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Vivement l'Ecole!

Catastrophe aux USA... Oui, mais pourquoi?...

9 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique

Catastrophe aux USA... Oui, mais pourquoi?...

Catastrophe - l'avenir très proche démontrera qu'il s'agit bien d'une catastrophe - aux USA dont nos politologues vont devoir analyser très finement les causes.

Car si les USA ne sont pas la France, le "seisme" provoqué par l'élection de Donald Trump pourrait, si l'on n'y prend pas garde, en annoncer d'autres.

Il va falloir que les "français de progrès", aillent sur le terrain, choisissent les "bons thèmes":

Emploi/Santé/Retraite/Fiscalité/Education/Ecologie/UE par exemple...

et SURTOUT sachent REPARLER aux catégories sociales "délaissées", souvent d'un niveau éducatif assez bas (Sans que ce soit péjoratif).

J'ai écrit, il y a maintenant 10 ans:

"Les décrocheurs d'aujourd'hui seront les électeurs du FN demain"... Nous y sommes... A force de sélectionner par l'échec et uniquement par l'échec, à force de dévaloriser l'apprentissage et le travail manuel, des catégories sociales ont perçu leur situation comme un abandon. Nous risquons de récolter des années de politique d'une droite imbécile qui, imbécilité suprême, est prête à poursuivre dans le même sens!

Il conviendra également d'analyser finement le vote des jeunes aux Etats-Unis. Beaucoup soutenaient Bernie Sanders et, d'après les premières lectures, nombreux sont ceux parmi ces électeurs-là à ne pas être allés voter.

C'est bien gentil, presque "romantique", d'être clivant mais stratégiquement - car une élection c'est AUSSI de la stratégie, que cela plaise ou non - c'est TRES dangereux... Sans dire, évidemment, que Bernie Sanders a provoqué la chute de la "maison Clinton", il ne l'a pas aidée... Question subsidiaire: a quoi a-t-il servi? A qui a-t-il été le plus "utile"?

En tout cas, surtout ne baissons pas les bras ni la tête et allons encore plus fort au combat qui nous attend.

Evitons l'engrenage:

Brexit... Trump... Quel pays subira la catastrophe suivante?....

Christophe Chartreux

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Bach... Hopkinson Smith au luth...

8 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Marguerite de Navarre... L'Heptaméron...

8 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Le mariage consommé, le gentilhomme récrivit à sa mère, disant que dorénavant ne lui pouvait nier  la porte de sa maison, vu qu'il lui menait une belle-fille aussi parfaite que l'on saurait désirer. La dame, qui s'enquit quelle alliance il avait prise, trouva que c'était la propre fille d'eux deux, dont elle eut un deuil si désespéré, qu'elle cuida mourir soudainement, voyant que tant plus donnait d'empêchement à son malheur, et plus elle était le moyen dont augmentait. Elle, qui ne sut autre chose faire, s'en alla au légat d'Avignon, auquel elle confessa l'énormité de son péché, demandant conseil comment elle se devait conduire. Le légat, satisfaisant à sa conscience, envoya quérir plusieurs docteurs en théologie auxquels il communiqua l'affaire, sans nommer les personnages ; et trouva, par leur conseil, que la dame ne devait jamais rien dire de cette affaire à ses enfants, car, quant à eux, vu l'ignorance, ils n'avaient point péché, mais qu'elle en devait toute sa vie faire pénitence, sans leur en faire un seul semblant. Ainsi s'en retourna la pauvre dame en sa maison ; bientôt après arrivèrent son fils et sa belle-fille, lesquels s'entre-aimaient si fort que jamais mari ni femme n'eurent plus d'amitié et semblance, car elle était sa fille, sa sœur et sa femme, et lui à elle, son père, frère et mari. Ils continuèrent toujours en cette grande amitié, et la pauvre dame, en son extrême pénitence, ne les voyait jamais faire bonne chère, qu'elle ne se retirât pour pleurer.

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Il faut prendre (et nous donner) le temps d'écouter nos élèves...

8 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

Il faut prendre (et nous donner) le temps d'écouter nos élèves...

