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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Henri Michaux...

18 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Depuis un mois que j'habitais
Honfleur, je n'avais pas encore vu la mer, car le médecin me faisait garder la chambre.

Mais hier soir, lassé d'un tel isolement, je construisis, profitant du brouillard, une jetée jusqu'à la mer.

Puis, tout au bout, laissant pendre mes jambes, je regardai la mer, sous moi, qui respirait profondément.

Un murmure vint de droite.
C'était un homme assis comme moi les jambes ballantes, et qui regardait la mer. «
A présent, dit-il, que je suis vieux, je vais en retirer tout ce que j'y ai mis depuis des années. »
Il se mit à tirer en se servant de poulies.

Et il sortit des richesses en abondance.
Il en tirait des capitaines d'autres âges en grand uniforme, des caisses cloutées de toutes sortes de choses précieuses et des femmes habillées richement mais comme elles ne s'habillent plus.
Et chaque être ou chose qu'il amenait à la surface, il le regardait attentivement avec grand espoir, puis sans mot dire, tandis que son regard s'éteignait; il poussait ça derrière lui.
Nous remplîmes ainsi toute l'estacade.
Ce qu'il y avait, je ne m'en souviens pas au juste, car je n'ai pas de mémoire, mais visiblement ce n'était pas satisfaisant, quelque chose en tout était perdu, qu'il espérait retrouver et qui s'était fané.

Alors, il se mit à rejeter tout à la mer.

Un long ruban ce qui tomba et qui, vous mouillant, vous glaçait.

Un dernier débris qu'il poussait l'entraîna lui-même.

Quant à moi, grelottant de fièvre, comment je pus regagner mon lit, je me le demande.

                                _______________________________________


Le Grand Combat

  Il l’emparouille et l’endosque contre terre ;
   Il le rague et le roupète jusqu’à son drâle ;
   Il le pratèle et le libucque et lui barufle les ouillais ;
   Il le tocarde et le marmine,
   Le manage rape à ri et ripe à ra. 
   Enfin il l’écorcobalisse. 
    
   L’autre hésite, s’espudrine, se défaisse, se torse et se ruine. 
   C’en sera bientôt fini de lui ; 
   Il se reprise et s’emmargine... mais en vain 
   Le cerceau tombe qui a tant roulé. 
   Abrah ! Abrah ! Abrah ! 
   Le pied a failli ! 
   Le bras a cassé ! 
   Le sang a coulé ! 
   Fouille, fouille, fouille, 
   Dans la marmite de son ventre est un grand secret 
   Mégères alentour qui pleurez dans vos mouchoirs ; 
   On s’étonne, on s’étonne, on s’étonne 
   Et on vous regarde 
   On cherche aussi, nous autres, le Grand Secret.

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Où sont dans nos écoles Avicene et Averroès?...

18 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Bien plus que les musulmans et l'Islam, qui n'en sont pas un, et l'islamisme qui en est un, il existe un poison violent tuant les relations entre les communautés musulmanes et les autres : celui de l'ignorance. Cette ignorance de la culture arabo-musulmane - et plus largement l'ignorance des cultures autres que celles considérées comme universelles, c'est à dire les cultures européennes et nord-américaines - est particulièrement visible dans les programmes scolaires français. Même si, le programme d'Histoire de cinquième consacre trois heures à la naissance de l'Islam. Ce qui est peu sur l'ensemble d'une scolarité de collège (quatre ans).

Il y a pire. En effet, l'Europe, terre de la Révolution française, des Droits de l'Homme et du Citoyen, terre de laïcité - notamment et primordialement la France - a toujours considéré ses "valeurs" comme universelles. Les exporter, fut-ce par la force, a longtemps servi de doxa intellectuelle. Nous ETIONS (sommes encore?) la civilisation.

Au nom de cette "supériorité éclairante" héritière de l'Europe dite des Lumières et dont il n'est pas question de contester les évidents apports, nos programmes scolaires ont, en toute bonne foi, privilégié Rabelais, Ronsard, Molière, Balzac, Flaubert, Hugo, Camus, Shakespeare, Goethe, Dante. En musique, nous écoutons et faisons découvrir Mozart, Bach, Beethoven, Vivaldi et tant d'autres. Je pourrais citer les philosophes, les romanciers contemporains. Les peintres évidemment...

