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Vivement l'Ecole!

Macron et Le Pen, fomenteurs d'une crise politique majeure...

20 Février 2017 , Rédigé par La Tribune Publié dans #Politique, #FN

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Que l'un ou l'autre remporte l'élection présidentielle, la majorité sera introuvable à l'Assemblée nationale et la crise assurée. Par Virginie Martin, Politologue

Les dernières études nous prédisent chaque semaine la fin des partis traditionnels. De sondage en sondage, le candidat LR se tasse et le candidat PS a du mal à accrocher une première ou une seconde place. Bien sûr, il ne s'agit que de sondages et on espère encore que la démocratie ne passe pas par ces seuls instituts.

Cependant, faisons ici un peu de prospective, car, à force d'être focalisé sur la présidentielle et ses deux tours on oublie l'essentiel, à savoir les élections législatives... Autrement dit nous avons une élection à 4 tours.

Or, les deux candidats qui ne sont pas dans le système des partis de gouvernement que ce soit Marine Le Pen ou Emmanuel Macron, ne nous disent rien de la suite de leur scénario en cas d'élection. Pourtant, l'élection de l'un ou l'autre de ces deux candidats conduira, assurément, à une crise politique et institutionnelle de très grande ampleur. Car, vouloir renverser la table est une chose, mais créer de toutes pièces une crise de régime en est une autre.

Une vraie crise politique

Et en effet, les deux scénarii nous amènent à deux impasses : celle de l'absence de majorité à l'Assemblée nationale.

Même si son projet ne semble pas être très différent par certains points de la gauche, par d'autres de la droite, le cavalier Macron aura bien des difficultés à construire une majorité "En Marche" à l'Assemblée nationale. Il ne pourra pas compter sur les primo-arrivants en politique et devra se contenter de recycler sous la bannière EM des anciens du PS ou de LR. Un calcul qui n'atteindra certainement jamais la barre des 288 députés ; au mieux, il pourrait avoir un groupe à l'Assemblée nationale. À moins qu'il ne fasse des tractations qu'il semble pourtant tellement reprocher aux partis traditionnels...

De fait, le calcul de Macron est-il en une année de créer en France une des crises politiques majeures pour au final ne proposer rien d'autre que ce que l'on trouve déjà ici où là à gauche comme à droite ? Juste une aventure personnelle qui ne peut aboutir qu'à une cohabitation et à un président qui sera considéré comme illégitime tant il n'a pas d'expérience politique de terrain, qu'il n'aura jamais été élu localement, qu'il ne sait somme toute pas grand-chose des fonctions régaliennes... bref le président Macron en cohabitation sera un Chirac sans socle ou une reine d'Angleterre sans héritage. Tout ça pour ça ?

Et par ailleurs, selon la majorité à l'AN, quel Premier ministre ? Manuel Valls ? Benoit Hamon ? Xavier Bertrand ? François Fillon ?

Quelle majorité pour Marine Le Pen, quel Premier ministre?

Dans le cas de l'élection de Marine de Pen ; le scénario est identique (ou quasi) : la majorité à l'AN ne sera pas atteinte par le FN et les députés frontistes pourront là aussi peut-être avoir un groupe, mais seront bien loin de pouvoir compter sur une assise à l'Assemblée nationale.

Une cohabitation sera dès lors en route avec un Premier ministre LR ou PS ? Rien n'est moins sûr et quel responsable politique acceptera un tel poste ? Pour quel gouvernement ?

À moins qu'une droite dure se mette en place sortie tout droit de chez LR. Marine Le Pen ne pourra pas appliquer son programme tant les contre-pouvoirs seront forts, mais elle pourra donner à coup sûr quelques signes de sympathie à un Trump ou un Poutine.

La fin du clivage gauche-droite, vraiment?

Finalement, à leur façon et parce que la Ve République les y oblige, Macron rejoindra après moult tractations la gauche, et Le Pen se rangera à droite... la fin du clivage qu'ils disaient... À moins que le libéralisme de l'un rebute la gauche de Mélenchon et même celle de Hamon et que l'électorat populaire de Le Pen ne soit rebuté par une droite dure.

