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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Ahmed Marzouki...

27 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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La prière, on l’a remarqué aussi chez les otages occidentaux au Liban, a occupé une place importante dans notre vie de bagnard. On peut même dire qu’elle l’a rythmée. En acceptant de nous soumettre à la volonté de Dieu, nous avons sans doute trouvé la force morale de surmonter une épreuve inhumaine. A cet égard, je suis frappé de constater aujourd’hui qu’aucun ancien détenu de Tazmamart n’est devenu extrémiste ou fanatique. Cela s’explique, à mon sens , d’abord par le fait que l’Occident n’est en rien impliqué dans notre tragédie. Non seulement il ne porte aucune responsabilité dans notre malheur, mais c’est à lui ou à certaines de ses institutions que nous devons d’être toujours en vie. Militaires instruits en français plus qu’en arabe, nous bénéficions d’une ouverture sur une autre culture qui nous a permis d’éviter les raccourcis idéologiques stupides ou les dérapages fanatiques. Au delà de ces excellentes raisons, durant toute notre détention nous avons privilégié la relation avec Dieu.

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Attaquez Mélenchon!... Il y a de quoi!...

27 Mars 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Politique, #Melenchon, #Hamon

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A retenir, concernant Mélenchon:

"Défendant une vision essentiellement idéologique de la politique et s'exonérant  de réponses concrètes à bon nombre de questions posées, il a réussi à éviter toute attaque";

"Tour à tour rigolard ou intransigeant, Mélenchon fait le show. Sa verve et sa bonhommie naturelles pardonnent les failles de son raisonnement";

"... le système Mélenchon est bien rodé : Il repousse sans relâche les problèmes politiques, économiques et sociaux dans un futur utopique où, lui élu, ces problèmes ne se poseraient plus";

"Il décrit une France souveraine débarrassée de ses besoins en gaz et en pétrole, qui n’entre jamais en guerre et où les sociétés privées obéissent strictement à des règles de fonctionnement édictées par l’Etat.";

"la lutte contre le terrorisme est par exemple une question sensible qu’il peut éviter, le risque étant pratiquement inexistant dans sa vision d’une France apaisée.";

"Le passage d’un système à l’autre n’a pas besoin d’être développé outre mesure car il sera délégué au peuple, qui, après avoir adopté une nouvelle constitution, pourra fixer les nouvelles règles du fonctionnement politique.";

"L’économie française suivra naturellement le mouvement grâce à un formidable projet de relance keynésienne (100 milliards d’investissements publics financés par l’emprunt).";

"Chaque sujet amené par les journalistes  devient essentiellement une question de morale, là où ses concurrents doivent proposer des ajustements techniques au système existant.";

"S’en prendre au projet Mélenchon est donc une nécessité pour le candidat PS qui devrait se montrer très présent lorsque sont abordées les grandes questions d’avenir et de justice sociale.";

"En attaquant Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon devrait pouvoir appuyer sa proposition de revenu universel. Sans ça, cette proposition passe pour une idée bancale car défendue avec moins de conviction que le programme « package » de son concurrent direct, où tout est lié.";

"Benoît Hamon aurait pourtant intérêt à comparer systématiquement les mesures qu'il propose au programme de Mélenchon pour les faire apparaître comme concrètes et applicables. A condition, bien sûr, que le candidat du parti socialiste et ses soutiens politiques se décident enfin à attaquer !"

Valentin Garrette

Son texte complet est à lire ci-dessous

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Enseignants : visitez gratuitement le musée Rodin avec votre classe...

27 Mars 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Art

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Le Musée Rodin propose, à l'occasion du centenaire de la mort du sculpteur, des visites guidées gratuites aux enseignants accompagnés de leurs classes.

A l’occasion du centenaire de la mort d’Auguste Rodin, les enseignants pourront visiter gratuitement avec leurs élèves le musée dédié à l’oeuvre du célèbre sculpteur français. Le Musée Rodin accorde en effet la gratuité des visites guidées avec le service culturel aux groupes scolaires disposant du Pass Education.

