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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... André Malraux... la Condition Humaine...

27 Octobre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... André Malraux... la Condition Humaine...

21 mars 1927. Minuit et demi. Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperait-il au travers ? L'angoisse lui tordait l'estomac ; il connaissait sa propre fermeté, mais n'était capable en cet instant que d'y songer avec hébétude, fasciné par ce tas de mousseline blanche qui tombait du plafond sur un corps moins visible qu'une ombre, et d'où sortait seulement ce pied à demi incliné par le sommeil, vivant quand même - de la chair d'homme. La seule lumière venait du building voisin : un grand rectangle d'électricité pâle, coupé par les barreaux de la fenêtre dont l'un rayait le lit juste au-dessous du pied comme pour en accentuer le volume et la vie. Quatre ou cinq klaxons grincèrent à la fois. Découvert ? Combattre, combattre des ennemis qui se défendent, des ennemis éveillés ! 

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Une Phrase... Un Jour... Impatience...

27 Octobre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Citation

Une Phrase... Un Jour... Impatience...

"Que de bonheurs possibles dont on sacrifie ainsi la réalisation à l'impatience d'un plaisir immédiat."

Marcel Proust

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Education: le temps des engagements est venu!....

27 Octobre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Education: le temps des engagements est venu!....

Il va quand même falloir, et cela devient urgent car chaque jour qui passe nous rapproche de l'échéance présidentielle, faire des choix clairs en matière d'éducation, s'engager "pour" et non plus seulement être en permanence "contre".

Je ne comprends pas très bien, je l'avoue, le bénéfice qu'un certain nombre d' enseignants peut tirer d'un "bashing" permanent ayant l' unique objet de démolir le travail entrepris pour l'école depuis 2012.

Sauf évidemment à SOUHAITER la réalisation des projets de droite;

Sauf évidemment à SOUHAITER l'arrivée des Zemmour et Brighelli rue de Grenelle ou dans l'entourage proche;

Sauf évidemment à NIER tout ce qui a été entrepris pour l'école, au risque de permettre le pire pendant cinq longues années;

Sauf évidemment à VOULOIR le maintien d'une école qui poursuivra les objectifs existant avant 2012, amplifiés en pire par les candidats de droite et du FN:

- une école dépourvue de 50 000 enseignants (au "mieux", considérant la fourchette basse de 300 000 suppressions d'emplois dans la fonction publique, fourchette qui s'élargit chez certains candidats LR à des prévisions allant jusqu'à 600 000 suppressions!);

- une école niant le principe d'éducabilité en orientant des enfants dès l'entrée en... 6e!

- une école refusant de doter TOUS les élèves d'une culture commune;

- une école REFUSANT de donner à chaque enfant les moyens et droits de développer leur potentiel respectif;

- une école qui revient en arrière quand TOUS les pays d'Europe et du monde avancé (mais aussi bien des pays en développement) cessent de classer, de "moyenner" et d'organiser une compétition remportée toujours par les mêmes "héritiers dynastiques";

- une école reproduisant les inégalités, accentuant les écarts entre "bons" et "mauvais";

- une école d'évaluations sommatives bien plus que formatives;

- une école du doute, de l'incertitude, de l'angoisse, de la blouse grise et du garde-à-vous!

J'en passe et de bien pires!

Sans parler d'une université payante (TRES chère) et sélective (TRES sélective!).

La Ministre actuelle de l'Education Nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche est la cible récurrente de la droite et de l'extrême droite. Si ces attaques se limitaient à l'exercice démocratique du débat politique, personne ne trouverait à redire. Hélas le FN, certains magazines (Valeurs Actuelles entre autres), quelques chroniqueurs polémistes (Brighelli entre autres), certains humoristes vont bien au-delà, reprochant - souvent sous le masque d'un vocabulaire choisi - à Najat Vallaud-Belkacem, pèle-mêle ses actions, ses prises de parole quelles qu'elles soient, ses déplacements, sa communication, ses sourires, ses tenues vestimentaires et, cerise sur le gâteau infect cuisiné par les empoisonneurs habituels, ses origines!

Pour d'autres raisons, heureusement, la même subit les attaques d'une certaine gauche lui reprochant sa "proximité" avec la recherche pédagogique, ces "pédagogos assassins de l'école"!

Beaucoup aussi, mais rares sont les médias leur offrant autant de temps d'antenne qu'aux opposants, soutiennent les orientations prises depuis 2012 et portées par les ministres successifs.

Il serait TRES dommage, TRES dangereux même, de favoriser, par volonté ou par calcul politicien - certains à gauche semblant vouloir jouer 2022 en faisant l'impasse sur 2017 - l'arrivée de la droite au pouvoir.

