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Vivement l'Ecole!

"Nos enfants ne savent plus écrire, ni lire! Tout cela par la faute d'Internet, de Google!"...

28 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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Une mère d'élève, bon chic bon genre de province, femme de médecin "en vue", me disait il y a quelques temps :

"Nos enfants ne savent plus écrire, ni lire! Tout cela par la faute d'Internet, de Google!".

Je ne me souviens plus de la réponse que j'ai formulée. Il y a vingt-et-un ans naissait Google. Il y a aujourd'hui un monde avant Google et un monde après. Lequel des deux est le meilleur des mondes ?

Je pense, contrairement à une partie de l'intelligentsia française, contrairement à Alain Finkielkraut entre autres, que l'outil Internet dont Google est l'une des entrées peut, comme n'importe quel outil, être expliqué et compris par nos élèves. SURTOUT par nos élèves contemporains très ouverts aux nouvelles technologies. Je me souviens des torrents de boue qui ont été déversés sur le malheureux stylo BIC lorsqu'il fit son apparition et remplaça peu à peu le porte-plume puis détrôna même le stylo encre. On peut le regretter avec des sanglots longs dans la voix. Pourtant que de belles dissertations j'ai lues écrites au stylo BIC. Même au stylo BIC.

Alors oui, mille fois oui, il faut absolument permettre à nos élèves, dès l'école primaire, de s'emparer d'Internet et de Google. Ne pas le faire serait tout simplement une hérésie, un contresens historique majeur. Nous pourrions, nous les enseignants, regretter longtemps d'avoir laisser nos enfants à l'écart de la "révolution informatique". Ce serait faire des ces élèves des adultes aveugles et sourds, handicapés.

Ce serait aussi laisser Internet et Google aux seules élites, à tous ceux qui craignent pour leur magistère. Car si l'on trouve des écrits et images absolument lamentables sur la toile, on peut y découvrir de véritables perles, en très grand nombre. J'y ai lu des articles, des textes, des poèmes merveilleux. Ecrits par des anonyme ou des artistes plus connus. J'y ai vu des photos d'une beauté saisissante. Tout cela en quelques sauts de sites en sites, comme on feuillette des livres chez les bouquinistes des bords de Seine. Google et Internet sont eux aussi des bouquinistes et l'internaute flâne pour s'attarder parfois le long des quais informatiques.

J'y ai lu des lettres d'amants improbables. Jamais sans Google ni Internet je n'aurais découvert cette correspondance de Nelly Kaplan et Andre Pyere de Mandiargues rassemblée dans un livre débordant d'une vérité lumineuse comme peuvent l'être les étincelles du regard dans les yeux des amants. Lisez et relisez Ecris moi tes hauts faits et tes crimes chez Tallandier Paris 2009.

Internet et Google, bien appris et maîtrisés, ne sont d'aucun danger. Si c'est un risque d'offrir au plus grand nombre ce qui jadis était réservé à quelques uns, alors je veux courir ce risque!

A corps perdu mais à espoir retrouvé...

Christophe Chartreux

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Education - La ministre et le poids des mots...

28 Décembre 2016 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem - Sud Ouest Publié dans #Education, #Politique

Education - La ministre et le poids des mots...

Huit journalistes de la rédaction du journal Sud Ouest ont été « primés » et ont pu rencontrer le personnage qu’ils souhaitent faire découvrir aux lecteurs de leur quotidien. Retrouvez ici le troisème et dernier volet du portrait de Najat Vallaud-Belkacem publié le 21 décembre 2016 et réalisé par Nicolas Espitalier.

Sud Ouest. Parlez-vous encore le dialecte berbère, le tamazight, votre langue maternelle?

Najat Vallaud-Belkacem. Oui, bien sûr. Mais, mon grand regret, c’est de n’avoir pas réussi à le parler avec mes enfants, qui n’y sont absolument pas familiarisés. Mon autre regret, c’est que, ce que je parle, ce n’est pas une langue à proprement parler mais un dialecte. Ils ont certes récemment inventé un alphabet, le tifinagh, mais ce sont pour moi des hiéroglyphes qui n’ont rien de naturel.

