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Vivement l'Ecole!

Un jour... Quelques Phrases... Grammaire...

11 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Citation

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“Ceux qui veulent combattre l’usage par la grammaire se moquent.”

Montaigne

“C'est à l'audace de leurs fautes de grammaire que l'on reconnaît les grands écrivains.”

Henry de Montherlant

“L'homme est à la recherche d'un nouveau langage auquel la grammaire d'aucune langue n'aura rien à dire.”

Guillaume Apollinaire

“La  grammaire est l'art de lever les difficultés d'une langue ; mais il ne  faut pas que le levier soit plus lourd que le fardeau.”

Rivarol

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Rentrée 2017 : le plan d’action de Najat Vallaud-Belkacem...

11 Janvier 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Politique

Rentrée 2017 : le plan d’action de Najat Vallaud-Belkacem...

EXTRAITS

La ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem a présenté hier lors d'une réunion de recteurs ses priorités pour la rentrée 2017.

Sécurisation des établissements et lutte contre le décrochage scolaire

Dans un contexte de menace terroriste « très élevé », Najat Vallaud-Belkacem a annoncé la poursuite de la mise en place des mesures de sécurité décidées en août dernier. Ces mesures incluaient notamment l’organisation dans les établissements d’exercices « attentat-intrusion », des simulations d’attaque terroriste parfois critiquées pour leur caractère choquant. 

(...)

La ministre s’est félicitée des résultats de ses actions contre le décrochage scolaire depuis 2012 : « nous sommes aujourd’hui passés sous le seuil des 100 000 jeunes qui sortent annuellement du système de formation initiale sans diplôme » (...)

(...

Création de postes d’enseignants

« Certains se plaisent à commenter les créations de postes et les moyens en disant : ‘les moyens ne font pas tout, cela ne suffit pas’. En un sens, ils ont raison », a reconnu Najat Vallaud-Belkacem. « Cependant, une chose est sûre : sans moyens, on ne fait rien et on casse toute dynamique dans l’école », a-t-elle poursuivi. Elle a donc annoncé pour 2017 une « création de postes sans précédent dans l’Éducation nationale : 8 711 postes supplémentaires pour les 1er et 2nd degrés confondus », soit 2 072 de plus qu’en 2016. Dans un cadre de priorité au primaire, 4 311 postes seront ainsi créés dans le 1er degré, « alors même que la démographie va reculer de 12 658 élèves », a-t-elle indiqué. La ministre a aussi souhaité poursuivre le développement du « Plus de maîtres que de classes« , avec l’implantation de 1 941 nouveaux postes dédiés dans les établissements accueillant une majorité d’élèves défavorisés ou en difficulté scolaire.

(...)

Mise en place du protocole PPCR

Najat Vallaud-Belkacem est également revenue sur l’entrée en vigueur du protocole PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations). Cette réforme, annoncée en mai dernier, prévoit notamment une rénovation des carrières et de l’évaluation. Cette réforme « doit être portée par les autorités académiques et les personnels d’encadrement pour assurer sa diffusion, son explication, et sa pleine appropriation en vue de son application effective à la rentrée scolaire 2017« , a-t-elle indiqué.

(...) augmentation des moyens pour la formation continue : 100 M€ y seront dédiés en 2017 (...)

Elsa Doladille

L'article complet est ci-dessous

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A Lire... HISTOIRE MONDIALE DE LA FRANCE SOUS LA DIRECTION DE PATRICK BOUCHERON, Seuil 2017, (+ vidéos)

11 Janvier 2017 , Rédigé par Libération Publié dans #Histoire

Entraînés par Patrick  Boucheron, 122 historiens retracent, de 34 000 avant notre ère à l’année  dernière, un «contre-récit entraînant», réponse jubilatoire aux tenants  du roman national qui veulent faire de la discipline un avant-poste de  l’identité.

