Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

Non à cette France déculturée en blouse grise!...

26 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Afficher l'image d'origine

Les débats opposant les 7 candidats de droite à la Présidence de la République avait déjà totalement mis de coté - ou fait une place minuscule - à l'éducation, à la culture, à l'art et à l'écologie.

Le dernier débat mettant en scène - car nous sommes bien dans la société du spectacle et du spectacle médiocre - messieurs Juppé et Fillon a achevé de mettre mes nerfs à très rude épreuve:

- l'éducation fut réduite à quelques phrases prononcées par François Fillon, manifestement peu intéressé par le sujet sinon pour humilier l'Inspection Générale mais surtout pour dire sa vision de l'enseignement de l'Histoire. Une vision à hurler de rire ou de rage tant celle-ci est éloignée des réalités du terrain. La Ministre de l'Education Nationale, Najat Vallaud-Belkacem, beaucoup plus au fait des dossiers que nos deux candidats de droite, a eu raison de leur répondre par l'intermédiaire d'un texte court et fort que j'invite chacun à lire ci-dessous:

Monsieur Fillon se garda évidemment bien de dire comment il s'y prendra pour confier vos enfants à des professeurs d'Histoire-Géographie-EMC puisque notre ex-Premier Ministre (5 ans à ne rien faire sinon à être le collaborateur de Nicolas Sarkozy), supprimant 500 000 postes de fonctionnaires, interdira de fait tous les concours de recrutement. Il peut même se passer de formation à ce compte-là. Ne l'a-t-il pas déjà fait? "Enseigner, un métier qui ne s'apprend pas"!

Monsieur Fillon n'osa pas rappeler qu'il compte résoudre les problèmes de l'école en couvrant les corps de vos enfants d'une blouse, outil ô combien nécessaire vous l'avouerez. Tout cela - sans rire - dans un "souci d'égalité" quand le même Monsieur Fillon souhaite se débarrasser des élèves en difficulté - toujours issus des mêmes milieux sociaux - par une sélection la plus précoce possible et utiliser des disciplines pour mieux les interdire à celles et ceux n'ayant pas suffisamment de "quartiers de noblesse éducative" pour oser demander à les pratiquer!

- Quant à la culture, l'art et les sujets touchant à l'environnement, ce fut l'occasion d'éprouver la qualité des silences de Messieurs Fillon et Juppé!

Le candidat qui portera notre projet - et le PROJET sera au moins aussi important que le candidat élu car les français ont besoin d'IDEES! - serait TRES inspiré de consacrer une large place à TOUS les sujets oubliés, enterrés par la droite.

Car il est faux de croire que les français soient uniquement passionnés par le sécuritaire, l'identité heureuse ou pas et le port du burkini!

Réenchantons, sans démagogie, les rêves des français auxquels la droite veut imposer le gris des blouses anciennes dans un retour en arrière triste et en décalage complet avec les réalités d'un monde qui avance, qui bouge, qui crée, qui VIT!

Christophe Chartreux

Lire la suite

Un EPI Langues et culture de l’antiquité, mêlant français, langues anciennes et espagnol...

25 Novembre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

expositions.bnf.fr

expositions.bnf.fr

Un EPI Langues et culture de l’antiquité, mêlant français, langues anciennes et espagnol pour travailler les mots et leurs parentés, autour du bestiaire, imaginé par une enseignante de Lettres classiques, Delphine Amice. Un projet auquel les enseignants impliqués ne voudraient pas devoir renoncer…

En ce début du premier trimestre, tous les élèves des trois classes de cinquième du collège Paul-Gauthier de Cavaillon viennent de commencer un EPI Langues et culture de l’antiquité : un travail en commun mené par Delphine Amice, jeune enseignante de Lettres classiques, dynamique et convaincue, dans deux classes, avec Laetitia Massiani, professeure de lettres modernes de la troisième classe, et en partenariat avec Marie-José Puertas, professeure d’espagnol, qui a les trois classes. L’objectif : faire découvrir aux élèves que le français, les autres langues qu’ils apprennent ont, avec le latin et le grec, des parentés, des liens, qu’elles s’éclairent les unes les autres, et donc que les langues anciennes ne sont pas «  mortes  » !

L’EPI, cette année, a pour thème le bestiaire : depuis les monstres des mythologies latine et grecque jusqu’aux animaux des romans d’anticipation. A travers eux, le but est de travailler les mots, en construire des «  arbres généalogiques  », voilà ce qui va être le centre des apprentissages des élèves et des productions qu’ils réaliseront en fin de trimestre, avec des variantes selon les classes. Bien entendu, on ne se limitera pas au latin, au grec et à l’espagnol : les vocabulaires allemand, anglais, italien, seront aussi utilisés dans le travail.