Mais prenez la peine d'ouvrir les manuels de littérature de nos collégiens et lycéens. Prenez le temps de consulter les auteurs étudiés dans Universités de Lettres. Où donc sont passés les grands poètes soufis, les musiciens arabes et arabo-andalous, les philosophes... Où sont Averroès et Avicenne? Où est l' "Islam des Lumières"?... Où sont les textes merveilleux de l'Inde ancienne, chefs-d’œuvre absolus, du Mahâbhârata ? Pourquoi nos élèves n'approchent-ils jamais ces auteurs-là, pour nombre d'entre eux, aussi importants par leur talent et leur message qu'un Montesquieu ou qu'un Verdi ?

Il serait temps d'ouvrir les esprits à l'universel et non continuer de commettre l'erreur de croire que l'Universel serait la chasse-gardée de quelques-uns.

Il serait temps de briser le mur de l'ignorance qui sépare les hommes.  Quelle tristesse, quel drame de constater que le monde arabe est circonscrit à une religion quand il est surtout cultures, musiques, poèmes, chants, danses, peintures, orfèvreries, architectures, philosophies, théâtres, cinémas... Rendez vous, comme je l'ai ici conseillé, au Louvre, Département des arts de l'Islam... Vous verrez... Vous VERREZ! Rendez vous à l'Institut du Monde Arabe à Paris... Rendez vous à la Grande Mosquée de Cordoue... Rendez vous à l'Alhambra de Grenade... Rendez vous à Fès... Ouvrez les yeux, touchez, goûtez, écoutez, respirez, aimez...

Il faudra un jour prochain faire entrer dans nos programmes scolaires toutes les richesses des "mondes lointains" aujourd'hui si proches. Nous partagerons alors, par delà les océans, les trésors de nos cultures respectives qui, loin de s'opposer, se complètent souvent, s'enrichissant les unes les autres...

A travers les siècles... Pour nous comprendre...

Christophe Chartreux

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"Sur la colonisation, il n'y a pas de vérité à défendre"... Sylvie Thénault, Historienne/CNRS

18 Février 2017 , Rédigé par christophe

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EXTRAITS

« La définition juridique du crime contre l’humanité ne peut s’appliquer à la colonisation », répond l’historienne spécialiste de la guerre d’Algérie Sylvie Thénault.

Sylvie Thénault est directrice de recherche au CNRS et historienne. Ses travaux portent sur la colonisation de l’Algérie et sur la guerre d’indépendance algérienne. Elle s’est particulièrement intéressée à la répression et au droit dans le contexte colonial.

De passage en Algérie, Emmanuel Macron a affirmé, le 15 février, que la colonisation était un « crime », un « crime contre l’humanité ». Selon vous, peut-on appliquer ce concept juridique au cas de l’Algérie française ?

Sylvie Thénault : Je pense qu’il faut distinguer le « crime contre l’humanité » au sens juridique et au sens moral. Juridiquement, non, la voie est bouchée, car la définition du « crime contre l’humanité » est telle qu’elle ne peut pas s’appliquer à la colonisation, mais il faut avoir conscience que toute définition juridique est le résultat d’une construction par des juristes et d’une évolution par la jurisprudence. C’est ainsi en toute connaissance de cause que les juristes et magistrats français ont ciselé dans les années 1990 une définition du « crime contre l’humanité » qui écarte la torture, les exécutions sommaires et les massacres commis par l’armée française dans les années 1954-1962, pendant la guerre d’indépendance algérienne. Il y a eu amnistie pour cette période, et, juridiquement, cette amnistie est inattaquable.

L’approche juridique n’épuise donc pas la question et il faut se la poser au plan moral. Se référer au « crime contre l’humanité », le plus grave des crimes, a une puissante signification – la meilleure preuve en est l’écho donné aux déclarations d’Emmanuel Macron. C’est en effet affirmer avec la plus grande force une condamnation de la colonisation. De ce point de vue, il n’y a pas de « vérité » à défendre. Les historiens peuvent évidemment contribuer au débat par leurs savoirs et leurs travaux, mais, ensuite, chacun est libre de se prononcer en conscience. C’est une question d’opinion.

Pourquoi, selon vous, Emmanuel Macron s’avance-t-il sur ce terrain ?