Au total, ces deux candidats, l'un par simple et brutale ambition personnelle, par dandysme politique, l'autre par volonté de faire de la France un autre type de pays, au total ces deux candidats pourraient nous préparer à une crise institutionnelle majeure.

Deux solutions à ces scénarii en forme d'impasse : l'éthique de responsabilité, chère à Max Weber, qui pourrait traverser la conscience politique de l'un ou de l'autre et laisser la place ? Ce schéma n'étant guère probable alors il est à souhaiter que celui qui sort vainqueur de cette présidentielle soit issu de nos bons vieux partis traditionnels, corps intermédiaires qui sont encore capables d'éviter une dérive vers une forme de démocratie directe.

Virginie Martin

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Vocabulaire: parlez-vous le Macron? (Vidéo)

19 Février 2017 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Politique, #Vocabulaire

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Edna Stern joue Bach, Chopin, Mozart...

19 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Albert Cohen...

19 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Amour de ma mère. Jamais plus je n'aurai auprès de moi un être parfaitement bon. Mais pourquoi les hommes sont-ils méchants ? Que je suis étonné sur cette terre. Pourquoi sont-ils si vite haineux, hargneux ? Pourquoi adorent-ils se venger, dire vite du mal de vous, eux qui vont bientôt mourir les pauvres ? Que cette horrible aventure des humains qui arrivent sur cette terre, rient, bougent, puis soudain ne bougent plus, ne les rende pas bons, c'est incroyable. Et pourquoi vous répondent-ils si vite mal, d'une voix de cacatoès, si vous êtes doux avec eux, ce qui leur donne à penser que vous êtes sans importance c'est à dire sans danger ? Ce qui fait que des tendres doivent faire semblant d'être méchants pour qu'on leur fiche la paix, ou même, ce qui est tragique, pour qu'on les aime. Et si on allait se coucher et affreusement dormir ? Chien endormi n'a pas de puces. Oui, allons dormir, le sommeil a les avantages de la mort sans son petit inconvénient. Allons nous installer dans l'agréable cercueil. Comme j'aimerais pouvoir ôter, tel l'édenté son dentier qu'il met dans un verre d'eau près du lit, ôter mon cerveau de sa boîte, ôter mon coeur trop battant, ce pauvre bougre qui fait trop bien son devoir, ôter mon cerveau et mon coeur et les baigner, ces deux pauvres milliardaires, dans des solutions rafraîchissantes, tandis que je dormirais comme un petit enfant que je ne serai jamais plus. Qu'il y a peu d'humains et que soudain le monde est désert.

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Ecoutons nos élèves...

19 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

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Lors d'un voyage en Italie avec mes élèves de 4è et 3è, j'ai pris le temps d'écouter, de les écouter, car nous disposions de ces heures d'échange qui manquent trop souvent au collège par la faute d'emplois du temps délirants d'absurdité. J'ai découvert d'autres pré-adolescents qui ont découvert j'espère un autre professeur.

De toutes ces conversations, avec les filles comme avec les garçons, le soir en bord de plage ou lors des pauses-déjeuner à Rome, Ostie ou Herculanum, jusque dans le train du retour, jusque dans la gare de Milan lors de notre correspondance vers Rome à l'aller puis Paris au retour, j'ai entendu leur curiosité, leur appétit de savoir, leur bonheur d'être ensemble, leurs émerveillements au Colisée ou devant les ruines  de la ville engloutie par les cendres du Vésuve.... Et puis j'ai très souvent entendu aussi leurs inquiétudes. L'avenir. Les 3è surtout. Ils quittaient le collège quelques mois après ce voyage.

Notre société française, ce "modèle", est fondée depuis des décennies sur le fait "certain" que l'Ecole aide les enfants à, au moins maintenir un rang social, au mieux aide celles et ceux qui partaient de très bas à gravir quelques échelons. Or depuis les années 1990, l'échelle est toujours là, l'Ecole aussi, mais elle semble ne "profiter" qu'aux plus favorisés à la naissance. Loin de moi l'idée d'en vouloir à ces excellents élèves. Je les ai toujours encouragés, félicités. Ai toujours interdit les moqueries à leur encontre: "Ah oui mais lui c'est un intello !"...

