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Vivement l'Ecole!

Revue de Presse Education... Education - Grève - Polémique - Enseignement supérieur - Annonce et ressource...

5 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Education - Grève - Polémique - Enseignement supérieur - Annonce et ressource...

Une courte revue ce soir autour de l’éducation, d’une grève, d’une polémique et de l’enseignement supérieur. Pour finir une annonce d’un colloque et et dossier de l’IFE.

Education

Les vidéos du prof d’histoire-géo font sensation auprès des lycéensL’histoire-géo, on ne l’apprend pas que dans les livres. Elle se vit. » Fini les cours d’histoire où les élèves écoutent péniblement la leçon que récite leur professeur. Au lycée public Jean-Rostand de Chantilly, on prône « l’enseignement 2.0 ». Un concept qu’a développé Maxime Patte en réalisant une web-série, « Un temps d’avance »

Plaidoyer pour un esprit critique dans l’Education nationale par Véronique Marchais, Professeur de français et co-auteur du manuel scolaire Terre des lettres.
Pour "inverser la courbe" du lent naufrage de l’école française, il faudrait repenser complètement une formation initiale aujourd’hui réduite à un embrigadement ; cesser d’infantiliser les professeurs en les tenant pour incapables de réels choix pédagogiques, et en leur imposant une démarche unique, et donc repenser la mission des corps d’inspection. Il faudrait également réaffirmer la liberté pédagogique.”

Chroniques d’une surveillante de collège #13 : "J’ai perdu quelques illusions, certes" Par Nora Bussigny ?Nora revient sur ses quelques mois passés dans un collège réputé difficile, avec son lot de désillusions mais aussi de nombreuses leçons de vie.”
“Voici la dernière chronique de Nora Bussigny, surveillante dans un collège REP (ex-ZEP) d’une banlieue sensible. Le regard de cette étudiante de 20 ans nous a éclairés sur la vie d’un établissement scolaire classé « éducation prioritaire », où le public y est un peu plus difficile qu’ailleurs. Dans cette plongée en immersion, nous avons côtoyé des profs souvent impuissants, un principal très tolérant, des « CPE » et des « pions » parfois dépassés par la violence quasi quotidienne et de nombreux élèves à la dérive…

Grève

Les lycées de ZEP poursuivent la grève pour obtenir des moyens supplémentaires
A quatre mois de l’élection présidentielle, le collectif Touche pas ma ZEP joue son va-tout. Par Aurélie Collas. “Le ministère de l’éducation nationale a beau multiplier les gestes en leur faveur, les lycées de l’éducation prioritaire ne désarment pas. Mardi 3 janvier, jour de rentrée des classes, plusieurs établissements étaient en grève, à l’appel du collectif Touche pas ma ZEP qui réunit 90 lycées de 14 académies. Les personnels concernés craignent de perdre, à terme, leur label éducation prioritaire, et avec lui leurs moyens supplémentaires.”

Pourquoi la fronde monte dans les lycées ZEP par Marie Piquemal. "Cette fois, c’est un ultimatum. Si la ministre de l’Education ne répond pas à leurs revendications, il n’y aura « pas de rentrée en septembre », menace le collectif Touche pas à ma ZEP, qui réunit des enseignants de 95 lycées (en majorité en banlieue parisienne) en lutte pour conserver leur statut « éducation prioritaire ».”

Education prioritaire : des lycées en grève pour des moyens pérennes. “Plus d’une centaine de professeurs grévistes de lycées défavorisés d’Ile-de-France et quelques élèves se sont rassemblés mardi place de la République à Paris pour réclamer des moyens pérennes pour les lycées de l’éducation prioritaire, a constaté l’AFP.”

Polémique

Éducation : enquête sur la langue arabe à l’école. “Après la polémique sur l’enseignement de la langue arabe à l’école et la mise en garde, par plusieurs élus des Républicains, contre le communautarisme, une équipe de France 2 s’est intéressée de près au sujet.”