En tant qu’historienne, je me garderai bien d’analyser une éventuelle stratégie d’Emmanuel Macron, même si le contexte suggère que ses déclarations visent à chercher des voix dans un électorat qui serait sensible à une condamnation de la colonisation – et on peut penser qu’il en existe un. En dehors même d’éventuelles revendications algériennes, il existe une très forte sensibilité anticolonialiste dans certains courants de la gauche française, en particulier dans les milieux très fortement mobilisés dans la lutte contre le racisme et les discriminations. On est cependant ici dans des courants situés très clairement à gauche, qui ne correspondent pas au positionnement politique d’Emmanuel Macron.

(...)

De tels propos vous paraissent-ils cohérents avec les déclarations du candidat d’En marche ! en novembre 2016, lorsqu’il disait qu’en Algérie, « il y a eu la torture, mais aussi l’émergence d’un Etat, de richesses, de classes moyennes, c’est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie » ?

A mon sens, il est aberrant de raisonner en ces termes. Trouvez-vous pertinent de dresser un tableau à double entrée pour lister, d’un côté, les violences, les discriminations, la paupérisation massive des Algériens pendant la période coloniale, et, de l’autre, les infrastructures administratives et économiques créées ? On ne peut pas, à mon sens, mettre les deux en balance pour savoir si le « négatif » ou le « positif » l’emporte. Personnellement, je trouve cela indécent.

Historiquement, c’est un raisonnement biaisé : la colonisation forme un tout inséparable. Elle est l’appropriation illégitime, par la force, d’un territoire et de ses habitants. Cette appropriation a signifié, à la fois, la violence et les souffrances de ceux qui la subissaient et la mise en place d’infrastructures administratives et économiques. A leur sujet, en outre, il ne faut pas exagérer la mise en valeur de l’Algérie : tous les gouvernements qui, après 1945, ont cherché à combattre le succès du nationalisme, ont fait le constat du sous-développement économique et social de l’Algérie. Ils ont alors conçu des plans de développement mais le seul à avoir eu un impact réel a été très tardif : le plan de Constantine, lancé en 1958, quatre ans avant l’indépendance

(...)

J’ajouterais qu’il faut aussi cesser d’opposer les violences des nationalistes algériens envers les Français d’Algérie ou les harkis à un tel geste. Toutes les victimes ont droit à la reconnaissance et en ont besoin pour tourner la page.

Sylvie Thénault est notamment l’auteure de Violence ordinaire dans l’Algérie coloniale (Odile Jacob, 2012). Elle a aussi codirigé l’ouvrage Histoire de l’Algérie à la période coloniale, 1830-1962 (La Découverte, 2012).

L'entretien complet est à retrouver en cliquant ci-dessous

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Najat Vallaud-Belkacem, un bilan assumé et revendiqué...

18 Février 2017 , Rédigé par France Bleu Isère Publié dans #Education, #Politique

http://www.najat-vallaud-belkacem.com/2016/02/26/scolarisation-des-eleves-presentant-des-troubles-autistiques-ou-des-troubles-envahissants-du-developpement-50-emplois-dedies-pour-lannee-scolaire-2016-2017/

http://www.najat-vallaud-belkacem.com/2016/02/26/scolarisation-des-eleves-presentant-des-troubles-autistiques-ou-des-troubles-envahissants-du-developpement-50-emplois-dedies-pour-lannee-scolaire-2016-2017/

La ministre de l'Education nationale était en visite en Rhône-Alpes ce vendredi 17 février, dans un lycée puis dans une école maternelle. En cette fin de quinquennat, Najat Vallaud-Belkacem défend le bilan du gouvernement, tout en assurant soutenir le candidat à la présidentielle Benoît Hamon.

Najat Vallaud-Belkacem a rendu visite au lycée polyvalent Ella Fitzgerald de Saint-Romain-en-Gal sur le thème de la lutte contre le décrochage scolaire. Puis à Diémoz, elle a inauguré la nouvelle école maternelle qui peut accueillir 120 élèves. Un établissement de 1400 mètres carrés qui a coûté 2 millions d'euros dont 700.000 à la charge du département. L’occasion pour elle de dire à quel point l’école maternelle française est enviée à l’étranger, et l’importance qu’elle a pour les premiers apprentissages.

La ministre de l'Education nationale assume son bilan alors que le quinquennat s'achève. Notamment sur la réforme des rythmes scolaires. Najat Vallaud-Belkacem n'aime pas qu'on lui fasse remarquer que d'une commune à l'autre, la différence de moyens financiers crée des inégalités quant aux activités périscolaires proposées.