Il n'empêche que, pour reprendre une réflexion de François Dubet, "On traite mal ceux qui ne sont pas dans l'élite". Les clefs de la réussite scolaire sont détenues par les mêmes, plus fermement encore depuis la crise. Même les diplômés ne sont plus aussi certains de la valeur annoncée du diplôme obtenu. Alors, une peur en entraînant une autre, on conserve précieusement ces petits avantages personnels. On devient égoïste. On ne sait jamais. On n'est jamais trop prudent. Etc...

Et, d'émancipatrice l'Ecole a tendu un autre miroir à ses utilisateurs. celui de la "stagnation éducative". Tout s'est figé, comme les corps des suppliciés d'Herculanum enfermés dans leur prison de roche volcanique. Le divorce entre le "peuple" et les "élites" achève de se consommer. Une génération entière a désormais acquis la conviction tragique qu'il y a eu tromperie sur la marchandise. Une tromperie d'autant plus inacceptable que l'Ecole a continué de véhiculer l'idée d'un "contrat de confiance" qu'elle savait ne plus pouvoir honorer. D'où mon soutien total à la refondation de l'institution toute entière. Refondation qui n'est même plus discutable.

Dans les rires et les regards joyeux de mes élèves, dans les yeux gris-bleu de Sarah, dans les mots de Thomas et de Zoé, dans les colères soudaines de Jade, dans les courses folles de Pierre, Souad et Julie sur la plage, dans les mots de tous j'ai entendu leurs bonheurs présents et leurs peurs futures. Ces peurs qui sont le terreau du succès des discours réactionnaires.

Pour ces élèves-là, comme pour tous ceux de mes collègues, je souhaite une autre Ecole. Non pas une Ecole adaptée à la société qui va (mal) mais une Ecole qui ait un sens, qui donne du sens et qui indique quelle société nous voulons plutôt que d'accepter celle que nous subissons et, pire encore, faisons subir à nos élèves.

Christophe Chartreux

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Le tour d’honneur de Najat Vallaud-Belkacem – Reportage du Dauphiné Libéré...

19 Février 2017 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Education, #Décrochage

Retrouvez ici le reportage consacré par le Dauphiné Libéré à la visite de la ministre de l’Éducation nationale en Nord Isère, ce vendredi 17 février 2017, sur le thème du décrochage et pour l’inauguration de l’école maternelle de Diémoz.

Tout le monde veut une photo avec elle. Des élèves au personnel de  l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem a la cote. « Cela n’arrive qu’une fois dans une carrière qu’un ministre de l’Éducation nationale vienne dans son établissement », justifie tout sourire Jean-Louis Cornut, le chef d’établissement du lycée Ella Fitzgerald.

En déplacement hier, la ministre a commencé sa visite par un bain de foule devant le lycée face à des élèves surexcités. Qui crient leur joie d’avoir réussi un selfie.

« C’est extrêmement enthousiasmant »

Au delà du plan de communication, Najat Vallaud-Belkacem est venue découvrir un lycée. Si les élèves parfaits tenaient le premier rôle pour présenter l’établissement à la ministre, ceux qui ne sont pas dans les associations lycéennes, croisés au détour d’un couloir, ne sont pas en reste pour vanter les mérites de leur établissement : « On est bien ici, c’est top », peut-on entendre. Il faut dire que l’établissement qui compte plus de 2000 élèves a bonne réputation. Démonstration de l’atelier théâtre, présentation de la seconde à orientation professionnelle choisie et pour finir, table ronde autour du décrochage scolaire [lire ci-dessus], thème de la visite de la ministre. Qui ne manque pas de féliciter les troupes :

« C’est extrêmement enthousiasmant pour la ministre de l’Éducation nationale que je suis d’entendre tout cela », indique Najat Vallaud-Belkacem.

Des bons mots et une réelle écoute lui ont suffi pour asseoir sa popularité. Pour que les recettes viennoises s’appliquent ailleurs, la ministre répond : « Il faut un cadre national et la mise en place de mesures mais aussi un engagement des équipes, notamment contre le décrochage scolaire. »

La lutte contre le décrochage scolaire, une priorité

Il y a moins de 100 000 jeunes qui sortent annuellement du système scolaire sans qualification. Un bon chiffre pour le ministère de l’Éducation nationale, qui a fait de la lutte contre le décrochage scolaire l’une de ses priorités.

