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Vivement l'Ecole!

Tom Waits...

10 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Claude Simon...

10 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Claude Simon...

Donc, soudain, sans qu’il comprenne comment, ni puisse dire à quel moment exact cela s’est produit, ni depuis combien de temps, un cavalier (l’un ou l’autre) prend tout à coup conscience qu’il n’a plus devant lui la croupe du cheval qui le précédait, et aucun cheval non plus ni bruits de sabots derrière lui, et le seul crissement de la neige qu’il perçoit c’est sous ses propres pieds et sous les fers de son propre cheval, et tout ce qu’il peut voir, en avant, en arrière, à droite, à gauche, c’est la nuit noire, et seulement la vague lueur grisâtre sur laquelle il marche, continuant machinalement à mettre un pied devant l’autre, de même que quelque instinct animal (le sien ou celui de son cheval ?) le maintient sur la piste que forme la neige piétinée et dure, et aucun bruit, sauf cette espèce d’immense et silencieuse rumeur des flocons qui continuent à tomber, qui tombent maintenant depuis un temps qu’il ne parvient pas à se rappeler, et à un moment il croit distinguer en avant de lui comme une forme immobile, noire dans le noir, devinant confusément à mesure qu’elle se rapproche ou plutôt qu’il s’en rapproche, le cheval arrêté, planté sur ses quatre jambes comme sur des piquets, et le cavalier arrêté aussi, le casque appuyé contre le flanc du cheval comme s’il ressanglait, ou comme s’il urinait, mais ce n’est ni l’un ni l’autre, et quand il passe à côté de lui il entend quelque chose comme bon dieu oh bon dieu bon dieu, mais il ne s’arrête pas, il continue, et il entend le type et le cheval qui marchent maintenant derrière lui, le bruit de la neige crissant sous quatre souliers et huit fers, et il marche, et le type suit, et il l’entend qui pleure, et il ne se retourne pas, il continue, et puis il ne l’entend plus, et il ne se retourne pas, il continue, et la neige continue à tomber, et il ne fait plus froid vraiment, mais c’est maintenant sans importance, et un moment plus tard (mais peut-être qu’il dort ? : il pense qu’il a souvent dormi à cheval, il pense que peut-être on peut aussi dormir en marchant, et alors qu’est-ce qui est avant ou après ?) cela recommence, c’est-à-dire un autre cheval et un autre cavalier arrêtés (mais peut-être est-ce le même type et le même cheval, ou peut-être que le cavalier arrêté c’est maintenant lui, et que c’est lui aussi qui, à son tour, émet des bruits bizarres, méprisables), et un cheval et un cavalier passent sans s’arrêter, et le cavalier arrêté (peut-être lui après tout ?) se remet en marche, continue pendant un moment en émettant toujours ces bruits bizarres, puis cesse de faire du bruit, et comme cela plusieurs fois dans la nuit, sauf que la chose se produit à des intervalles de plus en plus espacés, de sorte qu’il marche (ou reste arrêté ?) parfois dix minutes ou un quart d’heure (du moins il lui semble) sans voir personne, et parfois il y a (ou il lui semble qu’il y a) pas un mais trois ou quatre chevaux et leurs cavaliers arrêtés ou qui le dépassent, ou qui marchent devant et derrière lui, puis il se trouve de nouveau seul, il marche, il s’arrête.

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La liste de vocabulaire de l’éducation et de l’enseignement supérieur...

10 Janvier 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

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Une liste de termes, expressions et définitions adoptés dans l'éducation et l'enseignement supérieur a été publiée au J.O. du 10 janvier.

Apprentissage par les réseaux, enseignement inversé ou cours en ligne ouvert à tous : ces termes font désormais partie de la liste du vocabulaire adopté dans l’éducation et l’enseignement supérieur. Le Journal officiel du 10 janvier propose la définition de ces termes et expressions, ainsi que des tables d’équivalence entre termes étrangers et termes français.

(...)

Elsa Doladille

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La jupe obligatoire pour les filles à l'école, cette plaie...

