Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

Cécile Alduy étudie le poids des mots... L'analyse du discours macronien est un bijou (à 9 minutes 15 de I'ITW)...

18 Janvier 2017 , Rédigé par Cécile Alduy - Quotidien - Seuil Publié dans #Politique

"Liberté", "laïcité", "sécurité", "peuple", "identité"... Les hommes politiques aiment les mots qui claquent ou qui clivent. Mais quel sens précis leur donnent-ils ? À l'aube d'une année électorale à hauts risques, et dans le contexte de montée du Front national et de menace terroriste accrue, il est urgent de clarifier le sens des mots du débat politique.

Pour la première fois, une analyse scientifique décode la logique du discours des politiques qui se disputent l'élection présidentielle de 2017 – Marine Le Pen, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon, etc.– et de ceux qu'ils ont peu à peu supplantés – François Hollande, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé. À la croisée d'un monde ancien et d'un monde nouveau, c'est la capacité des politiques à lire le monde contemporain et à le dire qui est scrutée.

L'auteur passe au crible plus de 1 300 textes – 2,5 millions de mots – écrits ou prononcés de 2014 à 2016 pour décrypter mots-clés, mots-fétiches et mots-tabous, et cartographier les positions de chacun et la reconfiguration du paysage politique.

Cette enquête sémantique, stylistique et rhétorique dévoile derrière l'écume des petites phrases la structure profonde de la vision du monde des politiques. Que disent-ils ? Qui est "de gauche" et "de droite" à l'heure des concepts politiques élastiques ? Les "populismes" des deux bords se ressemblent-ils vraiment ? Et quels sont les angles morts de ces orateurs aguerris qui manient aussi bien silences et non-dits que slogans et mots d'ordre ?

Plus que jamais, la bataille des idées passera par celle des mots. Et celui qui imposera son propre sens de la "laïcité" ou de la "République" aura remporté une victoire idéologique, au-delà même des résultats électoraux.

Professeur de littérature à l'université Stanford et chercheuse associée au Cevipof à Sciences Po, Cécile Alduy est l'auteur au Seuil de Marine Le Pen prise aux mots. Décryptage du nouveau discours frontiste (2015).

Lire la suite

Isabelle Mayereau...

18 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Milan Kundera...

18 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Afficher l'image d'origine

Il y a un lien secret entre la lenteur et la mémoire, entre la vitesse et l’oubli. Evoquons une situation on ne peut plus banale : un homme marche dans la rue. Soudain, il veut se rappeler quelque chose, mais le souvenir lui échappe. A ce moment, machinalement, il ralentit son pas. Par contre, quelqu’un essaie d’oublier un incident pénible qu’il vient de vivre accélère à son insu l’allure de sa marche comme s’il voulait vite s’éloigner de ce qui se trouve, dans le temps, encore trop proche de lui.

Dans la mathématique existentielle cette expérience prend la forme de deux équations élémentaires : le degré de la lenteur est directement proportionnel à l’intensité de la mémoire ; le degré de la vitesse est directement proportionnel à l’intensité de l’oubli.

Lire la suite

L’éducation aux médias...

18 Janvier 2017 , Rédigé par UNESCO Publié dans #Education, #Médias

fr.unesco.org

fr.unesco.org

La prolifération des médias de masse et des nouvelles technologies a apporté des changements décisifs du comportement et des processus de communication humaine. L’éducation aux médias vise à fournir aux citoyens les compétences (savoir, capacités et attitude) nécessaires vis-à-vis des médias traditionnels et des nouvelles technologies. Cela comprend les éléments suivants :

  • Comprendre le rôle et la fonction des médias dans les sociétés démocratiques
  • Comprendre les conditions nécessaires aux médias afin qu’ils puissent fonctionner convenablement
  • Évaluer de manière critique les contenus médiatiques
  • Prendre part aux médias pour l’expression personnelle et la participation démocratique
  • Obtenir les capacités de révision (TIC y compris) nécessaires à la production de contenu généré par l’utilisateur

(...)

Actualités

Les renseignements complets sont ci-dessous

Lire la suite

Prédicat : « Si nos CM1 ont mis 20 minutes à comprendre, cela ne devrait poser aucun problème à des enseignants »...