Lors de la table ronde sur le sujet hier au lycée Ella Fitzgerald, la parole a été donnée à des élèves, à des parents, à des conseillères principales d’éducation, à des enseignants.

Deux mesures ont principalement été mises en avant par ces intervenants : le droit au redoublement après l’échec à un examen et les passerelles entre les filières.

À la rentrée dernière, 66 % des élèves ayant échoué, tous diplômes confondus, ont demandé à préparer à nouveau leur examen dans l’établissement (33 % à la rentrée précédente). Marion, en terminale littéraire pour la deuxième année, dit envisager le futur, « ce qui n’était pas le cas avant ». Le lycée de Vienne/Saint Romain-en-Gal fait partie des bons élèves, lui qui a mis en place un coaching scolaire, un tutorat avec des professeurs volontaires…

Les passerelles entre les différentes filières ont aussi été louées, comme celle existante entre le baccalauréat professionnel et les classes de STS, section technique spécialisée.

La ministre inaugure l’école maternelle de Diémoz

 

Il est 16 h 30 ce vendredi, mais bien que la cloche ait sonné à l’école maternelle de Diémoz, les écoliers ne semblent pas presser de partir en vacances. Et pour cause : petits et grands attendent d’apercevoir, même de loin, collés derrière la grille de l’école, Najat Vallaud-Belkacem.

Avec une petite demi-heure de retard, la ministre de l’Éducation nationale – tout sourire – arrive, au son des sirènes hurlantes, escortée par les gendarmes. Elle est venue inaugurer la nouvelle école de ce village rural de 2 600 habitants.

« C’est toujours un grand moment dans la vie d’une commune », déclare Christian Rey. Le maire socialiste, qui fête par ailleurs son anniversaire, n’est pas peu fier de recevoir cette invitée de marque dont le nom restera gravé dans le marbre, au côté du sien, sur la plaque accrochée à la façade de l’école.

Après la visite des locaux jugés « lumineux et très cocoon », Najat Vallaud-Belkacem confie : « J’y mettrais bien mes enfants ! Le chemin de l’école est le plus exaltant. Et les premières étapes sont précieuses. » La ministre rappelle aussi que l’école maternelle est une « spécificité française enviée ».

Au passage, la représentante du gouvernement ne manque pas de défendre son bilan, notamment l’instauration en 2015 des nouveaux programmes du primaire, le choix de la logique de territoire plutôt que la logique comptable avec les conventions ruralité « pour éviter de fermer des classes ».

Elle soutiendra Benoît Hamon « sans état d’âme »

En aparté, la ministre confirme soutenir « sans état d’âme » Benoît Hamon, même si, pour elle, François Hollande aurait été « le plus légitime ». Elle invite son camp « à se projeter dans l’avenir, poursuivre les réformes menées comme celle des rythmes scolaires qui a permis à 75 % enfants de pratiquer une activité périscolaire contre 25 % auparavant ».

Dans un discours très partisan, le député de la 8e circonscription, Erwann Binet, vante encore le bilan de la gauche, en particulier les créations de postes dans l’Académie de Grenoble (1 646 de 2013 à 2017). Aurélie Vernay, conseillère départementale LR, met en avant les actions de la majorité de droite, en faveur des collèges.

Au moment de couper le ruban, la ministre souhaite longue vie à cette « magnifique école » qui a bénéficié de subventions… de droite comme de gauche : 500 000 € de l’État, 700 000 € du Département et 25 000 € de la réserve parlementaire. À croire que l’éducation transcende les camps.

Reportages d’Édith Rivoire et Bénédicte Dufour pour Le Dauphiné Libéré.

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Le travail de groupes à l’école primaire : entre filles, entre garçons...

19 Février 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education

fille garçon école

Photo: pixabay

Vivre ensemble, travailler ensemble, telles sont les directives de l’école, mais faire travailler des élèves au sein de groupes de travail peut être un exercice ardu. L’observation de la formation spontanée des groupes met en relief les raisons qui conduisent certains élèves à se choisir ou à s’exclure.