10 Janvier 2017 , Rédigé par Slate Publié dans #Education

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À chaque fois que resurgit l'épuisant débat sur la supposée nécessité de restaurer l'uniforme à l'école, la polémique élude systématiquement les questions de genre, et est presque toujours illustrée de la même manière: des clichés de garçons en pantalon ou short et des filles en jupe au genou et chaussettes hautes. Ici, ici, , ici, ou encore ici.

Même si les défenseurs de l'uniforme bafouillent encore quand ils doivent trancher entre tenue complète ou simple blouse. Même si certaines écoles françaises ayant déjà imposé l'uniforme à leurs élèves ont opté pour une tenue neutre (de simples polos et sweat-shirt).

C'est que l'idée qu'un uniforme doit nécessairement se décliner en version jupe pour les filles semble largement admise dans l'imaginaire collectif. Et pour cause, dans de nombreux pays où l'uniforme est généralisé, la règle est de mise.

Strict et passéiste

Au Mexique, tous les élèves du collège public doivent porter un uniforme: chemisette, sweat et jupe obligatoire pour les filles. Aux Philippines, l'uniforme est également de rigueur dans le primaire le secondaire et même certaines universités, avec une précision de taille pour les filles: la jupe ne doit pas être plus courte que 5 cm au dessus du genou. Jupe obligatoire également à Taïwan, dans les écoles catholiques américaines, au Japon, en Thaïlande dans les écoles privés libanaises… Les rares dérogations à la jupe consistent à autoriser le port de la jupe-culotte, ou plus rarement d'un cycliste sous le vêtement.

Mais c'est encore en Australie que la réglementation est la plus stricte et passéiste. Dans le public presque autant que dans le privé, l'uniforme est imposé, au cours de toute la scolarité. Celui des filles ne déroge pas à la règle: chemise, pull, blazer et jupe à carreaux. Et si en France, les débats autour du retour de l'uniforme ne s'embarrassent du sexisme que ce dernier induit quand il impose jupette aux écolieres, en Australie, la question paraît désormais centrale. Même si elle est à rapprocher de la situation de toutes les écolières du monde sommées de remiser pantalons et jean au moment d'aller étudier.

Mouvement contrôlé

Sur le site The Conversation, l'universitaire australienne Amanda Mergler s'interroge sur ce diktat imposée aux filles en citant l'impact concret de la jupe obligatoire sur la vie scolaire, tel qu'il a été relevé par une étude:

«Les jupes et les robes vont techniquement restreindre les mouvement; celles qui les portent doivent négocier la façon dont elles s'assoient, comment elles jouent, et à quelle vitesse elless se déplacent. Le port de la jupe, consciemment et inconsciemment, va susciter des considération quand à la modestie ou l'impudeur, ce que le port du pantalon ne crée pas.»

Autrement dit, une jeune fille en jupe, dans une cour de récréation, à la cantine ou dans les allées de son école va être entravée dans ses mouvements et surtout, son genre va déterminer la façon dont elle va se comporter dans l'espace et avec ses congénères. Cette façon dont la jupe va modeler le corps des filles et les contraindre à se faire toute petites quand le pantalon, lui, ne va en rien encombrer les hommes fait d'ailleurs écho au manspreading, ou cette faculté que peuvent avoir les hommes à s'assoir les jambes écartées, et à prendre le plus de place possible comme s'ils détenaient entre les jambes, un bien précieux nécessitant aération et décontraction.

(...)

Nadia Daam

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L’École est un enjeu qui doit nous rassembler au-delà des logiques partisanes – Discours devant les recteurs

10 Janvier 2017 , Rédigé par MEN Publié dans #Education, #Politique

education.gouv.fr

education.gouv.fr

Extraits

Najat Vallaud-Belkacem a réuni les recteurs et rectrices d’académie, les secrétaires généraux d’académie et les IA-Dasen (directeurs d’académie des services de l’Éducation nationale) à la Sorbonne le 10 janvier 2017.

Mesdames et messieurs les rectrices et les recteurs,
Madame la vice rectrice, messieurs les vice recteurs,
Madame la Doyenne, monsieur le Chef de Service,
Monsieur le secrétaire général,
Mesdames et monsieur les directrices et directeurs généraux,
Mesdames et messieurs les inspecteurs d’académie, directeurs académiques et directeurs académiques adjoints, des services de l’éducation nationale,
Mesdames et messieurs les secrétaires généraux d’académie,
Mesdames et messieurs,
Chers amis,

Je souhaite, évidemment, commencer en vous souhaitant à toutes et tous une excellente année 2017.