En écoutant mes élèves...

Lors d'un voyage en Italie avec mes élèves de 4è et 3è, j'ai pris le temps d'écouter, de les écouter, car nous disposions de ces heures d'échange qui manquent trop souvent au collège par la faute d'emplois du temps délirants d'absurdité. J'ai découvert d'autres pré-adolescents qui ont découvert j'espère un autre professeur.

De toutes ces conversations, avec les filles comme avec les garçons, le soir en bord de plage ou lors des pauses-déjeuner à Rome, Ostie ou Herculanum, jusque dans le train du retour, jusque dans la gare de Milan lors de notre correspondance vers Rome à l'aller puis Paris au retour, j'ai entendu leur curiosité, leur appétit de savoir, leur bonheur d'être ensemble, leurs émerveillements au Colisée ou devant les ruines  de la ville engloutie par les cendres du Vésuve...

Et puis j'ai très souvent entendu aussi leurs inquiétudes. L'avenir. Les 3è surtout. Ils quitteront le collège dans huit petits mois qui passeront si vite.

Notre société française, ce "modèle", est fondée depuis des décennies sur le fait "certain" que l'Ecole aide les enfants à, au moins maintenir un rang social, au mieux aide celles et ceux qui partaient de très bas à gravir quelques échelons. Or depuis les années 1990, l'échelle est toujours là, l'Ecole aussi, mais elle semble ne "profiter" qu'aux plus favorisés à la naissance. Loin de moi l'idée d'en vouloir à ces excellents élèves. Je les ai toujours encouragés, félicités. Ai toujours interdit les moqueries à leur encontre: "Ah oui mais lui c'est un intello !"...

Il n'empêche que, pour reprendre une réflexion de François Dubet, "On traîte mal ceux qui ne sont pas dans l'élite". Les clefs de la réussite scolaire sont détenues par les mêmes, plus fermement encore depuis la crise. Même les diplômés ne sont plus aussi certains de la valeur annoncée du diplôme obtenu. Alors, une peur en entraînant une autre, on conserve précieusement ces petits avantages personnels. On devient égoïste. On ne sait jamais. On n'est jamais trop prudent. Etc...

Et, d'émancipatrice l'Ecole a tendu un autre miroir à ses utilisateurs. celui de la "stagnation éducative". Tout s'est figé, comme les corps des suppliciés d'Herculanum enfermés dans leur prison de roche volcanique. Le divorce entre le "peuple" et les "élites" achève de se consommer. Une génération entière a désormais acquis la conviction tragique qu'il y a eu tromperie sur la marchandise. Une tromperie d'autant plus inacceptable que l'Ecole a continué de véhiculer l'idée d'un "contrat de confiance" qu'elle savait ne plus pouvoir honorer. D'où ma conviction profonde d'une urgente nécessité de refondation de l'institution toute entière. Refondation qui n'est même plus discutable. Et qui est heureusement entamée. Espérons que les français dans leur majorité permettront sa poursuite, sinon ce sera "marche arrière toute!"...

Dans les rires et les regards joyeux de mes élèves, dans les yeux gris-bleu de Sarah, dans les mots de Thomas et de Zoé, dans les colères soudaines de Jade, dans les courses folles de Pierre, Souad et Julie sur la plage, dans les mots de tous j'ai entendu leurs bonheurs présents et leurs peurs futures. Ces peurs qui sont le terreau des discours réactionnaires.

Pour ces élèves-là, comme pour tous ceux de mes collègues, je souhaite une autre Ecole. Non pas une Ecole adaptée à la société qui va (mal) mais une Ecole qui ait un sens, qui donne du sens et qui indique quelle société nous voulons plutôt que d'accepter celle que nous subissons et, pire encore, faisons subir à nos élèves.

Christophe Chartreux

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Ecole 2017... Le droit à l’éducation pour chacun est inaliénable... Quatre principes préalables...

8 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Ecole 2017... Le droit à l’éducation pour chacun est inaliénable... Quatre principes préalables...

Ecole 2017... 

