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Vivement l'Ecole!

La mécanique des inégalités scolaires... Vidéo...

27 Novembre 2016 , Rédigé par Université Rennes-II Publié dans #Education, #Pédagogie

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Quand une élève vous parle d' "humiliation"...

27 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

Quand une élève vous parle d' "humiliation"...

« On nous dit tout le temps : tu n'as pas le droit de ceci, tu n'as pas le droit de cela ; c'est injuste à la fin ! On n'a jamais le droit de rien ! »

Stéphanie dans son style inimitable, s'emporte en exagérant un peu. Pas le droit... Pourtant l'enfant, l'élève a des droits. Affirmer le contraire serait avouer que l'école est un espace de « non-droit ». Ce qu'elle est parfois d'ailleurs...

« Mais si Stéphanie, tu as les droits de chaque élève dans ce collège, des droits évidemment limités par le respect des règles de vie en commun, limités par un règlement intérieur que tu dois, comme tous, connaître et accepter. »

Pas convaincue la Stéphanie... Elle me parle d' humiliation. Humiliation ? Diable ! Alors me revient en mémoire une enquête que Pierre Merle avait menée auprès d'étudiants de l' ex-IUFM de Bretagne. Elle date un peu, certes (1980). Je l' ai retrouvée et relue attentivement. Il existerait deux types d' humiliations liées aux pratiques pédagogiques, celles sans intentions et celles avec intention claire (plus ou moins consciente). Ces humiliations peuvent concerner un seul individu, le « mauvais » élève servant alors de mauvais exemple. Elles peuvent viser un groupe comme lors de division d'une classe en « bons » et « mauvais », reproduisant alors les dérives d'une hiérarchisation sociale déjà et toujours en place. Comment expliquer ces comportements ?

Pierre Merle met d'abord l'accent sur une idéologie scolaire du classement qui autoriserait la stigmatisation de l' élève jugé faible, les jugements professoraux reproduisant alors les positions sociales dans l'ordre scolaire. Puis il avance une seconde explication : l'enseignant doit maintenir un ordre dans sa classe pour assurer la transmission des savoirs, ce qui impose l'utilisation de techniques de contrôle. Or la situation de l'école (pas partout certes, mais...) a montré souvent, par le passé et encore maintenant dans tel ou tel établissement, son impuissance à faire sanctionner les règlements. L'humiliation devient alors une « sanction non réglementaire » visant à maintenir l'ordre.

« Ben vous voyez bien qu'on n'a pas le droit ! Qu'on n'a jamais le droit de rien ! »

Le droit... La reconnaissance des droits des élèves est loin de faire l'unanimité dans notre milieu. Moi même ne suis pas exempt de reproches à ce sujet, bien entendu... Pourtant c'est là une notion essentielle si l'on veut permettre aux élèves l'apprentissage des règles de la Démocratie. Sans angélisme excessif, qui ferait manquer la cible à coup sûr !

« Allez, entrez, ça a sonné... »

Et Stéphanie, dans un immense sourire de me dire :

« Vivement les vacances ! Vous devez en avoir marre aussi non ? »

Parfois... parfois... Mais pas forcément de ce que tu crois Stéphanie.

Christophe Chartreux

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Une Phrase... Un Jour... Hypocrisie...

27 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Citation

slate.fr

slate.fr

“L'hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices à la mode passent pour vertus.”

Molière - Don Juan

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Rendez-vous 10-12 mars 2017: Ce que l’école a réussi, ce qui l’interpelle encore aujourd’hui...

27 Novembre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Politique

Rendez-vous 10-12 mars 2017: Ce que l’école a réussi, ce qui l’interpelle encore aujourd’hui...
Séminaire commun CRAP-Cahiers pédagogiques, Education & Devenir et FESPI

Le CRAP-Cahiers pédagogiques, Éducation & Devenir et la FESPI (Fédération des établissements scolaires publics innovants) organiseront du 10 au 12 mars 2017 un séminaire commun à Paris sur le thème « Ce que l’école a réussi, ce qui l’interpelle encore aujourd’hui ». De quoi revenir sur le projet de refondation de l’école, ce qui a été fait et ce qui reste à faire.