Mais avant d’en venir à 2017, je veux saluer le travail et l’engagement qui ont été les vôtres, au cours de cette année 2016.

Je sais à quel point la Refondation de l’École, les réformes que nous avons initiées, ont été nombreuses.

Je sais qu’elles vous ont demandé un investissement conséquent, et je mesure la charge de travail que cela représente pour chacune et chacun d’entre vous, dans un contexte où trop souvent la question éducative a été caricaturée, déformée, instrumentalisée, loin des réalités du terrain, et, au fond, loin de l’importance des enjeux qui sont les siens.

Cela n’a pas été facile, loin s’en faut. Mais vous avez répondu présents. Vous avez su porter avec force et loyauté cette politique ambitieuse, et la mettre en œuvre au sein de vos académies. Soyez en très sincèrement et très chaleureusement remerciés.

Nous pouvons être fiers du travail accompli, et fiers de cette École de la République à laquelle nous sommes toutes et tous profondément attachés.

                                   ___________________________________

 

(...)

                                       _______________________________________

Dans le 1er degré comme le 2nd degré, la rentrée 2017 sera la 3ème rentrée de la nouvelle allocation progressive des moyens qui doit donner plus à ceux qui ont le plus besoin.

C’est pour moi une réforme essentielle. Elle doit guider notre façon de gérer les moyens.

Dans le 1er degré, les écoles des territoires ruraux recevront 100 postes supplémentaires dans le cadre des conventions ruralité qui seront signées prochainement et que je vous demande de valoriser pour ce qu’elles sont : un engagement concerté d’action pour l’école rurale, pour la réussite des élèves et pour l’attractivité des territoires fragilisés. Ces 100 postes s’ajoutent aux 120 créations de la rentrée 2016 et aux 20 de la rentrée 2015.

Par ailleurs, le dispositif « plus de maîtres que de classes » sera très développé.

Entre 2013 et 2016, 3 220 postes au titre du dispositif « plus de maîtres que de classes » ont déjà été implantés dans les écoles qui accueillent, en ville et dans les territoires ruraux, une majorité d’élèves défavorisés ou en difficulté scolaire.

À la rentrée 2017, c’est un effort supplémentaire considérable qui sera fait avec 1 941 nouveaux postes.

Je vous demande donc, qu’à l’issue de la prochaine rentrée, toutes les écoles relevant de l’éducation prioritaire soient pourvues d’un maitre supplémentaire.

Il faut aussi accentuer les progrès déjà enregistrés en matière de scolarisation des enfants de moins de trois ans.

À ce jour, ce sont 1 300 classes nouvelles pour la scolarisation des moins de trois ans qui fonctionnent. Ce n’est pas assez. Je vous demande de faire plus, de travailler avec les maires, avec les CAF, avec les préfets pour que tous les moyens soient mobilisés pour que cette rentrée 2017 marque des progrès très notables.

Dans le 2nd degré, 450 emplois supplémentaires seront implantés dans les lycées les plus fragiles pour améliorer l’encadrement des élèves et faire baisser le nombre d’enfants par classe.
C’est ainsi que nous ferons vivre notre conviction, notre choix politique : l’École est un investissement pour l’avenir et non une source d’économies.

Et à ce sujet, je tiens évidemment à insister sur l’entrée en vigueur du protocole PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations), qui permet de donner à nos professeurs, la reconnaissance qu’ils méritent.

Après la modernisation des métiers de l’Éducation Nationale, après la création et la revalorisation de l’ISAE des enseignants du premier degré, le PPCR constitue la dernière étape de ces immenses chantiers.

Avec la définition d’une nouvelle carrière enseignante, c’est aussi l’attractivité de ce métier exaltant mais difficile que nous renforçons, et une meilleure reconnaissance de l’engagement de nos personnels que nous favorisons.

La rénovation des carrières dans le cadre du protocole PPCR se concrétise aujourd’hui.