Dans une quête de cohérence, il s’agit de proposer à nos concitoyens - avec l'espoir que beaucoup s'en emparent – les fondements éthiques d’un nouveau contrat pour l’École. Déjà engagé par Najat Vallaud-Belkacem et qui doit être consolidé.

- Aucun  individu, pour quelque raison que ce soit, ne doit être privé du  Droit à l'éducation, par quelque empêchement que ce soit : l’État  et les collectivités territoriales s’engagent à en permettre  l’égal accès à tous. Premier principe.

- La localisation  géographique, le milieu social ne doivent pas être des variables  d’inégalité non maîtrisées et donc considérées comme des  fatalités : l’État et les collectivités territoriales  s’engagent à en réduire les effets. Ne  faudrait-il pas poser une question « tabou » (parmi tant  d’autres concernant l’École, et y répondre même si ce n'est  pas l'objet de ce livre) : quid  du traitement différentiel des lieux défavorisés ? Pourquoi  ne pas provoquer un débat sur la localisation des établissements  d’excellence ? Second principe

- Les enfants et les  jeunes handicapés, ceux en maladie de longue durée, ceux victimes  de phobie scolaire… doivent avoir leur place, à part entière,  dans l’école : soit dans des structures adaptées, soit dans les  structures traditionnelles, soit en bénéficiant de soutiens  particuliers, en fonction des spécificités de chaque situation et  en dialogue entre les familles et les milieux professionnels  concernés. L’État et les collectivités territoriales s’engagent  à conjuguer leurs moyens pour assumer la part qui leur revient aux  côtés des familles. Troisième principe

- La société est  solidairement responsable de son projet d’éducation : toutes  les composantes de la société doivent y contribuer puisque chaque  enfant qui échoue, chaque jeune qui sort du système éducatif,  déjà exclu du monde de la connaissance et de celui du travail,  interpelle la société des citoyens toute  entière. Quatrième principe

Des conditions d’exercice à la hauteur des enjeux

Ce droit inaliénable à l'éducation englobe tout à la fois un cadre éducatif plaisant, des conditions de scolarisation exigeantes, des conditions d’accès aux ressources documentaires, culturelles et sportives offertes à chacun des élèves, une formation des personnels éducatifs optimale.

La  visée est celle de l’excellence, pour tous, des conditions mêmes  de ce droit à l’éducation. Qu’il s’agisse de la qualité des  lieux ; de l’offre en terme d’activités intellectuelles,  manuelles, culturelles, sportives, artistiques ; de l’accès à  tous les types de ressources documentaires ; de l’encadrement  offert pour apprendre à utiliser les formidables ressources du  monde d’aujourd’hui.

Changer  profondément le cadre de l’éducation ne peut être le fait du  court terme ni de l’addition d’ajustements à la marge. Il  s’agit d’avoir une visée ambitieuse pour l’avenir – une  « feuille de route » – afin que convergent les efforts  de tous les acteurs du système en direction de l’accès à la  connaissance, à la culture, aux TICE, aux Arts.

Il  s’agit donc de penser, dès aujourd’hui, aux types de personnels  d’accompagnement nécessaires et aux moyens concrets pour mettre  en synergie, dans les établissements scolaires, l’ensemble des  acteurs intéressés par un tel projet : étudiants devenus  tuteurs ; parents,  séniors ayant des compétences dans un domaine comme  l’informatique, la communication, etc. ; personnels  enseignants souhaitant s’impliquer dans de telles activités ;  professionnels en tous genres, citoyens tout simplement ?

Christophe Chartreux

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Un Jour... Une Phrase... Optimisme...

8 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Citation

Un Jour... Une Phrase... Optimisme...

“Le pessimisme est d'humeur ; l'optimisme est de volonté.”

Alain

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Revue de Presse Education... Discours politiques - A quoi sert l'école?...

8 Novembre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

lexpress.fr

lexpress.fr

Désolé, je n’ai pu terminer cette revue avant 16h 34 ! Aujourd’hui vous aurez droit à des discours politiques et à une question de base, "A quoi sert l’école ?".