Dangereux pour les enseignants mais SURTOUT pour les élèves et donc pour l'avenir de ce pays qui s'enfoncera alors dans les brumes d'une éducation " à la papa", distancée par TOUS les systèmes éducatifs se mettant en place partout au-delà de nos frontières et dont il serait suicidaire de ne pas s'inspirer lorsqu'ils réussissent bien mieux que nous ne l'avons jamais fait.

Dangereux car la droite, contrairement à tout ce qui a été entrepris depuis 2012, ne propose aucune alternative! Son programme n'est que la mise au pas des enseignants sous couvert d'"autonomie", autonomie illustrant la VOLONTE de se débarrasser de l'Education afin qu'à terme elle n'ait plus RIEN de "Nationale"!

Dangereux par l'abandon pur et simple:

- d'un accompagnement fort et de pédagogies adaptées pour amener tous les élèves à trouver du sens à ce qu’ils apprennent;

- du travail en équipe des enseignants;

- de  l’implication des parents;

- de la mise en lumière des efforts de TOUS les élèves;

-  d'une "autonomie accompagnée" des équipes pédagogiques appuyée sur une formation continue à co-construire et d'évaluations régulières et formatives.

Voilà pourquoi j'appelle chacune et chacun, quelle que soit sa "chapelle pédagogique" ou son appartenance syndicale (ainsi que sa non appartenance d'ailleurs) à bien choisir l'école qu'il souhaite en fonction, non pas de telle ou telle antipathie personnelle, mais du risque mortifère que NOUS ferions courir en oubliant les VALEURS qui ont toujours porté l'Ecole:

des valeurs républicaines, laïcs et, disons-le, des valeurs portées par la gauche que Najat Vallaud-Belkacem ne PEUT PAS être accusée d'avoir trahies!

Christophe Chartreux

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A Voir... Tamara...

27 Octobre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Cinéma

Cinéma : "Tamara", l'histoire d'une ado complexée

Le film "Tamara" raconte l'histoire d'une adolescente avec des rondeurs, complexée et mal dans sa peau qui tombe amoureuse du beau gosse du lycée.

En salle depuis le 26 octobre

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Revue de Presse Education... Polémiques - Ecoles - Ailleurs - Culture...

27 Octobre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Polémiques - Ecoles - Ailleurs - Culture...

Le complotisme a le vent en poupe au sujet de l’éducation dans l’actualité aujourd’hui. Heureusement on trouve des choses bien plus intéressantes sur l’enseignement.

Polémiques

Quand on est enseignant, on a souvent affaire aux théories du complot du genre illuminati ou reptiliens. Le genre n’épargne pas Fatiha Boudjahlat, secrétaire nationale du MRC à l’Éducation, qui considère que, face aux violences scolaires, "Le ministère, les pédagogistes qui le soutiennent, les sociologues qui l’inspirent, le personnel administratif (souvent les conseillers principaux d’éducation) font le choix des bourreaux. Ils les protègent, ils les maintiennent sur les lieux du crime. Parce que pour eux, l’école n’a pas à remplir son rôle de transmission de connaissances, rôle qui indiffère les pédagogistes et le ministère.". Ces propos outranciers relayés par Brighelli fleurent bon la propagande électoraliste.

Autre polémique qui se poursuit, celle de Lorànt Deutsch qui aurait voulu intervenir devant des collégiens. Dans Le Figaro, le journaliste (qui se pense historien) Philippe Delorme, en défendant l’acteur contre les méchant profs gauchistes, cède lui aussi à la théorie du complot, estimant que "la vision véhiculée aujourd’hui par nombre d’enseignants est non seulement biaisée, mais également tronquée. Pour beaucoup d’entre eux, la nation française naît en 1789. Auparavant, tout ne serait qu’obscurité et oppression.". Pire, il affirme que " l’Histoire n’est pas une science, mais c’est un art délicat qui exige une méthodologie scientifique." Montrant par là qu’il n’est vraiment pas un historien.

Heureusement Le Figaro publie aussi une tribune d’Alexis Corbières : "M. Deutsch doit comprendre que nombre de ses propos peuvent légitimement choquer des pédagogues. Quelques exemples. Est-il pertinent d’amener des élèves écouter quelqu’un qui dit, ne cessant de parler de ses convictions religieuses : « J’ai peur d’une dictature laïque » ? Est-il habile pour expliquer l’importance de la Révolution française de leur faire écouter quelqu’un qui pense que : « l’histoire de notre pays s’est arrêtée en 1793, à la mort de Louis XVI. Cet événement a marqué la fin de notre civilisation, on a coupé la tête à nos racines et depuis on les cherche » ? Enfin, est-il bien placé pour faire comprendre la République, alors qu’il dit « Je ne suis pas républicain » ? Et la liste est encore longue de toutes ses « perles »."

Une autre querelle dans l’actualité, celle entre le sociologue Jean Baubérot et Caroline Fourest à propos de la laïcité.

