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Vivement l'Ecole!

Le devoir corrigé de l' élève Sarkozy... Compétence non acquise!

5 Novembre 2016 , Rédigé par Lucien Marboeuf Publié dans #Education, #Politique

L’instit humeurs

L’instit humeurs

Et lire le billet de Lucien Marboeuf, ci-dessous!

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L'éducation vue par la droite... Et corrigée...

5 Novembre 2016 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Education, #Politique

L'éducation vue par la droite... Et corrigée...
L'éducation vue par la droite... Et corrigée...
L'éducation vue par la droite... Et corrigée...
L'éducation vue par la droite... Et corrigée...
L'éducation vue par la droite... Et corrigée...
L'éducation vue par la droite... Et corrigée...
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Education: tout élève doit pouvoir se projeter dans le futur...

5 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Orientation

frenchweb.fr

frenchweb.fr

Penser, en enseignant, à travailler avec les élèves comment penser le futur

Une véritable culture de l’accompagnement au « projet » est à mettre en œuvre collectivement. Pour pouvoir mener à bien la réflexion sur son orientation pour le futur (à court ou moyen terme):

- l’élève doit pouvoir avoir une vision précise de ses compétences et de ses potentialités (question déjà abordée d’une évaluation par compétence, individuelle et argumentée). Ce bilan peut permettre à l’élève, en cas de distorsion entre ses souhaits et ses capacités présentes, d’envisager une remédiation ciblée (en langues, expression écrite, etc.). Il doit pouvoir opérer en permanence des ajustements entre ce qu’il maîtrise et ce qu’il vise;

- l’élève doit pouvoir se projeter dans le futur. C’est une préoccupation enseignante peu développée alors même que les travaux portant sur les Perspectives temporelles à l’adolescence montrent que beaucoup de jeunes ont des difficultés à se projeter dans leur avenir. L’École favorise peu les activités de ce type. Ainsi la thès de Leininger-Frézal (2009), portant sur l’Éducation au développement durable, montre-t-elle que les projets pédagogiques sont très rarement ancrés dans le futur, et que même des pratiques innovantes sont pensées dans et pour l’école, donc dans un cadre défini, alors même que les finalités civiques visées sont un futur à construire.

- l’élève doit pouvoir aussi se projeter dans le monde. Le problème est que l'école est fermée sur elle-même. Une ouverture vers le monde économique semble une piste importante. Cela ne signifie pas « vendre » l'école mais simplement ne pas la couper des réalités économiques et sociales.

Ainsi, « l’orientation » - comme il est dit de manière elliptique - doit être un temps de découverte, un moment structuré par un projet pédagogique. Cela peut, par exemple, revêtir la forme d’un projet artistique (écriture et représentation d’une pièce de théâtre, tournage vidéo), de la conception d’outils de communication sur les métiers (reportage sur des branches professionnelles méconnues, interviews de professionnels, enquêtes), d’un journal…

Ainsi, les élèves s’approprient le projet en tant qu’acteurs et non spectateurs/consommateurs d’une « orientation » qui leur serait proposée de l’extérieur. D’ailleurs, si les enseignants eux-mêmes sont incités à concevoir leur carrière comme une dynamique, sans doute seront-ils enclins à mieux comprendre les angoisses et le stress de leurs élèves.

Il doit donc - sujet polémique, voire tabou et prétexte à toutes les caricatures - exister un lien fort entre la découverte du monde du travail et les apprentissages fondamentaux : non plus comme une sorte d’assujettissement de l’école au monde du travail (considérant qu’elle doit être le « réservoir » des futurs travailleurs) mais bien au contraire en permettant à chaque élève (futur travailleur) d’interpeller l’École sur ce qu’elle peut lui « offrir » comme ressources pour accéder à son projet personnel et le construire.

Christophe Chartreux et Nicole Allieu-Mary

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Un Jour... Une Phrase... Choix...

5 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Citation

vertjean.wordpress.com

vertjean.wordpress.com

"Montaigne blâme le souci du choix chez les jeunes; il préfère les voir plutôt un peu gloutons, que gourmets".

André Gide - Journal

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Revue de Presse Education... Débat Primaire - Anni(d)versaire...

5 Novembre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Débat Primaire - Anni(d)versaire...

Un débat de la primaire de la droite vide et pourtant très couvert par l’ensemble des médias, telle est l’unique actualité du jour !

