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Vivement l'Ecole!

Jacques Gamblin : « Il n’y a rien de moins efficace que le déplaisir d’apprendre »...

27 Janvier 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

EXTRAITS

Jacques Gamblin est le parrain d'une toute nouvelle association éducative, "Qui veut le programme", basée sur le théâtre. Il revient sur cet engagement, son parcours scolaire chaotique, et livre sa vision de l'école.

Vous êtes le parrain de Qui Veut Le Programme ? une toute nouvelle association qui crée des outils pédagogiques reposant sur les spectacles vivants contemporains. Pourquoi cet engagement ?

Parce que cela correspond à l’approche que je crois souhaitable pour l’école, celle dont j’aurais aimé moi-même bénéficier. Cela aurait dû être mis en place il y a fort longtemps et si, par mon implication, je peux contribuer à sa dynamique, tant mieux. Mon rôle en tant que parrain n’est pas encore totalement arrêté, mais l’idée générale est d’accompagner le développement de la structure et d’avoir des liens avec les enseignants qui s’inscriront dans la démarche. Et, bien sûr, si une classe vient voir un spectacle dans lequel je joue et pour lequel l’équipe a créé des outils à destination des profs, j’aurais un immense plaisir à échanger avec les élèves.

Quels souvenirs gardez-vous de votre scolarité ?

Affreux ! Je me suis terriblement ennuyé à l’école. Le système d’apprentissage en place ne m’a jamais convenu. Il est pourtant si beau ce verbe d’apprendre… Je crois que si l’on m’avait donné les moyens d’apprendre autrement, j’aurais mieux compris et mieux retenu les cours. J’aurais surtout eu plus de plaisir, plaisir qui était totalement absent de ma relation à l’enseignement. Je ne dis pas que celui-ci fait tout ou qu’il suffit, mais je milite pour que le plaisir — c’est à dire, l’intérêt, la curiosité — soit associé au travail. Il n’y a rien de moins efficace que le déplaisir d’apprendre. Je n’aimais pas l’école au point de décider à 18 ans, une fois mon Bac en poche, de ne même pas essayer de mettre les fesses sur les bancs de la Fac. Je n’avais aucune idée de ce que j’avais envie de faire de ma vie, mais j’avais un objectif, une certitude : je gagnerai ma vie et donc ma liberté. J’avais mon BAFA (Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur) et j’étais certain que j’arriverais à me débrouiller en accompagnant des classes de mer, des classes de neige, des colos et de compléter tout ça en faisant le saisonnier. Je voulais continuer à apprendre, mais par moi-même, par des rencontres, par la transmission orale. Les livres ? Finis ! Cela me marque encore aujourd’hui d’ailleurs, car je ne suis toujours pas à l’aise avec les livres en général… et les modes d’emploi en particulier ! C’est avant tout par mon métier que je croise la route des livres.

(...)

Vous en voulez au système ou aux enseignants ?

Je n’en veux pas du tout aux enseignants. Ma sœur et mon beau-frère étaient profs de sport et je connais parfaitement les difficultés que les enseignants rencontrent. Et même si, vu de l’extérieur, le corps enseignant peut sembler résistant aux changements, campé sur une forme de rigidité, je pense que c’est une fausse impression. Beaucoup aimeraient faire autrement, casser les codes, la routine… mais ce n’est pas si simple. Je tourne beaucoup, partout en France et je constate que les publics de scolaires sont très rares. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit de créations et non de grands classiques. Ces derniers rassurent l’Éducation nationale et les professeurs aussi car, bien sûr, ceux-ci ne connaissent pas les œuvres contemporaines. Ils n’ont pas le temps d’aller les voir et ne savent donc si elles sont adaptées aux scolaires et encore moins comment ils pourraient travailler dessus. Bref, emmener ses élèves voir une création théâtrale c’est risqué et l’audace, en la matière, est inexistante. C’est pourquoi Qui Veut Le Programme ? m’apparaît si important puisque son équipe de professeurs et d’artistes va sélectionner des pièces adaptées à un travail avec en classe et créer des ressources pédagogiques directement conçues à partir de l’œuvre. C’est l’outil idéal pour les professeurs qui veulent sortir des chemins de la culture trop souvent battus tout en permettant l’interdisciplinarité.

(...)