Après la réforme des rythmes scolaires, 75% des enfants ont accès à des activités périscolaires

« Avant la réforme, il y avait des disparités dans l’accès aux activités. Les familles qui avaient les moyens de payer l’association sportive, le conservatoire etc, y envoyaient leurs enfants. Les autres restaient devant la télé. Et personne ne s’en plaignait. Vient la réforme des rythmes scolaires qui a précisément vocation à lutter contre ces inégalités-là, et là on nous raconte que ça crée des disparités. » Et la ministre donne des chiffres : avant la réforme, 25% des enfants faisaient des activités de loisirs, de culture, de sports. Aujourd’hui la proportion est passée à 75%.

Je ne passe pas mon temps à ressasser qu'il y a des gens parmi nous qui se sont opposés à notre quinquennat▬ Najat Vallaud-Belkacem

Interrogée sur le début de campagne poussif de Benoît Hamon, qu'on ne sent guère aidé par un gouvernement qu'il a bien critiqué, Najat Vallaud-Belkacem assure que même si elle aurait préféré que François Hollande se représente, même si elle soutenait Manuel Valls, elle se range derrière l'élu de la primaire.

Et elle se livre à un exercice d'équilibriste : revendiquer un bilan de gouvernement tout en faisant campagne pour celui qui l'a dénigré. «Le bilan de ce quinquennat est éminemment positif, et je pense que tout ça sera reconsidéré à sa juste valeur assez rapidement. Donc n’étant pas pessimiste là-dessus, je ne passe pas mon temps à ressasser qu’il y a des gens parmi nous qui se sont opposés à notre quinquennat. Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est de voir que derrière la candidature de Benoît Hamon, qui l’a emporté, il y a eu une demande de la part des électeurs de la primaire, qu’on soit capables de dessiner un projet de société. Donc je pense qu’il faut qu’on soit capables de tenir cet équilibre sur ses deux jambes : oui ce bilan est bon, et oui il faut ne pas s’en contenter et se projeter dans l’avenir ».

Et la ministre de conclure : « c’est pour cela qu’il faut qu’on fasse campagne, et pour ce qui me concerne, je la fais ».

Jacky Page

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Revue de Presse Education... Divers - Orientation - Supérieur...

18 Février 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Divers - Orientation  - Supérieur...

Pour changer, on commencera par du divers, ensuite l’orientation sera à l’honneur ainsi que le supérieur.

Divers

Le collectif Aggiornamento histoire-géographie. « Le collectif Aggiornamento histoire-géographie a été créé en 2011. Il est animé par une vingtaine d’enseignants qui relaient des informations ou font des propositions concernant l’enseignement de l’histoire-géographie : réformes scolaires, refonte des programmes, nouveaux outils pédagogiques ou expériences d’enseignement, actualité culturelle et des recherches universitaires en cours. »

Inspecteurs territoriaux : on les voit médiateurs, ils se sentent fatigués Annie Feyfant pour l’IFE lit l’étude de Georges Fotinos et José Mario Horenstein.« “Le Moral des inspecteurs IEN, IA-IPR : qualité de vie au travail et épuisement professionnel” est arrivé sur mon bureau ce matin. Lors de sa présentation, en novembre dernier, elle avait eu quelques échos dans les médias. À croire que ceux-ci découvraient soudain qu’une profession plutôt discrète était susceptible de souffrance au travail.
La presse s’est donc emparé de “l’épuisement professionnel” d’un quart des inspecteurs, parlant de leur stress au travail voire de leur situation de burn-out
. »

Au BO du 16 février 2017 : partenariat avec le ministère de la Défense, Campus des métiers et des qualifications et enseignement adapté.

L’apprentissage jusqu’à 30 ans est testé dans sept régions. « Pour aider à lutter contre le chômage des jeunes, sept régions expérimentent l’entrée en apprentissage jusqu’à 30 ans au lieu de 25 ans depuis le 1er janvier 2017. Le test sera mené jusqu’à fin 2019, avant une éventuelle généralisation sur tout le territoire. »

Orientation

Orientation, que choisir ? (2). Vous irez voir le dessin de Fabrice Erre.