Débat primaire

La question de l’éducation en débat de la primaire de la droite ! Par Francois-Régis Tézé sur son Blog : Le blog de Francois-Régis Tézé. “Lors du second débat télévisé de la primaire à droite, les candidats misent sur l’éducation pour se démarquer de leur concurrent.” Mais ça c’était avant le débat !

Ce que retient BFMTV l’organisateur de ce débat : Primaire de la droite : ce qu’il faut retenir du second débat. Avec quelques extraits vidéos.

Pour Europe1, Primaire de la droite : leurs mesures choc pour changer l’école.

FranceTVInfo propose Le décryptage éco. Primaire : sur l’éducation, un débat frustrant, bâclé et parfois caricatural. “L’éducation, quel projet, quelle réformes ? C’était le dernier thème du débat jeudi 3 novembre entre les prétendants de la droite et du centre. Ont-ils été à la hauteur des enjeux ?” Et bien je vous laisse répondre.

Pour le Café pédagogique, Primaire : Professeur, des lendemains qui déchantent... Quel sera le visage de l’École en 2017 ? Les candidats à la primaire de la droite ont présenté le 3 novembre leurs propositions. S’il y a des divergences, il y a aussi des points qui font l’unanimité chez tous les candidats. Si la droite arrive au pouvoir, elle instaurera l’autorité du directeur ou du chef d’établissement sur les enseignants. Elle accordera une plus large autonomie aux établissements. Elle développera l’apprentissage et y orientera un nombre plus élevé d’enfants.”

Pour Le Point : Primaire de la droite : des candidats privés d’éducation.Les débats sur l’éducation, annoncée comme l’un des trois thèmes phares du deuxième débat de la primaire, ont été bâclés, faute de temps. Dommage.” Par Louise Cuneo

Pour Le Figaro : Primaire à droite : sur l’éducation, un retour aux « fondamentaux » et à l’autorité, par Caroline Beyer.

Sarkozy et le redoublement au CP : "c’est complètement démagogique, il ne connaît pas son sujet". Le commentaire d’un instituteur rapporté par BFMTV.

Primaire à droite : Najat Vallaud Belkacem "traduit" les propositions des candidats sur l’éducation.Pour défendre son bilan et critiquer les propositions des candidats de la primaire à droite, Najat Vallaud Belkacem a publié des messages de "traduction" sur Twitter.

En contre-point : L’échec de la réforme éducative suédoise : Une leçon pour Paris ?La Suède est-elle allée trop loin dans la décentralisation de son système éducatif ? C’est la championne de la désétatisation de L’École qui est priée par l’OCDE le 4 mai à se réformer une nouvelle fois mais en marche arrière. L’organisation internationale invite la Suède à réformer en profondeur son système éducatif pour améliorer le niveau de compétences des élèves et réduire les inégalités. Un appel qui clôt la réforme éducative la plus libérale des pays de l’Ocde. Déjà un démenti pour nos futurs dirigeants ?

Anni(d)versaire

Louise Tourret nous rappelle que L’agrégation a 250 ans, une bonne occasion pour les profs de s’engueuler. Ce concours créé en 1808 donne une idée de toutes les tensions au sein de l’éducation nationale.” Et "... les agrégés sont les enseignants les mieux payés de l’école publique. Cet anniversaire pourrait être l’occasion de s’interroger collectivement sur la conséquence des concours (réussis ou ratés) et de leur logique (réussir ou échouer) sur la psyché nationale, et particulièrement celle des enseignants, mais aussi sur le poids du diplôme initial dans le destin des individus."

Je vous souhaite une belle fin de semaine malgré la météo nationale.

Bernard Desclaux

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Les parents et l’école, trente ans de réflexion

Hors série numérique 41 Coordonné par Guy Lavrilleux

La question des relations entre les parents d’élèves et l’école n’est pas nouvelle. Les Cahiers pédagogiques en parlent et y réfléchissent depuis plus de quarante ans. Ce nouveau hors-série numérique est constitué d’articles tirés de nos archives des trente dernières années, pour mettre en perspective enjeux et débats d’hier et d’aujourd’hui, pointer les problématiques qui perdurent mais aussi des pistes pour aller vers plus de dialogue et de coéducation.

