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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Romain Gary...

17 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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J’entrai et la pris dans mes bras. Je sentis ses ongles sur ma nuque. Elle sanglotait. Je savais qu’il ne s’agissait ni de moi ni d’elle. Il s’agissait de dénuement. C’était seulement un moment d’entraide. Nous avions besoin d’oubli, tous les deux, de gîte d’étape, avant d’aller porter plus loin nos bagages de néant. Il fallut encore traverser le désert où chaque vêtement qui tombe, rompt, éloigne et brutalise, où les regards se fuient pour éviter une nudité qui n’est pas seulement celle des corps, et où le silence accumule ses pierres. Deux êtres en déroute qui s’épaulent de leur solitude et la vie attend que ça passe. Une tendresse désespérée, qui n’est qu’un besoin de tendresse. Parfois nos yeux se cherchaient dans la pénombre pour braver le malaise. Une photo de fillette sur la table de chevet. Une photo de fillette qui riait sur la cheminée. Un portrait maladroit, sans doute peint de mémoire. Ce que nous avions de commun était chez les autres mais nous unissait le temps d’une révolte, d’une brève lutte, d’un refus du malheur. Ce n’était pas entre nous deux : c’était entre nous et le malheur. Un refus de s’aplatir sous les roues, d’ainsi soit-il. Je sentais ses larmes sur mes joues. J’ai toujours été incapable de pleurer et c’était un soulagement qu’elle m’offrait. Dès qu’il y eut, chez elle, regret ou remords, chute, gêne et culpabilité, elle se leva, mit un peignoir, alla se recroqueviller dans un fauteuil, ses genoux sous le menton. Je ne m’étais encore jamais vu un tel intrus, dans un regard de femme.

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« Nous devons accompagner l’innovation » Najat Vallaud-Belkacem - Sud-Ouest

17 Mars 2017 , Rédigé par Sud Ouest Publié dans #Education, #Innovation

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Najat Vallaud-Belkacem se rend vendredi 17 mars 2017 à Orthez dans les Pyrénées-Atlantiques pour visiter le collège Daniel Argote, qui a remporté le prix du public 2016 au Forum des professeurs innovants avec un Enseignement pédagogique interdisciplinaire (EPI) anglais-français sur Harry Potter. Elle explique dans un entretien au quotidien Sud-Ouest en quoi les EPI favorisent l’innovation pédagogique.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet interdisciplinaire du collège Argote ?

C’est un très bel exemple des enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) qui sont désormais installés dans tous les collèges. Ils consistent à faire travailler les élèves en groupe sur des projets motivants qui leur permettent de réutiliser les connaissances acquises dans différentes disciplines et de se les approprier. Je suis convaincue que c’est en faisant, en s’engageant dans un projet concret, qu’on apprend.

Les EPI avaient pourtant été plutôt décriés par les syndicats d’enseignants. Quel bilan en dressez-vous ?

Les EPI avaient reçu chez certains enseignants un accueil inquiet car ils craignaient que ce temps consacré à croiser plusieurs disciplines et à travailler sur un projet ne fasse défaut à leur enseignement. On constate en fait que l’on ne fait pas moins de français, d’anglais ou de maths dans ces nouveaux temps, mais qu’on en fait différemment et mieux.

Les enseignants s’interrogeaient ensuite sur leur capacité à travailler à plusieurs autour d’un projet unique. Je constate des remontées du terrain que ce travail d’équipe est de plus en plus reconnu comme extrêmement bénéfique pour la réussite des élèves, comme pour la pratique professionnelle des enseignants qui s’enrichit dans ce travail collectif.

Ce collège pratique également la classe inversée qui ne réunit pas l’adhésion de tous les pédagogues. Qu’en pensez-vous ?

La classe inversée est de l’ordre de l’expérimentation. Je suis toujours favorable à l’expérimentation. Il faut tester et accompagner avec bienveillance ces innovations issues du terrain. L’idée de cette pratique, c’est qu’en donnant aux élèves un certain nombre d’informations dont ils doivent prendre connaissance en amont du cours, l’enseignant puisse ensuite davantage consacrer ce dernier  à accompagner les élèves dans la compréhension et la réalisation d’exercices d’application concrets.