Dans un contexte où les nations européennes, pourtant faites de multiplicité, semblent aspirées par un mouvement de « repli sur soi », où l’Europe et la France ont à relever le défi de l’arrivée et de l’accueil de nouvelles populations immigrées, déplacées sous l’effet des conflits meurtriers massifs et de changements climatiques, et alors que le quinquennat qui s’achève avait placé l’école au cœur des priorités gouvernementales, nous nous demandons quel a été le destin réel de cette détermination. À la veille de nouvelles grandes échéances politiques, il apparaît nécessaire de s’accorder un temps de réflexion pour dessiner les politiques éducatives en prenant en compte les évolutions de l’école française sur une longue durée, ne serait-ce que depuis trois ou quatre décennies.

Préoccupation fondamentale et permanente des responsables politiques, l’école en France ne cesse d’être l’objet de projets de transformation par les gouvernements et législateurs qui se succèdent, au point d’en désorienter les principaux acteurs. D’orientation ou de rénovation, se succédant ou se superposant les unes aux autres, faute d’une véritable pensée de la complexité et de prise en compte des exigences des processus de changements, ces réformes sont globalement restées inabouties.

Mise en œuvre

Si la loi de refondation, lancée par Vincent Peillon et poursuivie par ses deux successeurs, a ouvert et autorisé un certain nombre de possibles, dont l’ambition affichée est celle de doter la Nation française d’une école plus performante, plus juste, plus efficiente, une école à même d’accueillir et de former la totalité d’une classe d’âge, les démarches et pratiques institutionnelles appropriées à cette ambition de refondation de la République par l’École, qui ont été mises en œuvre, ne sont pas en correspondance avec les visées. À partir des grandes lois d’orientation aussi intéressantes soient-elles, les niveaux « intermédiaires » (recteurs, Dasen, chefs d’établissement) relais institutionnels incontournables, ont-ils permis ou entravé des avancées de la transformation de l’École de la République ?

S’il est fréquent de lire et de dénoncer les pesanteurs et les lacunes de notre école - Éducation & Devenir, le CRAP-Cahiers pédagogiques, la FESPI, et d’autres mouvements d’éducation, ne sont d’ailleurs pas en reste tout en étant force de proposition - ne faut-il pas aussi en mesurer les avancées ? Aussi nous semble-t-il essentiel de faire un bilan des réussites de l’école républicaine, afin de nous engager avec lucidité dans la prospective et dans l’élaboration des nouvelles orientations pour demain. Arrêtons-nous un peu et apprécions le chemin parcouru depuis les fondateurs.

Afficher les avancées

Essayons de rompre avec les plaintes, les flagellations habituelles et la défiance si courante dans notre modèle de pensée. Osons afficher les avancées, ce que la loi de refondation autorise et permet. Citons, entre autres, un droit reconnu à l’éducation pour tous, une scolarisation massive, un long processus de démocratisation, une structure tendant au désenclavement de l’enseignement technique et professionnel et à la fusion de l’enseignement général et technologique… Regardons aussi ce qui échappe sans doute aux statistiques et aux bilans de gestion : l’évolution des pratiques pédagogiques, la formation des acteurs, l’autonomie des établissements, les politiques locales...

Être critique n’interdit aucunement de faire le bilan des réussites et de dégager des marges de progrès ou d’identifier les chantiers inaboutis qui méritent d’être réactivés et renouvelés. Bien au contraire !

Reconnaissons que la massification a posé et pose toujours problème à l’école, interrogeant sa capacité à inclure tous les jeunes et à faire réussir tous les élèves. Notre système éducatif est toujours aussi asymétrique : le soutien aux plus fragiles est encore une des principales variables d’ajustement budgétaire. Entre les ambitions affichées, les textes législatifs et la réalité de terrain, ne faut-il pas comprendre et mesurer les tensions qui habitent l’école aujourd’hui - et parfois depuis des décennies - pour appréhender à la fois les freins et les champs du possible ? Autrement dit, l’école, aujourd’hui, se donne-t-elle les moyens d’accueillir et de faire réussir les élèves qui ne sont pas, a priori, dans les codes de la réussite des élites ?