À l’école primaire, dans la cour de récréation ou à la cantine, les élèves ont tendance le plus souvent à se regrouper par sexe par peur du commérage et des moqueries et de la terminologie sexuelle et homophobe. La pression exercée entraverait toute autre configuration. Les élèves entretiennent la ségrégation par des mots et des jeux à charge hétérosexuelle (à chat… course, fuite). Cette séparation des corps constituerait une étape dans la construction des identités de sexe par des « évitements spatiaux » et des « violations de territoire »[1]. Ainsi, filles et garçons marquent et ritualisent des frontières de sexes en gage de paix sociale et personnelle dans les espaces « libres » de l’école.

Mais, qu’en est-il au sein de la classe et dans le choix de partenaires de travail ? comment s’établissent les groupes de travail au cycle 3 - notre terrain d’observation - comment la relation au travail pour les élèves est - elle traversée par des rapports sociaux de sexe ?
La classe est le lieu où certes se développent des compétences scolaires, mais pas seulement. En effet, un élève appartient à différentes catégories (sociale, linguistique, religieuse, ethnique…) et actualise ces dernières dans ses rapports à ses pairs et à son enseignante ce qui n’est pas sans influencer les situations d’apprentissage. Dans l’espace de la classe, comment mesurer l’impact de la vie socio-affective des élèves sur les situations d’apprentissage ? Peut-on faire l’hypothèse d’un choix de groupes de travail conforme à la catégorie « sexe » ? Cette conformité peut-elle s’expliquer par une attraction personnelle (c’est-à-dire un choix affectif) ou davantage par une attraction sociale (alors lié à un souci de performance) ?

L’approche sociométrique

Nous avons choisi de conduire une observation participante dans quatre classes de CE2, CM1 et CM2 de la région Centre pour comprendre les mécanismes opérants. Afin d’établir une mesure des relations au sein des groupes en classe, nous avons choisi l’approche sociométrique.
Pour chaque élève, il s’agit de prendre sa place dans le groupe, et de mettre à disposition ses propres compétences au service du travail commun. La difficulté du travail de groupe repose sur les effets des interactions entre pairs qui peuvent s’élaborer sur des rapports de domination ou de fascination. Mais, ces groupes de travail peuvent aussi favoriser la confrontation cognitive et permettre l’émergence de nouvelles représentations. En effet, chaque élève, dans son groupe, doit être confronté à « sa zone proximale de développement » [2] et aussi connaître la levée de freins dans ses rapports sociaux (timidité, angoisse…).

Ci-dessous un sociogramme réalisé dans une classe de CE2/CM1 et représentatif de l’ensemble des données. Parce que travailler en groupe peut conduire à certains résultats improductifs (investissement différent des membres, conflits, rejet, isolement, prise de pouvoir...). Il est nécessaire de proposer des configurations de travail qui prennent en compte les enjeux relationnels afin qu’une cohésion s’installe. De sorte qu’en mesurant les relations d’un groupe par un questionnaire,on modélise un système relationnel du groupe (Jacob Levy Moreno, 1933). C’est ce que l’on nomme le sociogramme, il peut prendre différentes formes (diagramme, tableau...). Ainsi, on peut proposer des sous-groupes de travail efficaces...", ce qui n’est pas rien dans une classe !.

(...)

Céline Delcroix

Filles et garçons à l’école

Coordonné par Isabelle Collet et Geneviève Pezeu

Comment vont les filles et les garçons à l’école ? Les anciens débats sont loin d’être clos et de nouvelles questions apparaissent. L’école mixte est régulièrement mise en cause, accusée de desservir tour à tour les filles ou les garçons. La question des violences sexistes et homophobes préoccupe tous les acteurs de l’école. Les garçons ne sont plus des élèves génériques exemplaires sur lesquels il faudrait aligner les filles : ils ont eux aussi un sexe et subissent eux aussi l’influence délétère des stéréotypes sexistes.
À travers ce dossier, nous désirons rendre compte des débats actuels, et aussi mettre en lumière l’inventivité et la créativité de tous celles et ceux qui agissent en faveur de l’égalité entre garçons et filles.

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Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Jean Zay, figure de gauche et de la laïcité récupérée par le FN (et par d'autres)...