Ressources pédagogiques gratuites

Le musée propose également de nouvelles ressources pédagogiques destinées aux enseignants, directement utilisables en classe. Ces derniers pourront ainsi préparer leur visite du Musée ou simplement exploiter ces documents dans le cadre de leurs cours.

Ces ressources comprennent notamment un feuilleton en images, écrit comme le journal intime de Rodin lui-même, et présentant les hauts et les bas de sa vie : Rodin Tops et Flops. Une exposition modulable, illustrée de reproductions photographiques est également disponible pour les enseignants.

(...)

Elsa Doladille

Billet complet à retrouver en cliquant ci-dessous

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Le Pen et Fillon: le jeu des apparences... Par Claude Lelièvre...

27 Mars 2017 , Rédigé par Claude Lelievre - Mediapart Publié dans #Education, #Politique

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Parmi les cinq candidats les mieux placés, ces deux-là jouent à fond le jeu pervers des apparences vestimentaires : voiles, burkini et uniformes. On aurait tort de n'y voir qu'un épiphénomène sans importance et sans signification.

Bien sûr, les problématiques que cela induit tendent à occulter des questions plus importantes ; tout en suscitant de fait des passions dans tous les milieux (entre collègues, dans les ''dîners en ville'', et même entre amis). Et cela parce qu'elles impliquent des valeurs (voire des valeurs en conflit) reprises et détournées par ces deux spécialistes de l'embrouille (même si leurs positions et leurs argumentaires sont le plus souvent à l'évidence fluctuants voire contradictoires). Au centre du sac de nœuds : « l'égalité » (y compris ''l'anti-sexisme'') réappropriée ''apparemment'' par les deux duettistes. Un comble, compte tenu de leur ancrage à l'extrême droite ou à la droite extrême.

En juin 2004, un rapport de l'Inspection générale rédigé par Jean-Pierre Obin (à l'issue d'inspections menées par une dizaine d'inspecteurs généraux – dont Jean-Paul Delahaye, futur DGESCO – dans une soixantaine d'établissements scolaires ''sensibles'') est remis au ministre de l'Education nationale François Fillon (« Les signes et manifestations d'appartenances religieuses dans les établissements scolaires »).

Le ministre François Fillon met tout de go le rapport dans un tiroir et ne le rend pas public. Près d'un an plus tard, en mars 2005, peu après sa publication sur le site de la Ligue de l'enseignement, le rapport est discrètement placé sur le site du ministère, sans qu'aucune autre initiative soit prise par le ministre. Et cela alors même que la question du ''voile'' est présentée dans ce rapport comme « l'arbre qui cache la forêt » des détériorations de la vie scolaire et des contestations de certains enseignements (notamment en éducation physique et sportive, en histoire, en sciences de la Vie et de la Terre).

En revanche, François Fillon joue les matamores quant à ce qui est le plus ''apparent'' (le ''voile'') en revendiquant d'avoir été moteur dans l'interdiction du port du voile par les élèves dans les établissements scolaires, puis en se prononçant pour l'extension de cette interdiction à l'université, et enfin en se montrant très actif dans la campagne des interdictions du burkini sur les plages durant l'été 2016.

Ce faisant, il rejoint aussi la campagne menée par nombre d'élus appartenant à son parti, l'UMP, en faveur de la'' mise en uniforme'' des élèves de l'enseignement scolaire. Avec des formes et des justifications ''à géométrie variable'', y compris de la part de François Fillon lui-même.

Cela commence en 2003 par une déclaration de François Baroin et de Renaud Donnedieu de Vabres évoquant le retour des « tabliers gris » pour lutter contre les enfants « fashions victims » et surtout combattre « la montée des communautarismes et le voile à l'école » . En janvier 2013, une quinzaine de sénateurs de droite (dont Serge Dassault) déposent une proposition de loi rendant « obligatoire le port de l'uniforme ou de la blouse à l'école primaire et au collège ». Les attendus de ce projet de loi finissent par un couplet sur « l'égalité » auquel l'ultra démocrate et ''égalitariste'' Serge Dassault ne pouvait qu'être particulièrement sensible : « L'uniforme a depuis toujours été utilisé pour symboliser un lien d'appartenance. Il n'est pas une panacée mais un outil permettant de gommer symboliquement les différences sociales, ethniques et religieuses ».