Beaucoup d’établissements en France expérimentent cette pratique et j’aurais plaisir à observer les réussites dans cette classe du collège Argote. Les expérimentations doivent être évaluées et partagées avec le plus grand nombre lorsqu’elles sont positives. Pour cela le ministère de l’Éducation nationale est en train de se doter d’une véritable politique d’innovation avec notamment des lieux où les professeurs pourront rencontrer et travailler avec des chercheurs autour de leurs  pratiques pédagogiques, ce que nous appelons les « Instituts Carnot de l’Éducation » …

Après avoir soutenu Manuel Valls durant la primaire, vous avez fait le choix de Benoît Hanon plutôt qu’Emmanuel Macron. Pourquoi ?

Pour la simple raison que je me revendique de gauche. Aujourd’hui l’offre politique semble brouillée mais ce n’est qu’une apparence. Il y a bel et bien un candidat de la gauche largement réunie avec le Parti socialiste, les Radicaux de gauche et les Verts. J’ai effectivement soutenu d’autres candidats initialement : François Hollande que j’aurais aimé voir se représenter, Manuel Valls qui me semblait porter ce qu’avait été ce quinquennat et ce en quoi je crois. Mais la primaire a eu lieu, Benoit Hamon l’a emporté et je suis soucieuse de respecter les règles que nous nous sommes collectivement fixées. D’autant que le candidat est ouvert aux enrichissements de son projet et que je préfère contribuer à cela plutôt qu’aller voir ailleurs.

Vous regrettez les récents positionnements de Manuel Valls ?

Chacun est dans une situation singulière et je ne veux pas porter de jugement. Manuel Valls  exprime ainsi une divergence sur le fond avec le candidat. Pour autant il ne va pas voir ailleurs et cela me paraît important car je crois fondamentalement qu’au-delà de telle ou telle divergence nous formons et devons former une seule et même famille politique.

En cas de victoire de votre candidat, vous vous imagineriez volontiers poursuivre votre mission rue de Grenelle…

Je crois et je comprends très bien que les Français ont besoin de renouvellement. Mais s’agissant de la politique conduite dans ce ministère en revanche il y aura besoin de constance. L’Éducation nationale a trop souffert des va-et-vient. Ce serait donc rendre service aux professeurs, aux élèves et à leurs parents que de maintenir le cap et de continuer à investir dans l’École par des créations de postes, de la formation initiale et continue des enseignants, de la lutte contre le décrochage scolaire etc. Nous avons fait de l’Éducation nationale le premier budget de l’État et il ne faut pas le remettre en cause. Nous avons progressé notamment dans la lutte contre les inégalités,  il faut absolument continuer et surtout ne pas affaiblir cette ambition.

Propos recueillis par Franck Meslin pour Sud-Ouest du 17 mars 2017.

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A quoi ressemblent les classes des écoliers dans le monde? (Photographies)

17 Mars 2017 , Rédigé par Matelem Publié dans #Education

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A l'occasion de la Journée de l'Enseignant (qui a lieu le 5 octobre chaque année), des photographes de l'agence Reuters sont partis autour du monde photographier différentes classes, avec leurs professeurs. On peut y voir les différences flagrantes entre les pays développés et ceux en voie de développement. Des images qui saluent le travail exemplaire des enseignants à travers le monde.

Monica LR

Les photos sont à découvrir en cliquant ci-dessous

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Emmanuel Macron patauge en essayant d’expliquer la différence entre la droite et la gauche à des écoliers...