Discours politiques

Lionel Jeanjeau sur son blog nous propose L’éducation dans le programme d’Arnaud Montebourg. “Je vous propose ici le verbatim du discours d’Arnaud Montebourg, tenu en conclusion des Etats Généraux du Projet France, à Paris, le 5 novembre 2016. Je reprends ici les propos du candidat sans les commenter, laissant chacun, dans les commentaires du billet de blog, dire ce qu’il en pense. Ce verbatim se compose de deux parties : les sujets « transversaux » qui concernent l’ensemble des sujets abordés, dont l’éducation ; le passage spécifiquement dédié aux questions d’éducation.”

Jean-François Copé : “Sans éducation, il n’y a plus de communauté nationale”. “Dans une tribune exclusive pour Atlantico, Jean-François Copé revient en détails sur ses propositions relatives à l’école, afin que celle-ci puisse à nouveau remplir son rôle républicain.”

Le Café pédagogique présente "L’école de demain", le programme libéral pour l’Ecole. “La droite a-t-elle enfin trouvé son programme pour l’école ? A coté des petites phrases dérisoires des candidats à la primaire, c’est un véritable programme pour l’Education nationale que propose le nouveau livre de Jean-Michel Blanquer. Présenté comme "équilibré", "fondé sur la science" et même soucieux de ne pas perturber le système actuel, le programme que dessine "L’école de demain" est une véritable rupture avec l’école qui s’est construite ces dernières années.”

Parmi les quatre principes, il y a celui-ci présenté par François Jarraud : “Le quatrième principe en découle : c’est la hiérarchisation. Sous prétexte "d’intelligences multiples", pourtant peu développées au primaire, le nouveau "collège commun" préparerait des parcours spécifiques pour les élèves. Ceux ci seraient réunis en "groupes de compétences", une formule qui pourrait bien se réduire à des groupes de niveau dont on sait bien qu’ils empêchent la progression des plus faibles. Ce tri précoce des élèves aboutirait pour une partie d’entre eux à une voie professionnelle débouchant sur l’entrée dans la vie active. Finie la poursuite d’études supérieures pour les bacheliers professionnels. Les lycée professionnels seraient confiés aux régions et adaptés aux "besoins économiques territoriaux".”

Il y a ensuite à lire l’interview de Jean-Michel Blanquer.

En contre-point, le compte-rendu de ce livre tombe bien : Hélène Buisson-Fenet, Olivier Rey (dir.), Le politique doit-il se mêler d’éducation ? par Christophe Point. “Cet ouvrage est le produit de la première conférence publique des « Entretiens Ferdinand Buisson » qui a eu lieu le 9 décembre 2015.” Pour conclure, il est intéressant de noter que John Dewey, dans un article encore trop largement méconnu, s’était déjà en son temps posé la question des justes interactions entre le politique et l’éducatif1. Le point de vue qu’il développe n’est pas si éloigné du constat que les auteurs du présent ouvrage font ici tout au long de sa réflexion2. Les acteurs du monde éducatif, s’ils ne sont pas formés aux problèmes du monde politique sont relativement démunis face aux tentatives de réformes de celui-ci. De plus, cette absence de formation peut être également une cause de la difficulté que les enseignants rencontrent pour faire partager les valeurs démocratiques. Donc, s’il fallait répondre, nous pouvons dire que « oui le politique doit se mêler de l’éducatif », mais que l’inverse est vrai également. Il y a sans aucun doute urgence à établir une meilleur compréhension mutuelle pour ces deux mondes.”

Et pour suivre les positions des candidats américains, Vousnousils nous propose : Elections US : les programmes éducation de Trump et Clinton.

A quoi sert l’école ?

Dans La Croix, Pour les Français, la famille est l’acteur clé de l’éducation.Selon un sondage OpinionWay pour les Semaines sociales de France, les Apprentis d’Auteuil et La Croix, le rôle de l’école se limite, pour une majorité de Français, à la transmission des savoirs fondamentaux et à la préparation à la vie professionnelle.”