En août 2013, François Fillon indique que « L'Ecole doit être le creuset du civisme et de l'égalité républicaine. Les distinctions sociales ou d'origines doivent s'effacer au profit d'un esprit d'unité. Je propose d'instaurer une tenue uniforme des élèves dont les modalités doivent être définies au niveau de chaque établissement ».

Dans une tribune parue dans le « Figaro » du 7 mai 2015, François Fillon écrit : « Je suis favorable à ce que tous les élèves portent une tenue uniforme afin de créer un esprit de communauté et d'éviter les querelles sur les marques de vêtements ou sur la longueur des jupes »

En septembre 2016, au cours de l'université d'été à La Baule, François Fillon conclut : « je veux une école du respect, de l'autorité, symbolisés par le port de l'uniforme »

Lors du second débat télévisé de la primaire de droite, François Fillon déclare urbi et orbi : « Je propose un uniforme parce que je pense que c'est moderne, une bonne manière de montrer à unenfant qu'il entre dans une nation ».

Enfin une touche finale est mise par François Fillon au cours du débat télévisé du 20 mars 2017 : « un même uniforme » (national ?)

On aura admiré la plasticité des propositions et des justifications de François Fillon, et leur gradation...

Mais on peut se rassurer, Marine Le Pen n'est pas en reste non plus là-dessus. Alors même qu'en septembre 2016, à l'occasion d'une convention consacrée à l'éducation, Marine Le Pen soutenait que : « le collège unique est une machine à frustration qui favorise les inégalités […] ; à trop vouloir que les élèves soient tous les mêmes, on efface leurs différences », elle se prononce résolument pour « l'uniforme » dans les établissements scolaires, au nom de l'égalité de traitement. Aucune contradiction ''apparemment'' entre s'en prendre au collège unique et à « l'uniformité » qu'il engendrerait d'une part, et préconiser d'autre part une « mise en uniforme » pour raison d'égalité...

Il est vrai aussi que sa profession de foi en la matière, au lendemain des attentats meurtriers de janvier 2015, a emprunté également d'autres justifications : « Je demande un symbole fort pour rappeler à chacun que nous sommes tous Français : le rétablissement de l'uniforme dans le public comme dans le privé, pour tous ».

Le responsable à l'éducation du Front national – Alain Avello – soutient que l'uniforme permettrait de redonner à l'école « sa mission essentielle : combler les inégalités d'origine sociale, qui sont marquées par la tenue » ( ah les vertus magiques de l'apparence!). Il permettrait de « régler le sempiternel problème des signes ostentatoires » et de « revenir à la fonction assimilatrice de l'école pour les enfants d'origine étrangère » Avec une touche (''anti-égalitaire'', ''sexiste'' ?) de différenciation des ''genres'' : pour les garçons « une façon de porter le costume » et « le tailleur pour les filles ».

Marine Le Pen ne s'est pas fait faute de s'empêtrer dans ces ''détails'', et de s'en agacer sans s'en dépêtrer. Interrogée dans une conférence de presse, elle a été amenée à lâcher « pourquoi pas une blouse ? ». Sans préciser la couleur. Ni la longueur. Tout en concluant : « ce ne sera pas tout le monde en socquette, jupes plissées ou garçons en cravate. Quoique ce serait pas mal ! ».

En jupe plissée bleu marine ? Toujours est-il que Marine Le Pen est le plus souvent en pantalon . Et François Fillon dans son costume à nul autre pareil, impayable.

Claude Lelièvre

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Willie Dixon...

26 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Mohamed Choukri...

