Buisson et Jean Macé, Jean Jaurès et Jean Zay, avec le fol et pourtant nécessaire espoir d’une réconciliation des humains à l’horizon de l’éducation".

"C’en serait fini d’une institution capable de « fabriquer du commun » pour tous nos enfants afin qu’ils puissent construire ensemble un monde plus solidaire. Nous serions condamnés à voir notre institution scolaire se fragmenter sous nos yeux, livrée à la surenchère de traders éducatifs, caporalisée par des communautés rivales, gardiennes jalouses de leurs privilèges et recroquevillées sur leurs marqueurs identitaires".

Il souhaite une "autonomie des EQUIPES pédagogiques" qui ne soit pas confondue avec l'indépendance.

Christophe Chartreux

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Education prioritaire - L'OZP obtient peu de réponses de la part des candidats...

25 Mars 2017 , Rédigé par OZP Publié dans #Education

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L’OZP (l’observatoire de l’éducation prioritaire) avait invité hier 23 mars les représentants de François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon à évoquer l’avenir de l’éducation prioritaire. Le candidat LR a décliné l’invitation. Les spécialistes qui conseillent le candidat d’En Marche étant "de hauts fonctionnaires qui tiennent à conserver leur anonymat", il était représenté par la sénatrice Bariza Khiari qui a d’emblée indiqué qu’elle connaissait mal les questions d’éducation. Jean-Luc Mélenchon était représenté par Paul Vannier et Benoît Hamon par Charlotte Brun, qui font chacun partie de leurs équipes et ont contribué à la rédaction de leurs projets. Ils ont apporté peu d’éléments nouveaux sur les programmes.

Hostile au renforcement des pouvoirs de "super chefs d’établissement" qui recruteraient les enseignants, Charlotte Brun donne l’exemple de l’académie de Lille qui publie des postes à profil, entend les enseignants désireux de candidater, et, en fonction de leur projet, leur attribue une bonification en points qui augmente leurs chances d’obtenir un de ces postes. S’agissant de l’obligation scolaire à 3 ans, elle reconnaît qu’elle pose la question du financement de l’enseignement privé qui demanderait que ses maternelles soient sous contrat : "il faut qu’on ouvre ce chantier"

Bariza Khiari évoque la nécessité, pour l’enseignant, d’évaluer ses élèves au début de chaque année scolaire, de la grande section à la 3ème, mais ne dit pas s’il s’agit d’un dispositif national. Elle décline la trilogie des fondamentaux, "lire - écrire - compter", et elle est reprise assez sèchement par Paul Vannier qui ajoute "penser - créer..."

Marc Douaire, président de l’OZP, rappelle l’essentiel pour l’association, la sanctuarisation des ressources, la consolidation du lien entre écoles et collège, donc de "faire vivre le cycle 3", un pilotage qui s’appuie sur des "collectifs professionnels" à qui la hiérarchie fasse confiance, et la convergence des forces éducatives sur un territoire, autant de points sur lesquels les représentants des candidats ne se sont pas exprimé. Il note qu’aucun ne remet en cause dans son principe l’éducation prioritaire.

Extrait de touteduc.fr du 23.03.17 : L’OZP obtient peu de réponses des représentants des candidats à ses questions sur l’éducation prioritaire

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Du Dormeur du Val à mes élèves...

25 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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"C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons."

Les vacances dans deux semaines... La journée s'achève... Stéphanie m’a dit derrière son éclatant sourire de jeune fille métissée : « Je vais réviser comme une folle ! Il me le faut ce Brevet ! »… Oui Stéphanie, il te le faut et tu l’auras ! Pas parce qu'il est facile! Parce que tu auras travaillé! Tous ont repris leur car dans un soleil magnifique de printemps… Il accroche, lui aussi, ses rayons aux joues roses et pleines de mes élèves… Pierre, mon petit sixième, continue sa lente reconquête de l’orthographe. Il faudra de la patience, mais il y parviendra… Fier comme la montagne, il me montre ses exercices : « C’ est mieux hein Monsieur ? »… Oui Pierre, c’est de mieux en mieux… Que vas-tu faire pendant tes vacances ? La pêche à la rivière Monsieur, avec mon père… Ici, nos élèves vivent avec la nature et les trous de verdure ne manquent pas… Et vous M’sieur ? Oh moi, j’ai de quoi m’occuper…

"Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut."