O21 : comment vaincre la peur de l’orientation ? « Dominique Steiler, invité dans le cadre du nouvel événement Le Monde O21/s’orienter au 21e siècle qui se tient à Villeurbanne les 15 et 16 février, explique l’importance de se connaître soi-même avant de choisir une orientation. Il propose également des pistes de réflexion pour repenser le fonctionnement des institutions scolaires, “trop axé sur la peur”, et invite les élèves à écouter leurs émotions, car “tout ce qu’ils ressentent est légitime”. »

Sur Educpros, interview de Pierre Mathiot : "Avec les Parcours d’excellence, l’enjeu d’une orientation ambitieuse". « Un an après sa nomination, Pierre Mathiot, délégué ministériel aux Parcours d’excellence, souligne la difficulté de construire des partenariats durables entre collèges et établissements d’enseignement supérieur. L’enjeu, pourtant, est bien de “préparer au mieux l’orientation vers le supérieur”. »

Psychologues de l’Éducation nationale (ex-COP) : « nous ne sommes pas assez nombreux ». « Suite au décret du 1er février 2017, les conseillers d’orientation-psychologues deviennent des psychologues de l’Éducation nationale. Cette nouvelle dénomination est l’occasion de découvrir plus concrètement ce métier avec Sylvie Amici, présidente de l’Acop-F. »

Pendant ce temps, La Nouvelle République soutient les CIO : dans le Loir-et-Cher - Romorantin-Lanthenay - Des conseils précieux pour les élèves au CIO. « Déménagé il y a moins d’un an, le centre d’information et d’orientation conseille des lycéens en pleine période de pré-inscriptions pour la rentrée. » Et en Indre - Le Blanc - Le CIO au service des futurs étudiants. « Le Centre d’information et d’orientation se mobilise pour aider les futurs étudiants dans le choix de leurs études et les stratégies à mettre en place. »

Aux programmes

Présidentielle 2017 : que proposent les candidats pour les banlieues ? « Éclairage - À moins de trois mois de l’élection présidentielle, les affrontements entre forces de l’ordre et population en banlieue parisienne ont relancé le débat sur les quartiers dits sensibles. »

Obligation scolaire de 3 à 18 ans ? Par Claude Lelièvre sur son Blog : Histoire et politiques scolaires. « Cet objectif a été réaffirmé la semaine dernière par Najat Vallaud-Belkacem (ministre de l’Éducation nationale, et qui souhaite le rester si Benoît Hamon l’emporte), objectif qu’elle avait avancé dès septembre dernier. Mais est-il populaire ? Pas sûr, même dans les milieux enseignants. Toujours est-il qu’il figure aussi désormais dans le programme de Jean-Luc Mélenchon. »

Michel Lussault : "Je plaide pour une licence aux deux premières années très générales". « Un enseignement moins spécialisé dans le secondaire, une licence universitaire ouverte à tous avec deux premières années non disciplinaires… Michel Lussault, ancien président d’université, aujourd’hui président du Conseil supérieur des programmes, donne à EducPros sa vision du bac - 3/bac + 3. »
Ce qui nous amène au ...

Supérieur

Charles Dubar : "Rares sont les fonds qui ne s’intéressent pas à l’éducation" par Cécile Peltier. “Alors que certains fonds d’investissement s’intéressent aux grosses structures de l’enseignement supérieur, Platina Partners se positionne au contraire sur les petits acteurs du secteur. Charles Dubar, directeur associé du fonds indépendant européen, détaille sa stratégie, à l’occasion de la conférence EducPros du 23 février 2017.”

Faut-il enseigner l’innovation aux étudiants ? « L’innovation est un des termes les plus médiatisés et qui s’est presque “banalisé”. Il est donc normal de retrouver ce concept dans les cursus d’enseignement mais on peut s’interroger sur la pertinence d’enseigner une matière qui s’appuie déjà sur les fondamentaux et les outils d’autres disciplines bien établies comme la stratégie, le marketing, l’économie, la finance, etc. ? Finalement, l’innovation n’est-elle pas juste une nouvelle manière de repenser certains outils ou certaines méthodes existants dans une logique accrue de différenciation et de compétitivité des organisations ? » Mais il n’y a pas qu’une « matière » dit-il, il y a aussi transdisciplinarité, démarche d’exploration et de sensibilisation à l’entrepreneuriat.