C’est une drôle d’histoire de France. Une histoire où il ne se passe rien à Poitiers en 732. Où Vercingétorix naît en 1828. Où le De Gaulle de 1940 est raconté depuis… Brazzaville, où Coco Chanel parfume le monde de son «Numéro 5», où Frantz Fanon, Dominique de Villepin et Simone de Beauvoir détrônent Napoléon, Clovis et Jeanne d’Arc au panthéon des Grands Hommes. Ecrite par 122 historiens sous l’autorité de Patrick Boucheron, médiéviste entré au Collège de France fin 2015, Histoire mondiale de la France, qui paraît jeudi au Seuil, est une aventure collective et jubilatoire, une adresse au grand public, un coup éditorial et politique à la veille de l’élection présidentielle.

L’enjeu ? Construire, alors que les débats sur l’identité nationale ont miné le pays ces dernières années, un autre discours sur l’histoire de France. Un discours qui ne soit pas monumental et donc intimidant, savant sans être académique. «Amusons-nous !» a lancé Patrick Boucheron aux collaborateurs de cette somme. «Nous en avions assez de l’histoire "réactionnaire", qu’elle le soit directement, en célébrant l’identité nationale, ou indirectement, en s’épuisant à répondre en réaction au discours réactionnaire», explique le médiéviste.

Une histoire inédite et stimulante de près de 800 pages, ramenée à 146 dates, de la préhistoire aux attentats de 2015 et le retour inattendu du drapeau tricolore. Mais à la manière des manuels, cette longue chronologie n’est-elle pas une concession au fameux «récit national» ? Plutôt la volonté de s’adresser au plus grand nombre, de trouver une voie entre les conteurs de l’identité malheureuse et la parole intellectuelle devenue inaudible voire inaccessible, car trop méprisante ou trop chic.

(...)

Suite et fin en cliquant ci-dessous:

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Plus de maitres que de classes : des ressources pour accompagner

11 Janvier 2017 , Rédigé par IFE Publié dans #Education

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L'expérience de la Loire-Atlantique (Nathalie Donot) :

- évaluer le dispositif pour se redonner des pistes de travail (dont un document-grille pour les écoles)

- une proposition de calendrier d'accompagnement pour définir les différents temps de rencontres entre acteurs, entre la circonscription et l'école

- un exemple de l'articulation des formations pour renforcer la cohérence et les échanges

- les propositions de "bonnes pratiques" proposées par le groupe des formateurs 2014-2015

Observer le travail :

- un guide d'observation pour la co-observation d'un enseignant en classe, ou d'une vidéo en formation

- le récit de la mise en place du dispositif dans le département de l'Yonne (Julie Meunier et Adeline Rouleau) et le guide d'accompagnement réalisé par la Direction Académique

- des "observables" qui peuvent aider à évaluer l'action (Nord, Sylvie Monin)

Et d'autres informations ci-dessous:

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Travail en équipe et formation continue...

11 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

adnrh.ca

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Prôner le travail en équipe, revendiquer des formations, réclamer du soutien dans ces domaines sont souvent pris comme l’aveu d’une incompétence.

Il s’agit au contraire d’une dimension de la profession. L’institution, jusqu'en 2012, faisait comme s’il s’agissait d’une compétence « naturelle » (contrairement à ce qui existe en entreprise). Une équipe, surtout si elle a en charge des enfants (mais c’est également vrai dans le monde du soin), cela se construit puis se "donne à vouloir vivre ensemble". 

Il est donc particulièrement important de veiller à favoriser:

- des équipes stables, co-construisant, avec tous les acteurs des règles de fonctionnement largement explicités aux élèves ;

- des équipes soudées et proches des élèves ;

- des équipes motivées car parties prenantes du projet de l’établissement ;

- des équipes fonctionnant sur « l’autorité expliquée », sans concession mais juste;

- des équipes fortement impliquées dans les projets artistiques, sportifs, environnementaux et culturels des élèves, leur suivi scolaire personnalisé et la participation à la gestion, par contrat personnel des élèves en difficulté ou en situation de décrochage. Afin de renforcer l'implication des équipes, de la faciliter, il conviendra d'éviter le « parachutage » des professeurs débutants dans des endroits où ils n’ont aucun lien et qu'ils veulent quitter au plus vite pour pouvoir repartir chez eux. Ceci aurait pour effet de construire solidement la pérennité des équipes pédagogiques, condition absolument nécessaire pour un travail efficace sur la durée.