18 Janvier 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

Prédicat : « Si nos CM1 ont mis 20 minutes à comprendre, cela ne devrait poser aucun problème à des enseignants »...

Alors que l'introduction du prédicat dans les programmes scolaires attise les critiques, Delphine, professeure des écoles, défend l'utilité de cette notion et explique comment l'aborder.

Les nouveaux programmes du cycle 3 introduisent la notion controversée de prédicat. Pensez-vous que cette notion (qui s’ « ajoute » à celles déjà enseignées) soit utile pour l’apprentissage de la grammaire ?

Oui. Elle permet de lever une confusion qui persistait entre la nature et la fonction du groupe verbal. Dans la phrase Camille chante, on disait aux élèves que le mot « chante » était un verbe (c’est sa nature ou sa classe), et que sa fonction c’était… d’être un verbe aussi. Comme on n’avait pas de mot pour désigner la fonction du groupe verbal, on utilisait sa nature, ce qui n’était pas très heureux.

De plus, le découpage d’une phrase simple en sujet/prédicat (+compléments de phrase éventuels) permet une analyse rapide et facile de la cohérence de la phrase, en particulier dans la production d’écrits. Ce prédicat nous offre la possibilité d’un niveau d’analyse de la syntaxe plus macroscopique. Ce n’était pas aussi simple quand nous analysions directement les groupes plus petits, notamment les différents compléments de verbe.

Certains enseignants et parents estiment que l’introduction de cette nouvelle notion est un « nivellement par le bas ». Comprenez-vous cette polémique ?

Je comprends que les parents s’inquiètent parce qu’on leur a dit, à tort, que l’enseignement du prédicat remplaçait celui du COD. Il ne le remplace pas, il le précède. Les compléments de verbe sont toujours au programme. D’autre part, on connait maintenant des techniques efficaces pour accorder le participe passé sans utiliser le COD (je pense à la méthode Wilmet, par exemple).

(...)

Elsa Doladille

Suite et fin ci-dessous

On pourra lire aussi ci-dessous l'avis éclairé et éclairant de Sylvie Plane, agrégée de grammaire, Vice Présidente du Conseil Supérieur des Programmes.

Lire la suite

"Je serai le Président qui bâtira une Nation éducative"...

18 Janvier 2017 , Rédigé par Avec Valls Publié dans #Politique

"Je serai le Président qui bâtira une Nation éducative"...
Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes de métropole, des outre-mer et de l'étranger,

Je suis candidat à la présidence de la République parce je veux que la France, que les Français, retrouvent la maîtrise de leur destin. Notre pays a les atouts pour entrer dans ce XXIe siècle la tête haute, pour porter ses valeurs avec fierté, pour donner à chacun de ses enfants un avenir à la hauteur de ses rêves.

Le projet que je porte est le fruit d'un engagement sans faille pour mon pays, le pays que j'ai choisi et qui m'a tout donné. Je suis animé par une conviction profonde : la France a besoin de progrès, besoin de justice sociale, besoin d'innovation. Elle a besoin de la Gauche. Je refuse de toutes mes forces l'alternative mortifère entre une droite réactionnaire et une extrême droite dangereuse. Face à elles, j'incarnerai une Gauche moderne, audacieuse et responsable, qui fait aller de pair l'égalité et la liberté pour permettre à chacun de construire son destin.
 
Je serai le Président qui donne du pouvoir d'achat aux Français
 
  • Baisse des impôts pour les classes moyennes et populaires
  • Défiscalisation de la part salariale des heures supplémentaires
  • Augmentation de la prime d'activité pour les travailleurs gagnant jusqu'à 1 500 euros par mois
  • Revalorisation de 10% des petites retraites

Je serai le Président du nouveau modèle social français

  • Création d'un revenu décent de 850 euros pour toutes les personnes sans ressource, dès 18 ans
  • Alignement du régime social des indépendants, artisans, commerçants, sur celui des salariés
  • Lutter contre les déserts médicaux en augmentant le nombre de médecins grâce à la suppression du numerus clausus et en instaurant une politique d'installation plus volontariste

Je serai le Président qui défend la compétitivité des entreprises et l'innovation au service de l'emploi durable