Tout est calme dans le collège maintenant vidé de son sang… Je croise quelques collègues encore présents…  Allez plus que quinze jours... Bientôt les vacances ! Tu pars ? Oui je pars... Quelques élèves, en courant vers la sortie, se bousculent en riant… Dans l’après midi, je ferai peut être une petite sieste dans l’herbe sous la nue… Je n’aime pas l'approche des congés. La rupture de rythme est brutale. Nous nous habituons à nos emplois du temps réglés comme de petites musiques. Chaque journée est remplie de cases, toujours les mêmes et toujours différentes… La lumière normande pleut sur la campagne piquetée de fleurs multicolores… Cliché ? Oui sans doûte… Mais il est des clichés qui reflètent la réalité d’un instant… . « M’sieur, vous aviez oublié votre montre sur le bureau ! »… Ah, je resterai à jamais un étourdi !

"Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid."

J’ai appris hier le décès d’un de mes maîtres. Il m’avait beaucoup appris, sans donner l’impression de m’ apprendre quoi que ce soit. Je ne savais jamais très bien où il voulait en venir au début de ses séances. Je ne lui ai jamais connu le moindre cartable, la moindre note, le moindre cahier. Il enseignait le français en première… Il savait nous intriguer. Nous nous questionnions : « Comment va-t-il commencer aujourd’ hui ? Que va-t-il inventer ? ». Certains ne l’aimaient pas… C’est un fou ! Oui, c’était un fou ! Un fou d’enseignement… Et en quelques minutes, la séance prenait forme, les idées, les réflexions mettaient en place une pensée, un raisonnement auquel nous participions avec avidité… Sans nous en rendre compte, il laissait ses élèves s’emparer du cours…Ce n’était pas un fou ! C’était un magicien ! J’essaye de lui ressembler sans y parvenir jamais… Avec lui, nous apprenions à nous désapprendre du maître, à donner le droit à Stéphanie et à Pierre de prendre en mains les prémices de la liberté…

"Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit."

Le pays de mon enfance, le Maroc, est l'invité d'honneur du Salon du Livre, à Paris. Lire... Pour ne plus détester... Lire et faire lire Pierre et Stéphanie... Un livre plutôt qu'un fusil...

Je hais la guerre et tous les intégrismes qui les accompagnent… Combien encore, pourtant, perdront la vie, le coté droit percé de rouge, quelque part, dans un petit val qui mousse de rayons ?

Christophe Chartreux et Arthur Rimbaud...

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Médias, collégiens et lycéens : la preuve par l’exemple?...

25 Mars 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Médias

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La langue écrite, ses codes, la langue parlée, les capacités à communiquer, coopérer, interagir, peuvent-elles se cultiver à l’Ecole dans d’autres configurations que celle des enseignements disciplinaires ? Démonstration à l’occasion d’une rencontre des médias collégiens et lycéens lors de la semaine de la presse et des médias dans l’école®.

A l’occasion de la semaine de la presse et des médias dans l’école®, une rencontre des médias scolaires a été organisée hier à l’atelier CANOPE de Montpellier conjointement par le CLEMI (centre de liason de l'école et des médias d'information) et la délégation académique à la vie lycéenne et collégienne (DAVLC). Elle a réuni une centaine d’élèves engagés dans des médias scolaires et des professionnels des médias, journalistes, photographe, dessinateur de presse, maquettistes.

Elle a donné lieu à des échanges entre élèves et professionnels des médias mais aussi à la production d’une page, qui a suivi toutes les étapes du travail, de la conférence de rédaction à l’édition, en passant par les entretiens ou enquêtes, la prise de photos et de vidéos, la rédaction des articles, le choix des titres, la mise en forme et la publication.

La conférence de rédaction, co-animée par une journaliste et une experte de l’éducation aux médias, a réuni des représentants de chacun des médias scolaires pour déterminer le travail à accomplir à partir des propositions de chacun. Progressivement s’est élaborée la maquette de la page à produire. Choix du titre, à partir d’une proposition Le Caneton pour indiquer qu’il s’agissait d’une nouveau « canard » de jeunes, choix et hiérarchie des articles : à quoi servent les journalistes aujourd’hui ?, le quotidien d’un journaliste, ce que les jeunes attendent de la presse, une colonne de brèves sur l’actualité du jour…

(...)

Jean-Pierre Véran

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Le vote Macron ou un suicide français annoncé...

25 Mars 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Politique, #Macron

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EXTRAIT

(...)