N° 532 - Justice et injustices à l’école

Dossier coordonné par Marie-Christine Chycki et Émilie Pradel

L’école est traversée par tous les débats qui agitent la société. La question de la justice y est particulièrement vive et le sentiment d’injustice très prégnant chez tous les acteurs aux prises avec l’institution. Entre la subjectivité du sentiment et les conditions objectives des injustices vécues à l’école, quelles réponses pouvons-nous apporter

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Najat Vallaud-Belkacem en lutte contre le harcèlement sur le net... (Vidéo)

4 Novembre 2016 , Rédigé par TMC Publié dans #Education, #Harcèlement

Depuis hier, Un clip tourne sur vos chaînes de télé pour sensibiliser le grand public au problème de cyber-harcèlement c'est à dire tout ce qui est harcèlement sur les smartphones, messageries et réseaux sociaux : les insultes, le chantage sexuel, l’usurpation d’identité… Un phénomène grandissant sur lequel se mobilise le Ministre de l'Education.

en savoir plus : Yann Barthès

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The Devil's Daughters...

4 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de Coeur... Victor Hugo... "Avec la solde de vos quatre-vingts bourreaux, vous payerez six cents maîtres d’école"...

4 Novembre 2016 , Rédigé par Victor Hugo Publié dans #Littérature

Coup de Coeur... Victor Hugo... "Avec la solde de vos quatre-vingts bourreaux, vous payerez six cents maîtres d’école"...

«      Messieurs, il se coupe trop de têtes par an en France. Puisque vous êtes en train de faire des économies, faites-en là-dessus.
      Puisque vous êtes en verve de suppressions, supprimez le bourreau. Avec la solde de vos quatre-vingts bourreaux, vous payerez six cents maîtres d’école.
      Songez au gros du peuple. Des écoles pour les enfants, des ateliers pour les hommes.    Savez-vous que la France est un des pays de l’Europe où il y a le moins de natifs qui sachent lire ! Quoi ! la Suisse sait lire, la Belgique sait lire, le Danemark sait lire, la Grèce sait lire, l’Irlande sait lire, et la France ne sait pas lire ? C’est une honte.
      Allez dans les bagnes. Appelez autour de vous toute la chiourme. Examinez un à un tous ces damnés de la loi humaine. Calculez l’inclinaison de tous ces profils, tâtez tous ces crânes. Chacun de ces hommes tombés a au-dessous de lui son type bestial ; il semble que chacun d’eux soit le point d’intersection de telle ou telle espèce animale avec l’humanité. Voici le loup-cervier, voici le chat, voici le singe, voici le vautour, voici la hyène. Or, de ces pauvres têtes mal conformées, le premier tort est à la nature sans doute, le second à l’éducation.
      La nature a mal ébauché, l’éducation a mal retouché l’ébauche. Tournez vos soins de ce côté. Une bonne éducation au peuple. Développez de votre mieux ces malheureuses têtes, afin que l’intelligence qui est dedans puisse grandir.
      Les nations ont le crâne bien ou mal fait selon leurs institutions. »

Claude Gueux - Victor Hugo

                                _________________________

"Puisque vous êtes en verve de suppressions, supprimez le bourreau. Avec la solde de vos quatre-vingts bourreaux, vous payerez six cents maîtres d’école."

Cette phrase, les candidats de la droite et du centre (Qui est le candidat du centre au fait?) débattant hier, promettant  ouvertures de prison et fermetures d'école, feraient bien de la méditer...

Christophe Chartreux

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Quels savoirs aujourd'hui pour des CP qui auront 20 ans en 2030?...

4 Novembre 2016 , Rédigé par C Chartreux - N Allieu-Mary Publié dans #Education, #Pédagogie

Quels savoirs aujourd'hui pour des CP qui auront 20 ans en 2030?...

Les savoirs du XXIe siècle

Les programmes actuels ont déjà le projet ambitieux de contribuer à construire le « futur citoyen actif dans la cité ». Les finalités affichées dans les textes introductifs aux programmes témoignent de la volonté de la République de transmettre des valeurs qui fondent le vivre ensemble et tout un patrimoine culturel constitutif d’une identité partagée. Il n’est pas question de les renier, mais de réfléchir au hiatus grandissant entre cet idéal d’excellence et la réalité de l’École de la République sur le terrain. Il y a urgence désormais à se donner les moyens de cet idéal. 