  • Création d'un droit à la création d'entreprise, avec un accompagnement dédié et un prêt de l'Etat à taux zéro, sans remboursement les premières années pour les entrepreneurs
  • Pas de nouvelle taxe des moyens de production pour donner de la lisibilité aux entreprises
  • Réserver une part des marchés publics aux PME
  • Cibler les efforts de l'Etat en priorité sur l'innovation, la transition écologique et les technologies numériques

Je serai le Président de la refondation de l'Europe

  • Une conférence de refondation de l'Europe pour sortir des ambiguïtés, clarifier et redonner du sens au projet européen
  • Convergence des salaires minimum, de l'impôt sur les sociétés
  • Imposer les multinationales du numérique là où elles réalisent leur chiffre d'affaires
  • Mettre la mondialisation au service des peuples en taxant lourdement les produits venant de pays ne respectant pas les normes sociales et environnementales
  • Assurer la souveraineté européenne en contrôlant strictement les investissements stratégiques étrangers en Europe

Je serai le Président qui bâtira une Nation éducative

  • Une scolarisation ou un mode de garde pour tous les enfants de moins de 3 ans
  • Revalorisation du salaire des enseignants
  • 1 milliard d'euros par an pour les universités
Je serai un Président qui protège
 
  • 1 000 policiers et gendarmes supplémentaires chaque année et 1 500 magistrats et greffiers en cinq ans
  • Création d'un fonds européen de défense
  • Porter l'effort de défense à 2% du PIB
Je serai un Président qui défend les valeurs républicaines
 
  • Instaurer un service civique obligatoire de 6 mois pour chaque jeune femme et jeune homme
  • Une Charte de la laïcité sera adossée à la Constitution
  • Diviser par deux les inégalités de salaire entre femmes et hommes
Retrouvez l'intégralité de mon projet ici.

Ce projet, je veux continuer à le construire avec toutes les Françaises et les Français qui refusent la résignation ; toutes celles et tous ceux qui veulent une République plus forte et une France plus juste.

Rien n'est écrit ! C'est aux Français de décider de leur avenir.

Il ne nous reste que quelques jours pour insuffler la dynamique citoyenne qui nous permettra de déjouer les pronostics et de faire gagner la Gauche.

Le dernier grand rendez-vous de cette campagne des primaires sera la réunion publique qui se tiendra à Paris, le vendredi 20 janvier, au Trianon (80, boulevard de Rochechouart, 75018 Paris).

Je compte sur votre mobilisation totale. Nous devons montrer à la France que la Gauche est là, forte, rassemblée, enthousiaste. Une Gauche fière de ses valeurs et de son action. Une Gauche qui refuse que les plus fragiles soient la variable d'ajustement d'un monde en pleine mutation. Une Gauche prête à gouverner encore, dans l'intérêt de la France et des Français.

Le compte-à-rebours est lancé : rendez-vous dans 4 jours au Trianon … et dimanche dans les bureaux de vote !
 
Manuel VALLS
"Je serai le Président qui bâtira une Nation éducative"...
Lire la suite

Pour protester contre Trump, des universitaires organisent des lectures de Michel Foucault...

18 Janvier 2017 , Rédigé par SLATE Publié dans #Politique

lexpress.fr

lexpress.fr

Le jour de l'investiture de Trump, des professeurs d'anthropologie liront ensemble du Foucault partout aux États-Unis.

Pendant que Donald Trump sera investi président le vendredi 20 janvier à Washington, des professeurs de sciences humaines protesteront en lisant des cours du philosophe Michel Foucault à travers les États-Unis.

Ce sont deux anthropologues de Barnard et Columbia University qui ont annoncé le projet sur un blog: l'idée est de lire et discuter du 11e chapitre de «Il faut défendre la société», un cours de mars 1976 qui évoque, entre autres, le bio-pouvoir, le racisme et le nazisme. Le 20 janvier entre 10 heures et 22 heures, des universitaires et étudiants sont donc invités à partager leurs réflexions foucaldiennes sur les réseaux sociaux avec le hashtag #ReadIn. Au moins quatre universités accueilleront des discussions sur le sujet, et l'événement est soutenu par plusieurs revues d'anthropologie.