Quant à l’accompagnement lui-même, il peut revêtir des formes multiples. Aider à la gestion des groupes. Favoriser la mise en œuvre de pratiques innovantes : celles liées aux nouvelles technologies ; aux Éducations à… l’environnement, la citoyenneté, qui sont, par définition, pluridisciplinaires ; celles permettant des activités d’exploration du tissu économique environnant (découvrir une exploitation agricole ou un chantier en construction en compagnie de professionnels par exemple). Améliorer la mise en pratique de projets éducatifs (à partir de la mise en place de crédits pédagogiques) en relation étroite avec les lieux de culture : musées, écomusées, théâtres, cinémas, centres culturels…

Le monde associatif, les travailleurs sociaux, le monde professionnel ainsi que la société civile doivent pouvoir contribuer à retisser du lien et montrer, par la preuve, la cohésion d’ensemble du monde des adultes face aux jeunes : nous le réaffirmons, l’Éducation est l’affaire de tous. La mobilisation d’équipes enseignantes, identifiées par les élèves autour de projets en prise sur le monde environnant, peut être un gage supplémentaire de la mobilisation des élèves et de leur prise en compte du « sens » que doivent avoir les apprentissages.

Christophe Chartreux

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Laïcité: « L’école est la pierre angulaire de notre République »... Najat Vallaud-Belkacem...

11 Janvier 2017 , Rédigé par Paris Normandie Publié dans #Politique, #Laïcité

Laïcité: « L’école est la pierre angulaire de notre République »... Najat Vallaud-Belkacem...
La ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, revient sur les moyens mis en œuvre pour promouvoir la laïcité à l’école.
Il y a un an vous vous félicitiez de voir que le travail sur la laïcité avait beaucoup avancé mais qu’il restait du travail. Quel est votre bilan aujourd’hui ?
 
Najat Vallaud-Belkacem : « Dans les établissements, dans les salles de classe, nous continuons de progresser sur tous les chantiers qui ont été lancés après les attentats de janvier 2015 : la charte de la laïcité est affichée dans tous les établissements, elle est expliquée aux parents d’élèves qui sont invités à la signer. Nous avons diffusé un livret destiné aux chefs d’établissement, aux directeurs d’école mais aussi aux équipes éducatives. Le 9 décembre, date anniversaire de la loi de séparation des Églises et de l’État, est désormais à l’école une journée de mobilisation sur la laïcité. L’enseignement moral et civique est effectif depuis la rentrée scolaire 2015 dans toute la scolarité obligatoire, évalué au brevet, et même enseigné dans tous les lycées. C’est un vrai projet pédagogique complet qui prend en compte, avec les nouveaux programmes de français et d’histoire, l’enseignement laïque des faits religieux. Cet enseignement est renforcé dans les nouveaux programmes, qui incluent pour la première fois une éducation aux médias et à l’information. Par ailleurs, les enseignants continuent d’être formés dans les ESPE [École supérieure du professorat et de l’éducation, Ndlr] avec la laïcité intégrée au tronc commun de formation. »
 
Quels sont les moyens mis en place pour continuer le travail ?
 
« Nous avons mis en œuvre un plan de formation de plus de 300 000 enseignants, formés par 1 200 formateurs mobilisés au printemps dernier. C’est un effort sans précédent qui est complété par la création et la diffusion d’outils pédagogiques accessibles à distance, avec un portail de ressources sur Canopé, des Mooc et des formations Magistère. Nous avons créé un réseau de référents académiques sur la laïcité qui nous permet de coordonner l’ensemble de ces moyens. Je veux également rappeler que rien de tout cela n’aurait été possible sans les efforts budgétaires considérables qui ont été consentis pour l’éducation au cours de ce quinquennat, notamment avec la création de 60 000 postes et le retour de la formation des enseignants. »
 
La question de la laïcité est souvent synonyme de débat passionné, voire de récupération politique. Comment dépassionner le débat ?
 