Démocratie, pouvoir médiatique et propagande : un traitement fallacieux des ELCO au JT de France 2 ! par guylain chevrier.

« Redonner à l’enseignement de l’arabe un nouvel élan » par Badra BERRISSOULE interview Jack Lang. “A la tête de l’Institut du Monde arabe depuis 2013, Jack Lang prêche pour une diplomatie culturelle, souhaitant aller plus loin dans le partenariat avec chaque pays pour impliquer ses gouvernants dans les cultures. Questions d’actualité, projets de l’IMA, espoirs et désillusions, entretien avec celui qui a basé sa pensée et ses actions sur les mots respect et paix.”

Enseignement supérieur

Philippe Jamet : "Notre système éducatif ne garantit plus la réussite"
Laura Makary. “Dans son livre numérique, "Éducation française, l’heure de vérité", publié en décembre 2016, Philippe Jamet, directeur général de l’Institut Mines-Télécom et ancien président de la Conférence des grandes écoles, livre sa vision de l’enseignement supérieur français. Il revient notamment sur la pénurie de diplômes courts et la réussite insuffisante dans le supérieur.” interview de l’auteur.

Les campus, créateurs de richesse sur leur territoire par Catherine de Coppet. “Une étude s’intéresse pour la première fois à l’impact économique des campus de l’enseignement supérieur en France. Et montre notamment qu’ils constituent des soutiens importants à l’emploi sur le territoire national.”

Comment les entreprises peuvent s’adapter aux mutations pédagogiques par Marc Drillech / directeur général de Ionis Education Group. “L’enseignement ne ressemble plus à ce qu’il était, les étudiants non plus. Quelles sont alors les mesures pour adapter l’apprentissage à son époque et continuer à attirer jeunes dans l’entreprise ?
La manière dont nous formons les étudiants, au-delà des connaissances et des compétences, a des conséquences importantes sur leurs attentes vis-à-vis de nos entreprises. Les écoles doivent donc être conscientes des obligations de changements, parfois disruptifs, qui s’imposent à elles
.”

Education – 5 Mooc d’orientation Post BAC. “ La plateforme FUN (France Université Numérique) lance pour la seconde année des cours interactifs gratuits à destination des futurs bacheliers, de leurs parents et des acteurs de la communauté éducative, conseillers d’orientation et enseignants.”

Annonce et ressource

Conférence nationale, Cultures numériques, éducation aux médias et à l’information. Du 9 janvier 2017 au 11 janvier 2017. Aura lieu : Site Jacques Monod - 46 allée d’Italie, Site Ferdinand Buisson - 19 allée de Fontenay. “La première conférence sur ce sujet, tenue également à Lyon, les 21 et 22 mai 2013, avait pour objet de cerner le concept d’éducation aux médias et à l’information et de repérer les actions innovantes en la matière dans le contexte de son inscription dans la loi du 8 juillet 2013. Les actes sont disponibles à cette adresse sur le site http://emiconf.ens-lyon.fr.”

Dossier de veille de l’IFÉ : La coopération entre élèves : des recherches aux pratiques ? N° 114, décembre 2016. Auteur(s) : Reverdy Catherine. “À l’heure où le travail en équipe, l’intelligence collective et le travail collaboratif en projet sont ancrés dans le monde du travail, que les idées de collectifs citoyens, de fablabs et d’échanges de savoirs se développent, que se passe-t-il à l’école ? Comment la coopération est-elle envisagée ? Comment les compétences des élèves à coopérer sont-elles travaillées ?

Bernard Desclaux

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Le projet de F. Fillon : une politique d’austérité qui hypothéquerait l’avenir de l’École de la République...

4 Janvier 2017 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Education, #Politique

Le projet de F. Fillon : une politique d’austérité qui hypothéquerait l’avenir de l’École de la République...