Olivier Van Caemerbèke

L'entretien complet est à retrouver ci-dessous

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Les enjeux du choix dimanche entre Manuel Valls et Benoit Hamon...

27 Janvier 2017 , Rédigé par M Valls Publié dans #Politique

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Manuel Valls défend une gauche qui assume ses responsabilités, qui ne concourt pas pour témoigner mais qui porte un projet crédible de transformation de la société et qui réponde aux attentes quotidiennes des Français. Cette gauche peut et doit gagner en mai prochain.

Manuel Valls veut redonner de la fierté et de l'espoir aux Français. Et pour lui, une chose est sûre : cette fierté, cet espoir retrouvés, cela ne peut en aucun cas être la promesse d'une société sans travail, sans croissance, sans pouvoir d'achat, l'aggravation des déficits publics ou l'augmentation des impôts.

Le choix de dimanche est très simple pour la gauche :

Veut-on une allocation versée à tous sans condition ou bien veut-on une France du travail ?  Manuel Valls défend une société du travail. Il refuse de baisser les  bras face à la grande pauvreté et à la complexité du système social. Il  propose le revenu décent, qui sera une allocation minimum unique pour  tous les plus de 18 ans qui en ont vraiment besoin et sous condition de  ressources.

Veut-on augmenter la feuille d'impôts ou bien augmenter la feuille de paye ?  Manuel Valls veut revaloriser le travail, d'abord en le rémunérant  mieux, en donnant des marges de manœuvre aux travailleurs qui se sentent  parfois étranglés dès le 15 du mois. Il propose la baisse de l'impôt  sur le revenu pour les classes moyennes et populaires et l'augmentation  de la prime d'activité qui complète le salaire de ceux qui gagnent moins  de 1 500 euros par mois.

Veut-on 500 milliards d'euros de dépenses nouvelles ou bien  protéger les Français tout en maintenant une gestion budgétaire sérieuse  ? Manuel Valls veut mettre en place une véritable sécurité  sociale professionnelle pour s'adapter aux mutations du travail et faire  converger le régime des indépendants vers celui des salariés pour  accompagner les transitions. Cela sans creuser le déficit public, qu'il a  réduit en étant chef du gouvernement.

Sommes-nous pour des accommodements avec la laïcité ou bien sommes-nous simplement pour le respect de la laïcité ? Manuel  Valls est déterminé face au danger du communautarisme. La laïcité qui  protège sera affirmée partout sans jamais pointer du doigt tel ou tel  pour sa croyance. C'est cette conception de la laïcité que Manuel Valls  souhaite inscrire dans une Charte de la laïcité qui sera adossée à la  Constitution.

Sommes-nous pour une Europe naïve ou bien sommes-nous pour une Europe forte, sécurisée, qui fait face aux défis mondiaux ? L'Europe  doit être refondée. Manuel Valls propose une conférence de refondation  pour redéfinir le projet commun autour des défis stratégiques : défense,  sécurité de nos frontières, investissement, transition écologique et  numérique.

Nous devons nous engager pour Manuel Valls, qui est le candidat capable  de répondre aux défis majeurs auxquels notre pays est confronté et de  faire gagner la gauche.

Il reste 3 jours pour convaincre et mobiliser et faire voter Manuel Valls. Nous comptons sur vous !

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Revue de Presse Education... Polémiques - Divers - Ressources...

27 Janvier 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

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Actualité clairsemée. Il sera question encore de quelques polémiques. Un peu de "d’hiver" et quelques ressources complèteront cette revue.

Polémiques

Nouveaux programmes de grammaire : l’avis de Pivot, Finkielkraut, Rouart et Lussault.

La grande déclaration : Professeurs de français, nous n’enseignerons pas le prédicat. “Puisque nos inspecteurs nous parlent beaucoup de "simplification", qu’on nous permette de simplifier notre pensée à ce sujet : nous nous sommes engagés à ne pas prendre nos élèves pour des imbéciles.” Et qui signe ce billet ? Jean-Paul Mongin Philosophe et délégué général de SOS Education.

"Please, we want notes"Le problème fondamental de notre système éducatif est d’avoir tout simplement supprimé les notes.” Un article à charge.
Et justement, Iain Kilpatrick dans The Telegraphe du 23 janvier fait référence à Sir Ken Robinson interroge : Could our obsession with exams lead to long term failure ? (Notre obsession avec les examens pourrait-elle conduire à un échec à long terme ?).