Le Café pédagogique présente également l’article de La Croix : L’école , le lieu des fondamentaux selon La Croix.Selon un sondage publié le 7 novembre par La Croix, "l’école est avant tout, estiment 77 % des Français, « un lieu pour apprendre les savoirs fondamentaux ». Seules 9 % des personnes interrogées lui donnent pour mission première d’enseigner les règles de vie en société"...” et “Pour Claude Lelièvre, qui commente ce sondage, on assisterait à un "tournant historique", l’école ayant d’abord été conçue pour éduquer et tout spécialement l’école catholique.”

Valeurs à l’école : la fraternité dans tous les apprentissages ? par Jean-Pierre VERAN sur son blog. “En pleine opération « Fraternité générale ! », on peut se demander comment la culture de la fraternité s’acquiert à l’école. Les travaux du séminaire de l’inspection générale -Valeurs de la République et laïcité-, tenu en 2015, apportent de précieux éléments de réponse.”

Lorant Deutsch et l’Histoire : pour un enseignement débarrassé des charlatans.La polémique récente suscitée par la venue de Lorànt Deutsch, comédien et auteur d’ouvrages de vulgarisation de l’Histoire de France, au salon Histoire de Lire de Versailles prévu le 4 novembre 2016, montre à quel point l’enseignement de cette discipline est un enjeu politique qui met à mal le respect de la laïcité à l’école.”

Luc Cédelle dans sa Lettre de l’éducation publie : Les enseignants, ces mal-aimés (en partie) imaginaires.Dans le débat public comme au comptoir du Café du Commerce, le discours « anti-profs » est une réalité. Mais les sondages qui se succèdent ces dernières années montrent, même s’il reste difficile de les en convaincre, que les enseignants sont populaires et respectés.”

Enquête : La classe inversée, l’avenir de l’école ? La classe inversée, une étude selon Jacques Tibéri, juriste & journaliste by Samuel Paulet. “Dans le cadre discret du programme « l’école à l’ère Numérique », la rue de Grenelle a lancé des initiatives de classes inversées. Un concept made in America, où l’élève reçoit les cours chez lui et les met en pratique en classe, sous l’œil de l’enseignant.”

En Nouvelle-Zélande. L’enseignement en ligne va-t-il remplacer l’école ?C’est une première : le gouvernement néo-zélandais annonce une loi qui va autoriser tous les enfants d’âge scolaire à s’inscrire à un organisme agréé d’apprentissage en ligne. Progrès ou hérésie ?

L’article se termine par ce paragraphe :

Négocier ce virage avec prudence

De par son caractère inévitable, l’évolution du secteur requiert une plus grande anticipation et un bilan de notre action actuelle. Nous devons notamment nous demander si l’innovation technologique ne nous dispensera pas d’avoir des établissements plus sélectifs, étant donné que les écoles offrent un enseignement de plus en plus adapté aux besoins et au stade de développement de chacun.

Dans les années qui viennent, l’évolution se poursuivra et un nombre croissant de disciplines seront enseignées à distance, même si c’est sous le contrôle d’un enseignant.
“Nous devrons négocier ce virage avec prudence et ne pas transférer nos enfants dans un environnement d’apprentissage virtuel sans tenir compte de ce que font nos écoles pour leur bien-être social, physique et émotionnel.”

Éducation et formation en Europe : reprise des investissements, mais l’inclusion demeure un défi. “L’édition de cette année du suivi de l’éducation et de la formation réalisé par la Commission montre que des progrès ont été accomplis en vue de la réalisation d’importants objectifs de l’UE, mais souligne également que les États membres doivent rendre leurs systèmes éducatifs plus pertinents et plus inclusifs, en particulier pour ce qui est de l’intégration des réfugiés et des migrants nouvellement arrivés.”

En France : Le métier d’enseignant attire toujours, mais pas suffisamment.Il n’y a pas de crise structurelle de recrutement : ce sont des crises localisées mais stratégiques que décrit le Conseil national d’évaluation du système scolaire dans un rapport dévoilé lundi.”