Alors que François Fillon a réaffirmé hier soir sur TF1 l’objectif de 500.000 suppressions de postes de fonctionnaires, Bruno Le Maire a laissé entrevoir ce mercredi 4 janvier sur BFMTV le schéma de suppressions de postes dans la fonction publique voulu par le candidat.

Le député de l’Eure a affirmé qu’une des manières d’atteindre cet objectif de 500.000 suppressions de postes de fonctionnaires était notamment de « réduire le nombre de postes dans l’Éducation nationale en augmentant le temps de travail des enseignants. » Ainsi, Bruno Le Maire a-t-il déploré la création de « 60.000 postes supplémentaires » sans avoir « demandé d’efforts sur le volume d’heures des enseignants », une proposition dans la droite ligne de celle du sénateur Gérard Longuet, soutien de M. Fillon.

La ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem déplore cette méconnaissance du monde enseignant et réaffirme la nécessité de poursuivre la dynamique de créations de postes dans l’Éducation nationale.

La droite ne forge sa réflexion que sur un préjugé : celui que les enseignants ne travailleraient pas assez. Un préjugé démonté par les enquêtes menées par la DEPP qui révélaient en 2010 que les enseignants du premier degré estimaient travailler en moyenne 44 heures par semaine et ceux du second degré, 41 heures.

Les résultats de la politique de suppressions de postes dans l’Éducation nationale menée par le gouvernement de François Fillon ont eu une conséquence directe sur la dégradation des conditions d’enseignement dans notre pays.

À l’inverse, ce gouvernement a mené une politique ambitieuse pour améliorer progressivement les conditions d’exercice des personnels en créant 60 000 postes dans l’Éducation dont 8 711 postes d’enseignants pour la prochaine rentrée et en revalorisant les salaires (augmentation de l’indemnité pour les enseignants dans le cadre de la réforme de l’éducation prioritaire, création d’une ISAE à 1200 euros pour les professeurs des écoles, revalorisation de l’ensemble des carrières à travers le déploiement du PPCR, revalorisation du point d’indice au 1er février 2017.)

Comme l’OCDE l’a rappelé lors du dévoilement de PISA 2015, la France a enfin rétabli un niveau satisfaisant d’investissement dans l’Éducation. Les représentants de l’OCDE ont appelé en décembre dernier la France à poursuivre ces efforts budgétaires et les réformes pédagogiques pour obtenir des résultats tangibles à moyen terme sur le niveau des élèves.

Une telle politique d’austérité hypothéquerait à coup sûr l’avenir de l’École de la République.

Et pendant ce temps, certains sans doute pris par l'ennui, jouent à polémiquer au sujet de tel billet douteux ou d'entretiens complaisamment offerts à des polémistes médiocres et diffamateurs...

Chacun ses priorités...

Christophe Chartreux

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Charlotte Savary...

4 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... François Rabelais... "Le torchecul"...

4 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... François Rabelais... "Le torchecul"...

Sur la fin de la quinte année Grandgousier retournant de la défaite des Canarriens visita son fils Gargantua. La fut réjoui, comme un tel père pouvait être voyant un sien tel enfant. Et le baisant et accolant l'interrogeait de petits propos puériles en diverses sortes. Et but d'autant avec lui et ses gouvernantes : èsquelles par grand soin demandait entre autres cas, si elles l'avaient tenu blanc et net ? À ce Gargantua fit réponse, qu'il y avait donné tel ordre, qu'en tout le pays n'était garçon plus net que lui. Comment cela ? dit Grandgousier.

J'ai (répondit Gargantua) par longue et curieuse expérience inventé un moyen de me torcher le cul, le plus seigneurial, le plus excellent, le plus expédient que jamais fut vu. Quel ? dit Grandgousier. Comme vous le raconterai (dit Gargantua) présentement. Je me torchai une fois d'un cachelet de velours d'une demoiselle : et le trouvai bon : car

la mollice de sa soie me causait au fondement une volupté bien grande.