26 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Je sentais de plus en plus le désir sexuel s'éveiller en moi. Il m'habitait avec force et insistance. Mes femelles n'étaient autres que les poules, les chèvres, les chiennes, les génisses... La gueule de la chienne, je la retenais d'une main avec un tamis. La génisse, je la ligotais. Quant à la chèvre et à la poule, qui en a peur ? ...

Ma poitrine était comme endolorie. Les adultes à qui j'en parlais me répondaient : "C'est la puberté". J'avais mal aux seins surtout au moment de l'érection. Je découvrais la masturbation de manière naturelle. Alors je ne me gênais pas. Je me masturbais sur toutes les images et les corps interdits ou tolérés. Quand j'éjaculais, je sentais comme une blessure à l'intérieur de ma verge.

Un matin, je montai sur le figuier et je vis Assia à travers les branches. Assia, ce devait être la fille du propriétaire de ce jardin. Elle marchait lentement vers le bassin. Elle va peut être me voir et prévenir son père, un homme qui ne souriait jamais, tel mon père qui, par sa violence, devait ressembler à bien d'autres hommes. La fille se retourna comme pour observer quelque chose ou quelqu'un, ou pour entendre des voix. J'aperçus ses yeux. Noirs et immenses. Très vifs. Elle faisait presque peur. Si je ne la connaissais pas, j'aurais dit une diablesse. Elle s'approchait avec délicatesse du bassin en se retournant. Avait-elle peur ? Pourquoi ce tâtonnement et ces hésitations ? Pourquoi marchait-elle ainsi ? Debout sur la marche qui mène vers le bassin, elle se regardait comme si elle était seule au monde. Elle retira sa ceinture. Son corps m'apparut dans toute son innocence. Sa robe s'ouvrit telle les ailes d'un oiseau qui tente en vain de s'envoler . Elle glissa sur ses épaules et je découvris son buste d'une blancheur éblouissante. Ele se retourna de nouveau. J'eus comme un vertige tant le plaisir était fort. J'étais ravi et stupéfait. Jamais auparavant mon corps n'avait connu un tel bouleversement. Je tremblai. Une figue tomba. J'en avalai une autre. Mon panier perdait ses figues. Le soleil se leva. Il était d'un rouge vif : un oeuf renversé dans un plat bleu. Les animaux saluaient cet éveil. Certains chantaient et roucoulaient. Au loin brayait un âne que je ne voyais pas. En fait , je ne voyais que celle qui ... se dévêtait. Assia nue. Je m'imaginais toute la planète dans sa nudité : les arbres perdant leurs feuilles, les animaux quittant leur chevelure. Nu. Tout l'univers se mettait nu. La robe glissa sur le corps d'Assia. Toute nue. Assia complètement nue. La fille du propriétaire du jardin était nue !

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Remèdes aux mensonges et autres idées reçues... Lecture : une question de méthode?...

26 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

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«  Les élèves, au sortir du cours préparatoire, ne savent plus lire. C’est la faute de la méthode globale.  »

Ces affirmations souvent entendues allient la déploration sur le déclin de l’école et la condamnation des manières de faire des enseignants d’aujourd’hui. Qu’en est-il au-delà des impressions subjectives de chacun ? Car, à partir d’un point de vue partiel, tout le monde, parent, enseignant, chercheur dans une spécialité pointue, a une opinion tranchée, à défaut d’être fondée, sur ce qu’on devrait faire ou pas en classe pour enseigner la lecture. Mieux vaudrait aller voir ce que nous disent les enquêtes et les synthèses de recherche.

Déjà en 1959 !

Il faut dans toute période difficile trouver un bouc émissaire. La Méthode Globale est aujourd’hui responsable de tous les maux dont souffre l’École.
Si les enfants lisent moins bien qu’autrefois, c’est la faute à la Méthode Globale.
S’ils manquent d’attention et de concentration dans leurs devoirs, s’ils font trop de fautes dans leurs dictées ou dans leurs lettres, c’est évidemment la méthode globale qui en est la cause.
La discipline elle-même, et donc la marche générale des établissements, en sont affectés. Qu’on revienne donc à la bonne règle préalable du B-A BA et aux exercices méthodiques ; qu’on enseigne les b bases avant d’aborder le tout, et l’éducation refleurira. L’État sera sauvé.