Le livret scolaire unique numérisé à marche forcée. “Depuis la rentrée dernière, les livrets scolaires de l’école élémentaire et du collège ne forment plus qu’un : on parle désormais du livret scolaire unique, que les parents et les élèves peuvent consulter en ligne. Il contient notes, appréciations, bilans de fin de cycles ainsi que les attestations obtenues (PSC1, ASSR 1 et 2, AER, attestation scolaire « savoir-nager » (ASSN), etc.).” Maîtresse Charlotte, qui tient un blog sur Rue89 Strasbourg, décrit dans un billet la mise en place du livret unique numérisé dans son établissement, dans la précipitation et le stress.

Réduire le nombre d’élèves par classe "n’est pas la solution magique". “Réduire les classes de 25 à 23 élèves ne change rien. Le faire sans mettre en place de pédagogie qui rendrait cette réduction efficace non plus. Il faut en revanche profiter de ces réductions pour personnaliser davantage les apprentissages. Si des mesures n’accompagnent pas la baisse des effectifs, alors on s’illusionne sur un effet mécanique qui n’est qu’un levier parmi d’autres.”

Divers

Education prioritaire à l’école : une enquête montre la satisfaction des enseignants. “Une enquête menée par le SNUipp-FSU, syndicat des enseignants du primaire, dévoilée jeudi, montre la satisfaction des professeurs des écoles concernés par l’éducation prioritaire.”

Une institutrice suspendue pour avoir scotché ses élèves à leur chaise. “L’ « enseignante a utilisé du ruban adhésif pour maintenir des élèves agités sur leur chaise », tout en signalant qu’elle juge cette attitude « inacceptable », rapporte France Bleu Drôme-Ardèche. Les parents, indignés, évoquent quant à eux de l’adhésif collé sur la bouche. Contacté par Le Figaro, le rectorat de Grenoble n’a pas livré plus de détails.” On ne connaît pas non plus la marque de ce ruban particulièrement efficace !.

L’orientation est maintenant un thème dans les médias. En province chaque “salon” de l’orientation est couvert. Et la télé propose de petits reportages, ainsi LCI à son JT de 20H - Orientation scolaire : que faire après la classe de 3e ?

EdTech, des études pour imaginer l’éducation de demain. “C’est une formation atypique dans le monde universitaire : mêlant les sciences de l’éducation et les sciences cognitives, la psychologie, l’anthropologie et la philosophie, le master EdTech multiplie les approches pour appréhender ce que l’on appelle aujourd’hui les « sciences de l’apprendre ». Présente au sein du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI), fondé par le biologiste François Taddei, cette formation est cohabilitée depuis 2013 par les universités Paris-Descartes et Paris-Diderot.”

Ressources

Présentation de la revue Économie et management, n° 162, janvier 2017, Le bonheur au travail. Avec notamment Les conditions du bien-être à l’école – Christophe Marsollier (article en accès libre), il y en a d’autres.

Paru dans Revue internationale d’éducation de Sèvres, 73 | 2016. Introduction : Ce que l’école enseigne en commun : enjeux et difficultés d’un thème politique majeur [Texte intégral] par Roger-François Gauthier. Conclusion : “L’objectif de beaucoup de politiques éducatives du monde de construire une école commune à tous les enfants, pour les conduire à des connaissances, des compétences ou une culture qui soient elles-mêmes communes, risque d’être compromis si les diverses tendances du marché prennent le pouvoir sur l’éducation, et, en la privatisant, en font un ensemble de biens éclatés dépourvus de sens social. En revanche l’adhésion durable des politiques et de différents acteurs, y compris de la population, à l’objectif d’école commune ne sera possible que si cet objectif est clarifié, sans doute relié à une philosophie explicite de l’éducation comme bien commun, et associé à des modes de gouvernance et d’évaluation eux-mêmes cohérents avec lui.”

Cette revue est également présentée par le Café pédagogique : L’éducation de base, une question très politique. “La Revue internationale d’éducation de Sèvres consacre le dossier de son dernier numéro à " Ce que l’école enseigne à tous ". Alain Bouvier, le rédacteur en chef, et Roger-François Gauthier, IGAENR (inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche), l’ont présenté le 25 janvier à la presse. Un sujet d’actualité au moment où certains, en France, rêvent tout haut de supprimer le collège unique.”