Son budget est voté avec près de 500 M€ dès 2017. Le décret de revalorisation indiciaire au 1er janvier 2017 est paru ; les décrets statutaires sont actuellement à l’examen du Conseil d’État.

Cette réforme est historique, à bien des égards.
D’abord, parce qu’une réforme des carrières d’une telle ampleur, en termes d’amélioration de rémunération, du déroulement et des perspectives de carrière, n’avait pas été réalisée depuis 25 ans et le plan Jospin.

Ensuite, parce qu’elle conjugue une rénovation des carrières et une réforme de l’évaluation professionnelle pour les personnels enseignants, d’éducation et d’orientation-psychologues comme le Gouvernement s’y était engagé en 2012.

Enfin, elle est historique parce qu’elle a impliqué un travail et un dialogue social extrêmement nourri, positif, qui a fait l’objet d’une adhésion à une très large majorité des organisations syndicales représentatives de ces personnels, à l’occasion de la présentation des textes de mise en oeuvre au CTMEN.

Cette réforme, comme toute réforme, mais peut-être plus encore au regard du nombre des personnels concernés, doit nous mobiliser.

Elle doit être portée par les autorités académiques et les personnels d’encadrement pour assurer sa diffusion, son explication, et sa pleine appropriation en vue de son application effective à la rentrée scolaire 2017.

Au-delà des opérations de gestion que cette réforme implique, pour assurer la mise en œuvre concrète de la paie et des reclassements dans les nouvelles carrières, je veux insister sur quelques points essentiels liés à notre conduite collective de ce changement.

D’abord, les services centraux sont pleinement mobilisés pour vous apporter les solutions techniques, automatisées chaque fois que cela sera possible, et les réponses à vos questions pour ces évolutions.

Nous construisons aussi les éléments de communication que vous pourrez relayer sur vos sites académiques. Soyez particulièrement attentifs à ce point.

Ensuite, s’agissant plus particulièrement de la réforme de l’évaluation professionnelle, je compte sur la mobilisation de tout l’encadrement du ministère : au-delà de celle de l’IGEN et des services centraux, la vôtre, celle des personnels d’inspection et de direction, seront déterminantes.

L’accompagnement et le développement professionnel tout au long de la carrière, placés au cœur d’une évaluation fondée sur la confiance, s’inscrivent dans la continuité de la rénovation des missions d’inspection, d’évaluation et de formation par les personnels d’inspection.

La rénovation des carrières permettra aussi de dégager du temps pour cet accompagnement en ciblant des rendez-vous de carrière qui concerneront TOUS les personnels, sans exception, sans inégalité territoriale ou disciplinaire.

Le ciblage des rendez-vous de carrière permettra d’avoir une logique plus qualitative, articulée entre personnels d’inspection et de direction quand ils interviennent ensemble pour apprécier la valeur professionnelle.

J’ai conscience que c’est un virage important des pratiques. Il nécessite un temps d’appropriation par tous, par vous et par les acteurs de l’évaluation.

Cette appropriation passe par la formation. La DGRH vous présentera un point sur les premiers éléments du dispositif de formation mis en place et son calendrier pour cette année.

Je compte sur votre implication pour assurer la professionnalité de l’évaluation rénovée.

Je tiens aussi à souligner que les moyens dédiés à la formation continue pour accompagner les personnels dans l’exercice de leur métier ont augmenté de près de 30% entre 2014 et 2016.

Ils augmentent encore en 2017, avec 100 M€ qui y sont dédiés.

Ces moyens permettent de redonner un vrai droit à la formation pour l’ensemble des personnels, et vous aurez d’ailleurs cet après-midi une table ronde sur le développement professionnel.

Des postes d’inspecteur académique – inspecteur pédagogique régional seront créés qui permettront de remédier, au moins en partie, à des tensions dans certaines disciplines.

Un second concours sera ouvert pour pourvoir 50 postes créés à la rentrée scolaire 2017. Votre mobilisation et celle des corps d’inspection pour le faire savoir et susciter les candidatures doivent faire de cette opportunité une réalité concrète à la rentrée prochaine.

Une excellente année 2017, cela se souhaite. Une excellente rentrée 2017, par contre, cela se prépare. Cela dépend de nous.