Une autre fois d'un chaperon d'icelles et fut de même.

Une autre fois d'un cache-col, une autre fois des oreillettes de satin cramoisi : mais la dorure d'un tas de sphères de merde qui y étaient m'écorchèrent tout le derrière, que le feu saint Antoine arde le boyau culier de l'orfèvre qui les fit : et de la demoiselle, que les portait.

Ce mal passa me torchant d'un bonnet de page bien emplumé à la suisse.
Puis fientant derrière un buisson, trouvai un chat de Mars, d'icelui me torchai, mais ses griffes m'exulcérèrent tout le périnée.

De ce me guéris au lendemain me torchant des gants de ma mère bien parfumés de maujoin.

Puis me torchai de sauge, de fenouil, d'aneth, de marjolaine, de roses, de feuilles de courles, de choux, de bettes, de pampre, de guimauve, de verbasce (qui est écarlate de cul) de laitues, et de feuilles de épinards. Le tout me fit grand bien à ma jambe de mercuriale, de persiguire, d'orties, de consoude : mais j'en eu la caquesangue de lombard. Dont fus guéri me torchant de ma braguette.

Puis me torchai aux linceuls, à la couverture, aux rideaux, d'un coussin, d'un tapis, d'un vert, d'une nappe, d'une serviette, d'un mouche-nez, d'un peignoir. En tout je trouvai de plaisir plus que n'ont les rogneux quand on les étrille.

Voire mais (dit Grandgousier) lequel torche-cul trouvas-tu meilleur ? J'y étais (dit Gargantua) et bientôt en saurez le tu autem. Je me torchai de foin de paille, de bauduffe, de bourre, de laine, de papier : Mais Toujours laisse aux couillons émorche Qui son ord cul de papier torche.

Quoi ? dit Grandgousier, mon petit couillon, as tu pris au pot ? vu que tu rimes déjà ? oui dea (répondit Gargantua) mon roi je rime tant et plus : et en rimant souvent m'enrime. Écoutez que dit notre retrait au fienteurs,

Chiard
Foirard
Pétard
Brenoux
Ton lard
Chappard
S'épard
sur nous.
Ordoux
Merdoux
>Égoux
Le feu de saint Antoine t'ard :
Si tous
Tes trous
Éclous
Tu ne torches avant ton départ.

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Culture - Projet de Manuel Valls..

4 Janvier 2017 , Rédigé par Manuel Valls Publié dans #Education, #Politique

Culture - Projet de Manuel Valls..

La culture, ciment de notre cohésion, socle de l’émancipation...

Je veux renforcer tout ce qui rend notre Nation plus puissante,  plus  solide,  plus  solidaire. Tout  ce  qui  donne  le  sentiment  de  participer  à  une  aventure  collective.  Cela  passe par un engagement de tous les instants en faveur de  la  politique  culturelle  –  cinéma,  théâtre, musique,  danse, arts plastiques, arts numériques, arts de la rue et de la piste, création pour le jeune public. La culture, c’est avant tout l’ouverture et la rencontre. C’est se confronter à l’inconnu, apprendre à se connaître, à comprendre les autres. C’est aussi et d’abord le soutien aux artistes qui, l’histoire en témoigne, ont tout autant révélé le génie humain qu’ils ont souvent joué le rôle de lanceurs d’alertes.

Ils sont des observateurs attentifs des errements de nos sociétés, tout comme ils nous appellent à ne jamais douter de nos capacités. J’ai redonné les moyens nécessaires au ministère de la  Culture  et  de  la  Communication.  Nous  maintiendrons cette dynamique.