A quoi ressemble le portail national d’éducation économique ?Par Hugo Baudino “Regrouper en un seul site des informations neutres et utiles sur plus d’une centaine de thématiques liées aux finances personnelles. Voici l’ambition affichée par le site Mes Questions d’Argent de la Banque de France.” “Avec ce site public, la Banque de France oppose donc à ces plateformes forcément un peu intéressées, un contenu censé être plus neutre. Avec tous ces outils, on se posera peut-être bientôt la question du rôle des journalistes spécialisés dans les finances personnelles.”

Bernard Desclaux

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Primaire à gauche : quelle École pour Benoît Hamon et Manuel Valls ?

27 Janvier 2017 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Politique

Primaire à gauche : quelle École pour Benoît Hamon et Manuel Valls ?

Peu débattue, la question de l'Éducation est pourtant majeure pour Benoît Hamon et Manuel Valls. Les finalistes veulent tous deux poursuivre le projet de refondation de l'École.

L'un a été Premier ministre d'un gouvernement qui a mis en place la refondation de l'École, une réforme importante avec à la clé 60 000 postes dans l'Éducation nationale et l'Enseignement supérieur. L'autre a été ministre de l'Education nationale de ce gouvernement, certes pendant trois mois seulement. Mais pour Manuel Valls et Benoît Hamon, l'Ecole est un point important de leurs programmes, même si elle n'a pas été au centre des débats de cette primaire.

Benoît Hamon et Manuel Valls s'inscrivent dans la continuité de cette réforme de l"'École de la République", avec notamment la création d'un service public d'accueil de la petite enfance et une refonte de la formation continue des enseignants, mais aussi la revalorisation des salaires et du statut de l'enseignant.

Et tous les deux veulent davantage de mixité. Avec des secteurs de collèges plus larges pour Manuel Valls, et en associant l'enseignement privé pour Benoît Hamon. (1)

40.000 enseignants supplémentaires pour Hamon

Pour l'ancien ministre de l'Éducation nationale, arrivé en tête au premier tour de la primaire à gauche dimanche dernier, la lutte contre les inégalités scolaires doit passer par le recrutement de d'enseignants supplémentaires : 40.000 nouveaux enseignants au total, ventilés pour moitié dans le primaire, priorité de Benoît Hamon, afin d'assurer un maximum de 25 élèves par classe en CP, CE1 et CE2 et 20 au maximum "dans les REP, et REP +, les outres-mers et les territoires ruraux". (2)

L'autre moitié sera destinée à la formation continue (15.000 postes), au remplacement des enseignants absents (2.000) et enfin à la scolarisation des enfants de moins de trois ans dans les REP (3.000 postes volants).

Cette notion de renfort des moyens dans les zones difficiles se retrouve aussi chez l'ancien Premier ministre, qui souhaite "mieux accompagner les enseignants qui commencent leurs carrières dans des établissements difficiles".

(...)

Julie Guesdon - Sonia Bourhan

Suite et fin ci-dessous

Notes (du webmaster)

1- Manuel Valls aussi

2- A ce sujet consulter le lien ci-dessous:

Réduire le nombre d'élèves par classe "n'est pas la solution magique"...

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Thomas Fersen...

26 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Voltaire - Prière à Dieu...

26 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Ce n’est donc plus aux hommes que je m’adresse ; c’est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps : s’il est permis à de faibles créatures perdues dans l’immensité, et imperceptibles au reste de l’univers, d’oser te demander quelque chose, à toi qui a tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature ; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un cœur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger ; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d’une vie pénible et passagère ; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, et si égales devant toi ; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution ; que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supporte ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil ; que ceux qui couvrent leur robe d’une toile blanche pour dire qu’il faut t’aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire ; qu’il soit égal de t’adorer dans un jargon formé d’une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau ; que ceux dont l’habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d’un petit tas de boue de ce monde, et qui possèdent quelques fragments arrondis d’un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu’ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie : car tu sais qu’il n’y a dans ces vanités ni envier, ni de quoi s’enorgueillir.
      Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères ! Qu’ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l’industrie paisible ! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l’instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu'à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant.

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Agrégation, khâgne : faut-il les supprimer?...

26 Janvier 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

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EXTRAIT

Supprimer l'agrégation, le CNU et les CPGE littéraires : voici les propositions de Fabrice Bouthillon, professeur d'histoire à l'université, pour améliorer les facultés de lettres.