Parmi ces nombreuses tensions, nous explorerons les plus prégnantes en évaluant leurs effets bloquants mais aussi les leviers qu’elles peuvent receler. Tension entre élitisme républicain et enseignement massifié ; tension entre gouvernance nationale et autonomie locale ; tension entre temps du politique et temps de l’école ; tension entre savoirs et compétences, entre formation et évaluation, tant pour les élèves que pour le développement professionnel de tous les acteurs ; tension entre une école conservatrice, capable de perpétuer une culture héritée, et une école ouverte à toutes les cultures capable d’inscrire chaque jeune dans un devenir mondialisé et connecté ; tension entre apprentissage du collectif - vivre et faire ensemble - et exigence de pratiques et de parcours personnalisées ; tension entre valeurs républicaines - liberté, égalité, fraternité - et contextes scolaires ségrégatifs. La difficulté actuelle de l’école à faire partager les valeurs communes indispensables à la cohésion sociale et à la vie démocratique sera bien sûr au centre des questionnements.

Dans le contexte actuel, européen et mondial, l’école doit se saisir de la question de la diversité et mettre en oeuvre des pratiques qui vont permettre de créer des liens sociaux nécessaires à la vie démocratique. Comment l’école peut-elle promouvoir des valeurs de « vivre ensemble » et de “faire ensemble” dans un contexte de ségrégation scolaire de plus en plus marqué ? Le projet d’intégration par l’école n’entre-t-il pas en tension avec les valeurs promues par une partie de plus en plus grande de l’opinion publique ?

En réponse aux attentats de 2015, la France a fait le choix d’apporter une réponse sécuritaire, et la laïcité a été promue comme une arme défensive à l’école. La question religieuse resurgit avec force dans l’espace scolaire, sous ses formes les plus radicalisées. La France a pris conscience tardivement de l’ampleur du phénomène : les enjeux sont politiques autant que pédagogiques. Comment prendre en charge ces questions dans la formation des enseignants et dans les établissements scolaires ?

Pour conduire ce travail de réflexion, ce séminaire rassemblera des chercheurs, des spécialistes des questions scolaires, mais aussi des professionnels de l’éducation, des acteurs de terrain qui forgent au quotidien des outils de réflexion et d’action sur des problématiques qui ont marqué ces dernières années et sur lesquelles nous devons encore nous mobiliser.
Désireux d’interpeller les politiques et l’ensemble de la société sur les orientations pour l’école, tout en évitant une trop forte politisation des débats, ce séminaire commun sera aussi l’occasion de mettre en lumière ce que nos associations ont su initier, de réaffirmer nos convictions et de formuler nos propositions au travers de trois axes principaux.

Axe 1 : Apprendre et se former

L’ordinaire des pratiques pédagogiques doit être interrogé à la lumière des enjeux fondamentaux de l’éducation à la citoyenneté et d’un rapport aux savoirs qui soit réellement émancipateur. Revenir sur tout ce qui peut faire évoluer en ce sens nos pratiques pédagogiques implique une réflexion de fond sur la formation professionnelle, mais aussi un changement d’échelle dans le développement des innovations pédagogiques pour qu’elles essaiment et profitent à tous. Quelles pratiques pédagogiques pour mieux apprendre et se former ?

Axe 2 : Faire ensemble

On ne pourra pas opérer les transformations pédagogiques nécessaires sans créer du commun, sans se placer au niveau des établissements et des équipes éducatives dans leur ensemble. « Faire ensemble dans la classe » est indissociable d’un « faire ensemble » dans l’établissement. Quelle autonomie des établissements et des équipes pour une meilleure gouvernance ?

Axe 3 : Pour plus d’égalité et de diversité

Il est illusoire de prétendre pouvoir “faire ensemble” sans une volonté de déségrégation sociale et scolaire. Si les réformes en cours y conduisent, il faut aller beaucoup plus loin pour mettre fin à une école qui trie et qui, non seulement reproduit, mais accentue et renforce les inégalités, sous couvert de les réduire parfois. Quelle égalité pour une école plus démocratique ?

 

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Little Richard.... Long Tall Sally... Etc...

26 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... William Faulkner... Lumière d'août...