En matière de culture, il faut toujours doublement justifier l’argent public que l’on mobilise. Je veux le dire avec force : la culture n’est pas un supplément d’âme,  ce  n’est  pas  la  politique que  l’on  finance  quand  toutes les autres ont été financées. Non, la culture, c’est ce  qui donne  de  la  force,  de  l’optimisme,  de  la  profondeur  et  donc  de  la  vision  à  un  pays.  C’est  fort  de  cette  conviction que je me suis battu en 2014 et à nouveau en 2016 pour sauver le régime des intermittents et que les budgets de la création artistique ont été réorientés à la hausse. C’est fort de cette ambition que je veux que l’on défende notre patrimoine, que l’on redonne des moyens à  nos  politiques  patrimoniales,  notamment  pour  les  villes moyennes qui n’ont plus les moyens de valoriser ce qui a fait leur histoire.

C’est  parce  que  je  souhaite  que  notre  culture  rayonne  partout  en  France,  et  que  tous  nos  concitoyens  y  aient  accès, que je souhaite relancer une politique de grands travaux culturels, notamment dans nos régions.C’est  au  nom  de  ma  vision  de  la  Nation  que  j’engagerai une politique ambitieuse de la langue française. La langue, c’est bien sûr la belle langue française qui irrigue notre littérature, c’est le patrimoine commun des Français. C’est encore celle de tous ceux qui viennent sur notre sol et qui doivent apprendre à la connaître et à l’aimer. C’est ce que nous avons en partage et pourtant nous sommes très inégaux devant ses usages. Car c’est aussi un facteur d’exclusion  redoutable  quand  elle  n’est  pas  maîtrisée  -  cela  concerne  6  millions  de  nos  concitoyens.  Je  veux  que  chacun  se  sente  chez  lui  dans  la  langue  française.  J’ai engagé les premières étapes de cette politique, je la porterai avec détermination et fierté dans les années qui viennent.

Manuel Valls

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Education - Disons et aimons ce que nous sommes!...

4 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Cinéma

Libération trouve que ce film est - je cite - "un éloge optimiste de l'école". Page 30, Libération en date du 4/01...

Ce à quoi je réponds:

"Oui et alors?"...

Variante:

"Oui, ENFIN!"

Car j'en ai plus qu'assez - et je suis loin d'être le seul - de lire et d'entendre, depuis des années, mais cela a pris des proportions jamais observées ces derniers mois, que l' Ecole est et ne peut être que le réceptacle des malheurs des professeurs et des élèves.

Car c'est devenu un dogme: à l'école tout le monde est malheureux! Si le "malheur" existe, si en effet des collègues souffrent - et il en est qui souffrent! Personne ne le nie! - ils existent aussi ces enseignants heureux mais qu'on n'entend jamais, qu'on ne veut pas entendre...

Car affirmer être un enseignant heureux est devenu suspect. S'il est heureux, c'est qu'il cache quelque chose. Ou bien, s'il est heureux, il ne peut pas l'être pleinement puisque les tâches administratives, les directives venues des hiérarchies diverses et variées, les parents, lui pourrissent la vie.

Si en plus l'enseignant heureux affirme et assume son soutien à la Ministre de l'Education Nationale, alors il est condamné!

La mauvaise humeur est beaucoup plus vendeuse que les sourires. Tout ce qui accuse fonctionne, trouve des échos, est multiplié, amplifié.

Et le professeur heureux n'ose même plus raconter cette séance en 6e, avec des élèves "difficiles" mais émerveillés par un extrait du film de Cocteau, "La belle et la bête"... Emerveillés d'avoir trouvé les indices du merveilleux, d'avoir partagé les angoisses de la belle et celles, plus profondes encore, de la bête. D'avoir tremblé en découvrant les traits immondes du prince ensorcelé. D'avoir sursauté à la vue de cette main surgissant de nulle part pour servir le repas de la belle... D'avoir deviné que peut-être ces deux-là, si éloignés l'un de l'autre par l'apparence et le destin, étaient en train de tomber amoureux dans l'obscurité sublimée par l'éclairage de ces films en noir et blanc qu'ils ne connaissent pas. Pensez donc! Un film de 1946, au sortir de la nuit et du brouillard...