Pour le Pape François, l’université est un lieu d’éducation à la solidarité. « Lors de sa visite à l’Université Roma Tre, dans la matinée de ce vendredi 17 février 2017, le Pape François n’a pas prononcé le discours qui était prévu, mais en a remis le texte au recteur. » Vous en lirez les principaux points. « Enfin, face à la peur de l’Occident face à l’étranger qui pourrait menacer la culture chrétienne de l’Europe, le Pape précise que la première menace pour la culture chrétienne en Europe provient de l’intérieur, à travers les tentations du repli sur soi. Le Pape invite donc à une formation universitaire qui pousse les jeunes vers la solidarité et non pas l’individualisme ».

Et pour finir, une réflexion à propos du numérique. Dans les Echos, Florian Malecki, Directeur Marketing Produits International de SonicWall, se demande : Sécuriser les réseaux scolaires : comment protéger les enfants des menaces sur Internet ? « L’enseignement actuel demande un accès important à des informations et à des ressources sur Internet. À cet égard, les établissements scolaires doivent faire face à une forte pression de l’État, des parents et de groupes d’intérêts spéciaux, qui leur demandent de surveiller leurs réseaux afin de prévenir tout abus contre les enfants et adolescents dont ils ont la responsabilité. »

Bon week-end à touts et à tous, bonne reprise pour les uns et bonne vacances pour les autres.

Bernard Desclaux

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Obligation scolaire de 3 à 18 ans? Par Claude Lelièvre...

17 Février 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education

Cet objectif a été réaffirmé la semaine dernière par Najat Vallaud-Belkacem (ministre de l'Education nationale, et qui souhaite le rester si Benoît Hamon l'emporte), objectif qu'elle avait avancé dès septembre dernier. Mais est-il populaire ? Pas sûr, même dans les milieux enseignants. Toujours est-il qu'il figure aussi désormais dans le programme de Jean-Luc Mélenchon.

« Aller plus loin sur l'Education lors du prochain quinquennat, c'est proposer, comme je le ferai, d'étendre la scolarité obligatoire de 3 ans à 18 ans », avait-t-elle déclaré le 17 septembre 2016.

Une scolarité obligatoire à partir de 3 ans ne va certes pas de soi (car, depuis 1882, ce n'est pas la ''scolarisation'' à proprement parler qui est obligatoire, mais ''l'instruction''). Cependant elle ne pose pas un problème majeur dans la mesure où, dans les faits, les plus de trois ans sont déjà quasiment tous ''scolarisés'' (même si c'est de façon plus ou moins continue et effective).

Il n'en va pas de même pour les plus de 16 ans, car un pourcentage non négligeable d'entre eux ne sont pas du tout scolarisés (même en comptant ceux en apprentissage).

En France, pour l'année scolaire 2014-2015, le taux de scolarisation des jeunes qui avaient atteint 17 ans révolus au 1er janvier 2015 a été de 91,6% et celui de ceux qui avaient atteint 18 ans révolus de 77,5%.

En 2012, année où une vaste enquête a été menée dans les 28 pays de l'Union européenne, on a constaté qu'en moyenne 80,4% des jeunes de 18 ans étaient encore scolarisés, mais seulement 75,4% en France (soit 5% de points en moins que la moyenne). Dans neuf pays des Etats membres de l'Union cette proportion était égale ou supérieure à 90% (dans l'ordre croissant : Pays-Bas, Slovénie, Estonie, Pologne, Finlande, Lettonie, Suède, Lituanie, Irlande où elle atteint plus de 99%).

Si l'on en juge par certains sondages (récents ou anciens) dans les milieux enseignants, la prolongation de la scolarité obligatoire est loin d'aller de soi pour une part importante d'entre eux.

En octobre 2012 (au moment de la concertation ayant précédé la loi de refondation de l'Ecole), le réseau social enseignant ''Néo-Prof'' a organisé une consultation à ce sujet. Seulement 25% des votants (un bon millier) se sont prononcés pour une scolarisation obligatoire jusqu'à 18 ans (67% jusqu'à 16 ans, et 7% sans avis). C'est certes un réseau plutôt ''conservateur'', mais cela donne quand même une certaine indication relative.

On peut noter toutefois que les réticences ont été nettement plus importantes dans le passé. Dix ans après la mise en place effective de l'instruction obligatoire jusqu’à 16 ans, un sondage est effectué par la SOFRES en décembre 1977 auprès d’un ‘’échantillon représentatif’’ des enseignants à qui l’on pose la question suivante : "A quel âge l’interruption de la scolarité obligatoire devrait-elle être possible : à 14 ans, à 16 ans, ou à 18 ans ? ". 48% des enseignants se prononcent pour 14 ans ( et 12% pour 18 ans ).