19 Février 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Laïcité, #Politique, #FN

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Dessin de Jean-Marie Olaya pour Les Cahiers Pédagogiques

EXTRAIT

Des circulaires de celui qui fut ministre de l'Education nationale sous le Front populaire sont utilisées pour défendre de nouvelles attaques contre les musulmans. Hélène Mouchard-Zay, sa fille, s'attaque à ce «rapt».

Quand elle a vu ça, elle est «tombée de sa chaise», dit-elle à Libération. Hélène Mouchard-Zay est la directrice du Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv d’Orléans. L’objet de sa surprise figure dans le programme de Marine Le Pen, candidate du Front national à l’élection présidentielle. Voici sa proposition n°102, sur les 144 que compte son programme :

«Faire de l’école un "asile inviolable où les querelles des hommes n’entrent pas" (Jean Zay), donc en y imposant non seulement la laïcité, mais également la neutralité et la sécurité.»

Laïcité, neutralité, sécurité ? Le programme de Marine Le Pen ne précise pas ce qu’elle entend par ces mots. S’agirait-il d’aller plus loin que la loi de 2004, qui interdit le port de signes religieux «ostensibles» à l’école ? Et si oui, de quelle manière ? Contacté, le directeur de la communication de la candidate, Florian Philippot, n’a pas répondu.

A défaut de préciser son propos, Marine Le Pen se réfère à une grande figure de l’Education nationale française, Jean Zay. Une figure de gauche aussi : ministre sous le Front populaire, résistant, Jean Zay a été assassiné par la milice française en 1944. Hélène Mouchard-Zay est sa fille et voir son père récupéré par le Front national la dérange beaucoup.

L’école, un «asile inviolable où les querelles des hommes n’entrent pas» : ces mots sont bien de Jean Zay. Ils figurent dans une circulaire signée par le ministre de l’Education nationale le 31 décembre 1936, portant «sur l’absence d’agitation politique dans les établissements scolaires». A cette circulaire en succédera une autre, le 15 mai 1937, «interdisant le prosélytisme religieux». Elles sont toutes deux lisibles dans leur intégralité sur le site de la BNF. Au cours des dernières années, ces deux circulaires ont été régulièrement citées dans les débats sur la laïcité et l’école. Et les voilà qui reviennent donc dans le programme du FN. Mais que disent-elles vraiment ? Et surtout, dans quel contexte ont-elles été adoptées ?

Des circulaires pour contrer l’influence de l’extrême droite

Le contenu, d’abord. La circulaire du 31 décembre 1936 vise des méthodes d’agitation politique menées par des personnes ou des partis non désignés : «Ici le tract politique se mêle aux fournitures scolaires. L’intérieur d’un buvard d’apparence inoffensive étale le programme d’un parti. Ailleurs, des recruteurs politiques en viennent à convoquer dans une "permanence" un grand nombre d’enfants de toute origine scolaire, pour leur remettre des papillons et des tracts à l’insu, bien entendu, de leurs parents et les envoyer ensuite les répandre parmi leurs condisciples», dénonce Jean Zay. «On devra poursuivre énergiquement la répression de toute tentative politique s’adressant aux élèves ou les employant comme instruments, qu’il s’agisse d’enrôlements directs ou de sollicitations aux abords des locaux scolaires», ajoute-t-il.

La circulaire du 15 mai 1937 complète celle de 1936 en précisant que ces recommandations valent aussi pour les «propagandes confessionnelles» : «L’enseignement public est laïque. Aucune forme de prosélytisme ne saurait être admise dans les établissements. Je vous demande d’y veiller avec une fermeté sans défaillance.»

Le contexte, ensuite. Dans un texte publié sur Facebook, et partagé notamment par l’actuelle ministre de L’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, Hélène Mouchard-Zay le rappelle : «Ceux […] qui, dans les années 30, menacent la laïcité, ce sont essentiellement les ligues d’extrême droite qui, pour détruire la République, maintiennent l’agitation dans les établissements scolaires et cherchent à y introduire leur propagande, par toutes sortes de ruses : tracts, recruteurs, enrôlement, etc. C’est contre les menées de ces ligues que Jean Zay veut protéger les enfants, et par la protection de la loi.»