(...)

Les concours, une « contre-indication au métier d’enseignant »

Dans L’impossible université, Fabrice Bouthillon propose en effet d’abolir les concours du secondaire, dont l’expérience constitue selon lui « la plus performante des contre-indications au métier d’enseignant« . « Quoi de plus éloigné d’un cours devant des potaches qu’une leçon devant un jury ? », interroge l’enseignant. Il qualifie entre autres la préparation de ces concours de « bachotage le plus consternant », et d' »éducation au conformisme », puisqu’il vaut mieux « avoir tort avec le jury que raison contre lui ».

(...)

Les classes prépas littéraires, des bagnes

Mais Fabrice Bouthillon ne s’arrête pas là et préconise également la suppression du CNU et des khâgnes. Le premier constitue selon lui un « organe dépourvu de toute légitimité » pour évaluer la qualité scientifique des aspirants enseignants-chercheurs et une « machine à fabriquer du conformisme ». Fabrice Bouthillon s’oppose en effet à toute évaluation des professeurs mais propose, « si l’on ne peut pas y couper », de « prendre en compte l’opinion des étudiants« .

Quant aux CPGE littéraires, elles s’apparentent à des bagnes qui ne peuvent « que produire des êtres détraqués », résultat de cet « exténuement par le travail de jeunes êtres en plein épanouissement ». Il demande leur fusion avec la faculté des Lettres, « en gardant de chacune ce qu’elle a d’excellent et en détruisant ce qu’elle a de néfaste ».

Elsa Doladille

Billet complet ci-dessous

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Raréfaction du travail... Vraiment?...

26 Janvier 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique

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cite-sciences.fr

Benoît Hamon légitime sa mesure de revenu universel en invoquant la disparition des emplois. Les économistes ne sont pas tous de cet avis.

(...)

En 2013, une étude de deux chercheurs d’Oxford estimait que près de la moitié des emplois américains étaient menacés. Il y a six mois, France Stratégie chiffrait à 3,4 millions le nombre d’emplois français en péril. Dans un rapport publié jeudi, le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), plus prudent, estime, lui, que «moins de 10 %» des emplois ont «un indice d’automatisation élevé» et sont donc menacés de suppression. Soit, au total, près de 1,5 million. De quoi conforter Benoît Hamon, qui estime que «le travail va se raréfier en raison du progrès technologique, qui va permettre à l’humanité de produire ce dont elle a besoin avec moins de travail humain nécessaire».

Rétroviseur

Prudence. D’autant que l’idée d’une «raréfaction du travail» est loin d’être partagée par l’ensemble des économistes. Ainsi, pour Jean Gadrey, professeur honoraire à l’université de Lille-I, les prévisions les plus pessimistes sont erronées car elles «généralisent abusivement à des secteurs entiers des cas constatables sur des segments d’activité où, en effet, la machine remplace le travail humain». Et elles omettent que «le travail supprimé par la machine sur un segment peut être plus que compensé par des activités nouvelles». Une analyse partagée par le COE, qui évoque des «mécanismes de compensation» pouvant «réduire, voire compenser intégralement les pertes d’emploi initiales». Ou par les experts de l’Organisation de coopération et de développement économiques, qui estiment que «bien que le nombre de nouveaux emplois directement créés par le secteur des TIC [technologies de l’information et de la communication, ndlr] ne permette pas forcément de compenser complètement les emplois supprimés par ailleurs, de nouveaux emplois sont susceptibles d’apparaître parallèlement au développement des applications technologiques». Et de s’appuyer sur des études selon lesquelles «chaque emploi créé par le secteur de la haute technologie entraîne la création d’environ cinq emplois complémentaires».

(...)

Consensus

Sur une plus longue période, le taux d’emploi - la proportion de personnes disposant d’un emploi rapportée à la population totale en âge de travailler - a bien baissé de 8,8 %, passant de 72,4 % en 1949 à 63,6 % en 2008. Ce qui veut dire que l’emploi n’a pas augmenté aussi vite que la population. Difficile pour autant d’en déduire aucune tendance structurelle de long terme. Car, depuis 1975, ce taux est resté quasiment stable, ne baissant que de quelques points. Selon l’économiste Michel Husson, notre histoire économique récente a alterné (à croissance équivalente) des moments de forte création d’emplois (fin des années 90) avec des périodes de plus faible création (fin des années 80). Rien qui pourrait annoncer la fin du travail.