Le vote Macron et le retour des vieux briscards de la politique

Pour la première fois, sauf erreur de ma part, l’un des favoris à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, est un homme apparu récemment dans le paysage politique français. Le 26 août 2014, Emmanuel Macron est dévoilé aux yeux du grand public lors de sa nomination au poste de ministre de l’économie et des finances. Pour un public plus averti, Emmanuel Macron est remarqué le 15 mai 2012, à l’occasion de sa nomination au poste de secrétaire général adjoint de l'Élysée. Enfin, pour les plus curieux et les plus attentifs, Emmanuel Macron a surgi sur les radars du monde politique lors de son soutien à Jean-Pierre Chevènement au premier tour de l'élection présidentielle de 2002. Puis, il devient membre du parti socialiste et il s’engage aux côtés de François Hollande en 2006. Lors de l'élection présidentielle de 2007, il fait partie du groupe les Gracques, composé d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires, lesquels appellent à une alliance entre Ségolène Royal et …. François Bayrou ! Et oui, déjà Bayrou...

Aujourd’hui, Emmanuel Macron se déclare non socialiste. Il a fondé son mouvement et, soutenu par les Attali, Bergé, Hermand et autres, se présente à l’élection présidentielle de 2017.

Une partie du public se pâme devant M. Macron et accepte mal les critiques adressées à cette icône glamour de la Web-politique. Pourtant, on est en droit de s’interroger sur la manière dont le pouvoir sera exercé si M. Macron est élu à la présidence. M. Macron essaye de faire venir à lui toutes celles et tous ceux qui seraient prêts à le servir. Le vent des sondages fait gonfler les voiles des radeaux avec lesquels les ralliés à M. Macron quittent leurs navires historiques : transfuges du PS, valises du Modem portées par un Bayrou les yeux luisants de la perspective du pouvoir, élus de divers partis et membres esseulés de la société civile. Toute cette transhumance sur les terres du « web-mystique à la rencontre du peuple » constitue une foule bigarrée dont la culture et les intérêts divergent.

Le problème, c’est que pour gouverner et mettre en place les réformes radicales dont la France a besoin, il faut des équipes soudées, motivées et en accord avec les objectifs à atteindre.

La première contrainte de M. Macron sera de rendre la contrepartie des soutiens qui lui auront été apportés au cours de cette élection. Cette contrepartie s’appelle le pouvoir et notamment les portefeuilles ministériels. A coup sûr, nous aurons un gouvernement dit de coalition car il faudra rassembler des sensibilités variées. L’effectif de ce Gouvernement atteindra très certainement celui du Gouvernement Rocard II qui était un Gouvernement soutenu par une coalition donc dans l’obligation de distribuer des titres : 21 ministres et 31 secrétaires d’Etat. M. Macron doit déjà avoir une liste de 52 personnes dont il faudra acheter un semblant d’obéissance en leur attribuant un maroquin.

Un ministre est à la tête d’un ministère : la mise en œuvre des politiques publiques passe par l’administration. Aux yeux des politiques, cette dernière a besoin d’être stimulée et d’être encadrée si ce n’est surveillée. Il faut donc se doter de cabinets ministériels efficaces dans le rôle d’intermédiaire entre le ministre et l’administration. En règle générale, et nonobstant les tentatives de régulation par M. Jospin du nombre de conseillers techniques, les cabinets ministériels peuvent compter en moyenne 25 conseillers par membre du Gouvernement. Evidemment, ce nombre varie selon l’importance du ministère : les conseillers sont plus nombreux à Bercy qu’à l’Environnement. Matignon, pour sa part, peut même avoir un cabinet composé de 56 personnes. Retenons cette moyenne de 25 conseillers par membre du Gouvernement même si M. Macron devra distribuer beaucoup de hochets après son élection. Nous arrivons à un total de 1300 agents ! (52*25). Déjà on se pose une question : M. Macron se présente comme l'incarnation du renouveau en politique, un homme neuf, mais pourra-t-on en dire autant de ces 1300 conseillers techniques dont le rôle sera primordial et essentiel ? Ajoutons aussi les conseillers du Président de la République. François Hollande a un cabinet composé officiellement de 33 agents. M. Macron doit trouver au moins 1333 hommes et femmes de confiance et si possible « neufs » comme lui.