Le berbère vous permet-il d’exprimer des choses que vous ne sauriez exprimer en français ?

Non. La langue française est merveilleuse, elle est celle qui permet d’avoir le plus de subtilité, de nuances. Je suis du genre à me rendre malheureuse parce que, essayant d’exprimer quelque chose, je n’arrive pas à trouver le mot exact, alors qu’il existe forcément. C’est une drôle de pathologie, j’en conviens, mais c’est la stricte vérité (sourire). Le berbère, en tout cas ce que j’en connais, est un langage qui convient mieux à des choses concrètes qu’à des concepts. Je sais dire « Servez-vous votre verre », mais je ne saurais pas dire « Je n’en peux plus ». « Je t’aime » n’existe pas : on dit « Je te veux », comme en espagnol, ou « Tu me plais ». Ça dit quelque chose de la culture, d’ailleurs.

Quel souvenir gardez-vous de votre première rentrée en France, en maternelle, à Abbeville, en 1982 ?

Je n’en ai qu’un souvenir assez vague, mais l’impression qui demeure, c’est d’avoir toujours considéré l’école comme un havre de paix. Et c’est suffisamment fort pour le dire, parce que beaucoup d’enfants, y compris les miens parfois, ne vivent pas forcément l’école comme ça. De nos jours, il y a une telle multiplication des centres d’intérêt et des sources d’information que l’école n’apparaît plus nécessairement aux élèves comme le lieu par excellence où assouvir sa curiosité et son envie de se projeter dans le monde. Pour moi, à l’époque, il n’y avait que l’école et la lecture à la maison.

Et votre truc, c’était le français ?

Oui, c’est pour ça que c’est absurde de me donner des leçons d’attention à la maîtrise des fondamentaux. Bien avant d’être ministre de l’Éducation, cela faisait des années que j’étais terriblement choquée de voir qu’on pouvait laisser sortir du collège des jeunes n’ayant pas le minimum de vocabulaire requis pour… tout simplement être au monde. C’est-à-dire le comprendre et le parler. C’est un sujet que j’ai pris à bras-le-corps. Cela n’est jamais commenté parce que, dans  les débats éducatifs, malheureusement, seuls les polémiques et le buzz font florès, mais j’ai réformé l’ensemble des programmes de la scolarité obligatoire, notamment pour y mettre l’accent sur la maîtrise du français, à l’écrit comme à l’oral, tout au long de la scolarité. À 7 ans, à 15 ans, il faut continuer à enrichir le vocabulaire, la compréhension, donc l’esprit critique. Non, je ne crois vraiment pas avoir de leçons à recevoir sur ce sujet qui me tient si fort à cœur.

Selon vos proches, vous avez à cœur de pratiquer un français soutenu. Est-ce parce qu’il s’agit pour vous d’une langue acquise ?

Je ne cherche pas particulièrement à parler un français soutenu, mais j’ai le goût de la précision et de l’exactitude. Au lendemain des attentats de janvier 2015, je suis allée dans des collèges.
C’était le moment où naissaient de nouvelles théories du complot. En discutant avec les élèves, j’ai été frappée de voir à quel point beaucoup des erreurs d’analyse qu’ils faisaient venaient du fait qu’ils n’avaient pas compris un mot entendu dans les médias ou qu’eux-mêmes n’arrivaient pas à exprimer ce qu’ils avaient au fond du cœur. Vous vous souvenez de la série « H », avec Éric et Ramzy ? Éric utilisait souvent un mot pour un autre, et c’était très drôle. Derrière l’humour, il y a une réalité pour plein de gens. Ne pas disposer du bon mot, c’est n’avoir d’autre choix que la violence ou le retrait de la vie sociale.

Vous avez écrit, en 2012, « le pouvoir de la parole en est un ». Est-ce que, en politique, parler, c’est agir ?