Ce même rapport est présenté ainsi par le Café pédagogique : Métier enseignant : De la durée avant toute chose...Comment renforcer l’attractivité du métier enseignant ? Trois études présentées par le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) le 7 novembre montrent à la fois que le métier d’enseignant attire toujours mais que des difficultés ponctuelles existent. La solution passe déjà par le maintien d’une politique de recrutement. Une leçon au moment où les candidats de droite veulent ramener le balancier en arrière ? Le Cnesco émet d’autres préconisations pour faciliter le recrutement comme un meilleur accompagnement des débutants.”

Bernard Desclaux

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Hors série numérique 41 - Coordonné par Guy Lavrilleux
La question des relations entre les parents d’élèves et l’école n’est pas nouvelle. Les Cahiers pédagogiques en parlent et y réfléchissent depuis plus de quarante ans. Ce nouveau hors-série numérique est constitué d’articles tirés de nos archives des trente dernières années, pour mettre en perspective enjeux et débats d’hier et d’aujourd’hui, pointer les problématiques qui perdurent mais aussi des pistes pour aller vers plus de dialogue et de coéducation.

N° 532 - Justice et injustices à l’école

Dossier coordonné par Marie-Christine Chycki et Émilie Pradel
L’école est traversée par tous les débats qui agitent la société. La question de la justice y est particulièrement vive et le sentiment d’injustice très prégnant chez tous les acteurs aux prises avec l’institution. Entre la subjectivité du sentiment et les conditions objectives des injustices vécues à l’école, quelles réponses pouvons-nous apporter

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Joey Starr... (Et Supreme NTM)

7 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Martin Page...

7 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Martin Page...

En septembre dernier, un incendie s'est déclaré à l'extérieur d'un entrepôt de la banlieue de Reading en Angleterre où était entreposé un des plus importants fonds d'archives consacré à Samuel Beckett. Celles-ci avaient été déménagées de leur salle de l'université de Reading quelques semaines plus tôt en raison de la présence de larves papivores d'Attagenus dans les planchers et les boiseries. Tous les manuscrits et documents avaient été désinfectés chimiquement en autoclave, puis rangés dans des cartons et déposés dans l'entrepôt. La pièce avait ainsi pu être traitée de fond en comble.

Ce sont des pétards allumés par des enfants qui sont à l'origine de l'incendie. Celui-ci a été rapidement éteint grâce à l'intervention des pompiers de la Whitley Wood Fire Station. Mais l'eau déversée sur les flammes s'est infiltrée dans le bâtiment et a imbibé les précieux cartons.

À notre grand soulagement, les dégâts se sont révélés superficiels. L’humidité étant source de moisissures et favorisant la venue des insectes pondeurs de larves, les documents ont été mis dans des sachets en plastique et congelés (dans une chambre froide louée pour l'occasion à Berkshire Meat Traders Ltd) en attendant l'arrivée des experts. Ceux-ci, diligentés par The International League of Antiquarian Booksellers (sise à Sackville House, Londres), les ont soigneusement lyophilisés un à un. L’opération a pris neuf jours et a nécessité un appel à donations pour couvrir les frais non pris en charge par l'assurance. Toutes les archives ont ainsi pu réintégrer leur salle de l'université de Reading dans un état parfait.

À l'occasion de ce remue-ménage on a découvert le journal d'un homme se présentant comme l'assistant de Samuel Beckett. Il porte sur l'été et le début de l'automne de l'année 1985. Il relate le projet de représenter En attendant Godot à la prison de Kumla en Suède et les événements qui y sont attachés. Cette histoire est bien connue, mais si le cœur de ce texte est véridique, l'essentiel (la fantaisie des comportements prêtés à Samuel Beckett, son apparence physique et l'épisode des archives) prouve l'esprit facétieux (ou dérangé) de son auteur.

Personne (ni Beckett lui-même, ni Suzanne, sa femme, ni Jérôme Lindon, son éditeur) n'a jamais mentionné l'existence d'un tel assistant. Cependant ce journal existe bel et bien. Le papier et l'encre sont d'époque, et certains éléments sont authentiques. Par ailleurs, ce document se trouvait au sein du lot n° 75, collection d'archives envoyée à la Samuel Beckett International Foundation de l'université de Reading en février 1989. Le bordereau porte la signature de Samuel Beckett.