Amandine Cailhol

L'article complet est ci dessous

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Réduire le nombre d'élèves par classe "n'est pas la solution magique"...

26 Janvier 2017 , Rédigé par L'Express Publié dans #Education, #Politique

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EXTRAITS

Dans leurs programmes respectifs, Emmanuel Macron et Benoit Hamon promettent moins d'élèves par classe pour améliorer le niveau scolaire. Pour Jean-Michel Zakhartchouk, enseignant honoraire et membre de la rédaction des Cahiers pédagogiques, ce n'est pas la solution.

En ces temps de débats politiques, resurgit la question des moyens alloués à l'école. En particulier ceux qui permettraient de baisser les effectifs des classes, bien qu'une limitation drastique du nombre d'élèves nécessite une très forte augmentation du budget. Limitons-nous ici à la proposition d'Emmanuel Macron: réduire de moitié les effectifs de CP et CE1 en éducation prioritaire, soit 6000 classes, sans distinction entre les REP [réseau éducation prioritaire] "ordinaires" et les REP renforcés (dits REP+). 

Tout enseignant soucieux d'une école plus égalitaire, donnant plus à ceux qui ont moins et ayant compris qu'il faut mettre le paquet sur les premiers apprentissages, aura tendance à se réjouir. On est loin du discours proclamant que la lutte contre l'échec scolaire n'est pas une question de moyens et qui justifie la suppression programmée de milliers de postes en faisant l'impasse sur le sort réservé à l'éducation prioritaire. 

Pour autant, cette mesure pose de nombreuses questions qui m'amènent à ne pas la juger à la hauteur des défis que pose la montée des inégalités scolaires en France. 

(...)

"Une solution paresseuse"

Autre point. Avec cette mesure, l'accent est mis sur les REP. Pourtant, les élèves en difficulté se trouvent aussi en dehors des zones d'éducation prioritaire. Ce qui peut être justifié en REP renforcé, là où les problèmes s'accumulent, l'est moins dans des zones plus contrastées. Des moyens doivent également être mis dans des écoles pas nécessairement favorisées qui risquent d'être plus chargées, alors même que progresse l'idée d'une affectation de moyens en fonction de la répartition sociale des élèves, quel que soit l'endroit. 

D'autre part, ne s'agit-il pas au fond d'une solution paresseuse, qui ne prend pas en compte les méthodes utilisées permettant ou non de rendre efficiente la réduction d'effectifs. Si ces classes font la même chose à 12 qu'à 25, à quoi bon? Les maîtres sont-ils tous formés pour travailler en petits groupes, de manière plus personnalisée? Pas sûr. Et l'argent dépensé pour ces dédoublements ne serait-il pas mieux utilisé, du moins dans un premier temps, à multiplier les formations sur des manières différentes de travailler et d'enseigner.  

(...)

"Réduire les classes de 25 à 23 élèves ne change rien"

Bien sûr, le nombre d'élèves par classe a tout de même son importance, mais le réduire n'est pas la solution magique. J'ai eu des classes de 18 élèves dans un collège prioritaire, qui fonctionnaient mal, car trop homogènes vers le bas. J'aurais aimé y ajouter 8 ou 10 élèves pour les tirer vers le haut! A l'inverse, j'ai mené un travail formidable sur des "PPRE" (programmes personnalisés) avec 5 ou 6 élèves en grande difficulté, autour d'échelles de progrès, d'activités diversifiées prolongeant le travail en classe et beaucoup de dialogue et d'échanges. 

Réduire les classes de 25 à 23 élèves ne change rien. Le faire sans mettre en place de pédagogie qui rendrait cette réduction efficace non plus. Il faut en revanche profiter de ces réductions pour personnaliser davantage les apprentissages. Si des mesures n'accompagnent pas la baisse des effectifs, alors on s'illusionne sur un effet mécanique qui n'est qu'un levier parmi d'autres. 

Jean-Michel Zakhartchouk

Jean-Michel Zakhartchouk, est enseignant honoraire et membre de la rédaction des Cahiers pédagogiques. Il est l'auteur de "Quelle pédagogie pour transmettre les valeurs de la République" (ESF). 

L'article complet est ci-dessous

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A Vava inouva... Versions diverses...

25 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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