La politique ne peut pas être faite que de parole, on est bien d’accord, mais la réponse est oui, indéniablement. C’est bien pour cela qu’il ne faut pas être léger, inconséquent, avec sa parole. Ce qui rend l’époque si compliquée, c’est qu’a contrario, lorsque vous êtes conséquent, que vous mesurez le poids des mots, que vous pesez au trébuchet chacune de vos formules, on vous accuse de faire de la langue de bois.

Ne pratiquez-vous pas la langue de bois ?

Non, ce que je pratique, c’est d’abord… une politesse (rire). Oui, vraiment ! Ce que j’entends par politesse, ce n’est pas le sourire – on me le reproche suffisamment –, c’est de ne pas ajouter du trouble au trouble. De ne pas considérer que le « parler vrai » passe automatiquement par l’injure, la caricature ou l’hystérie. Lorsque je m’exprime, c’est toujours en responsabilité. Je ne suis pas là pour me faire plaisir, ni pour faire de bons mots. Quand Nicolas Sarkozy dit « On va vous nettoyer ça au Kärcher » ou « Casse-toi, pauvre con ! », il se fait plaisir, mais il n’est pas en responsabilité.

Mais comprenez-vous le procès en langue de bois qui vous est fait ?

Je le comprenais quand j’étais porte-parole du gouvernement, parce que là, c’était presque institutionnel. Quand on vous interroge à propos d’un sujet sur lequel deux ministres sont en contradiction, vous n’allez pas prendre parti. Mais ce qui m’étonne, c’est qu’il continue depuis que je suis ministre de l’Éducation, parce que là, franchement, ça ne correspond plus à grand-chose. Je ne suis ni neutre ni spectatrice. Je suis dans le combat. On peut apprécier ou ne pas apprécier cela chez moi, mais ne pas le remarquer, c’est pour le moins étrange.

Retrouvez ici les premier et deuxième volets de ce portrait réalisé par Nicolas Espitalier pour Sud Ouest.

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Projet Education d'Arnaud Montebourg - Lecture critique...

28 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

lelab.europe1.fr

lelab.europe1.fr

Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de la gauche, présente son projet pour l'éducation.

Les points commentés ci-dessous sont extraits du site VousNousIls en lien de bas de page. Et surlignés en marron.

Je rappelle, par souci d'objectivité, que ce blog soutient l'action de la Ministre Najat Vallaud-Belkacem et qu'à titre personnel, j'ai choisi de m'engager avec Manuel Valls. Ce qui ne m'interdit pas de m'intéresser aux projets des autres candidats qui, quoi qu'il arrive, se retrouveront tous derrière le vainqueur au soir du 29 janvier 2017.

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Arnaud Montebourg "considère que l’Education nationale est « sous-encadrée » et que les enseignants ne sont « pas assez payés ». Pour compenser cela, il propose, dans une interview au Parisien, de « concentrer les efforts, pour commencer, sur la tranche d’âge scolarisée en CP-CE1-CE2 » : en effet, pour lui, les « retards » pris à cette période « sont quasi définitifs » pour certains enfants."

- Il a raison. C'est un constat au sujet duquel le consensus est général (sauf à droite).

Je rappelle néanmoins que ce "sous-encadrement" est le résultat des politiques antérieures au quinquennat actuel (80 000 postes supprimés; formation initiale supprimée; formation continue massacrée). La période 2012-2017 a permis de réparer les dégâts causés avec les créations de postes, le retour de la formation initiale (les ESPE) et des efforts entrepris en direction de la formation continue, efforts à poursuivre tant cette formation a été depuis presque toujours un parent très pauvre de la maison "Education".

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Arnaud Montebourg "propose (...) de dédoubler les classes, « afin de travailler en plus petits groupes », avec des « heures supplémentaires » payées aux professeurs des écoles. L’homme politique souhaite, s’il devient président de la République, créer un « maître des savoirs fondamentaux », qui suivrait les élèves « de classe en classe », du CP au CE2. Il souhaite aussi que les inspecteurs d’académie « soient plus présents dans les écoles », et qu’ils « contribuent davantage » à la formation des instituteurs."