26 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Et ce fut la dernière fois qu'on vit Brown à la scierie. Mais Byron connaît, et se rappelle maintenant, l'automobile neuve (dont un pare-chocs ou deux furent tout de suite faussés.) On la voyait sans cesse errer par la ville, oisive, sans but, avec Brown qui se prélassait au volant, sans trop bien savoir comment jouer son rôle d'homme oisif, dissolu, enviable. Il arrivait parfois que Christmas fût avec lui ; mais c'était rare. Et maintenant, leur occupation n'avait plus rien de secret. Tous les jeunes gens savent (et même les enfants) qu'on peut acheter du whiskey à Brown à n'importe quel moment ; et la ville s'attend chaque jour à sa capture, à le voir en sortir une bouteille de dessous son imperméable et l'offrir à un agent en civil. On n'est pas encore très sûr que Christmas soit de mèche avec lui, bien que personne ne croit Brown assez intelligent pour pouvoir faire à lui seul des bénéfices avec l'alcool de contrebande ; et il y en a qui savent que Christmas et Brown habitent ensemble dans une cabane, dans la propriété Burden. Mais, même ces gens-là ne savent pas si Miss Burden le sait ou non. Du reste, ils ne le lui diraient pas. C'est une femme entre deux âges qui habite seule dans la grande maison. Elle habite dans la maison depuis sa naissance, et cependant, on la considère toujours comme une étrangère dont les parents sont arrivés du Nord, pendant la Reconstruction. Une Yankee, une négrophile, sur laquelle la ville fait encore courir des bruits d'étranges relations avec des noirs de la ville et d'ailleurs. Cependant, il y a bientôt soixante ans que son père et son frère furent tués, sur la grande place, par un ex-propriétaire d'esclaves pour une question de vote des Noirs aux élections d'Etat. Mais quelque chose d'étrange, de sombre, d'inquiétant, plane encore sur elle et sur sa maison, bien qu'elle ne soit qu'une femme, et la descendante de ces gens que les ancêtres de la ville avait de bonnes raisons (ou le croyaient, du moins), de haïr et de craindre. Mais le fait est là : les descendants des deux partis face à face avec leurs fantômes réciproques, et toujours séparés par le spectre du même sang versé, la vieille horreur, la colère et la peur.

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« J’ai le  sentiment que ce prix n’est pas attribué à l’homme que je suis, mais à  son travail, l’ oeuvre d’une vie dans l’angoisse et la sueur de l’esprit  humain. Non pour la gloire et encore moins pour le profit, mais pour  créer, avec les matériaux de l’esprit humain, quelque chose qui  n’existait pas auparavant. Alors, cette récompense n’est pour moi qu’un  prêt. Je n’aurai pas de mal à trouver pour cet argent une destination à  la mesure des intentions et de la signification de son origine. Mais  j’aimerais faire la même chose avec les louanges, en utilisant ce moment  comme un sommet d’où je suis peut-être entendu par de jeunes hommes et  femmes, qui se consacrent déjà à la même angoisse, au même travail, et  parmi lesquels il y en a déjà un qui sera un jour là où je me tiens. »

Extrait du Discours de réception du Nobel par William Faulkner

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La lutte des classes dans l'Ecole: une idée neuve?...

26 Novembre 2016 , Rédigé par Cap-Education.fr Publié dans #Education, #Politique

zero.samizdat.net

zero.samizdat.net

EXTRAITS

Et si le débat politique sur l’éducation portait sur la question fondamentale, la question sociale ? Jean-Paul Delahaye nous rappelle que la question taboue est bien celle de « la lutte des classes dans l’école ».

Le débat du second tour de la primaire de la droite et du centre au sujet de l’éducation est certes marqué collatéralement par le choix entre la suppression de 500.000 ou de 250.000 fonctionnaires (soit, compte tenu du fait que les personnels d’enseignement et d’éducation représentent plus de 56% de l’effectif total de la fonction publique, la disparition en 5 ans de 142 000 à 284 000 postes). Mais la question éducative est plutôt abordée à partir de la réécriture des programmes d’histoire pour construire un récit national, du port de l’uniforme, et de la possibilité donnée aux chefs d’établissement de recruter tous les personnels, et au conseil éducatif et au conseil d'administration de chaque établissement de choisir le chef d’établissement parmi des personnels éligibles à cette fonction. Le débat éducatif part d’un diagnostic : le « désastre » de l’éducation nationale est caractérisé, selon François Fillon, par « la démission de l’Etat devant les syndicats, la dictature des pédagogistes et les réseaux de pouvoir au sein de l’Education nationale  » .