En septembre 1985 la SOFRES repose la même question à un ‘’échantillon représentatif’’ d’enseignants. 42 % d’enseignants (6% de moins qu’en 1977) se prononcent pour la possibilité d’interruption de la scolarité à 14 ans, et 15% pour la repousser jusqu’à 18 ans (3% de plus qu’en 1977)

En tout état de cause cet objectif d'allongement de la ''scolarité obligatoire'' est à des années-lumières des propositions énoncées par François Fillon qui ne trouve rien de mieux que de faire du brevet une condition de passage en seconde (ce qu'il n'a jamais été!) ou bien par Marine Le Pen qui se prononce pour « la suppression progressive du collège unique et l'autorisation de l'apprentissage à partir de 14 ans » (article 81 de son programme présidentiel).

Claude Lelièvre

La vidéo d'illustration est ajoutée par mes soins

CC

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Présidentielle 2017... Hamon: mixité socio-scolaire et "crime contre l'humanité"...

17 Février 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Politique, #Hamon

EXTRAIT

(...)

Mixité sociale et scolaire

Benoît Hamon a défendu son idée de "mixité scolaire". Selon lui, la diversité du niveau des élèves et leurs origines sociales sont des facteurs de réussite à l'école. "Je ne dis pas que ce sera simple", admet le candidat socialiste à la présidentielle qui prévoit que les parents d'élèves puissent faire "plusieurs vœux". "La mise en œuvre de la mixité scolaire doit répondre à la mixité sociale. Plus un établissement est homogène socialement, plus il concentre des problèmes pour les élèves en difficulté. Il faut donc passer à la mixité scolaire en élargissant les bassins de recrutement."

Le candidat à la présidentielle réitère également sa volonté que "l'enseignement privé soit associé, par la discussion". "Nous avons le devoir d'organiser la mixité sociale au bénéfice de tous", a-t-il conclu.

Les mots d'Emmanuel Macron sur la colonisation

Benoît Hamon est revenu vendredi sur les propos d'Emmanuel Macron, à Alger, mardi dernier, qui a qualifié la colonisation française de "crime contre l'humanité". Pour Benoît Hamon, c'est "un fardeau suffisamment lourd pour ne pas s'engager à la légère", en invitant le candidat d'En Marche ! à prendre la mesure de ses propos.

"Il faut qu'Emmanuel Macron dise à qui il pense et s'il envisage que, demain, des personnes soient poursuivies devant un tribunal international", déclare le candidat socialiste. "Crime contre l'humanité, ce n'est pas juste une formule, cela renvoie à la Shoah, aux génocides. Sur ces blessures-là, il ne faut pas jeter de sel, car on se retrouve dans la position où, comme président de la République, il faudra rendre des comptes. Moi, je ne m’engage pas aujourd’hui à l’aventure sur ce terrain-là."

L'intégralité du verbatim est à retrouver ci-dessous

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Renaud Garcia-Fons...

17 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jean Cocteau...

17 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Résultat de recherche d'images pour "jean cocteau la voix humaine"

Allô, allô, allô...... Mais non, madame, nous sommes plusieurs sur la ligne, raccrochez.... Allô.... Vous êtes avec une abonnée.... Oh !... Allô ! mais, madame, raccrochez vous-même... Allô, mademoiselle, allô... Laissez-nous.... Mais non, ce n'est pas le docteur Schmit... Zéro huit, pas zéro sept... Allô ! ... C'est ridicule.... On me demande ; je ne sais pas (elle raccroche, la main sur le récepteur. On sonne) ... Allô ! ... Mais madame, que voulez-vous que j'y fasse ?.... Vous êtes très désagréable.... Comment, ma faute.... Pas du tout.... Pas du tout.... Allô !.... Allô, mademoiselle... On me sonne et je peux pas parler. Il y a du monde sur la ligne. Dites à cette dame de se retirer. (elle raccroche, on sonne) Allô ! c'est toi ?.... C'est toi ?... Oui.... J'entends très mal....Tu es loin, très loin... Allô ! ... C'est affreux.... Il y a plusieurs personnes sur la ligne.... Redemande. Allô ! Re-de-mande.... Je dis : redemande-moi... Mais madame, retirez-vous. Je vous répète que je ne suis pas le docteur Schmit.... Allô ! .... A enfin.... C'est toi......Oui.... Très bien.... Allô !.... Oui.... C'était un vrai supplice de t'entendre à travers tout ce monde....