- L'idée du dédoublement est généreuse, comme celle du "maître des savoirs fondamentaux". Elle risque néanmoins très vite de se heurter à des réalités très terre-à-terre: celles de nouvelles créations de postes, au bas-mot 35 000, si l'on veut rendre la mesure proposée à la fois opérationnelle et efficace.

L'emploi récurrent - notamment à droite- mais aussi parfois à gauche des "fondamentaux" me dérange davantage. Il laisse supposer que ces "savoirs fondamentaux" - en gros le "Lire-Ecrire-Compter" - seraient délaissés.

Il n'en est rien. La France, il faut le dire et le redire, est championne d'Europe du temps consacré aux "fondamentaux" à l'école primaire. Il ne s'agit donc pas d'en faire plus mais de faire mieux et autrement. L'idée du "maître des savoirs fondamentaux" n'est pas inintéressante mais peut très vite s'avérer "contre-productive" si l'apprentissage de ces savoirs est déconnecté du reste des apprentissages. Qui pour moi sont tous fondamentaux, mais c'est un autre long et ancien débat.

Concernant la présence d' "inspecteurs d'académie dans l'école", Arnaud Montebourg a certainement été mal informé. Les Inspecteurs d'Académie - qu'on n'appelle plus ainsi depuis quelques années - n'interviennent en aucun cas à l'école primaire. Sauf à supprimer le corps des Inspecteurs de l'Education Nationale (IEN) seuls habilités à évaluer les Professeurs des Ecoles (PE). Je n'imagine pas que cette idée ait pu germer dans l'esprit toujours bouillonnant de l'ancien Ministre de François Hollande.

Il conviendra de s'entretenir avec les personnels de terrain, notamment les directeurs d'écoles primaires, lesquels voient déjà beaucoup leurs IEN, pour cerner la pertinence réelle d'une telle proposition.

Enfin, le MEME enseignant suivant les élèves pendant tout le cycle 2 (CP/CE1/CE2) n'est pas une bonne idée. Elle se révèlera TRES contre-productive et dangereuse lorsque le courant ne passera pas entre le PE et sa classe.

Les PE de CP - niveau essentiel! - sont très souvent hyper motivés pour CE niveau-là et ses spécificités. Ils ne VEULENT PAS enseigner ailleurs qu'en CP. Les obliger à abandonner ce palier, - je le redis - très spécifique, n'est pas une bonne piste. Du tout.

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Arnaud Montebourg propose aussi "d’associer des « retraités de l’Education nationale » (qui seraient « défrayés »), et des professeurs, « autour de certains élèves en difficulté, afin de les faire réviser ». L’effort porté sur les « années d’acquisition des savoirs fondamentaux » que représente la période CP-CE1-CE2 devrait se chiffrer, indique Arnaud Montebourg, autour de 3 milliards d’euros. "

- Nous revenons donc, pour 3 milliards d'euros - il est bon de chiffrer un projet - aux "fondamentaux". Je suis tout à fait circonspect quant à l'idée de faire revenir des retraités de l'Education. Cet attrait permanent pour le passé, incarné désormais dans l'emploi éventuel de personnels retraités, me gêne profondément. Comme si la France et son institution ne disposaient pas des moyens humains nécessaires, déjà sur le terrain ou à former, pour remplir ce rôle d'accompagnement des élèves en difficultés.

Je constate également que si l'on additionne toutes les mesures proposées par Arnaud Montebourg en direction des CP-CE1-CE2 (qu'il faudrait que le candidat s'habitue à appeler "cycle 2"), cela représente un temps non négligeable, à inclure dans des emplois du temps d'enseignants et d'élèves déjà très contraints.

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Arnaud Montebourg poursuit : " l’homme politique a affirmé sa volonté de « réarmer la République par l’école ». Selon lui, celle-ci « n’est pas juste faite pour offrir des travailleurs prêts à produire », mais doit permettre aux jeunes, « de tous horizons », de « devenir des citoyens éclairés », conscients de leurs droits et de leurs devoirs."