17 Mars 2017 , Rédigé par Les Inrocks Publié dans #Education, #Médias

En pleine course électorale, C8 propose un concept finalement pas plus saugrenu qu’Une ambition intime. Diffusée dimanche prochain à 21h, l’émission s’intitule Présidentielle: candidats, au tableau, et tout est dans le titre : les potentielles futures têtes d’affiches du pays répondent aux questions mi-candides mi-cocasses d’écoliers facétieux. De quoi ravir les créateurs de Malaise TV, comme le suggère cet extrait surréaliste où Emmanuel Macron effectue un dab. Gênant.

Mieux encore, cet instant où le leader d’En Marche explique en une minute top chrono la différence majeure entre la droite et la gauche: “Le plus important, pour la droite, c’est la liberté. Certains vont réussir, d’autre non, tant pis. Pour la gauche, le plus important, c’est l’égalité. Les gens sont égaux, mais pas forcément libres. C’est pour ça que moi je crois qu’on a besoin d’un peu de liberté et d’égalité, c’est ce que je veux faire.“. Malgré l’influence éventuelle de son épouse, pas certain qu’Emmanuel Macron soit le plus fin des pédagogues. Des cours de rattrapage à prévoir ?

Clément Arbrun

Commentaire

Euh...

“Le plus important, pour la droite, c’est la liberté. Certains vont réussir, d’autre non, tant pis. Pour la gauche, le plus important, c’est l’égalité. Les gens sont égaux, mais pas forcément libres. C’est pour ça que moi je crois qu’on a besoin d’un peu de liberté et d’égalité, c’est ce que je veux faire.“

Emmanuel Macron

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Les mots pour dévoiler les compétences enfouies...

17 Mars 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Pédagogie

Résultat de recherche d'images pour "mot"Recueillir la parole des autres, ceux qui exercent un autre métier, écrire leurs mots pour garder la trace des savoirs infimes ou copieux qui donnent toute la densité du travail au quotidien, l’objectif de «  Dire le travail  » est ambitieux et généreux. Témoignage de Patrice Bride, un de ses fondateurs, qui déroule le fil de l’éducation depuis les murs de l’école aux apprentissages informels, ceux qui s’enrichissent du quotidien.

Enseignant, il l’est devenu un peu malgré lui, en effectuant des remplacements dans l’enseignement privé au retour du service militaire. Il découvre un univers étrange, plus hétérogène qu’il ne le pensait, entre établissements confessionnels et écoles installées en banlieue, en terre de mixité sociale. Il enseigne les mathématiques, sa discipline d’origine, puis l’histoire-géographie, une matière qui le passionne, au gré des besoins. Il apprend avec les cours à préparer, avec les projets qui se construisent, un métier qu’il adopte.

Il suit des formations au Cepec (Centre d’études pédagogiques pour l’expérimentation et le conseil), réussit les concours d’enseignant dans le privé et le public, choisit le second secteur et intègre l’IUFM de Lyon, dirigé alors par Philippe Meirieu. «  J’avais le sentiment d’en profiter plus que mes collègues frais émoulus du concours. J’étais moins dans l’urgence du quotidien, du cours suivant à assurer donc plus ouvert à préparer un métier que l’on va exercer toute la vie.  » La pédagogie le passionne, il découvre les Cahiers pédagogiques et adhère rapidement au CRAP, participe à ses rencontres estivales.

Les Minguettes

Pour sa titularisation en 2002, il est nommé dans un collège en zone d’éducation prioritaire situé au milieu du plateau des Minguettes, à Vénissieux. «  Le poste était compliqué pour un débutant mais l’environnement était soutenant, avec une direction et une équipe pédagogique investies, un engagement sur la pédagogie.  » Il progresse au quotidien dans son approche et ses pratiques avec des élèves remuants, peu intéressés d’emblée par leur scolarité mais avec une ambiance exempte de violence.