Oui mesdames Barjon, Polony, oui monsieur Brighelli, oui Marianne, Le Point, SOS Education, oui vous tous qui avez fait de la colère et de la caricature, de l'exagération et du mensonge, de la rancoeur et de la haine, le fond de commerce de vos critiques, oui on étudie en France, en collège, en 6e, des films de Jean Cocteau dont on lira et apprendra quelques poèmes. Je ne suis pas un exemple unique. Surtout pas! L'immense majorité des enseignants de ce pays, majorité silencieuse, n'a en aucun cas remplacé les classiques par des mangas ni par des modes d'emploi d'appareils ménagers! Celles et ceux qui colportent ces légendes urbaines sont des menteurs.

Que des directeurs, principaux, proviseurs, Inspecteurs et recteurs parfois nous fassent sortir de nos gonds, c'est un fait. Mais c'est un fait seulement. Que nos établissements ne soient pas toujours aussi bien dotés que nous le souhaiterions, c'est un fait. Mais c'est un fait seulement. Face à cela, comme un remède quotidien, il y a ces milliers de moments privilégiés que vos élèves et que seuls vos élèves vous apportent. J'ai la naïveté, peut-être, de considérer bien mieux ces petits bonheurs que tous les tracas réels et incontestables mais tellement moins importants que le sourire de Claire ou le "J'ai compris" de Maxime au moment ou la bête redevient le prince charmant...

Voilà pourquoi, et pour bien d'autres raisons, je veux dire, crier, hurler autant que je le pourrai:

"Disons et aimons ce que nous sommes!"

Christophe Chartreux

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Revue de Presse Education... La rentrée en grève - Points de vue - Enseignement supérieur - Ressources (…)

4 Janvier 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

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En ce jour de reprise, on fait grève. Quelques points de vue s’expriment. On fait le point sur l’enseignement supérieur, et on se met de côté quelques ressources.

La rentrée en grève

Les lycées des zones d’éducation prioritaires en grèveLe collectif "Touche pas à ma ZEP" appelle à la mobilisation ce mardi pour demander une carte élargie des zones d’éducation prioritaires. Elles ont disparu des lycées depuis 2014. Ce mardi matin sur France Bleu Gard Lozère, Sylvie Polinière de la CGT éducation a évoqué un danger pour les élèves.”

"Touche pas à ma ZEP" : les lycées d’éducation prioritaire en grève

Creil : les lycées classés en éducation prioritaire manifestent
Rentrée perturbée dans une centaine de lycées en colère

Points de vue

Luc Cédelle vient de publier un “petit” article Les 10 « avantages » de l’antipédagogisme. “La dénonciation du « pédagogisme » (dénonciation que nous appellerons ici antipédagogisme malgré les inconvénients que comporte l’usage d’un néologisme aggravé par un préfixe), recouvre, sur les thèmes scolaires, un ensemble de conceptions, de représentations, d’arguments, de références, de lieux communs, de clichés et même de running gags qui concourent à constituer un phénomène idéologique singulier.”

CLAUDE LELIÈVRE propose la recension d’un livre intitulé “Et si on tuait le mammouth ?" sur son blog : HISTOIRE ET POLITIQUES SCOLAIRES. “C’est le titre d’un ouvrage qui vient de paraître aux éditions de l’Aube et qui a l’ambition d’offrir « les clés pour (vraiment) rénover l’Education nationale », en pleine course vers l’élection présidentielle du printemps prochain."

« L’école numérique, c’est se livrer aux géants de l’informatique » déclare Karine Mauvilly. “Ex-journaliste, Karine Mauvilly a été prof d’histoire en collège pendant 2 ans. Face au développement du “tout-numérique” à l’école, elle a démissionné. Dans “Le désastre de l’école numérique – Plaidoyer pour une école sans écrans”, avec Philippe Bihouix, ingénieur, elle alerte sur les dangers du numérique à l’école.” Interview dans Vousnousils.