- Rien à redire. C'est ce qui est fait en Education Morale et Civique (EMC). Entre autres outils. 

Je serai beaucoup plus sévère concernant ce qui suit:

"Pour Arnaud Montebourg, l’école doit ainsi être « reconstruite » autour « d’objectifs socialement utiles et civiquement indispensables », autour d’une « morale républicaine commune », plutôt que « d’appauvrir les programmes et de baisser à l’infini les exigences ». Il refuse ainsi une école transformée en « machine à trier et à éliminer », et veut « rebâtir une école de l’émancipation, par l’instruction pour tous ».+ "

- C'est la vision passéiste d'une école fantasmée, seulement par la droite croyais-je naïvement. Arnaud Montebourg copie-colle les critiques des Fillon, Finkielkraut, Barjon, Polony, Brighelli, etc. C'est tout à fait surprenant:

"appauvrir les programmes et baisser à l’infini les exigences": le candidat emprunte les chemins de SOS Education par exemple et des opposants à la réforme du collège. Les programmes n'ont pas été appauvris. J'ajoute qu'il est illusoire de croire et faire croire en l'efficacité de programmes par leur seul poids, lourd de préférence.

"Appauvrissement des programmes" (ah bon?) et " baisse à l'infini des exigences" (Ah bon/Bis) sont des "arguments" qui ne tiennent pas lorsqu'ils sont confrontés aux réalités des faits et des actes. Je suis surpris de voir Arnaud Montebourg s'enferrer dans cette vision pour le moins très "droitière" et, je le redis, erronée. Les enseignants de ce pays sont et demeurent exigeants!

Nul doute qu'Arnaud Montebourg, mieux conseillé, saura corriger ce qui ne peut être qu'un égarement passager.

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Enfin Arnaud Montebourg affirme qu'un programme politique sur l’éducation ne peut se limiter à « des engagements statistiques en nombre de postes ». Pour « la réussite pour tous », il s’engage à « mieux payer » et à « mieux former » les profs, mais aussi à « imaginer d’autres systèmes d’évaluation », « d’autres systèmes de recrutement, de nomination et d’affectation ».

Le président du micro-parti « Le projet France   » prône enfin le recours, dans les stratégies pédagogiques, à des « solutions plus coopératives et collaboratives ». Ainsi, estime-t-il, plutôt que « d’humilier les enfants » et d’organiser des « compétitions individuelles », l’école pourrait mettre en place « des projets collectifs où l’on apprendrait à travailler ensemble – comme c’est le cas dans la société française en général ».

- Qui aurait l'indécence de ne pas vouloir mieux payer les professeurs? François Fillon et l'ensemble de la droite. Donc évidemment en phase.

Je ne crois pas qu'aucun projet politique - ni aucune action des ministres successifs entre 2012 et 2014 - se soit limité à des engagements statistiques ou nombre de postes. Mieux former (Comment?), imaginer d'autres systèmes d'évaluation (Lesquels?) ne sont pas des projets puisque ces ACTIONS sont réalisées sur le terrain. La réforme de l'évaluation des enseignants est plus que "dans les tuyaux", pour parler vulgairement.

Enfin, concernant les pédagogies collaboratives, la fin de la compétition individuelle, les projets, je suis TRES heureux de voir Arnaud Montebourg valider la réforme du collège qui, par l'intermédiaire des EPI (Enseignement Pratique Interdisciplinaire) - entre autres outils -, va dans le sens des propositions du candidat.

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Un projet comportant de bonnes idées, mais aussi des éléments de langage qui font craindre une dérive vers une école ayant déjà fait, par le passé lointain, la preuve de son inefficacité.

Je suis également déçu de ne pas lire de propositions concernant la mixité socio-scolaire ni le rôle de l'outil numérique dans l'école du XXIe siècle.