Il est invité à témoigner de son expérience d’enseignant débutant dans les Cahiers pédagogiques, prend goût à l’exercice d’écriture qui lui permet de poser les choses, de prendre conscience de ce qu’il fait, de ses erreurs. Il devient peu après formateur à mi-temps au centre académique Michel Delay, dont les thématiques sont l’éducation prioritaire et la prévention de la violence. Il anime des stages de formation, intervient dans les établissements, accompagne des collègues en difficulté. Il découvre la formation pour adultes avec ses méthodes pédagogiques différentes, ses temps de régulation, qui font écho à ce qu’il vit au sein du CRAP, lors des comités de rédaction ou pendant les rencontres estivales. Il s’associe également à des recherches à l’INRP (Institut national de recherche pédagogique, devenu l’IFÉ, Institut français de l’éducation) sur le travail en enseignement professionnel face aux prescriptions, et côtoie là pour la première fois l’analyse du travail.

(...)

Monique Royer

Site de Dire le travail

Suite et fin à retrouver ci-dessous:

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Education : vers un enseignement du (et avec le) numérique...

17 Mars 2017 , Rédigé par La Tribune Publié dans #Education, #Numérique

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EXTRAIT

(...)

La pédagogie doit évoluer grâce à la technologie

L'évolution de la pédagogie est absolument nécessaire pour la personnaliser, la rendre plus participative inductive et ludique afin de permettre aux individus d'apprendre à apprendre, de mieux gérer le changement perpétuel qui s'installe durablement et d'intégrer plus facilement l'inconnu (qu'il soit technologique, culturel et/ou managérial).

Après 15 ans d'enseignement dans le supérieur, il m'apparaît que cette refonte de la pédagogie doit passer par :

- un enseignement structuré de la « culture numérique » : faussement, beaucoup de personnes pensent que la génération née avec Internet est à l'aise avec la technologie. Pourtant, la pratique intensive d'une activité n'implique pas forcément sa bonne pratique. Enseigner la culture numérique dès la fin du primaire donnerait des perspectives sur la manière dont s'est construit le numérique, ses impacts sur le comportement individuel, ses conséquences pour une entreprise, pour la société, etc. Cela serait aussi l'occasion d'éclairer nos jeunes sur les fantastiques possibilités de ces outils (créativité, source infinie d'information, nouveaux métiers, ouverture sur le monde, etc.) mais aussi sur les dangers réels : usurpation d'identité, désinformation, piratage, dépendance etc. Pour l'heure, les Ministères considèrent malheureusement le numérique trop comme une affaire d'outils et d'équipement (tableaux blancs interactifs, tablettes, ordinateurs, etc.) et pas assez comme une question de culture et de manière d'appréhender le Nouveau Monde par les enseignants, les élèves, les étudiants, les écoles, les collèges, les lycées et les universités.

- un enseignement mobilisant la technologie : le chercheur américain Ruben R. Puentedura a proposé le modèle SAMR (Substitution, Augmentation, Modification, Redéfinition) pour évaluer l'impact de la technologie sur l'engagement de l'apprenant. Il fournit un premier cadre utile à la discussion de l'apport d'une technologie dans le processus pédagogique :

  •     Substitution : la technologie permet de faire la même tâche qu'avant. C'est le cas par exemple de l'insertion du traitement de texte par rapport à l'utilisation du crayon pour écrire. L'apport pédagogique est ici limité à la simple compréhension et utilisation d'une technologie.
  •    Augmentation : le numérique reste un substitut mais apporte de nouvelles fonctionnalités. Cela correspondrait par exemple à l'apport des fonctions de mise en page du traitement de texte et/ou du correcteur orthographique ou au déploiement de questionnaire en ligne. L'apport pédagogique est d'améliorer l'apprentissage par une interactivité plus intense entre l'apprenant et le contenu à apprendre.
  •    Modification : l'introduction de la technologie modifie la tâche et l'enrichit plus fortement. Par exemple en partageant son texte en ligne, on introduit la notion de collaboration et l'apprenant peut bénéficier de commentaires de la part de l'enseignant, d'autres élèves, et ainsi découvrir la richesse de la construction collaborative d'un contenu.
  •     Redéfinition : la technologie implique la création de nouvelles taches inexistantes au préalable. C'est par exemple le cas de l'introduction de l'impression 3D dans des cours de marketing produit où l'étudiant va pouvoir prototyper rapidement le design de son produit pour en affiner la pertinence. L'utilisation de la réalité virtuelle immersive s'insère aussi dans une logique de redéfinition en permettant de faire rentrer directement en salle de classe de très nombreuses situations pertinentes pour la pédagogie.