« C’est vrai pour laïcité, c’est vrai plus généralement sur le rôle de l’école de la République qui devrait être à l’abri des polémiques politiques. L’école a pour mission de transmettre des connaissances, des compétences, des valeurs. Elle construit l’émancipation de chacun, elle forge des citoyens à partir du socle de valeurs et de principes communs. Que certains instrumentalisent la laïcité dans le but de diviser les Français, en expliquant que certaines religions lui seraient plus ‘compatibles’ que d’autres est inacceptable. La laïcité est justement ce principe qui garantit et protège la cohésion nationale, l’appartenance commune de tous les citoyens à une Nation définie par des valeurs autant que par une géographie et une histoire. Pour dépassionner, il faut redonner tout leur rôle aux historiens, aux chercheurs et aux scientifiques indépendants du pouvoir politique. »
 
Ces actions autour de la laïcité viennent s’ajouter au travail habituel des professeurs et certains syndicats regrettent le manque de temps pour y travailler vraiment. Que pouvez-vous leur répondre ?
 
« L’École est la pierre angulaire de notre République et les enseignants sont en première ligne : nous devons chacun avoir conscience du travail considérable qu’ils mènent au quotidien et je veux ici, à nouveau, les en remercier. Les réformes indispensables que nous avons menées les ont beaucoup sollicités, je le sais. C’est pourquoi j’ai fait du soutien et de l’accompagnement aux équipes éducatives une priorité. Aucun enseignant ne doit rester démuni, aucune équipe éducative ne doit se sentir isolée : c’est une demande de leur part. C’est pourquoi un réseau de référents académiques laïcité a été mis en place. Les attentats ont accentué l’urgence d’agir, chacun en a parfaitement conscience, et tout le monde assume ses responsabilités avec beaucoup de courage, de professionnalisme et d’abnégation. À ces enseignants, nous avons apporté une considération nouvelle, y compris en termes de rémunération. »
 
Propos recueillis
par Anthony Quindroit
 
Article complet à retrouver en cliquant ci-dessous
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Note du Comité national de suivi du dispositif "Plus de maîtres que de classes"

10 Janvier 2017 , Rédigé par MEN Publié dans #Education

En septembre 2015, le comité national de suivi avait remis un rapport final établissant une liste de recommandations pour une mise en œuvre efficace du dispositif. A la suite de ce rapport, la ministre avait demandé au comité de poursuivre ses travaux sur l'accompagnement du dispositif, notamment en éducation prioritaire et de recueillir les pratiques mises en place par les acteurs afin de les diffuser. C'est ce travail que présentera Marie-Danièle Campion, présidente du comité national de suivi et recteur de l'académie de Clermont-Ferrand à la ministre.

Mis en place en janvier 2014, le comité national de suivi est composé de représentants de l'ensemble des acteurs de l'éducation nationale : inspection générale de l'éducation nationale, directions du ministère (DGESCO, DGRH, DEPP), IA-DASEN, IEN, conseillers pédagogiques de circonscription, enseignants-chercheurs, professeurs des écoles (maître supplémentaire, maître spécialisé, directeur d'école), cellules académiques recherche et développement en innovation et en expérimentation, représentants des organisations syndicales.

Ce dispositif emblématique de la priorité donnée à l'école primaire depuis 2012 a pour objectif de prévenir la difficulté scolaire, en permettant de nouvelles organisations pédagogiques, au sein même de la classe pour mieux remédier aux difficultés d'apprentissage et conduire chaque élève à la maîtrise des connaissances et des compétences de base, dans le cadre du socle commun.

Note du Comité national de suivi du dispositif "Plus de maîtres que de classes"

  • Point d’étape sur le déploiement du dispositif
  • Des points de tension à résoudre
  • Un dispositif en cours d’évaluation nationale
  • Recommandations du comité national de suivi du dispositif

Note du Comité national de suivi du dispositif "Plus de maîtres que de classes"

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J'ai envie de défendre l'école de la République...

10 Janvier 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Georgette Dal est directrice de l’UFR humanités à l’université Lille-III

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Le FN souhaite mettre fin à la scolarisation gratuite des enfants d’étrangers...

10 Janvier 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique

Le Front national veut mettre fin à la scolarisation gratuite des enfants d’étrangers en situation régulière. Une telle mesure bafouerait tous les textes juridiques qui affirment ce droit à la scolarisation, quelle que soit la situation des parents. 