(...)

La mise en place simultanée des nouveaux programmes à tous les niveaux, des EPI, de l’AP demande à tous les enseignants un fort investissement, dont ils ressentent l’intérêt. Ils espèrent surtout que ces changements ne seront pas remis en cause par un retour en arrière ou une suppression des moyens, et que leur investissement intense pourra être réutilisé pendant de longues années…

Françoise Colsaet
Directrice des publications du CRAP-Cahiers pédagogiques

À consulter et télécharger (pdf) :

- Les mots du bestiaire en français, latin ou grec, espagnol, anglais, allemand, italien

PDF - 69.8 ko

- Exemple d’activité d’écriture sur quatre séances

PDF - 69.4 ko

- Support utilisé lors de la séance 1 de l’activité d’écriture

PDF - 1.8 Mo

 

Lire la suite

Ateliers sensoriels, sciences exactes : la pédagogie innovante d'une école maternelle de Montreuil...

25 Novembre 2016 , Rédigé par FranceInfo Publié dans #Education, #Pédagogie

Ateliers sensoriels, sciences exactes : la pédagogie innovante d'une école maternelle de Montreuil...

La ministre Najat Vallaud-Belkacem est attendue vendredi au salon de  l'Education, à Paris, qui accorde cette année une grande place aux  pédagogies innovantes. franceinfo s'est rendu dans une école maternelle  de Montreuil aux méthodes non-traditionnelles.

Cette année, les méthodes aux pédagogies innovantes se voient accorder une place de choix au salon de l'Education, inauguré vendredi 18 novembre par la ministre Najat Vallaud-Belkacem, porte de Versailles à Paris. À l'école maternelle publique des Grands-Pêchers, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), petits et grands sont mélangés. Méthode Montessori, main à la pâte, toucher, manipulation... Dans cet établissement situé au milieu des tours d'une cité HLM, l'équipe enseignante s'inspire de différents apprentissages non-traditionnels.

Des élèves "dans la peau d'un chercheur"

Pendant que l'institutrice travaille les mathématiques avec deux élèves, les vingt autres enfants travaillent en autonomie sur des ateliers sensoriels et de motricité fine qu'ils ont eux-mêmes choisis. "Les élèves qui viennent ici n'en ressortent pas plus ou moins intelligents que les autres, explique l'enseignante. Mais d'après les retours que nous font les écoles élémentaires, nos anciens élèves se montrent plus autonomes et ils s'appliquent plus dans la recherche de solutions."

Autre méthode d'apprentissage non-conventionnelle appliquée à l'école des Grands-Pêchers : celle proposée par le programme Les Savanturiers, grâce auquel les élèves mènent des projets de recherche scientifique, afin d'apprendre les sciences exactes et les sciences humaines. Les domaines abordés ? "La glaciologie, la climatologie, l'astrophyique, l'histoire, la sociologie... énumère Ange Ansour, la directrice du programme Les Savanturiers. Chaque classe est accompagnée par un ingénieur ou un expert. Les élèves traitent le sujet en se mettant dans la peau d'un chercheur."

"Le ministère ne nous a jamais mis de bâtons dans les roues. Bien au contraire !"

Ange Ansour, directrice du programme Les Savanturiers

Le ministère de l'Éducation nationale est de plus en plus réceptif aux pédagogies innovantes. Twictée, classe inversée, learning labs... "Si ça peut faire réussir nos élèves, on y va", souligne Lionel Garnier, chargé au ministère d'accompagner la mise en œuvre de ces projets dans les "écoles classiques", qu'il oppose aux écoles privées "qui en font leur fond de commerce". Jusqu'ici minoritaire au sein de l'Éducation nationale, les partisans de pédagogies innovantes profitent également de la révolution numérique pour faire évoluer les pratiques, notamment grâce à l'arrivée des ordinateurs et des tablettes dans les classes.

Ateliers sensoriels, sciences exactes : la pédagogie innovante d'une école maternelle de Montreuil...
Lire la suite

François Fillon? Il va nous faire aimer Sarkozy...

25 Novembre 2016 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Politique, #Education

François Fillon? Il va nous faire aimer Sarkozy...