Je tiens en particulier à ce que vous fassiez, avec les élus locaux, preuve de pédagogie pour bien expliquer les enjeux et les dynamiques de cette dernière rentrée.

Prenez, mesdames et messieurs, le temps de l’échange, de la consultation et de l’information partagée, parce que nous savons bien que c’est ainsi que l’on élabore les conditions d’une rentrée réussie.

Oui, nous pouvons garantir, par notre travail et notre engagement à toutes et à tous, une excellente rentrée 2017 à l’ensemble de la communauté éducative.

Mais, vous vous en doutez, l’objectif n’est pas d’avoir simplement une excellente rentrée 2017. Il est de continuer ce redressement de l’École, et de l’inscrire dans la durée. Alors, je n’ignore pas que nous sommes en une année d’échéance électorale, et vous le savez aussi bien que moi.

Mais l’École est un enjeu qui doit nous rassembler au-delà des logiques partisanes. Surtout, l’institution dans son ensemble a besoin qu’on lui laisse du temps, justement parce que le temps de l’École, de son évolution, du progrès, est un temps long.

Voilà pourquoi, si j’ai un vœu à faire, aujourd’hui, devant vous, c’est celui-ci : que l’effort initié avec la Refondation soit poursuivi, et qu’on lui donne le temps nécessaire pour porter ses fruits.

C’est un luxe immense, j’en suis consciente, que de demander du temps, dans une époque qui paraît si pressée, marquée par un rythme frénétique. Mais je crois que comme il existe un rythme naturel de l’enfant, il existe aussi un rythme de l’institution : il est essentiel de le respecter.

Je vous remercie, et je vous souhaite, à vous et à vos proches, une excellente année 2017 !

Najat Vallaud-Belkacem
Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Le texte complet est à lire en cliquant ci-dessous

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L’antipédagogisme, ce vêtement universel...

10 Janvier 2017 , Rédigé par Luc Cédelle Publié dans #Education, #Pédagogie

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EXTRAIT

L’antipédagogisme est un vêtement idéologique universel, qui s’adapte à toutes les tailles et à tous les styles. Commençons par un commencement qui, malgré le caractère objectif du constat – ou faudrait-il dire à cause de son caractère objectif ? – a le don de déclencher certaines fureurs paroxystiques : ce vêtement colle parfaitement à l’extrême droite. Celle-ci, d’ailleurs, peut revendiquer en la matière une antériorité historique à travers la paternité, dès les années 1970, d’un certain nombre de thèmes clés de l’antipédagogisme : la dénonciation du « laxisme », de la « permissivité », du « ludique », du renoncement à « l’effort » et à « l’exigence », etc.

Cette paternité contemporaine, comme l’a rappelé Grégory Chambat dans son livre sur « les réacs-publicains », n’était que la réactivation, dans cette famille politique et  dans la foulée du traumatisme de 1968, d’une paternité ancienne, faite de conceptions déjà constituées depuis la fin du 19e siècle et le début du 20e puis développées dans l’entre-deux guerres. À lire certaines formulations d’époque sur les thèmes de l’atteinte à l’autorité et au patriotisme, on jurerait qu’elles sont tirées de pamphlets tout à fait actuels.

Des professeurs qui ne songent qu’à professer

Dans les années 1880, les « méthodes actives », prônées par Jules Ferry et Ferdinand Buisson, étaient violemment attaquées par la droite anti-républicaine. « Ayons des professeurs qui ne songent qu’à professer et moquons-nous de la pédagogie ! » déclarait en 1895 Ferdinand Brunetière, grande figure réactionnaire qui dirigeait La revue des deux mondes… et aurait eu beaucoup de succès dans certaines de nos émissions de plateau.

Aujourd’hui, la lecture des programmes éducation des formations politiques les plus à droite offre invariablement un bon résumé des principales thématiques de la vulgate antipédagogiste. On peut le vérifier en passant, selon un insensible (et parfois incertain) dégradé, du programme du FN aux différentes propositions de la « droite de la droite », qu’il s’agisse de Debout la France (le petit parti de Nicolas Dupont-Aignan, dont Jean-Paul Brighelli est le délégué à l’éducation, pardon à « l’école de la République ») ou du courant « Droite forte » de l’ex-UMP.