Du point de vue politique, il faut un Gouvernement (52 membres) et une majorité à l’Assemblée nationale pour gouverner. Il y a 577 députés. La majorité est à 289 députés mais par sécurité, il convient de porter ce chiffre à 300 députés. Nouveau défi pour M. Macron : il est hors parti politique mais il va devoir présenter des hommes et des femmes se revendiquant de lui dans 577 circonscriptions. Fichtre, pour un homme seul et nouveau hors parti, l’épreuve n’est pas facile. Que va-t-il se passer ? Parions que le béarnais va placer les membres du Modem un peu partout sous l‘étiquette glamour « Avec Macron, En Marche ! ».

M. Macron, homme sans parti, doit donc trouver 352 hommes et femmes politiques pour le seconder au plus près. Ajoutons les 1333 conseillers techniques, et nous obtenons 1685 individus qui seront la garde rapprochée de M. Macron. M. Macron va donc devoir puiser dans les ralliés en tout genre dont le point commun est de ne pas être nouveaux en politique et d’être même pour beaucoup, des vieux habitués des couloirs et antichambres du pouvoir. Pour le renouveau de la politique, les Français doivent réaliser que c’est raté et que si on leur vante cette qualité du vote Macron, cela est une arnaque digne d’un vendeur ambulant d’aspirateurs.

Le vote Macron ou le suicide français

L’Assemblée Nationale de demain sera une Assemblée composée principalement des hommes et des femmes du béarnais lequel fera peser tout son poids sur les réformes, leur calendrier et leur audace. Cette future majorité sera courte et composée principalement de représentants du parti centriste et de transfuges divers et variés. En conséquence, le principal travail du Gouvernement sera de rassembler des parlementaires aux intérêts divergents autour de chaque projet de loi soumis au vote de l’Assemblée. Chaque projet de loi devra être préalablement et longuement discuté avant d’obtenir un consensus au sein de cette majorité de circonstance.

Demain, le Gouvernement de la France passera la plus grande partie de son temps à négocier ses projets auprès d’une majorité parlementaire laquelle ne se rassemblera que sur le plus petit dénominateur commun car il faudra convaincre tout le monde de voter. En clair, aucune réforme d’importance ne sera adoptée avec pareille composition de l’Assemblée Nationale. La France, après l'inutile quinquennat de François Hollande, va vivre un nouveau quinquennat de paralysie durant cinq longues années. Le problème, c’est que le monde change à toute allure et pas forcément en bien : l’élection de Donald Trump est lourde de conséquence en matière internationale, le Brexit va faire trembler l’Europe voire conduire à son éclatement, la crise migratoire va s’accentuer, le terrorisme n’est pas encore jugulé et dans l’incertitude du monde de demain, la France sera absente car toute occupée à la seule gestion des affaires courantes, seul espace de pouvoir autorisé par le vote Macron.

A la fin du 3ème trimestre 2016, la dette française était de 2 160,4 milliards d'euros, soit 97,6% du PIB. La charge de la dette était, toujours en 2016, de plus de 44 milliards d’euros. Cette charge de la dette est très fortement liée à l’évolution des taux d’intérêt. La montée actuelle des taux pour la France pourrait accroître la charge de la dette de 9 milliards d’euros par an et encore, à condition d’une envolée des taux limitée. Il n’est pas incongru de penser que si la France n’arrive pas à peser de son poids dans les évolutions du monde (post-Brexit, etc) et si elle n’arrive pas à se réformer, alors un sort similaire à celui de la Grèce attend notre pays.

Pour toutes ces raisons, la candidature Macron, présentée comme une occasion de changement salutaire pour la France, est une imposture dont notre pays ne se relèvera sans doute pas. Une chose est sûre car les chiffres parlent d’eux même : voter Macron ce n’est pas voter pour un homme nouveau et des politiques nouvelles : voter Macron c’est porter au pouvoir tous les transfuges qui hantent depuis de longues années les antichambres du pouvoir. Rien de neuf sous le soleil, les turpitudes resteront les mêmes. Alors, on aura beau mettre en examen François Fillon pour une affaire bien mineure au regard des multiples autres scandales qui ont émaillés la vie politique, la France n'y trouvera pas son compte et notre vieux pays ne s’en remettra sans doute pas. La morale sera sans doute sauvée sur une affaire mineure mais le pays aura sombré.

Régis Desmarais

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Hamon est le meilleur...