Les deux derniers échelons de l'échelle SAMR mettent en jeux les compétences clés à développer pour appréhender le Nouveau Monde : esprit critique, collaboration, créativité ou encore innovation.

(...)

Alain Goudey

Article complet à retrouver en cliquant ci-dessous:

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Macron et l'Allemagne... Cette dangereuse histoire d'amour...

16 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Macron

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Emmanuel Macron ne jure plus que par l'Allemagne. Un "modèle économique" manifestement très inspirant pour le candidat à l'élection présidentielle.

Les médias allemands ne sont pas en reste. Emmanuel Macron est vénéré tel un Messie... Exagération? Jugez par vous-même. C'est hallucinant, à quelques nuances "financières" près:

Cette histoire d'amour entre le candidat de nulle part (Il est piquant de rappeler qu'il fut reproché à François Hollande de manquer d'expérience. Pour mémoire, Emmanuel Macron n'a jamais été élu à rien) et une Allemagne idéalisée ne doit pas nous faire oublier que la patrie d'Angela Merkel, c'est aussi ça:

(...)

Ça peut sembler paradoxal, vu les bons résultats économiques de l'Allemagne : tous les voyants sont au vert pour la locomotive de l'Europe ! C'est quasiment le plein emploi, l'industrie allemande bat des records à l'exportation et les finances publiques sont à l'équilibre. Que rêver de mieux ? Et pourtant, le taux de pauvreté dépasse nettement celui de la France : 17% en Allemagne contre 14% en France selon les derniers chiffres de l'institut Eurostat. L'indicateur pour mesurer la pauvreté, c'est le seuil de pauvreté. Il est fixé le plus souvent à 60% du revenu médian. On devient pauvre en France en dessous de 935 euros de revenus pour une personne seule. Le seuil de pauvreté est de 950 euros en Allemagne. Un seuil élevé, mais qui permet de se comparer avec nos voisins européens.

Pourquoi la pauvreté est-elle plus forte en Allemagne ? Comment ça s'explique ?

En Allemagne, les réformes du marché du travail et des retraites ont été engagées dès les années 2000 par le social-démocrate Gerhard Schroeder, le prédécesseur d’Angela Merkel. Et elles se sont faites au prix de très gros sacrifices. À coup de mini jobs, d’une moindre indemnisation des chômeurs et d'un recours important au temps partiel chez les femmes. Pour sauver le système de retraites, les pensions ont été abaissées. Selon l'OCDE le risque de pauvreté est trois fois plus élevé pour les retraités allemands que français. Quant aux chômeurs allemands, 67% sont exposés au risque de pauvreté, c'est l'un des niveaux les plus élevés d’Europe. Depuis l'an 2000, la pauvreté a clairement progressé outre Rhin, alors qu’en France le taux de pauvreté reste globalement stable. Malgré la crise, la France consacre plus d'un tiers de sa richesse à la protection sociale de ses habitants, elle a réussi à conserver un filet social.

(...)

Voir l'article complet en cliquant ci-dessous:

Il est des histoires d'amour dont il convient d'étudier TOUTES les facettes.

Christophe Chartreux

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Stevie Nicks...

16 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Stéphane Mallarmé...