Christophe Chartreux

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Une Phrase... Un Jour... Ignorance...

28 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Citation

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"Quand l'ignorance devient la norme, la vérité quant à elle devient un péché"

Kateb Yacine

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Accusateurs publics, cessez de faire de l'Ecole votre bouc-émissaire!...

28 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Accusateurs publics, cessez de faire de l'Ecole votre bouc-émissaire!...

Depuis bien des années, des siècles, depuis Platon même, l'Ecole est accusée de tous les maux, cible de toutes les attaques. Ses fonctionnaires sont des "feignasses" toujours en vacances et en grève. Nous sommes des "assassins"! Comment voulez-vous que le niveau monte ma brav' dame?

Dans le même temps, tout, absolument tout, est demandé à cette "abominable" école et à ses "affreux" enseignants dès que le pays souffre. Alors l'Ecole devient le refuge. Tout à coup l'opinion, bien remontée par la presse, se tourne vers l'institution hier détestée, mais appelée à son secours dès que le besoin s'en fait sentir.

Un attentat? L'école!

Une épidémie de grippe? L'école!

La mauvaise alimentation de nos enfants? L'école!

Les ravages d'Internet? L'école!

Les addictions diverses et variées? L'école!

Racisme, antisémitisme, homophobie? L'école!

Loin de moi l'idée d'affirmer que tous ces combats ne doivent pas être aussi ceux de l'Ecole. Mais si ces combats doivent l'être et le sont, peut-être alors serait-il temps de ne plus la rendre responsable de tout et du contraire de tout. Car ces combats, nous les menons! En plus de nos missions de transmission des savoirs et savoir-faire.

Affirmer que si "le niveau baisse", selon une formule consacrée et néanmoins sacrément c...., c'est évidemment par la faute de l'Ecole me semble devenu risible. Cette formule permet à ceux qui l'utilisent de s'affranchir aisément de leurs propres défauts et responsabilités.

Car si "le niveau baisse", ce n'est certainement pas à l'école!

Cette école reste aujourd'hui, quelles que soient les pédagogies employées, le lieu du savoir, de la découverte, du travail, des apprentissages, des innovations et expérimentations. Tout cela dans un pays fragmenté, fracturé socialement par les politiques des Fillon, Sarkozy, Chatel, irresponsables dirigeants  prêts à recommencer. En pire! Dans de telles conditions, exiger de l'Ecole qu'elle réduise la fracture sociale relève de l'illusion. Malgré les efforts engagés pendant ce quinquennat. Efforts qu'il faudra poursuivre et accélérer plutôt que supprimer 500 000 postes de fonctionnaires. 2017, année capitale! Chacun le sait, j'espère...

Le niveau baisse bien ailleurs qu'à l'école! Il suffit pour s'en rendre compte tous les jours d'allumer sa télévision, d'écouter la radio, de surfer sur le net, de fréquenter les réseaux sociaux. Si la France porte aujourd'hui aux nues des animateurs hurleurs et grossiers, des éditorialistes médiocres incapables par paresse de se rendre sur le terrain car préférant la chaleur des plateaux où l'entre-soi le dispute au copinage dans de faux débats interminables, des émissions aussi tragiquement stupides que les "Anges à Miami" où je-ne-sais où, des Marc Lévy bien plus que des Annie Ernaux, des internautes grossiers polluant la Toile mais véritables stars, l'immédiateté bien davantage que la réflexion, bref si le pays de Rabelais, de Montaigne, de La Boétie, de Stendhal, de Camus - autant d'auteurs étudiés à l' ECOLE! - préfère mettre en lumière les courbes d'une Nabila plutôt que l'intelligence d'un Sollers et le génie d'un Villani, les éructations d'un Zemmour davantage que l'intelligence cultivée d'un Glucksmann, alors ne nous étonnons pas si "le niveau baisse"!

Mais de grâce, accusateurs publics, cessez de faire de l'Ecole, encore l'Ecole, toujours l'Ecole, seulement l'Ecole, votre bouc-émissaire! Cessez d'abaisser celles et ceux qui la servent avec passion!