Les 10 propositions chocs, TRES chocs, de François Fillon:

1. Il prévoit la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires. Un nombre "pas crédible" aux yeux d’Alain Juppé, qui l’a plusieurs fois mis en garde contre les promesses radicales qui ne peuvent pas être tenues, comme le passage immédiat aux 39 heures payées 37 dans l’administration.

2. Il prône la dégressivité forcée des allocations-chômage. Avec cette vieille certitude qui voudrait que les chômeurs sont plus performants pour retrouver du travail si l’angoisse de perdre toute ressource pèse sur eux.

3. L’environnement n’est pas une priorité à ses yeux. Vive le nucléaire, explorons sans complexe les potentialités du gaz de schiste, et bâtissons l’aéroport Notre-Dame-des-Landes

4. Il est partisan d’une approche ambiguë à l’égard des musulmans de France sur le mode : "Nous avons un problème avec l’islam". Et ce bon chrétien prêche une politique de l’immigration extrêmement ferme et sa vision, très ethnocentrée et plutôt méfiante, de la diversité de la société aux antipodes de l’identité heureuse de son adversaire Alain Juppé.

5. Il veut réécrire le récit national. C’est pire que le nos ancêtres les Gaulois pour tous de Sarkozy. Une histoire nationale dictée et imposée par l’imaginaire politique. Une démarche idéologique digne des… dictatures qui fait hurler les historiens de toutes sensibilités.

6. Il est favorable au renforcement de la déchéance de la nationalité.

7. Il est le chouchou des opposants au mariage pour tous même si, abdiquant devant les sondages d’opinion, il n’abolira pas la loi Taubira.

8. Il veut revenir sur le droit à l’adoption pour les couples homosexuels, et, dans cette logique, il est opposé à la procréation médicalement assistée pour ces mêmes couples et même au principe de la reconnaissance automatique des enfants qu’ils pourraient concevoir à l’étranger avec cette technique de fécondation.  

9. Il donne du "Cher Vladimir" à Poutine. Ouvertement pro-russe et pro-Bachar au nom de la realpolitik

10. La plupart de ses principaux soutiens sont issus de la droite dure, à l’image de Bruno Retailleau, chef du groupe LR au Sénat, et ex-Villiériste de choc.

Par Olivier Picard
Chroniqueur politique

Article complet en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Apes and Horses...

25 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Montesquieu... + commentaire

25 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Montesquieu... + commentaire

Texte lu et étudié en classe de 4e le 22 novembre 2016, en France.

Ceci s'adresse à Monsieur Fillon, candidat à la Présidence de la République, chanceux que plus aucun "Montesquieu" n'existe.

Si tel avait été le cas, notre candidat, médiocre expert en matière d'éducation, eût été ridiculisé en trois phrases!

Christophe Chartreux

                                    __________________________________________

Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes ; parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens. Si j'avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais : Les peuples d'Europe ayant exterminé ceux de l'Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l'Afrique, pour s'en servir à défricher tant de terres.

Le sucre serait trop cher, si l'on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves.

Ceux dont il s'agit sont noirs depuis les pieds jusqu'à la tête ; et ils ont le nez si écrasé qu'il est presque impossible de les plaindre. On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout bonne, dans un corps tout noir. Il est si naturel de penser que c'est la couleur qui constitue l'essence de l'humanité, que les peuples d'Asie, qui font les eunuques, privent toujours les noirs du rapport qu'ils ont avec nous d'une façon plus marquée.

On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui, chez les Égyptiens, les meilleurs philosophes du monde, étaient d'une si grande conséquence, qu'ils faisaient mourir tous les hommes roux qui leur tombaient entre les mains.

Une preuve que les nègres n'ont pas le sens commun, c'est qu'ils font plus de cas d'un collier de verre que de l'or, qui, chez les nations policées, est d'une si grande conséquence.

Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes ; parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens.

De petits esprits exagèrent trop l'injustice que l'on fait aux Africains. Car, si elle était telle qu'ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des princes d'Europe, qui font entre eux tant de conventions, d'en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié ?

                                          ________________________________

"Comme Voltaire, Montesquieu utilise l'ironie pour dénoncer les esclavagistes. Il est un anti-esclavagiste militant, contrairement à ce que pourrait laisser supposer certaines phrases sorties de leur contexte. En ridiculisant les arguments en faveur de l'esclavagisme, Montesquieu montre la brutalité des Européens avec les Indiens, le racisme qui justifie la traite des Noirs et l'impiété de ceux qui se disent chrétiens. "

Source ci-dessous

Lire la suite

François Fillon refait encore les programmes d'histoire... Et c'est toujours aussi faux!