Deux raisons majeures pour placer la question des savoirs au cœur du futur projet pour une École du XXIe siècle :

- Vivre au XXIème  siècle, dans un monde globalisé, où sciences et technologies  évoluent très rapidement, suppose l’accès à des savoirs plus  complexes : il ne s’agit plus seulement  d’additionner des savoirs de base (lire, écrire,  compter, se repérer dans le temps et l’espace), mais d’accéder  à la « pensée complexe » inlassablement décrite dans  toute l’œuvre d’Edgar Morin.

- Penser  l’École aujourd’hui, c’est aussi avoir présent à l’esprit  que nos enfants entrant aujourd’hui au CP, auront 20 ans en  2030 !  Que sera-t-il pertinent  d’avoir comme « bagage » (au sens noble du terme) dans  ce monde futur ? Les connaissances sont rapidement obsolètes  dans certains secteurs. Des disciplines, aujourd’hui situées hors  du champ de la scolarité obligatoire, apparaissent (ou apparaîtront  vite) comme indispensables. Il faudra bien faire des choix dans la  masse devenue exponentielle des savoirs amassés par l’Humanité  comme devant être « transmis » ?

 

Les savoirs enseignés et les outils intellectuels indispensables à les appréhender sont donc à repenser de fond en comble et doivent faire l’objet d’une réflexion collective. Ces questions doivent être au cœur d’un débat de la société toute entière, dépassant les clivages partisans. Non, il ne doit pas y avoir un « discours de gauche sur les savoirs », mais la volonté partagée de « régénérer une culture humaniste laïque » permettant « d’armer intellectuellement les adolescents pour affronter le XXIème siècle » (Morin, 1998).

 

Les savoirs enseignés et les outils intellectuels indispensables à les appréhender sont donc à repenser de fond en comble et doivent faire l’objet d’une réflexion collective. Ces questions doivent être au cœur d’un débat de la société toute entière, dépassant les clivages partisans. Non, il ne doit pas y avoir un « discours de gauche sur les savoirs », mais la volonté partagée de « régénérer une culture humaniste laïque » permettant « d’armer intellectuellement les adolescents pour affronter le XXIème siècle » (Morin, 1998).

 

Il ne s’agit pas ici d’un discours incantatoire, mais de choses que nous vivons les uns et les autres (et nos enfants) au quotidien. Dans le monde actuel, un citoyen voulant comprendre son environnement, y agir en conscience et de manière responsable, est confronté à des savoirs plus complexes que par le passé. Les débats sur le réchauffement planétaire, les modèles de développement durable, les questions éthiques posées par les progrès de la médecine, la pertinence de telle ou telle technologie face à des choix écologiques, les problèmes posés par l’économie et la finance, les problématiques institutionnelles ou administratives, les questions de droit … autant de questions qui intéressent le citoyen mais nécessitent des outils intellectuels et des connaissances plus élaborés que par le passé. Nous ne sommes plus dans une conception additive de la connaissance, où il suffirait, à partir de savoirs de « base », d’accumuler jusqu’à l’encyclopédisme. D’ailleurs, ceux qui revendiquent une telle position (dans les débats contre les pédagogues en particulier), oublient – tellement ils ont intégré culturellement ces processus culturels – qu’ils manipulent des compétences de l’ordre d’un méta-savoir, un savoir sur le savoir qui leur permet sans problème de faire des liens, d’abstraire, de penser en surplomb ce qu’ils disent n’être simplement que des savoirs faciles à engranger. Si aujourd’hui, les choses étaient si simples, cela se saurait. 

 

Si cet enjeu (ce défi) n’est pas pris à bras le corps par l’École, afin de donner au plus grand nombre des clés de compréhension, une nouvelle fracture sociale va se développer, celle qui séparera ceux qui ont accès à la complexité et ceux qui en sont exclus. On le voit, il ne s’agit plus ici d’une simple question de l’accès à la culture ; mais de la capacité à s’emparer intellectuellement des problèmes du monde dans lequel nous vivons. Cette fracture est d’autant plus grave qu’elle sera (est déjà ?) « actée » politiquement. Il est de plus en plus fréquent d’entendre des hommes politiques, dans des interviews, indiquer que répondre de manière détaillée serait trop « technique », trop compliqué… pour l’auditeur ou le lecteur. Sous-entendu : le citoyen n’a pas les moyens de comprendre des mécanismes complexes : qu’il se contente de donner quitus sur des aspects généraux ; ensuite, les personnes compétentes feront le reste ! De telles positions sont indécentes car elles remettent en cause profondément le fonctionnement démocratique. D’ailleurs, n’est-ce pas également ce qui peut paraître irritant quand, dans des blogs, l’on lit avec stupéfaction des citoyens déverser des torrents de jugements à l’emporte pièce sur le mode « ya qu’à… », « il suffit de… » sur des questions qui mériteraient des débats approfondis ? Ces citoyens ne sont pas plus bêtes que les autres ; mais ils reflètent bien, de notre point de vue, la conséquence qu’il y a à réserver les choses compliquées (et sérieuses) à une élite.