Interrogés par le journal Inside Higher Ed, Paige West et JC Salyer expliquent que ce cours est utile pour «analyser l'inégalité et la violence dans l'État nation moderne», notamment car Foucault y réfléchit à la façon dont le pouvoir moderne utilise le racisme pour diviser la population.

«Enseigne! Résiste! Organise!»

D'autres formes de protestations ont été organisées par des universitaires avant l'investiture. Dans une vingtaine de facs américaines, le 18 janvier sera un jour de résistance intitulé «Teach! Resist! Organize!» (soit «Enseigne! Résiste! Organise!»). Au lieu des cours normaux, les professeurs sont invités à parler de la situation politique aux États-Unis.

«Transformez vos salles de classe et vos espaces communs en lieux d'éducation contre les politiques de violence, d'exclusion, de ségrégation et d'isolationnisme», explique le site de l'initiative.

Déjà le lundi 15 janvier, des centaines d'écrivains et d'artistes avaient manifesté dans quatre-vingt dix villes américaines dans le cadre de l'événement «Writers Resist», soit «Écrivains en résistance». Certaines pancartes de manif sont déjà devenues célèbres, comme cet ingénieux hommage à René Magritte:

Ou encore cette citation de l'écrivain James Baldwin, toujours d'actualité:

 «L'ignorance alliée au pouvoir est l'ennemi le plus féroce que la justice puisse avoir.»

Claire Levenson

Lire la suite

Revue de Presse Education... Pédagogie - présidentielles - SES ici et ailleurs - sexisme - Divers..

18 Janvier 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

jasonromaior.com

jasonromaior.com

Ce mardi, la presse parle beaucoup de l’articulation entre pédagogie et moyens ainsi que des propositions ou ambitions éducatives des différents candidats ou partis. Ce tour d’horizon de l’actualité abordera aussi la polémique persistante autour des SES et la question du sexisme à l’école, avant de s’achever par quelques informations diverses.
 
Pédagogie
 
Les questions pédagogiques abordées dans la presse aujourd’hui sont le plus souvent liées au sujet épineux des inégalités ( et pas seulement sociales).. Nous commencerons donc cette revue de presse en évoquant une information de l’ Observatoire des zones prioritaires (OZP), qui reprend une note de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), selon laquelle la majorité des élèves de SEGPA, donc parmi les plus fragiles sur le plan scolaire, sont majoritairement issus de milieux défavorisés.

Toujours au sujet des inégalités sociales, un collectif plaide dans un article réservé aux abonnés du Monde pour maintenir les lycées dans la carte de zone d’éducation prioritaire parce que « les inégalités sociales à l’école ne s’effacent pas une fois les élèves sortis du collège ».

Il est encore question d’inégalités, mais dans les rythmes d’apprentissage cette fois, avec l’annonce de la conférence de consensus sur la différenciation pédagogique, dont le Café pédagogique présente les enjeux : « Jean-François Chesnée (JFC) : " [...]Avant un enseignant devait être capable de construire un bon cours. Aujourd’hui on lui demande d’être capable de faire apprendre ses élèves. Il faut donc qu’il se demande comment adapter son enseignement à un public beaucoup plus hétérogène.

Jean-Marie de Ketele (JMDK) : Toutes les études montrent que la massification de l’enseignement a accru la diversité des élèves. On a d eplus en plus d’élèves qui ont du mal à vivre l’école et ses pratiques. S’ils sont satisfaits de l’école, ils ne le sont pas des pratiques de classe. La massification a aussi apporté ce malaise.

JFC : Le malaise est aussi ressenti par les enseignants. Car ils sont sous le feu de prescriptions de plus en plus difficiles à tenir. On leur demande à la fois de prendre en compte les différences entre les élèves et d’atteindre un objectif commun de réussite. Cette opposition est au coeur de la conférence de consensus. »

Enfin, dans son dernier billet de blog, et dans la continuité du débat autour de la nécessité d’adapter sa pédagogie pour réduire les inégalités, Jean-Michel Zakhartchouk insiste pour ne plus isoler la demande de moyens de la question purement pédagogique : « Certes, il est important de ne pas négliger cette taille des classes, objet de controverses au sein de la recherche pour savoir si elle a ou non un impact sur la réussite scolaire. Les militants pédagogiques peuvent avoir la tentation de négliger cette question, si sensible…

Mais il est ennuyeux de se polariser là-dessus, sans envisager le contenu de ce qu’on peut faire de différent si l’effectif baisse. Si certaines propositions ont le mérite de concerner avant tout les endroits difficiles et de ne pas être dans le saupoudrage (passer de 26 à 24, franchement, quelle incidence ?), mais elles restent paresseuses et simplistes. ». Voilà qui devrait susciter le débat...