Comment mon parcours d’enseignante m’a propulsée en finale d’un concours mondial de l’innovation pédagogique. "La Fondation Varkey récompense des talents, une carrière, des réussites mais surtout une vision de l’enseignement et de l’apprentissage et je suis fière de représenter une si belle profession."

Enseignement supérieur

La rédaction d’Educpros propose de faire le point, Enseignement supérieur : ce qui change au 1er janvier 2017.
La vague des regroupements se poursuit, en ce début 2017. Fusions, associations et nouveaux statuts… tour d’horizon des changements survenus dans l’enseignement supérieur depuis le 1er janvier.”

Ressources

INFOGRAPHIE : quels sont les métiers de demain ? “Avec l’essor de l’économie digitale et l’évolution de nos modes de vie, nos entreprises doivent se réinventer. Cela va bien au-delà d’un simple changement d’outil ou du lancement d’une application. Il s’agit de transformer le capital humain des organisations pour s’adapter et rester compétitif. Au programme : nouvelles passerelles de mobilité interne, modification de l’organisation du travail, prise en compte des motivations des collaborateurs et surtout, mutation des métiers. Focus sur les postes « In » et « Out » de cette fin d’année 2016.”

Et le Café pédagogique rappelle un article de l’année 2016 dans sa série rétro : Enseignement professionnel : Le Cnesco veut en finir avec les lycées ghettos. “Nathalie Mons clôt le 8 juin la Conférence de comparaisons internationales sur l’enseignement professionnel, organisée par le Cnesco et le Ciep, par un appel à une prise en compte réelle de l’enseignement professionnel par l’Etat. Le Cnesco demande à la fois des réformes urgentes et des changements sur le fond qui concernent aussi les entreprises.”

L’école française et l’invention de la note. Un éclairage historique sur les polémiques contemporaines par Pierre Merle. “Dans l’école française, les réformes de l’évaluation des élèves, objet récurrent de polémiques, débouchent le plus souvent sur l’abandon des pratiques innovantes. L’attachement à la note chiffrée tiendrait à des vertus pédagogiques sacralisées par la tradition. L’analyse historique montre que le recours à la note chiffrée est globalement absent des pratiques d’évaluation jusque dans les années 1880-1890. L’invention de la note, consubstantielle au développement des examens et concours, est relativement récente, et la note s’est progressivement diffusée de façon descendante dans l’institution scolaire. Cependant, dès le xviiie siècle, le clivage entre une évaluation essentiellement sélective et une évaluation principalement fondée sur des compétences distingue des conceptions élitiste et démocratique de l’école française.” Vient d’être mis en ligne par Revue française de pédagogie (2015/4 (n° 193) article à acheter).

Je vous souhaite les meilleurs voeux pour cette année 2017 de la part de l’équipe des rédacteurs de la revue de presse des Cahiers pédagogiques.

Bernard Desclaux

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Terry Allen...

3 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Philip Roth...

3 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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En Amérique, cet été-là a vu le retour de la nausée ; ce furent des plaisanteries incessantes, des spéculations, des théories, une outrance incessantes ; l’obligation morale d’expliquer les réalités de la vie d’adulte aux enfants fut abrogée au profit d’une politique de maintien de toutes les illusions sur la vie adulte ; la petitesse des gens fut accablante au-delà de tout ; un démon venait de rompre ses chaînes, et, dans les deux camps, les gens se demandaient : « Mais quelle folie nous saisit ? » ; le matin, au réveil, les femmes comme les hommes découvraient que pendant la nuit, le sommeil les ayant affranchis de l’envie et du dégoût, ils avaient rêvé de l’effronterie de Bill Clinton. J’avais rêvé moi-même d’une banderole géante, tendue d’un bout à l’autre de la Maison-Blanche comme un de ces emballages dadaïstes à la Christo, et qui proclamait « ICI DEMEURE UN ETRE HUMAIN ». Ce fut l’été où, pour la millionième fois, la pagaille, le chaos, le vandalisme moral prirent le pas sur l’idéologie d’untel et la moralité de tel autre. Cet été-là, chacun ne pensait plus qu’au sexe du président : la vie, dans toute son impureté impudente, confondait une fois de plus l’Amérique.