 

Ainsi, l’École est au cœur de ce nouveau défi de la Connaissance afin de réconcilier ses ambitions pour les générations futures avec la réalité de la classe. Un simple exemple permettra de constater qu’il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur les enseignants mais d’inciter à une réflexion collective sur des pratiques devenues de tels habitus scolaires qu’ils ne suscitent plus guère de réflexion. Dans une discipline scolaire comme l’histoire-géographie, les finalités que poursuivent les enseignants, telles qu’elles apparaissent dans toutes les recherches didactiques, dans les évaluations de la DEPP (Image de la discipline et pratiques d’enseignement en histoire, géographie et éducation civique au collège, mars 2007), sont très ambitieuses : former des citoyens responsables, exercer l’esprit critique, comprendre le monde.  Pédagogiquement – et contrairement à ce qui est dit ça et là – ces mêmes enseignants disent être attentifs à mettre leurs élèves en activité, pour maintenir l’attention et la motivation et favoriser les apprentissages. Mais, les observations faites en classe dans le cadre de plusieurs recherches INRP montrent que sont valorisées, le plus souvent, des activités de « basse tension intellectuelle ». La métaphore peut faire sourire ; elle est pourtant claire. Colorier une carte, retrouver dans le titre d’un document un mot attendu par l’enseignant, l’échelle, reproduire sur son cahier le schéma fait par l’enseignant pour appuyer le raisonnement du cours, peuvent être autant d’activités effectuées… en pensant à autre chose ! Quel est l’investissement authentique de l’élève ? Quel enjeu y a-t-il pour lui, réellement ? En quoi cela lui pose-t-il une vraie question, un problème à résoudre ? Comme le dit Philippe Perrenoud, l’élève peut se contenter de faire son « métier d’élève ». En revanche, faire argumenter ces mêmes élèves – à partir de documents variés – sur le tracé d’une autoroute ; proposer et confronter des points de vue sur des solutions différentes, prenant en compte des contraintes géologiques, l’existence d’un patrimoine culturel (un site gaulois ?), des coûts différents, la répartition de la population, des perspectives européennes… est autrement plus mobilisateur. L’élève – considéré alors comme un futur citoyen en herbe – peut très bien comprendre les enjeux pour peu que les documents soient mis à sa portée. Tout à coup, décoder la légende d’une carte fait sens puisqu’il faut y retrouver une information qui deviendra argument. S’apercevoir que le dossier proposé ne permet pas de répondre à toutes les questions, devient un véritable entraînement à l’esprit critique, au-delà de tout formalisme scolaire. La critique vient à l’esprit parce qu’une question émerge à laquelle l’élève ne peut répondre en l’état 

 

On le voit, ces situations problématiques (on parle en mathématiques et en sciences de « situations problèmes »), ambitieuses, transposables à toutes les disciplines scolaires et expérimentées par certains pédagogues depuis… près de 30 ans, créent de la « tension intellectuelle », obligent à l’apprentissage et favorisent une posture responsable. Or que nous disent les mêmes recherches et évaluations énoncées plus haut du côté des élèves ? Sur les 3000 élèves questionnés par la DEPP en 2007, 86,9% considèrent que la classe d’histoire est « le lieu où l’on apprend à étudier des dates importantes » et 85,8% estiment qu’en géographie on étudie des « pays ». Les élèves ont donc finalement intériorisé le modèle dominant de l’enseignement français qui fait une large place au discours du maître et assez peu à de réelles situations d’apprentissage comme c’est le cas dans de nombreux pays européens.