Malgré le caractère insensé de ces pages il nous a semblé intéressant de les livrer à la sagacité des lecteurs qui devront les lire pour ce qu'elles sont : une œuvre de fiction à propos de faits réels.

Pr Fabian Avenarius, université de Reading 

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Mettre l’élève au cœur du système éducatif et dépasser l’opposition sclérosante « transmission/construction » des savoirs

7 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

Mettre l’élève au cœur du système éducatif et dépasser l’opposition sclérosante « transmission/construction » des savoirs

Mettre l’élève au cœur du système éducatif, c’est dépasser l’opposition sclérosante « transmission/construction » des savoirs

Un tournant professionnel – déjà engagé quoique en disent les détracteurs de l’École – est à approfondir, à élargir, rejoignant ainsi d’autres pays européens plus efficients sur ces questions. Soyons sérieux : aucun enseignant (enfin presque) ne pense sincèrement que parce qu’il a énoncé quelque chose, cela s’imprime par miracle sur le cerveau d’un élève. Et ce, quelle que soit la discipline scolaire : l’histoire comme les mathématiques ; la physique comme la littérature.

En revanche, des injonctions institutionnelles peu claires sur la nécessaire mise en activité des élèves, ont conduit par le passé à des pratiques scolaires qui font plus référence à de l’activisme qu’à de réels apprentissage. Nous avons déjà cité les cas courants d’actes du métier d’élèves (colorier une carte, recopier le résumé dans le cahier, reproduire le schéma fait par l’enseignant…) qui peuvent être effectués sans y réfléchir vraiment. Sans réfléchir DU TOUT!

Nous pensons que :

- Tout acte  d’enseignement doit favoriser des situations de « réelle »  activité des élèves, donc d’apprentissage:

Les possibles pédagogiques sont nombreux : situations-problèmes en sciences ; situations problématiques en sciences humaines ; écritures intermédiaires au sein du cours dans toutes les disciplines ; créations sous tous les canaux de communication ; recherches individuelles ; travaux de groupe pour répondre à une question de connaissances ; communications à faire devant une autre classe (jumelée) ; recherches internet sur l’objet du cours… Ces pratiques existent : mais quid de leur diffusion, de leur circulation, de l’analyse critique de didacticiens, d’une mise en synergie de l’existant… et de leur généralisation.  

- Les moments  d’enseignement-apprentissage que sont les temps de formalisation,  d’analyse, de synthèse et d’institutionnalisation des savoirs  ne doivent pas être négligés:

Menés par le maître, ce sont des moments forts où le groupe (classe ou groupes de besoins) est confronté à une stabilisation d’un savoir commun et collectif, validé par l’enseignant. Pourquoi ne pas privilégier également une inversion du moment de travail « à la maison » (qui peut se faire dans l’établissement scolaire, dans des lieux appropriés) ? C’est en amont (avant le cours) que l’élève peut être stimulé au plan de la curiosité en ayant à faire une tâche de mise en éveil : un très court texte à lire ; des documents à observer avec pour but de trouver des questions à se poser ; une définition à trouver… Le cours devient alors le moment où des échanges constructifs permettront au maître d’apporter éclairages et compléments d’explication. Le travail personnel n’est pas répétition mécanique, mais au contraire heuristique. Et le temps de la classe, un véritable moment de travail et non de simple écoute.

Trois  « fondamentaux pédagogiques » doivent  être désormais mis au cœur des pratiques :

- L’expérimentation (au sens large) par l’élève lui-même : 

- La recherche documentaire sous toutes ses formes, en intensifiant les efforts en direction des TICE, et en privilégiant une approche critique des sources et leur usage raisonné.

- La création de textes (littéraires, poétiques, synthétiques, documentaires, compte-rendu, description…) ; d’œuvres artistique, technique, théâtrale ; d’outils de communication.

Christophe Chartreux et Nicole Allieu-Mary

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