Le décalque est souvent parfait. Il faut cependant observer que l’identité des vues et des modes d’expression dans la condamnation du « pédagogisme » ne recouvre pas l’ensemble des questions scolaires, dans la mesure où la droite extrême se singularise par ses attaques contre le service public et sa préférence envers l’enseignement privé, hors contrat compris. Ce qui ne veut pas dire – cette précaution de raisonnement doit valoir pour toutes les affirmations analogues qui seront rencontrées dans ce billet – que tous les défenseurs du privé ou du hors contrat seraient forcément des « fachos »…

(...)

Luc Cédelle

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Un seul maître du CP au CE2 et un retraité par élève en difficulté?...

10 Janvier 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

Trois pages d'interview d'Arnaud Montebourg dans Libé de ce jour...

Voici la part réservée à l'éducation. Qui manifestement ne passionne que lorsque des sujets annexes, périphériques et sans intérêt - voire totalement fabriqués - peuvent faire le buzz et déclencher une Nième inutile polémique.

Christophe Chartreux

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(...)
En matière d’éducation, votre proposition phare, c’est de proposer un maître des savoirs fondamentaux qui suivrait les élèves du CP au CE2…

D’abord, il faut se donner les moyens de travailler en petits groupes dans ces trois classes fondamentales pour différencier la pédagogie et s’adapter aux rythmes des élèves, aux différences de milieu ou de compréhension. Un même enseignant pendant trois ans pour suivre les enfants, cela permet de créer les relations de confiance et de longévité avec les enfants. Mais cela ne suffit pas. Il faut ajouter la mobilisation des jeunes retraités de l’Education nationale pour leur permettre de prendre en main les enfants en difficulté. Un chacun.

Une sorte de réserve éducative ? Sur une base volontaire ?

Ce n’est pas une réserve parce qu’elle sera active ! Je pense qu’il y a beaucoup de retraités qui aimeraient faire cela.

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La rédaction de Libération

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Laissez les enfants s’ennuyer !

10 Janvier 2017 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education

thoughtcatalog.com

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Nombreux sont les parents qui font le maximum pour divertir et éveiller leurs enfants, à grand renfort de livres, de cours de sport, d’iPads et de programmes télévisés. Mais que se passerait-il si on laissait les enfants s’ennuyer de temps en temps ? Quel serait l’impact de ces moments de « vide » sur leur développement ?

J’ai commencé à m’intéresser au rapport des enfants à l’ennui dans les années 1990, tandis que je cherchais à comprendre comment la télévision influence la façon dont les enfants racontent des histoires. Étonnée par le manque d’imagination des histoires écrites par des enfants de 10 à 12 ans de différentes écoles du Norfolk, je me suis demandée si cela pouvait être – en partie – une conséquence des heures passées devant la télévision. Des recherches plus anciennes révélaient en effet que la télévision avait tendance à brider l’imagination des enfants.

Dans les années 1980, une étude à grande échelle a permis de comparer les enfants issus de trois communes canadiennes – dans la première, on disposait de quatre chaînes de télévision, dans la seconde, il n’y avait qu’une chaîne, et dans la dernière il n’y avait pas de télévision du tout. Les chercheurs ont étudié le comportement des enfants au moment où les villes ont été dotées de la télévision, puis ils sont revenus deux ans après. Les enfants de la ville sans télévision ont obtenu de meilleurs scores que les autres en termes de pensée divergente – un bon indicateur de la qualité de l’imagination. Mais cela n’était vrai qu’avant qu’ils reçoivent la télévision à leur tour : à ce moment-là, leur imagination a chuté pour se retrouver au même niveau que celle des autres enfants.

La télévision aurait donc pour effet d’éteindre l’imagination, or l’imagination est très importante pour le développement. Non seulement elle permet d’enrichir l’expérience personnelle, mais nous en avons besoin pour éprouver de l’empathie – autrement dit, pour se mettre à la place de l’autre. Elle est également indispensable pour initier un changement. Mais quel rapport avec l’ennui ? Eh bien, les enfants (et les adultes aussi, en réalité) ont tendance à s’affaler devant la télévision – ou devant un écran quelconque – pour tenir l’ennui à distance.