Célestin Freinet «  la Méthode Globale, cette galeuse ! », supplément à la revue l’Éducateur (n° 19 du 30 juin 1959).

Tout d’abord, le niveau des élèves en lecture baisse-t-il ? Difficile de comparer les performances sur une longue durée, car les attentes ont bien changé depuis un siècle. Il ne suffit plus aujourd’hui de déchiffrer et de comprendre un texte simple pour pouvoir s’insérer dans la vie sociale et professionnelle. Les ambitions sont plus grandes, les textes, les documents, les situations de lecture sont multiples et complexes, notamment lorsqu’il s’agit de lire pour apprendre. En revanche, les points de comparaison existent si on remonte à une vingtaine d’années, grâce aux évaluations organisées en France par la DEPP et aux évaluations internationales (PIRLS au CM1, PISA pour les élèves de 15 ans). On y constate des scores médiocres des élèves français et leur légère baisse au fil des années.

En fait, ces résultats cachent un contraste entre les meilleurs élèves, très performants, et les moins bons, qui font baisser le score moyen. C’est là le point inquiétant : notre enseignement de la lecture n’est pas inefficace pour tous les élèves, mais pour les élèves les plus faibles, qui sont aussi, très souvent, les plus défavorisés socialement. Le système français se révèle parmi les plus inégalitaires des pays de l’OCDE. Pour bien poser la question de l’efficacité respective des différentes manières d’enseigner la lecture, il faut surtout s’interroger sur leur efficacité pour les élèves le plus en difficulté.

(...)

Jacques Crinon

A lire également :

Comment soutenir le développement de compétences en lecture ?
Par Corinne Brisbart, à propos de la conférence de consensus autour de la lecture, organisée par le CNESCO et l’IFE en mars 2016.

Lecture : et si on s’intéressait aux pratiques réelles ?
Par Jean-Michel Zakhartchouk

«  Devenir lecteur, c’est aussi devenir capable de parler de ce qu’on a lu.  »
Interview de Jacques Crinon, coordonnateur du dossier du n° 516 des Cahiers pédagogiques, «  Devenir lecteur  »

L’école et la lecture obligatoire. Histoire et paradoxe des pratiques d’enseignement de la lecture
Recension du livre d’Anne-Marie Chartier, Retz, 2007.

Le billet complet se trouve ci-dessous

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Education/Présidentielles 2017: Monsieur Macron, répondez!...

26 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Macron

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Le projet d'Emmanuel Macron en matière d'éducation pose BEAUCOUP plus de questions qu'il ne règle de problèmes.

En voici quelques-unes:

- L'interdiction des portables?

Ils sont interdits évidemment en cours. Mr Macron sait-il qu'ils le sont déjà dans de nombreux établissements via leur règlement intérieur?

Nous ne sommes pas dupes. Cette idée n'est là que pour éviter les questions de fond.

- Les propos tenus par Mr Macron sur la "réforme nécessaire de l'éducation" démontrent une absence de maîtrise assez étonnante du dossier.

C'est là un déni total de ce qui a été fait pendant 5 ans. Mr Macron a peut-être seulement oublié avoir fait partie de ce gouvernement.

- Mr Macron veut instituer des "rythmes scolaires a géométrie variable" accompagnés d'une autonomie de recrutement des enseignants par les personnels de direction des Ecoles.

Veut-il encourager la cristallisation des inégalités sociales? Veut-il encourager certaines communes à réaliser des économies destinées à amortir le choc de la suppression de la taxe d'habitation? Veut-il encourager des communes à supprimer les activités périscolaires et, par là, à licencier les personnels embauchés pour encadrer des enfants qui, avant la réforme, ne disposaient souvent d'aucune occupation?