25 Novembre 2016 , Rédigé par Libération Publié dans #Education, #Politique

Afficher l'image d'origine

Non, François Fillon, les grandes figures de l'histoire de France n'ont pas disparu des programmes. On sait bien que c'est votre dada, mais vous avez pourtant été corrigés plusieurs fois: ici par Désintox, et ici ou encore ici par Buzzfeed. Et pourtant, hier soir, face à Alain Juppé, vous avez encore répété: 

«On enlève Clovis, Jeanne d'Arc... Même Voltaire et Rousseau ne sont plus au programme». Dans une tribune au Figaro publiée fin août, vous écriviez déjà:  «à la rentrée disparaissent du programme plusieurs personnages importants français et européens: Jules César, Vercingétorix, Hugues Capet, Jeanne d’Arc, Gutenberg, Christophe Colomb, Copernic, Galilée, Richelieu et même Voltaire et Rousseau!»

Désintox a regardé. Clovis est bien au programme de CM1, Jeanne d’Arc peut aussi être évoquée en cinquième, et Voltaire et Rousseau sont étudiés en quatrième dans le cadre du thème sur Les Lumières. Dans les différents manuels, Vercingétorix, Hugues Capet, Jeanne d'Arc, Gutenberg, Christophe Collomb ou encore Voltaire et Rousseau sont cités. C'est d'ailleurs ce qui est expliqué dans cette vidéo ci-dessous: (et diffusé hier sur ce blog/Note du webmaster)

Par SERVICE DESINTOX

Lire la suite

Pierre Merle : « Les discours passéistes sur l’école sont déconnectés du terrain »...

25 Novembre 2016 , Rédigé par AlterEco Publié dans #Education, #Politique

calinquette.canalblog.com

calinquette.canalblog.com

Pour Pierre Merle, les nostalgiques d'une école à l'ancienne avancent des " fausses solutions qui consistent à écarter les élèves les plus en difficulté"

Livres polémiques, propositions nostalgiques… l’école occupe une place importante dans le débat en vue de l’élection présidentielle. Entretien avec le sociologue Pierre Merle.

A la rentrée 2016, le débat éducatif a pris une tournure particulièrement vive avec l’ouvrage « Mais qui sont les assassins de l’école ? »1, paru en septembre dernier…

Le débat éducatif est souvent vif en France. Il est cependant des ouvrages qui, plus que d’autres, révèlent une incapacité à discuter d’une façon argumentée et honnête. Ce livre en particulier se situe dans la tradition bien française du pamphlet polémique. Une recette réalisée toujours avec les mêmes ingrédients : nostalgie du passé, phobie de la nouveauté. Fidèle à cette tradition, son auteure, Carole Barjon, fustige « ces nouveaux contenus, ces nouvelles pratiques, ces nouvelles méthodes ». Mais les discours passéistes de préservation du grec, du latin, de l’orthographe, de la discipline, de la tradition sont anciens.

Ces essais polémiques sont d’autant plus étonnants que nous ne sommes pas en ce moment face à une révolution scolaire à l’image de l’allongement de la scolarité jusqu’à 16 ans, du collège unique ou de la création du bac professionnel, mais dans des transformations nécessaires pour adapter les enseignements à ces grandes réformes de démocratisation.

Les commentaires d’intellectuels auto-proclamés comme Alain Finkielkraut sont des discours hors sol, qui révèlent que ces personnes n’ont aucune connaissance de ce qui se fait sur le terrain et du vécu des enseignants. Ce discours nostalgique d’un modèle très classique de l’école, relayé souvent par le Figaro, est aussi repris par certains enseignants et parents déboussolés. On a même pu entendre des hommes politiques comme Jean-François Copé proposer d’établir un examen à la fin du CP ! Une proposition qui n’a guère de sens quand on sait que le redoublement ne favorise pas du tout les apprentissages à ce niveau d’études.

Ces fausses solutions consistent à écarter de fait du système les élèves les plus en difficulté. Elles déboucheraient sur une croissance du nombre des non-diplômés, qui sont déjà trop nombreux, et entraîneraient des difficultés encore plus grandes pour que ces jeunes trouvent un emploi.

Parmi les propositions des candidats de droite, il y a également l’idée de consacrer 50 % du temps scolaire au français… Est-ce la bonne technique pour apprendre les fondamentaux ?