Quelques années après cette recherche, j’ai commencé à remarquer que ceux qui exercent des métiers créatifs disent souvent que l’ennui a été un allié de choix pour le développement de leur créativité, et ce depuis l’enfance. Pour en savoir plus, j’ai interviewé certains d’entre eux. Ainsi, l’écrivain et actrice Meera Syal m’a raconté que pendant ses vacances à la campagne, quand elle était petite, elle passait beaucoup de temps à regarder le paysage par la fenêtre. Elle faisait aussi plein de choses inhabituelles, sans rapport avec son quotidien, comme préparer des gâteaux avec la voisine, une dame d’un certain âge. C’est aussi l’ennui qui l’a poussée à écrire un journal intime, dont elle pense qu’il fut le point de départ de sa carrière d’écrivain. « C’est très libérateur d’être créatif juste pour passer le temps, juste parce que vous êtes libre de faire ce que vous voulez », m’a-t-elle confié.

La célèbre neuroscientifique Susan Greenfield tient des propos comparables : elle m’a dit qu’elle n’avait pas grand-chose à faire quand elle était petite, et qu’elle passait le plus clair de son temps à dessiner et à écrire des histoires. Ce furent les prémices de son futur travail, l’étude scientifique du comportement humain. Aujourd’hui, quand elle voyage en avion, elle emporte du papier et un stylo plutôt que son ordinateur portable, et se réjouit toujours à l’idée de ces moments où elle dispose de peu de moyens pour s’occuper.

(...)

Teresa Belton

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La Finlande va devenir le premier pays à supprimer toutes les matières scolaires...

10 Janvier 2017 , Rédigé par Sympa Publié dans #Education, #Finlande

lonelyplanet.fr

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Le système éducatif finlandais est considéré comme l’un des meilleurs au monde. Dans les classements internationaux concernant l’éducation, la Finlande est toujours dans les 10 premiers. Toutefois, le gouvernement a décidé de ne pas s’en contenter, et d’entreprendre une véritable révolution de son système scolaire.

Les responsables souhaitent supprimer toutes les matières scolaires : il n’y aura désormais plus de cours de physique, mathématiques, littérature ou histoire-géographie.

La ministre de l’Education à Helsinki, Marjo Kyllonen, explique ces changements de la façon suivante : “Il y a encore des écoles où l’on enseigne selon des méthodes anciennes, qui fonctionnaient au début du XXème siècle. Mais aujourd’hui les besoins ont évolué et nous devons créer quelque chose qui soit adapté au XXIème siècle“.

Au lieu d’avoir des matières distinctes, les élèves apprendront les événements et les phénomènes dans un cadre pluridiscipinaire. Par exemple, la Seconde Guerre Mondiale sera étudiée d’un point de vue historique, géographique et mathématique. Et pendant le cours ”Travail à la caféteria“, les élèves assimileront des connaissances complexes d’anglais, d’économie et de communication.

Ce système sera appliqué aux étudiants de dernier cycle, à partir de 16 ans. L’idée est que chaque élève choisisse le thème ou le phénomène qu’il souhaite étudier selon sa notion de leur utilité dans sa vie. De cette façon, les adolescents n’auront pas à étudier des cursus complets de physique ou de chimie en se posant cette éternelle question : “A quoi bon apprendre tout ça?” ou ”Pourquoi ai-je besoin de savoir ça?“

Le format traditionnel ”professeur-élève" va également évoluer. Les étudiants ne seront plus assis derrière leurs tables en attendant qu’on les interroge. A la place, le travail en petites équipes et l’explication de problèmes seront développés.

Le système éducatif finlandais encouragera le travail en équipe, si bien que les transformations du travail concerneront aussi les professeurs. La réforme scolaire va requérir plus d’interaction entre les professeurs des différentes matières. Environ de 70% de tous les professeurs d’Helsinki ont déjà suivi une préparation pour savoir exposer l’information sous cette forme, et leur salaire sera revu à la hausse.

Le système sera complètement rénové à l’horizon 2020.

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Purcell... Bach...

9 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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