16 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Le phénomène futur

Un ciel pâle, sur le monde qui finit de décrépitude, va peut-être partir avec les nuages : les lambeaux de la pourpre usée des couchants déteignent dans une rivière dormant à l’horizon submergé de rayons et d’eau. Les arbres s’ennuient et, sous leur feuillage blanchi (de la poussière du temps plutôt que celle des chemins), monte la maison en toile du Montreur de choses Passées : maint réverbère attend le crépuscule et ravive les visages d’une malheureuse foule, vaincue par la maladie immortelle et le péché des siècles, d’hommes près de leurs chétives complices enceintes des fruits misérables avec lesquels périra la, terre. Dans le silence inquiet de tous les yeux suppliant là-bas le soleil qui, sous l’eau, s’enfonce avec le désespoir d’un cri, voici le simple boniment : « Nulle enseigne ne vous régale du spectacle intérieur, car il n’est pas maintenant un peintre capable d’en donner une ombre triste. J’apporte, vivante (et préservée à travers les ans par la science souveraine) une Femme d’autrefois. Quelque folie, originelle et naïve, une extase d’or, je ne sais quoi ! par elle nommé sa chevelure, se ploie avec la grâce des étoffes autour d’un visage qu’éclaire la nudité sanglante de ses lèvres. A la place du vêtement vain, elle a un corps ; et les yeux, semblables aux pierres rares, ne valent pas ce regard qui sort de sa chair heureuse : des seins levés comme s’ils étaient pleins d’un lait éternel, la pointe vers le ciel, aux jambes lisses qui gardent le sel de la mer première. » Se rappelant leurs pauvres épouses, chauves, morbides et pleines d’horreur, les maris se pressent : elles aussi par curiosité, mélancoliques, veulent voir.

Quand tous auront contemplé la noble créature, vestige de quelque époque déjà maudite, les uns indifférents, car ils n’auront pas eu la force de comprendre, mais d’autres navrés et la paupière humide de larmes résignées se regarderont ; tandis que les poëtes de ces temps, sentant se rallumer lers yeux éteints, s’achemineront vers leur lampe, le cerveau ivre un instant d’une gloire confuse, hantés du Rythme et dans l’oubli d’exister à une époque qui survit à la beauté.

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Plainte d'automne

Depuis que Maria m’a quitté pour aller dans une autre étoile -laquelle, Orion, Altaïr, et toi, verte Vénus ? - j’ai toujours chéri la solitude. Que de longues journées j’ai passées seul avec mon chat. Par seul, j’entends sans un être matériel et mon chat est un compagnon mystique, un esprit. Je puis donc dire que j’ai passé de longues journées seul avec mon chat, et seul, avec un des derniers auteurs de la décadence latine ; car depuis que la blanche créature n’est plus, étrangement et singulièrement j’ai aimé tout ce qui se résumait en ce mot : chute. Ainsi, dans l’année, ma saison favorite, ce sont les derniers jours alanguis de l’été, qui précèdent immédiatement l’automne et, dans la journée, l’heure où je me promène est quand le soleil se repose avant de s’évanouir, avec des rayons de cuivre jaune sur les murs gris et de cuivre rouge sur les carreaux. De même la littérature à laquelle mon esprit demande une volupté sera la poésie agonisante des derniers moments de Rome, tant, cependant, qu’elle ne respire aucunement l’approche rajeunissante des Barbares et ne bégaie point le latin enfantin des premières proses chrétiennes.

Je lisais donc un de ces chers poèmes (dont les plaques de fard ont plus de charme sur moi que l’incarnat de la jeunesse) et plongeais une main dans la fourrure du pur animal, quand un orgue de Barbarie chanta languissamment et mélancoliquement sous ma fenêtre. Il jouait dans la grande allée des peupliers dont les feuilles me paraissent mornes même au printemps, depuis que Maria a passé là avec des cierges, une dernière fois. L’instrument des tristes, oui, vraiment : le piano scintille, le violon donne aux fibres déchirées la lumière, mais l’orgue de Barbarie, dans le crépuscule du souvenir, m’a fait désespérément rêver. Maintenant qu’il murmurait un air joyeusement vulgaire et qui mit la gaîté au tueur des faubourgs, un air suranné, banal : d’où vient que sa ritournelle m’allait à l’âme et me faisait pleurer comme une ballade romantique ? Je la savourai lentement et je ne lançai pas un sou par la fenêtre de peur de me déranger et de m’apercevoir que l’instrument ne chantait pas seul.

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