- Mr Macron affirme: "Pas besoin de nouvelles embauches. J'utiliserai celles qui ne l'ont pas encore été dans les 60 000 postes créés..."

Lesquelles ? Mr Macron ne veut-il plus qu'on remplace les absents? Qu'on forme les enseignants? Qu'on mette plus de maîtres que de classes dans toute l'éducation prioritaire? Qu'on mette 500 nouvelles formations dans l'enseignement pro? Les derniers postes utilisés à la rentrée 2017, c'est à tout cela qu'ils vont servir...

- Mr Macron veut rétablir les classes bilangues (de contournement)

Mr Macron sait-il qu'il n'existe pas le nombre de professeurs de langues vivantes suffisant pour le faire avec une langue vivante 2 en 5e. Va-t-il renoncer aussi à cela? Reviendra-t-il à des classes de 5e sans seconde langue et des classes de 4e "européennes/bilangues" squattées par toujours les mêmes élèves? 

- Mr Macron veut diviser par deux les effectifs des classes de cycle 2 (CP/CE1/CE2) situées en "zones difficiles" (?)

"Je créerai 4000 postes pour assurer cet objectif". Mr Macron oublie de dire qu'il ne s'agit pas de création, mais de prélèvement de postes sur ceux du secondaire - postes créés par le gouvernement dont il a fait partie - alors que ceux-ci vont s'avérer indispensables sachant que la vague démographique va frapper - frappe déjà - collèges et lycées dans les années 2017-2022.

Comment Mr Macron compte-t-il faire pour trouver dès la rentrée 2017 les milliers de salles équipées, à équiper et à construire, pour accueillir décemment ces "nouvelles" classes?

J'attends les réponses...

Christophe Chartreux

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Emmanuel Macron ou l'imposture d'un "projet algorithmique"...

26 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Médias, #Macron

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Les réseaux sociaux, les conversations entre amis, les repas de famille, les discussions au machines à café, bref tous ces lieux et moments de rencontres que prisent tant les français résonnent - et déraisonnent - de certitudes, d'affirmations, de prises de position, de condamnations, d'anathèmes, de prédictions - essentiellement de prédictions qui, dans l'immense majorité des cas, se révèlent fausses lorsque vient le terme de l'échéance - de plus en plus nombreuses à mesure qu'approche la date du premier de l'élection présidentielle.

Les chaines d'information en continu, télévisions et radios, ajoutent leur grain de sel, n'apportant rien de nouveau à une campagne d'une affligeante médiocrité. BFM TV et autres LCI ou RMC surfent sur l'écume en oubliant la houle. Les talk-show les plus indigestes se succèdent, enfermés dans le "show", certainement pas dans le "talk". Et, quand un politique ou un commentateur tente d'élever le débat, il est très rapidement rappelé à l'ordre médiatique. Pensez-donc! Il conviendrait de réfléchir!

Les candidats eux-mêmes semblent gagnés par l'obligation du "moins tu en dis, mieux tu te portes".

Parmi les "grands" candidats, "grands" par les sondages, pas toujours par les idées, Emmanuel Macron est incontestablement celui ayant poussé le curseur de la mesquinerie politique le plus loin vers le préfabriqué. 

Jusqu'à faire croire à ces sympathisants, bien plus qu'aux ralliés opportunistes ayant eux compris la martingale depuis longtemps mais attirés par l'odeur d'une possible place au soleil du pouvoir,  qu'ils "marchaient" pour construire ensemble. 

Alors que la totalité de son "projet" - Monsieur Macron n'a pas de "programme" - est fondé sur la volonté inquiétante d'une "gouvernementalité algorithmique", c'est à dire ni plus ni moins l'art consommé de ne surtout pas changer le monde.

Clara Schmelck, journaliste et philosophe des médias, rédactrice en chef d' "Intégrales" illustre mieux que je ne saurais le faire cette passion d'Emmanuel Macron pour la "politique Big Data".

Je cite:

(...)