Le français ne s’apprend pas seulement en français ! Il s’apprend aussi en sciences, en mathématiques, car comprendre un énoncé permet de perfectionner son vocabulaire, mais aussi ses compétences en orthographe, en grammaire, en syntaxe. De même, la musique aide les jeunes enfants à perfectionner des qualités auditives utiles à l’apprentissage des langues.

Certes, il faut encore perfectionner l’acquisition des fondamentaux en primaire. Mais la réflexion nécessite de partir de la mise en œuvre effective des programmes. On sait que les professeurs des écoles réalisent leurs enseignements en étant influencés par leurs spécialités disciplinaires. Ils font plus souvent des apprentissages en français s’ils ont fait des études littéraires (idem pour les mathématiques ou les autres disciplines). Pour cette raison, la formation des maîtres doit être approfondie, y compris dans la maîtrise des savoirs à transmettre.

Les recherches montrent aussi qu’augmenter le temps d’apprentissage en français ou en maths débouche assez vite sur des effets de saturation. L’école primaire ne peut pas être un lieu où l’orthographe et les dictées seraient une occupation centrale ! Notre monde n’est pas celui du XIXe siècle.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que nous vivons dans une société où le zapping est omniprésent, où les hommes politiques eux-mêmes sont parfois incapables d’écouter leurs adversaires plus de cinq minutes sans leur couper la parole ! Les enfants sont imprégnés de ces modèles. Ils sont moins capables de concentration et les pédagogies actuellement mises en œuvre essaient de contourner cette difficulté en les rendant plus actifs. De toute façon, quel que soit l’âge, l’ennui et la passivité ne sont pas favorables aux apprentissages.

Quel regard portez-vous sur la loi de refondation de l’école et la réforme du collège ?

C’est une bonne réforme sur plusieurs plans. L’interdisciplinarité qui était déjà pratiquée par de nombreux enseignants, parfois de manière assez développée, a désormais un cadre avec les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires. Les programmes ont été transformés pour mieux correspondre aux exigences du socle commun de connaissances et de compétences. Un des problèmes de la réforme tient au fait que les programmes ont été rénovés sur les quatre niveaux à la fois, de la 6e à la 3e. Aussi, beaucoup d’enseignants qui intervenaient sur trois niveaux n’interviennent plus, pour mettre en œuvre les nouveaux programmes, que sur deux niveaux d’enseignement, ce qui leur impose un travail important. Une mise en œuvre plus progressive aurait été préférable.

« Si les notes chiffrées traditionnelles sont encore possibles, elles devraient tenir moins de place »

Quant à la modification des pratiques d’évaluation, elle devrait intervenir progressivement afin de donner plus de cohérence à la réforme. Les nouvelles pratiques d’évaluation consistent à évaluer les progressions des élèves en termes de niveaux de maîtrise de compétences scolaires regroupés dans un certain nombre de grands domaines. Si les notes chiffrées traditionnelles sont encore possibles, elles devraient tenir moins de place. Dans le processus d’apprentissage, ce n’est pas la note qui doit être centrale mais les conseils apportés aux élèves. Certes, certains enseignants sont attachés aux notes à l’ancienne, parce qu’ils ont l’habitude de procéder ainsi depuis des années. Il s’agit pour eux d’un élément de leur liberté pédagogique. Dans les faits, cette évaluation ne permet pas de connaître précisément les compétences maîtrisées par les élèves.

(...)

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Lire la suite

"Je veux qu’il y ait des professeurs d’histoire devant les élèves dans tous les collèges et lycées de France!" Najat Vallaud-Belkacem répond à François Fillon

25 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Education, #Histoire

 "Je veux qu’il y ait des professeurs d’histoire devant les élèves dans tous les collèges et lycées de France!" Najat Vallaud-Belkacem répond à François Fillon

Nous devions assister, hier soir, à un grand débat sur l’avenir de la France. Une nouvelle fois, j’attendais de cet exercice démocratique, un débat sur l’Éducation. Une nouvelle fois, nous avons eu droit à une polémique sur l’enseignement de l’histoire dans l'École de la République. Ce débat sur les programmes d’histoire est intéressant, qu’il s’agisse des Gaulois, hier avec Nicolas Sarkozy, ou de Clovis aujourd'hui, avec François Fillon. Je comprends qu’il intéresse les Français, tant je partage cette passion pour notre culture, notre histoire, et la transmission de notre passé aux nouvelles générations. Mais, au-delà du mensonge outrancier de Monsieur Fillon (ne vous en déplaise, et Clovis et Jeanne d'Arc et Voltaire et Rousseau font toujours bien partie des programmes scolaires), il faut avoir conscience qu’il s'agit une fois de plus d'un de ces faux débats, d'un de ces écrans de fumée que la droite affectionne tant pour éviter de parler des questions qui fâchent et des véritables enjeux de l’École et de l’Éducation dans notre pays.