Une école discriminatoire. C’est ce qu’entend mettre en œuvre le parti de Marine Le Pen, si jamais cette dernière accédait à l’Élysée en mai 2017. Les enfants d’étrangers en situation régulière ne pourraient plus bénéficier de l’école gratuite, puisqu’ils devraient s’acquitter d’une « cotisation », après un « délai de carence d’un ou deux ans ». C’est ce qu’a expliqué en substance Florian Philippot, vice-président du Front national, au micro de France Inter, le 9 janvier dernier. C'est une charge franche contre les principes sur lesquels est assise l’école républicaine. Quant aux enfants de parents en situation irrégulière, ils seraient exclus sans ambages des bancs de l’école, car de toute façon, « pour les clandestins, la question ne se pose pas, puisqu'ils n'ont pas vocation à rester en France ».

S'agissant du volet financier, Florian Philippot n’a pas donné de montant précis, évoquant simplement « une petite cotisation ». « Tout cela sera précisé en février », a-t-il évacué.

Imposer cette restriction financière sera l’une des traductions concrètes de la « priorité nationale » appliquée à l’école. Sans compter que, souvent, les familles immigrées appartiennent aux secteurs les plus paupérisés et fragilisés de la société française. En 2013, d’après l’INSEE, 5,8 millions d’immigrés vivaient en France, soit 8,9 % de la population. À la rentrée 2015, en France, la population scolarisée dans les premier et second degrés s’élevait à 12,8 millions, toujours d’après l’Insee.

Cette proposition avait été rendue publique il y a un mois, sans susciter de grand tollé. Déjà, le 8 décembre, à Paris, lors d’un petit déjeuner organisé par l’institut de sondage BVA, la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, avait évoqué cette question : « Je considère que la solidarité nationale doit s'exprimer à l'égard des Français. Je n'ai rien contre les étrangers, mais je leur dis : “Si vous venez dans notre pays, ne vous attendez pas à ce que vous soyez pris en charge, à être soignés, que vos enfants soient éduqués gratuitement. Maintenant, c'est terminé ; c'est la fin de la récréation !” » La candidate à l’élection présidentielle s’est dite mue par la nécessité de réaliser des économies, car, dit-elle, « nous n'avons plus les moyens de faire cela ; nous allons réserver nos efforts et notre solidarité nationale aux plus humbles, aux plus modestes, aux plus pauvres d'entre nous ». 

Si les positions du parti fondé par Jean-Marie Le Pen sur l'immigration sont connues de longue date, cette annonce sur l'école témoigne toutefois d'un durcissement dans le discours, puisqu'il s'attaque aux enfants, ce qui, symboliquement, n'est jamais anodin. Pour tempérer les choses, la présidente du Front national avait précisé par la suite à l’AFP qu’elle évoquait « uniquement le cas des enfants étrangers en situation irrégulière », ce qu’a contredit Florian Philippot de bon matin sur les ondes. 

Une telle mesure serait inédite et contreviendrait, bien entendu, aux textes juridiques qui garantissent ce droit fondamental. C’est sur ce point que Najat Vallaud-Belkacem a attaqué Marine Le Pen, en rappelant l’inhumanité contenue dans une telle proposition.

Dans un communiqué, la ministre de l’éducation nationale avait réagi le 8 décembre à ces annonces pour les condamner : « Je tiens à rappeler ici que c’est l’honneur de la République française de garantir aux enfants, à tous les enfants, le droit à l’éducation, c'est-à-dire le droit à un avenir. Par ces mots, que je condamne avec la plus grande force, Mme Le Pen fait preuve tout autant de son indifférence la plus totale à des situations humainement terribles affectant de jeunes enfants. » Plus loin, elle s'indigne contre « cette déclaration [qui] vient abîmer l’image de notre pays [en rappelant] à tous ceux qui semblaient l'oublier que Mme Le Pen refuse de s’inscrire dans le cadre républicain qui forge l’histoire et la force de notre Nation ». La Défenseure des enfants, Geneviève Avenard, n'a pas réagi de son côté. Pourtant, le Défenseur des droits s'était alarmé des atteintes au droit à la scolarité dans un rapport en novembre.

(...)

Faïza Zerouala

Suite et fin ci-dessous

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