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Cédric Villani : « Plus que jamais, l’école doit s’ouvrir au monde » + Commentaire...

3 Janvier 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

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EXTRAITS

Le mathématicien Cédric Villani, médaille Fields 2010, partage sa vision de l’avenir de l’éducation.

(...)

Que conseilleriez-vous aux jeunes qui craignent la concurrence des robots ?

Certaines prédictions sont très alarmistes, comme celles de Martin Ford, l’auteur du best-seller Rise of the Robots, paru en 2015 aux Etats-Unis [non traduit]. Il estime qu’une très grande proportion des métiers sera robotisée. Et effectivement, certaines grandes entreprises sont en train de travailler dès maintenant à remplacer la moitié de leur personnel par des robots. Il est certain qu’au moins dans un premier temps, on va assister à un remplacement massif de certains emplois par des robots. Si l’on veut éviter cela, le meilleur moyen consiste à se concentrer sur les secteurs que les robots ne sont pas prêts de toucher, c’est-à-dire ceux qui font appel autant possible à nos neurones, ou à un travail de précision, ou à un savoir-faire dans lequel l’imagination, l’intelligence, la fibre artistique jouent un rôle important.

Comment apprend-on à être créatif ?

Pour commencer, en évitant d’en faire une obsession ! « Créativité » est un mot que l’on entend partout en ce moment, sous forme d’injonction. Il faut être créatif. Or la créativité, d’après moi, vient surtout de la capacité à intégrer beaucoup d’éléments émanant de son entourage, de discussions… C’est une affaire d’environnement, d’interaction avec les autres. En recherche, c’est quelque chose que l’on connaît bien. Le directeur de thèse doit transmettre à son élève la capacité à trouver une solution à laquelle personne n’a pensé. Comment transmettre cette disposition ? Je me souviens d’un conseil que donne Bartabas, le célèbre écuyer, réputé pour sa très grande créativité : « Moi je n’arrive à transmettre que deux choses, l’énergie et le doute. »

(...)

A quoi ressemblera l’école de demain ?

L’école de demain, cela reste en premier lieu l’enseignant. Malgré les promesses de cours en ligne révolutionnaires, l’impact de ces enseignements au niveau mondial reste modeste. Pour l’heure, les grandes tentatives menées pour numériser l’enseignement sont plus ou moins des échecs. On voit bien que, finalement, ce qui compte ce n’est pas le médium, la technologie, mais la relation humaine entre l’enseignant et l’élève ou l’étudiant. Cela demeurera ; j’y crois profondément.

En revanche, plus que jamais, l’école doit ouvrir au monde, inviter les jeunes à se frotter à des projets divers, à voyager. Il faudrait généraliser les initiatives de type Erasmus, envoyer systématiquement les étudiants suivre des stages ou des cours dans des environnements différents de ceux auxquels ils sont accoutumés. Je fais partie d’une espèce aujourd’hui rare, celle des fédéralistes européens, qui croient que la seule issue à long terme pour la survie et le rayonnement de l’Europe, c’est l’intégration d’un tout politique plus construit mais pour autant pas uniformisant, et j’ai coutume de dire que l’Europe est une école, une opportunité de formation extraordinaire et que le simple fait de voyager dans des cultures, des systèmes différents est un apprentissage incomparable.

Laure Belot

L'entretien complet est à retrouver ci-dessous

Commentaire:

Cédric Villani, dans son propos sur l'école et son ouverture au monde, rejoint les propositions de Manuel Valls à lire ci-dessous:

Projet de . La partie "Éducation" est au paragraphe C...

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