Enseigner l’histoire, c’est tellement important que moi, je veux qu’il y ait des professeurs d’histoire devant les élèves dans tous les collèges et lycées de France. S’il n’y a pas d’enseignant dans la classe, il n’y aura pas de Clovis, et il n’y aura pas de récit national transmis à qui que ce soit. Et encore moins aux élèves des établissements dans les quartiers populaires qui, si j’ai bien compris, sont soupçonnés plus que d’autres, de ne rien savoir de la France, ou pire, de ne pas l’aimer. Donc, je crois qu’à ce stade du débat public, les Français sont en droit d’exiger de François Fillon qu’il leur dise d’abord comment il prévoit l'enseignement de l’histoire aux 12 millions d’élèves français avec 500 000 fonctionnaires de moins.

Pour ce qui concerne les programmes eux-mêmes, faut-il le rappeler, c’est nous, au cours de ce quinquennat, et personne d’autre, qui les avons libérés de l’influence des politiques, notamment du Ministre de l’Éducation nationale, c'est-à-dire moi. C’est dire si j’ai l’ambition d’écrire l’histoire à la place des historiens ! Car oui, c’est bien nous qui avons confié à un conseil scientifique indépendant d’enseignants et d’universitaires la responsabilité des programmes. Monsieur François Fillon, lui, a toujours systématiquement fait l’inverse en donnant le premier rôle à l’idéologie plutôt qu’au savoir : faut-il rappeler l’épisode peu glorieux de la tentative d'introduction dans les programmes du « rôle positif de la colonisation » ?

Ensuite, un programme, qu’est-ce que c’est ? C’est un repère et une référence commune pour tous les enseignants sur les grandes lignes de ce que les élèves doivent apprendre, cycle par cycle. Ce n’est pas un manuel d'utilisation que les enseignants récitent mot à mot, comme des robots. Les enseignants sont des gens compétents, responsables, d'autant plus maintenant qu’ils sont formés, ce que François Fillon ou Alain Juppé avaient jugé inutile et négligeable. Les enseignants n’ont pas besoin qu'on le leur dise pour savoir que l’histoire de France, c’est Clovis, Jeanne d’Arc, Napoléon, Voltaire ou Rousseau, et tant d'autres. Ils ont besoin de savoir à quel moment on aborde telle et telle période de l’histoire, et avec quel niveau d’approfondissement, pour que tous les élèves de France disposent d’un socle commun.

A cet égard, et pour ceux que ce débat inquiète, et qui penseraient en toute bonne foi que l’histoire nationale ne serait plus enseignée, un mot : il se trouve que nous savons ce que les élèves retiennent de l’histoire de France à la sortie du collège et du lycée. Il y a en France, qui est un grand pays universitaire, des scientifiques qui travaillent sur ces questions, et je veux rassurer tout le monde : les petits Français ont une conception très classique du récit national, très chronologique, avec les Rois de France, les dates, les lieux, les grandes guerres… La même que la vôtre, la même que tout le monde : c’est une histoire qui nous est commune sur toutes les générations. Et c’est une histoire qui, quelles que soient les origines de ces enfants, donne à aimer à chacun la Nation, la République, et ce qui fait l’unité, la cohésion et l’identité de la France.

Alors, l’idéologie, qu’est-ce que c’est ? C’est justement l’histoire officielle voulue et pratiquée par François Fillon lorsqu’il a été en responsabilité. Je laisse cette conception des choses aux dictatures, aux régimes totalitaires et autoritaires. En France, l’histoire appartient aux historiens, et je compte bien défendre cette vision républicaine et démocratique de l’Éducation dans notre pays.

Enfin, dernière mise au point. Le ministère de l’Éducation nationale n’écrit pas les manuels scolaires, ce sont les éditeurs. Je suis sans doute plus libérale et militante de la liberté scolaire que François Fillon sur ce point, mais en France les éditeurs sont libres, et je tiens à ce qu’ils le restent. On ne leur dicte pas ce qu’ils doivent écrire, on ne les censure pas. Nous sommes en démocratie, et la liberté de publier est un droit fondamental. Je sais que les modèles autoritaires peuvent fasciner certains, pas moi.