Et regardez-vous dans une glace!

Christophe Chartreux

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Edith Piaf...

27 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Dostoïevski...

27 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Dostoïevski...

Dans ces instants rapides comme l’éclair, le sentiment de la vie et la conscience se décuplaient pour ainsi dire en lui. Son esprit et son cœur s’illuminaient d’une clarté intense ; toutes ses émotions, tous ses doutes, toutes ses inquiétudes se calmaient à la fois pour se convertir en une souveraine sérénité, faite de joie lumineuse, d’harmonie et d’espérance, à la faveur de laquelle sa raison se haussait jusqu’à la compréhension des causes finales...

Ces instants, pour les définir d’un mot, se caractérisaient par une fulguration de la conscience, et par une suprême exaltation de l’émotion subjective.

À cette seconde – avait-il déclaré un jour à Rogojine quand ils se voyaient à Moscou – j’ai entrevu le sens de cette singulière expression : il n’y aura plus de temps.

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Une Phrase... Un Jour... Paresse...

27 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Citation

http://profondeurdechamps.com/2013/10/31/felix-vallotton-la-paresse-1896/

http://profondeurdechamps.com/2013/10/31/felix-vallotton-la-paresse-1896/

"Ce n’est que par paresse qu’on classe les gens au jugé. "

Dostoïevski - L'Idiot

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François Hollande: l'homme qui a vaincu la "poubellication"...

27 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique

information.dk

information.dk

Les commentaires sur les sites des grands médias sont devenus le moyen de se "défouler", d'exercer ce qu'on appelle depuis Sarkozy, la "parole décomplexée". Il faut entendre: la pratique de l'injure, de la diffamation, du racisme et de l'antisémitisme. Entre autres horreurs.

De pratiquer aussi ce sport devenu mondial, et la France est "bien" classée en cette discipline, tous bords politiques confondus, appelé "Bashing". La meute lancée aux trousses de telle ou tel, matin, midi et soir, voire même la nuit durant des mois, des années! A vomir des horreurs!

François Hollande est un cas d'école...

Raison pour laquelle je trouverai (au futur de l'indicatif, pas au conditionnel) absolument merveilleux le moment de son départ, sur un bilan positif concernant le chômage. Et pas seulement en ce domaine! Oser affirmer que le quinquennat fut celui des promesses non tenues est une erreur historique hallucinante. Oublions.

J'imagine la scène de la passation de pouvoir! Regardez cet homme-là, humilié pendant cinq ans, quasiment tous les jours par les éditorialistes/éditocrates médiocres, traîné dans la boue sur tous les sites et réseaux, sans que jamais il ne s'abaisse à répondre! Et qu'un Président de droite ait subi les mêmes tourments ne change rien à l'affaire!

Regardez-le en haut des marches du perron de l'Elysée, attendant son successeur - que je souhaite de gauche mais qui pourrait être de droite - le sourire aux lèvres sous le soleil du printemps, et lui disant ces mots:

"Je vous laisse un pays dans le meilleur état possible. Tâchez d'en faire autant, si vous pouvez".

Un au revoir et il s'esquive...

Grandiose!!

Nous sommes entrés et "bien" entrés dans l'ère de ce que Jacques Lacan avait baptisé la "Poubellication".

François Hollande restera, à mes yeux mais aussi un jour, j'en suis persuadé, aux regards de l'Histoire, celui qui a surnagé dans un océan de boue...

Christophe Chartreux

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A Voir... Primaire... Avec Sara Forestier... Sortie le 4 janvier...

27 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Cinéma, #Education

Un dossier pédagogique complet, comprenant entre autres des entretiens avec la réalisatrice Hélène Angel, l’actrice Sara Forestier et les enseignantes qui les ont guidées, est également téléchargeable. En « bonus », le site propose aussi des extraits vidéo du tournage avec les enfants, des interviews des acteurs et des coachs scolaires.

Article complet ci-dessous

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