 

De même (mais tout ne peut être développé ici), une approche de la complexité supposerait de sortir – comme le Socle commun y invite – du cloisonnement, de l’extrême compartimentation des savoirs scolaires. Peut-être faudrait-il d’ailleurs, commencer par les enseignants ! Pour avoir participé à une recherche INRP portant sur les pratiques argumentatives dans des débats oraux dans la classe au collège, l’un des auteurs peut témoigner de la méconnaissance profonde qu’ont les didacticiens même avec des champs disciplinaires voisins. Voulant étudier sur une classe de collège (5ème) les capacités des élèves à argumenter dans chacune des disciplines scolaires… ces chercheurs ont du commencer par travailler au plan théorique ce qu’est l’argumentation… en histoire, en physique, en arts plastiques, et français, etc. Sans compter la méconnaissance des problèmes spécifiques posés par les pédagogies entre disciplines, et entre niveaux d’enseignement. Pourquoi ne pas envisager des passerelles, institutionnalisées aussi pour les enseignants ! Que les professeurs de collèges aillent à l’école élémentaire et au lycée (et vice-versa) ; que des enseignants d’université apprennent à découvrir les problèmes rencontrés par les enseignants de lycées. Que des journées d’informations soient organisées à l’intention des enseignants des autres cycles sur les problèmes de l’apprentissage de la lecture, de l’écriture ; sur la présentation des grandes familles de disciplines (épistémologies comparées) ; sur l’interdisciplinarité pédagogique ; sur l’orientation à tous les niveaux … bref que chacun, à sa place, puisse se faire une vision plus large, plus ample, de l’ensemble du système éducatif.

 

Il est clair que les Universités, les IUT, les grandes écoles, les IUFM (refondés), l’IFE (Institut Français d’Éducation1) ont un « nouveau rôle » à jouer en promouvant – dans l’esprit des Universités Populaires Participatives Citoyennes – une diffusion des savoirs pour le plus grand nombre et auxquels, d’ailleurs, des étudiants même jeunes pourraient être associés ! Des UPPC, démultipliées sur le territoire, pourraient permettre le dialogue fécond avec les citoyens sur ces questions engageant l’avenir : une manière de renouer avec le projet de l’Éducation nouvelle en jetant des ponts entre société et École.

 

Christophe Chartreux - Nicole Allieu-Mary

 

(Ecrit il y a quelques années et toujours d'actualité)

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Viral, l’expérience pédagogique contagieuse...

4 Novembre 2016 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Pédagogie

La nouvelle exposition pédagogique du Palais de la Découverte est consacrée à la viralité, un thème beaucoup plus vaste qu'on ne l’imagine.

Nous parlons surtout de viralité pour évoquer la maladie. Mais il n’y a pas que les microbes qui s’attrapent : émotion, fou rire, rumeur, bâillement, sont aussi propices à la contagion, comme le prouve la nouvelle exposition pédagogique Viral, jusqu’au 27 août 2017 au Palais de la Découverte de Paris.

La viralité, un sujet plus complexe qu’il n’y paraît

Ce thème d’exposition original permet d’aborder à la fois biologie, psychologie, ou encore sciences sociales, de façon accessible et ludique. L’exposition est en effet basée sur l’interactivité et la manipulation, le visiteur lui-même étant un sujet d’expérimentation. Equipé d’un boîtier lumineux, qui change de couleur en fonction de son « état », il peut se confronter en temps réel au phénomène de contamination, au sein de l’exposition. Bleu, le visiteur est immunisé, jaune, il est sensible et peut être contaminé, rouge, il est contagieux et peut à son tour contaminer d’autres visiteurs. Cette expérience vise à montrer que l’on fait tous partie du processus de contamination. Une affirmation que le visiteur peut vérifier grâce à une balance très spéciale, qui donne non pas son poids, mais celui des virus, bactéries ou champignons hébergés dans son corps.

Mais l’exposition n’aborde pas que le côté biologique de la contagion : le visiteur peut aussi visionner des vidéos Youtube très partagées et s’interroger sur les causes de leur viralité, écouter des rumeurs et découvrir comment elles sont nées et se sont propagées… Il peut également découvrir, grâce à des quizz, à quel point son comportement est influencé par celui des autres dans différents domaines, comme la mode ou l’alimentation.

(...)

Elsa Doladille

L'article complet est à retrouver ci-dessous

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