Présidentielles

Si tous les candidats ont forcément leurs ambitions pour l’éducation et permettent parfois de recentrer l’attention sur des problèmes persistants de notre système éducatif, les élections qui approchent sont aussi trop souvent l’occasion pour certains acteurs de se lancer dans un exercice de dénigrement du système aussi facile que caricatural, et qui leur garantit hélas trop souvent un quart d’heure warholien ; que pour ma part je trouve souvent fort long. C’est à cela que réagit Najat Vallaud Belkacem dans une tribune de Libération, également relayée ici par le Café pédagogique : « Contrairement à ce que l’on pouvait croire, la chasse au « mammouth » reste un hobby d’aujourd’hui. Une chasse facile, au fond. Il suffit d’un titre accrocheur - « Raser Grenelle », « Les assassins de l’école » ou « Achever le mammouth » - pour s’assurer un succès de librairie et surfer sans vergogne sur la vague de l’antisystème. Alors, je veux être précise : je ne refuse pas la critique. Il y a, évidemment, des choses à changer, à faire évoluer. Mais je trouve profondément injuste le procès récurrent fait à l’Education nationale, d’ignorer délibérément les résultats de la recherche scientifique, de préférer le confort des certitudes idéologiques et des fausses évidences à l’effort hardi de réforme qu’exige l’état de notre système scolaire. Les difficultés et les problèmes existent, oui. Mais au fil des pamphlets, revient un refrain lancinant : les difficultés dans la maîtrise des fondamentaux ? La faute au mammouth ! Les inégalités sociales et scolaires ? La faute au mammouth ! L’orthographe, la condition enseignante, les relations avec les familles ? Le mammouth, encore le mammouth, toujours le mammouth. Vraiment ? Rien sur la situation de la société dans son ensemble ? Rien sur la promotion délirante d’un discours consumériste et matérialiste ? Rien sur les crises auxquelles nous faisons face ? »

Les candidats à la primaire de la gauche se contentent, pour leur part, de s’emparer de la question des effectifs, qu’ils jugent trop lourds, surtout dans les petites classes et en ZEP. Les Echos en parlent ici.

Quant à Laurent Wauquiez, Le Figaro nous apprend qu’il rejoindra François Fillon dans l’Ain, notamment pour parler apprentissage, un des fers de lance de la droite en matière de politique éducative.

SES

Aujourd’hui, il est encore question des attaques subies par les sciences économiques et sociales. La lettre de l’éducation fait le point sur les nombreuses controverses qui ont émaillé cette discipline, et remarque que la proximité des élections contribue à relancer certains coups de boutoir contre la conception actuelle de cet enseignement : « Au fil des années, l’ex-PDG de la BNP, Michel Pébereau est devenu le leader des offensives contre les SES. Le dernier épisode de cette bataille éternelle vient de commencer. Il s’est noué en juin dernier lorsque plusieurs membres du Conseil national éducation économie (CNEE) ont démissionné pour protester contre le fait que le chapitre sur le marché dans le programme des SES avait été rendu facultatif. Les démissionnaires ont, depuis, été remplacés et, à des fins d’apaisement, une commission mixte a été constituée, comprenant des enseignants et des économistes de différents bords qui ont commencé à se réunir et doivent formuler des propositions de compromis d’ici au mois de mars.

Selon plusieurs sources fiables, la section économie de l’Académie des sciences morales et politiques (ASMP), dirigée par Michel Pébereau, préparerait pour la fin janvier un rapport comportant des préconisations pour tenter, à la faveur de la campagne électorale, de mettre à l’ordre du jour politique une révision des programmes de SES, voire une remise en cause de la discipline elle-même. Affaire à suivre... ».

Pendant ce temps, au Canada, les enseignants se rebiffent contre l’introduction précipitée,d’un cours d’éducation financière.