Plus loin, Hélène Mouchard-Zay rappelle les liens historiques qui rapprochent précisément le Front national de ceux à qui Jean Zay s’opposait : «En 1940, c’est cette même extrême droite qui accueille comme une "divine surprise" (Maurras) l’accession au pouvoir, grâce à la victoire de l’Allemagne, de Pétain et de ce régime qui va s’empresser de mettre à mort la République, avant d’engager les persécutions contre ceux qu’il désigne comme "l’anti-France". Ses journaux, en particulier Gringoire et Je suis partout, ne cessent pendant toute l’occupation d’alimenter la haine contre les juifs et les résistants, et Jean Zay, depuis toujours détesté par l’extrême droite, continue à être l’une de leurs cibles principales. La milice s’engage activement dans cette chasse à mort contre les juifs et les résistants. Cette même milice qui assassinera Jean Zay en 1944… Le FN est l’héritier historique de cette extrême droite française, maurrassienne et pétainiste. Il ne s’en est jamais démarqué, et chacun peut constater l’inspiration maurrassienne des idées qu’il développe.»

Quant à la «neutralité» vantée par Marine Le Pen à travers ces circulaires, là aussi, Hélène Mouchard-Zay estime que la candidate du FN tape à côté de la plaque : «Jean Zay appelle les enseignants à la mobilisation pour la défense de la République et les valeurs qui la fondent. S’il refuse tout militantisme politique, idéologique ou religieux dans l’école, c’est au nom des valeurs qui fondent la République et que combat au contraire Marine le Pen : il veut une école qui apprenne à juger par soi-même et non à applaudir des hommes – ou des femmes – providentiel(le)s. Il veut une République ouverte, fraternelle, solidaire, qui n’exclut personne en raison de ses origines ou de sa religion, et dont le fondement est une école qui accueille tous les enfants, quels qu’ils soient, et qui tente de les ouvrir au monde.»

Une vision aux antipodes donc de celle que défend Marine Le Pen, qui voudrait voir l’interdiction des signes religieux, et notamment des voiles islamiques, étendue à tous les lieux publics… tout en favorisant l’enseignement privé hors contrat.

(...)

Frantz Durupt

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Exemple "pédagogique" par l'image de la contradiction... Ou quand Macron "enfume"...

19 Février 2017 , Rédigé par Mediapart - Liberation Publié dans #Education, #Politique, #Macron

L'enfumage de Macron sur le cannabis, de la dépénalisation à la «tolérance zéro»

Boulette.

Interviewé par le Figaro ce vendredi, Emmanuel Macron évoque sa politique dite de «tolérance zéro à l'égard de la délinquance», notamment en matière de stupéfiants. Au sein du même entretien, il semble se contredire lui-même, en déclarant d'abord qu'une amende de 100 euros payable sur-le-champ serait «plus dissuasive et efficace» qu'une «réponse pénale plus tardive et théorique». Une stratégie de «contraventionalisation» comme dira plus tard son porte-parole Arnaud Leroy correspondant donc concrètement à une dépénalisation - sous-entendu du cannabis. Dans son livre Révolution, il évoquait déjà cette piste, écrivant selon Paris Match qu'il est «vain de pénaliser systématiquement la consommation de cannabis».

Sauf qu'à la question suivante du Figaro, le candidat d'En Marche répond : «je ne crois pas à la dépénalisation des "petites doses" ni aux peines symboliques, cela ne règle rien». Début novembre, dans un entretien vidéo pour Mediapart à retrouver ci-dessus, Macron disait à ce sujet avoir une «opinion pas définitive» (une habitude visiblement chez lui), expliquant qu'«il y a des choses qu'on mâture, plutôt que dire une chose et d'y revenir, je préfère être très transparent». Tellement «transparent» que le lecteur du Figaro pourra donc comprendre que le candidat ni de droite ni de gauche est contre la dépénalisation, tout en proposant de l'instaurer de facto.

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Fishbach...

18 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Pour l'anecdote, FishBach (Flora...) fut mon élève pendant trois ans au collège...

Une élève au regard "fantastique"...

J'aime beaucoup ce qu'elle fait...

Christophe Chartreux

 

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