En aucune manière n’est évoquée la question la plus fondamentale : la contradiction entre une école porteuse dans son discours des valeurs républicaines - liberté, égalité, fraternité - et porteuse, dans son fonctionnement, d’inégalités scolaires renforcées.

(...)

... Comme l’analyse finement Jean-Paul Delahaye, « ceux qui  s’opposent à la transformation d’un système qui fait si bien, mais à  quel prix !, réussir leurs propres enfants se situent sur l’ensemble de  l’échiquier politique, savent se faire entendre, défendent les positions  acquises, et ont un pouvoir de retardement des réformes, voire de  blocage »

(...)

Jean-Paul Delahaye prend deux exemples emblématiques de cette lutte des classes dans l’école.

Celui de la division par deux des fonds sociaux destinés aux enfants les plus pauvres «passés de 73 millions d’euros en 2002 à 32 millions  à 2012 (pas de grève, pas de manifestation, pas la moindre pétition)» alors que dans la même période, les crédits destinés aux heures de colle des classes préparatoires aux grandes écoles étaient portés à 70 millions d’euros. Il interroge : « Qui sont vraiment les assistés dans ce pays  et quand cessera cette solidarité à l’envers où les économies faites sur les pauvres servent à préserver les positions acquises par les élites ?»

Celui de la levée de boucliers, en revanche, suscitée par « cette formidable avancée démocratique que représente une deuxième langue vivante offerte à tous les enfants en 5e et plus seulement à quelques-uns en 6e». Et il questionne : « Qui cela peut-il gêner ? A priori les deux langues vivantes pour tous ne peuvent gêner personne, sauf peut-être ceux qui utilisaient les langues vivantes pour séparer leurs enfants des enfants des autres dès la classe de 6e, mais qui ne peuvent évidemment avancer cet argument à visage découvert et qui préfèrent parler d’égalitarisme, de nivellement par le bas, le « bas », c’est-à-dire le peuple, appréciera… Proclamer le « vivre ensemble «  mais refuser de « scolariser ensemble », c’est dénoncer les inégalités en théorie mais ne rien faire pour les combattre »

(...)

On est bien loin alors des débats sur le port de l’uniforme ou sur le récit national, mais sur une question fondamentale pour qui se veut attaché à une conception républicaine -dans les faits- de l’école. On n’attend certes pas des candidats à la primaire de la droite et du centre qu’ils fassent, malgré le nom de leur parti, de cette question la question prioritaire, ni même qu'ils l'évoquent. Mais on veut encore espérer que cette question essentielle sera portée politiquement dans le débat présidentiel à venir. 

Publié par Jean-Pierre VERAN

Le texte complet est ci-dessous

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La formation à la prévention du décrochage... Vidéo...

26 Novembre 2016 , Rédigé par Youtube Publié dans #Education, #Innovation

Claude Bisson-Vaivre est Inspecteur général de l'éducation nationale et médiateur de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur depuis juillet 2015. Il est co-coordinateur (avec Anne Armand, IGEN) du rapport « Agir contre le décrochage scolaire : alliance éducative et approche pédagogique repensée », juin 2013.

C'est d'abord dans la classe que se joue la prévention du décrochage scolaire. La relation qui relie l'élève et son professeur doit être imprégnée de ce principe ; elle doit donner du sens aux apprentissages parfois incompris. C'est la raison pour laquelle la formation des enseignants prend une place centrale dans le plan de lutte contre le décrochage annoncé en novembre 2014. L'évolution des pratiques pédagogiques est en effet un puissant levier pour favoriser « l'accrochage » des élèves comme l'ont montré les travaux conduits dans le cadre de l'évaluation de la Modernisation de l'action publique.

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