Sexisme à l’école

Dans un article, dont la lecture ne peut que consterner et inquiéter, Le Figaro relaie quelques témoignages d’élèves recueillis sur la page Paye ton bahut :« « 50 centimes pour que je te baise, ça te va ? », « S’il te plaît, couche avec moi, stp, stp. Si tu veux, je te donne 20€ », « Plus courte la jupe, non ? »... Autant de propos de collégiens et de lycéens rapportés par celles qui en étaient les destinataires. Plus inquiétant, les remarques et comportements sexistes émanant parfois des professeurs et des personnels éducatifs. Une élève d’un lycée d’Angers explique ainsi que son professeur d’histoire de première « envoie régulièrement les filles en jupe au tableau ». « Une fois, une fille est entrée dans la classe en retard, il a regardé avec insistance ses fesses, puis lui a dit : « Tu devrais mettre un jean avec un trou plus grand la prochaine fois », raconte cette lycéenne. »

L’article de l’enseignant Thomas Messias sur Slate tombe alors à pic pour rappeler que les enseignants ont, eux aussi, un rôle à jouer pour prévenir les comportements sexistes en tous genre et pour clarifier la question, plus essentielle encore, du consentement.

Divers

Nous terminerons cette revue de presse avec deux informations, l’une plus réjouissante que l’autre. Le quotidien régional Paris-Normandie nous apprend que le musée national de l’éducation de Rouen a signé une charte pour faciliter aux enfants la visite du musée.

Et enfin, Marie-Estelle Pech et Caroline Beyer consacrent un article dans le Figaro aux polémiques qui opposent des professeurs sur les réseaux sociaux. Même si l’article est tout à fait sobre et mesuré, et a de toute évidence la volonté d’éclairer un phénomène particulier, on peut s’interroger sur la pertinence de publier un article sur le sujet maintenant (la polémique autour du prédicat étant davantage médiatique qu’une polémique à l’intérieur de la profession), se demander si la classification en différentes catégories n’est pas un peu artificielles (mais elles sont souvent utilisées par des enseignants, il est donc difficile d’en tenir rigueur à ses auteures) et surtout s’agacer une fois de plus devant l’usage malencontreux des termes « pédagogisme » et « pédagogiste », qui sont, à l’origine, utilisés par quelques individus pour en insulter d’autres, sous prétexte qu’ils n’ont pas les mêmes orientations en matière de méthodes pédagogiques. Rappelons que tous les enseignants sont par essence des pédagogues, que la pédagogie est plurielle, et qu’elle n’est l’apanage de personne (ou plutôt, de tout le monde).

Aurélie Gascon

Lire la suite

Mozart... Violon...

17 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de Coeur... Hannah Arendt...

17 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de Coeur... Hannah Arendt...

Parmi les choses qu'on ne rencontre pas dans la nature, mais seulement dans le monde fabriqué par l'homme, on distingue entre objets d'usage et oeuvres d'art ; tous deux possèdent une certaine permanence qui va de la durée ordinaire à une immortalité potentielle dans le cas de l'oeuvre d'art. En tant que tels, ils se distinguent d'une part des produits de consommation, dont la durée au monde excède à peine le temps nécessaire à les préparer, et d'autre part, des produits de l'action, cornme1es événements, les actes et les mots, tous en eux-mêmes si transitoires qu'ils survivraient à peine à l'heure ou au jour où ils apparaissent au monde, s'ils n'étaient conservés d'abord par la mémoire de l'homme, qui les tisse en récits, et puis par ses facultés de fabrication. Du point de vue de la durée pure, les oeuvres d'art sont clairement supérieures à toutes les autres choses; comme elles durent plus longtemps au monde que n'importe quoi d'autre, elles sont les plus mondaines des choses. Davantage, elles sont les seules choses à n'avoir aucune fonction dans le processus vital de la société; à proprement parler, elles ne sont pas fabriquées pour les hommes, mais pour le monde, qui est destiné à survivre à la vie limitée des mortels, au va-et-vient des générations. Non seulement elles ne sont pas consommées comme des biens de consommation, ni usées comme des objets d'usage: mais elles sont délibérément écartées des procès de consommation et d'utilisation, et isolées loin de la sphère des nécessités de la vie humaine.

Hannah Arendt, La Crise de la culture

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>