C’est dans ce contexte que François Fillon a tenu des propos profondément choquants à l’égard de la probité, de la loyauté et de l'honnêteté intellectuelle de l'Inspection générale de l'Éducation nationale. Elle a tout mon soutien, comme tous les personnels de l’Éducation nationale, dont l’attachement au service public est infiniment plus porteur pour notre pays que les tristes renoncements annoncés hier soir.

Najat Vallaud-Belkacem

Lire la suite

Revue de Presse Education... Inquiétudes - Numérique - Orientation - Portraits - Combat de primaire - Ailleurs...

25 Novembre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Inquiétudes - Numérique - Orientation - Portraits - Combat de primaire - Ailleurs...

Beaucoup d’inquiétudes pour l’éducation en France et ailleurs aujourd’hui dans les médias. On s’intéresse au numérique et à l’orientation. Quelques portraits de personnalités de l’éducation. On passe aussi voir le combat des primaires.

Inquiétudes

Génération attentats : ces enfants qui auront grandi dans le bruit des sirènes. “Et pourtant, nous leur avons dit, à ces enfants, avec la volonté ferme de ne pas se laisser terroriser, que cela n’arriverait plus. On a écrit « plus jamais ça » sur nos pancartes de la marche du 11 janvier. Il a fallu ensuite expliquer que les dispositifs mis en place (état d’urgence, agents statiques devant les écoles, interdiction de certains rassemblements...) n’empêcheront pas d’autres attentats ; et même, au lendemain du 14 juillet, que des enfants peuvent en être les victimes."

Inquiet pour son avenir, le lycée expérimental de Saint Nazaire se mobilise. “Le lycée expérimental nazairien, inquiet pour son avenir, veut faire entendre sa voix. Il redoute de ne pas pouvoir fêter ses 35 ans l’an prochain et organise une journée de mobilisation, le 3 décembre. Le bailleur social de Saint-Nazaire, Silene, est propriétaire des murs du lycée expérimental de cette même ville. Alors que se profilent des travaux de mise aux normes, il refuse de financer le chantier et veut récupérer son bâtiment.”

Paris : des élèves hébergés dans un centre d’accueil persona non grata à la cantine. “C’est une polémique qui concerne 20 enfants, tout au plus. Depuis la rentrée, cette vingtaine d’élèves de l’école polyvalente des Frères Voisins, située dans le 15e arrondissement de Paris, n’a plus le droit de déjeuner à la cantine, révèle Libération. La raison de cette exclusion, décidée par le maire de l’arrondissement, Philippe Goujon ? Ces enfants sont hébergés temporairement dans le centre d’hébergement d’urgence (CHU) Colonel Avia, géré par Emmaüs solidarité et installé à proximité, qui leur fournit déjà des repas le midi. "

Alain Touraine : "Moi Président, je confierai l’Education Nationale aux collectivités locales". Alain Touraine est sociologue, spécialiste des nouveaux mouvements sociaux, directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Lui président, quelle serait sa mesure phare ?

Sur le blog d’Eduveille de l’IFE un article d’Annie Feyfant : Les inégalités scolaires sont-elles tributaires d’une impossible gestion de l’hétérogénéité ? “Le constat de l’accroissement des inégalités scolaires (et sociales) en France, relevé par les dernières évaluations PISA et par le récent rapport du CNESCO, alarme les partenaires de l’école et relance le débat de « la gestion de l’hétérogénéité des élèves ».

Réussite en licence : « Les enseignants sont plus attentifs à l’hétérogénéité des étudiants ».Qui-y-a-t-il derrière les faibles taux de réussite à l’entrée à l’université ? Les réponses de Cécile Lecomte, vice-présidente de l’université Rennes-I chargée de l’orientation.”

Numérique

Grâce à la programmation, Calliste, 10 ans, comprend les dessous des jeux vidéo.La Ville de Paris propose une centaine d’ateliers de « code » dans le cadre des activités périscolaires proposées le mardi et le vendredi après-midi.”

Le numérique est utilisé pour insérer les enfants du voyage. “Tous les quinze jours, les enfants de la communauté des gens du voyage lochoise peuvent apprendre en s’amusant. Depuis peu, en version numérique."

Sur TV Bordeaux, un entretien avec Michèle Laurissergue à propos des 20 ans de l’AN@é.

Orientation

Comment aider chaque jeune à choisir sa voie. "Des initiatives inspirantes, portées par les écoles, les entreprises et les parents, donnent des outils aux jeunes pour bien choisir leur avenir, sans brider leurs rêves". A lire dans La Croix.