(...)

Ce coup de téléphone devenait un vrai coup que tu me donnais et je tombais, ou bien un cou, un cou qu’on étrangle, ou bien j’étais au fond d’une mer qui ressemblait à l’appartement d’Auteuil, et j’étais reliée à toi par un tuyau de scaphandre et je te suppliais de ne pas couper le tuyau – enfin, des rêves stupides si on les raconte ; seulement dans le sommeil ils vivaient et c’était terrible…

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Apprendre à nos élèves "juste parce que c'est beau"...

17 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

Je lis régulièrement "M Le Magazine du Monde". Il paraît chaque samedi. Grand amateur de ballets classiques, admirateur de Marie-Agnès Gillot, danseuse Etoile à l'Opéra de Paris, mon regard fut il y a quelques mois attiré par un rapide portrait fait d'elle.

Elle y confiait ceci :

«J'adorais mon grand-père. Il m'a appris plein de choses qui ne servent à rien comme pêcher la crevette, dessiner, apprivoiser les oiseaux, apprendre le nom des arbres».

Ce qui me fit réfléchir...

L'Ecole est en refondation. Trop, pas assez, trop rapidement, trop lentement, pas comme il faudrait pour les uns, comme il ne faut surtout pas pour d'autres. Là n'est pas le sujet de ma réflexion du moment. Voilà donc une danseuse qui, se souvenant de son grand-père adoré, conserve de lui l'image du pédagogue qu'il fut sans même le savoir. Un pédagogue particulier puisqu'il lui apprit des "choses qui ne servent à rien".

"Qui ne servent à rien..."

Et si, de temps à autres, nous, pédagogues experts, professeurs de profession, maniant les programmes avec dextérité, maîtrisant nos savoirs comme personne, capables de construire une séance qui s'achève "pile" sur la sonnerie de fin de cours, ne devrions-nous pas parfois prendre le temps, un temps nullement perdu, d'apprendre à nos élèves ces "choses qui ne servent à rien" ?

J'entends d'ici les quelques-uns, toujours les mêmes, poussant de hauts cris, bras levés vers le ciel, implorant la mémoire des anciens et m'accusant de dangereuse démagogie.

Comment? Ne pas respecter les programmes ? Emmener les élèves vers des «savoirs douteux», même pas évaluables  ? Scandale  !

Comment  ? Oser faire découvrir des savoirs inutiles  ? Quand tout savoir se doit, c'est un dogme scolaire, d'être utile et seulement utile  ? Scandale  !

Loin de moi l'intention de ne pas respecter les programmes ! En plus de trente-quatre ans de bons et loyaux services - je crois - , j'ai toujours mis un point d'honneur à obéir à la vraie seule injonction qui nous soit imposée: respecter ces fameux programmes et en laisser des traces.

Le grand-père de Marie-Agnès Gillot a laissé les traces que j'aimerais aussi laisser, prétentieusement sans doute, dans la mémoire de mes élèves. Ces traces indélébiles liées à des moments où, tout en apprenant ces «choses qui ne servent à rien», ces choses qu'on ne notera pas, ces choses qui ne feront pas l'objet d'un devoir, d'un contrôle, nous construirons ensemble des souvenirs, des souvenirs formateurs de l'adulte que chacun de nos élèves deviendra bientôt. Réapprendre, par exemple, qu'un livre est fait pour être lu avant d'être étudié. Et même, pourquoi pas, de ne pas être étudié du tout.

De temps en temps...

Je souhaite à tous les élèves de ce pays de conserver en mémoire aussi bien des formules mathématiques que la promenade qu'un jour un professeur de français vous fit faire, arrêtant le cours en son milieu, parce qu'il avait envie de vous montrer un paysage d'automne, de vous lire quelques passages de Flaubert et de Maupassant au milieu d'une Normandie vivante, loin du cadre strictement fermé de la salle de classe...

Et de vous montrer quelques libellules frôlant l'eau de la rivière...

Juste parce que c'est beau...

Christophe Chartreux

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