"l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, s’est tournée vers Proxem, start-up spécialisée dans l’analyse sémantique de big data textuelle, en vue de tirer un maximum d’enseignements des propos des personnes interrogées, rapporte encore Rue89. Objectif : identifier les problèmes concrets que dit rencontrer tel ou tel bassin de population et fournir une cartographie des préoccupations dominantes des Français.

« Grâce à un moteur de recherche, on pourra croiser des critères, voir la manifestation d’un signal faible, vérifier des intuitions. Que disent les femmes, cadres supérieurs, des “commerces de proximité” ? Si 100 personnes en parlent sur 100 000, c’est du 0,1 % mais si elles en parlent c’est que ce point a de l’importance à leurs yeux. On peut se dire qu’il y a quelque chose à creuser. », détaille à Rue 89 François-Régis Chaumartin, DG de Proxem.

Les data-stratèges d’En Marche peuvent alors dégager des corrélations, identifier les préoccupations de certaines catégories socio-professionnelles, et décider de faire dans la pédagogie s’ils mesurent une différence entre la perception d’un phénomène et sa réalité (par exemple : l’Europe, l’immigration, le chômage)."

(...)

"A travers cette marche confortable, Emmanuel Macron s’est économisé bien des ampoules aux pieds, autrement dit, des années de militantisme pénible, des marchés pluvieux où les commerçants tancent les politiques, des chaises mal alignées lors d’interminables permanences du samedi, des discours prononcés devant une vingtaines de personnes le nez plongé dans leur gobelet en plastique. Soit autant d’expériences humaines qui vous apprennent l’humilité."

(...)

"Il serait illusoire de prétendre « découvrir », comme l’on découvre une vérité objective, un programme politique dans un faisceau de données. De plus, cette stratégie électorale basée sur la collecte et le tri des data encourage l’équipe de campagne à faire l’économie de l’interprétation, qui est un process pleinement humain : pourquoi tel ou tel citoyen rencontré, dans tel contexte, va vouloir attirer l’attention d’un politique sur tel ou tel phénomène ? Comment juger de la valeur d’un propos tenu par un(e) citoyen(ne) ? La syntaxe et la sémantique algorithmiques trient, mais ne hiérarchisent pas. La logique du « mot clef », du terme récurent, n’est pas celle de la recherche de la vérité de la parole.

Prendre le pouls du pays suppose de palper des pulsations humaines. En consultant une grammaire mathématique en guise de diagnostic politique, le candidat risque de manquer le coeur de la vie civile. La politique « En Marche » n’est plus complètement la politique chemin faisant. La marche de l’histoire ?"

L'intégralité du billet de Clara Schmelck est en ligne ci-dessous

Je ne sais ce que deviendra Emmanuel Macron. Totalement opposé à la politique fiction, je m'oblige à ne jamais prévoir dans un domaine n'ayant justement rien à voir avec la science. La politique doit rester humaine, avec sa part d'aléas, de surprises, bonnes et mauvaises, d' erreurs et de réussites. Elle ne peut être abandonnée aux mains d'apprentis-sorciers aveuglés par l'ambition et égarés dans la "technicité" toute puissante.

D'ailleurs, le candidat auto-proclamé d' En Marche sera, en cas de succès comme d'échec, obligé de composer avec l'humain. Ce qu'il fait déjà mais de manière cynique, collectionnant les ralliements, n'en refusant aucun et les abandonnant très vite.

Persuadé, s'il parvient à l'Elysée, de disposer d'une majorité législative, Emmanuel Macron devra  faire alliance.

Le maigrelet MODEM ne lui apportant que l'aura d'un Bayrou poussiéreux, il devra tendre la main à ceux qu'hier il tentait d'affaiblir pour "dépasser les clivages", autre bien dangereux simplisme. Sans ce geste, le candidat devenu Président ne pourra pas gouverner. En clair, rien ne sera possible sans le Parti Socialiste. Quel Parti Socialiste? C'est une autre histoire...

Et l'imposture algorithmique de Monsieur Macron, cette fois, n'y pourra rien!

Christophe Chartreux

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Juliette Armanet...

25 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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