Corps unique des psychologues de l’Éducation nationale : adoption du décret statutaire et de la grille indiciaire en Comité technique ministériel. "Les organisations syndicales représentatives ont adopté à une très large majorité le décret statutaire et la grille indiciaire des psychologues de l’Éducation nationale présentés en Comité technique ministériel de l’Éducation nationale (CTMEN). C’est une étape majeure vers la création d’un corps unique des psychologues de l’Éducation nationale, voulu par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem.”

La création du corps unique n’est pas aussi évidente qu’il n’y paraît. Voir l’article de Jean-Marie Quairel sur le blog de Bernard Desclaux : “P E N : L’illusion psychologique ?” et les commentaires qu’il suscite.

Portraits

Pierre Merle : « Les discours passéistes sur l’école sont déconnectés du terrain ». “Livres polémiques, propositions nostalgiques… l’école occupe une place importante dans le débat en vue de l’élection présidentielle. Entretien avec le sociologue Pierre Merle.”

François Jarraud, la classe ! Créateur d’un site référence sur l’actualité de l’Education nationale, cet ex-professeur est un stakhanoviste amoureux de l’innovation. Le café ! Qui s’occupe de préparer les thermos vendredi ? Et les badges d’entrée ? Mais non, on blague… Tout va rouler comme sur des roulettes. Les profs invités repartiront avec des étoiles dans les yeux et le sourire jusqu’aux oreilles. Comme d’habitude. François Jarraud, lui, terminera sur les rotules, essoré d’avoir tout donné. Comme d’hab aussi. Il est l’inventeur et l’organisateur (avec trois bouts de ficelle) du Forum des professeurs innovants, qui se tient vendredi et samedi à Paris.”

Éducation : le paradoxe des maths. “La France a une école mathématique de haut niveau, mais est en dernière position pour l’enseignement des maths dans les classements internationaux.” “Mickaël Launay a le pouvoir de faire aimer les mathématiques aux personnes les plus récalcitrantes à la règle de trois. Ce jeune mathématicien, qui anime sur YouTube la chaîne Micmaths, regardée par des dizaines de milliers d’internautes, vient de publier Le grand roman des maths, de la préhistoire à nos jours (Flammarion), un livre qui raconte les découvertes mathématiques grâce à un extraordinaire voyage dans le temps et sur les différents continents.” par Coignard.

Combat de primaires

Alain Juppé : son programme pour l’éducation. “Quelques jours avant le deuxième tour de la primaire de la droite et du centre, focus sur le programme éducation d’Alain Juppé.”

C Lelièvre : Fillon : culte des chefs et concurrence tous azimuts. “Il y a tout juste quatre ans, j’écrivais dans l’Expresso du 16 novembre 2012, : « S’il y a bien une constante depuis quelques années à droite, c’est la réitération de l’évocation de symboles de ‘’restauration’’ (où le retour préconisé à « l’uniforme » joue un rôle particulier) , et la mise en avant d’un rôle ‘’patronal’’ des chefs d’établissements dans le cadre d’une large autonomie concurrentielle associée à l’effacement du principe de sectorisation scolaire.”

AILLEURS

Donald Trump a nommé aujourd’hui Betsy DeVos, une richissime philanthrope conservatrice et farouche partisane du droit à choisir entre école publique, privée ou enseignement à la maison, pour diriger le ministère de l’Education.

Etats-Unis : Le gouvernement demande l’abandon des châtiments corporels. “Injustes et nuisibles au climat scolaire, les punitions corporelles apprennent la violence aux enfants. C’est ce qu’explique John B King, ministre fédéral de l’éducation, aux responsables de l’éducation des Etats. Car, dans ce pays où l’éducation relève de chaque Etat, 22 états américains autorisent encore les châtiment corporels. Près de 110 000 élèves recevraient ainsi des coups à l’école en toute l’égalité chaque année. Un système qui est aussi injuste : les élèves noirs sont deux fois plus victimes de cette pratique que les autres.”

En Turquie, le président met au pas le système d’enseignement. “Les recteurs des universités publiques et privées de Turquie sont désormais directement nommés par la présidence de la République.

Une réforme qui fait partie des mesures adoptées par le pouvoir après le coup d’État raté de juillet, mais qui s’inscrit dans un mouvement plus large et plus ancien qui vise à transformer le système d’enseignement du pays.”

Géraldine Duboz (avec l’aide de Bernard Desclaux).

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>