25 Mars 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Hamon

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Cette élection présidentielle est forte, ouverte. C’est ma sixième en tant qu’électeur ; en 81 j’étais mineur, en 74 j’étais d’extrême droite, comme tous les enfants. Politiquement, l’insatisfaction ne m’a pas complètement gagné ; la politique est toujours insatisfaisante. Refusons les états d’âme des prétendus anarchistes qui refusent de voter : cette élection est plus intéressante que la précédente, le niveau du débat plus élevé qu’avec ces deux cancres que furent Sarkozy et Hollande. La génération d’après (c’est la mienne) est-elle plus brillante ? Oui. Les cinq gros candidats forment un spectre idéologique varié, tout à l’honneur du système démocratique. En outre, une fois n’est pas coutume, les petits candidats sont tous ringards. Il va donc falloir choisir entre cinq vraies sensibilités. Sur quels critères voter ? J’ai des convictions politiques qui ne forment pas l’essentiel de ma vie mais qui l’informent. Je ne connais rien aux problèmes économiques et techniques soulevés par les candidats. Je n’admire pas leurs capacités de synthèse, qui relèvent nécessairement de l’imposture : comment peut-on s’y connaître à la fois en régime d’assurance-chômage, en lutte contre le terrorisme et en éoliennes ? Il y a une forme d’incompétence chez un politique, qui résonne avec la mienne : je ne m’y connais guère qu’en littérature, je suis donc incompétent ; mais comme la littérature englobe tout, elle donne une compétence indirecte pour comprendre le monde.

Deux incompétences se faisant face, celle de l’électeur et celle de l’élu, je voterai non pour celui qui prétend redresser économiquement la France (personne ne peut y croire sans mauvaise foi) mais pour le candidat le moins irrationnel et le plus honnête. Ces deux critères excluent de facto François Fillon. Ayant déjà exercé le pouvoir comme Premier ministre, il a prouvé sa nullité objective : pourquoi serait-il meilleur aujourd’hui avec ses recettes d’hier ? Surtout, sa rationalité stylistique (il dégage un air de compétence, qui plaît généralement aux gens influençables) est anéantie par ses mensonges : dans n’importe quel pays au monde, un candidat mis en examen devrait se retirer, a fortiori après avoir déclaré qu’il le ferait le cas échéant. Homme sans parole, homme sans honneur.

Marine Le Pen, elle, dit n’importe quoi ; si parfois elle frappe juste au plan rhétorique, c’est en vertu d’un vieux truc de l’extrême droite qui consiste à éructer des généralités d’autant plus fracassantes qu’elles sont hors-sol. Son incompétence est homogène, et ne peut déboucher que sur le chaos. Comme elle est encore plus incompétente que les autres, elle peut çà et là démasquer leurs prétentions à la compétence, d’une façon hargneuse.

A l’inverse, l’incompétence de Jean-Luc Mélenchon est sympathique et il est honnête. Mais sa lecture trop cohérente du monde et son intégrité totale conduiraient paradoxalement à des désastres : il faut un peu de corruption pour exercer raisonnablement le pouvoir. Le candidat le plus courtois, Emmanuel Macron, aime féliciter les autres. Plus pervers que le «ni gauche ni droite» (formule du fascisme), son programme «de droite et de gauche» sonne terriblement creux. Le Pen a pointé sa capacité à brasser du vide, il déroule des phrases de synthèse, empruntant çà et là pour plaire à ceux qui n’ont aucun axe, votent un coup à gauche un coup ailleurs, ou évoluent avec l’âge au nom du «réalisme». Macron est l’homme du milieu dans tous les sens du terme, sa fausse compétence brille comme le libéralisme, cette solution miracle qui est tout le problème.

Benoît Hamon est le meilleur. Il s’exprime avec l’intelligence et la maturité de celui qui a déjà exercé le pouvoir mais qui n’a pu le faire pleinement à cause du centrisme mou de Hollande. Sur un plan moral, il est admirable car il doit affronter les défections de ceux qui, n’ayant jamais été socialistes, rejoignent Macron par un opportunisme qui dégoûte. Il est surtout le seul candidat à proposer des idées nouvelles, cela fait plaisir : en littérature comme en politique, l’invention prime, le travail fait le reste, car Hamon connaît bien ses dossiers. Je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’il propose, mais son désir de construire une France moderne est manifeste : revenu universel, diminution du temps de travail, écologisme, taxe sur les robots, dépénalisation du cannabis, bref un socialisme qui consiste à exploiter les passions des hommes. Les autres gèrent le déclin, Hamon seul est le vrai progressiste.

Cette chronique est assurée en alternance par Christine Angot, Thomas Clerc, Camille Laurens et Sylvain Prudhomme.

Thomas Clerc

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