On peut aussi ré-écouter Le téléphone sonne à propos du temps de travail des enseignants si l’on aime la polémique.

Ecoles

Un peu de tendresse dans ce monde de brutes : Anne Roumanoff a dédié un poème aux enseignants victimes de violences.
"Avant pour être enseignant il fallait avoir la vocation, maintenant il faut vraiment avoir la foi.
Avant pour être prof il fallait de l’assurance, maintenant il faut avant tout une bonne assurance.
Avant les instituteurs donnaient des bons points, maintenant ils se les prennent sur la tête.
"

Il faut lire des histoires aux enfants. Profitons-en en cette période de vacances. "Le Café Pédagogique vient de relayer une étude norvégienne parue il y a presque un an, en renvoyant à un papier du très sérieux site québécois RIRE (Réseau d’information pour la réussite éducative, oui, ils ont l’acronyme humoristique, les cousins canadiens). Cette étude vient confirmer ce que bien d’autres – et nombre d’enseignants – disent déjà : la lecture parent / enfant est décisive dans l’apprentissage de la lecture."

Plus d’un élève handicapé sur deux quitte l’école ordinaire avant 10 ans
Si plus de trois quarts des enfants handicapés sont scolarisés en milieu ordinaire à 6 ans, ils sont moins de la moitié à l’être encore à l’âge du CM2. Et encore, moins d’un quart atteint ce niveau sans redoubler. D’une classe à l’autre, une sélection s’opère selon le type de handicap et le milieu social des parents, selon une étude du ministère de l’Éducation nationale.

Une réflexion intéressante sur l’enseignement du fait religieux en France. L’auteur regrette que "À figer l’approche des religions au moment de leur apparition, le risque est grand de les fixer dans une intemporalité trompeuse qui gomme toute idée d’évolution selon les réalités sociales rencontrées, et de faire ainsi le jeu des fondamentalistes religieux à la recherche de l’immuabilité de leurs croyances et pratiques depuis l’origine. Une nouvelle adaptation semble donc nécessaire avec la réintroduction de sujets qui permettent d’étudier les mutations du religieux dans la modernité contemporaine".

La communication d’une partie du code source de l’algorithme Admission post-bac (APB) a fait naître des questions chez les développeurs qui le décryptent. Premiers éléments de réponse du ministère.

Ailleurs

Haïti-Matthew : Seulement 8 écoles réhabilitées sur 774 affectées par l’ouragan.

Un regard tunisien sur l’éducation. "A vous (nous) les lycéens et étudiants, peu importe l’âge, peu importe la région. Il ne faut plus attendre qu’on nous tende la main. Lançons nos propres clubs, nos propres associations, nos propres start-ups. Parlons-en, et faisons changer les choses - dès maintenant !"

Culture

Dans une circulaire datée du 17 octobre 2016 et adressée aux directeurs régionaux des affaires culturelles (Drac), Audrey Azoulay, la ministre de la Culture a lancé un nouveau dispositif. Création en cours - c’est son nom - vise à installer 100 jeunes artistes issus de toutes les disciplines (spectacle vivant, arts plastiques, cinéma, audiovisuel…) en résidence dans les écoles et collèges les plus éloignés de la culture.

Le cours du Collège de France sur la production du savoir, l’enseignement et la recherche se poursuit.

Géraldine Duboz

S’embarquer dans les apprentissages

Dossier coordonné par Céline Walkowiak et Maëliss Rousseau
septembre 2016

Comment embarquer les élèves dans les apprentissages, pour qu’ils aient l’envie et le plaisir d’apprendre ? Comment développer leur implication et leur engagement dans leurs apprentissages ? Certains dispositifs pédagogiques favorisent-ils la motivation et la mobilisation des élèves ? Pour quelle efficacité et quelles exigences ?

Débuter dans l’enseignement

Hors série numérique 43
Coordonné par Catherine Rossignol et Sylvain Connac
Selon Freud (1937), avec gouverner et soigner, éduquer serait un métier impossible. Pourtant, des milliers de jeunes (et moins jeunes) choisissent chaque année l’enseignement pour profession et désirent s’y engager. Ce dossier des Cahiers pédagogiques leur donne la parole, ainsi qu’à leurs formateurs et partenaires.

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Linda Lemay...

26 Octobre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Oscar Wilde...

26 Octobre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Oscar Wilde...

Il se mit à étudier les parfums, et les secrets de leur confection, distillant lui-même des huiles puissamment parfumées, ou brûlant d'odorantes gommes venant de l'Orient. Il comprit qu'il n'y avait point de disposition d'esprit qui ne trouva sa contrepartie dans la vie sensorielle, et essaya de découvrir leurs relations véritables; ainsi l'encens lui sembla l'odeur des mystiques et l'ambregris, celle des passionnés; la violette évoque la mémoire des amours défuntes, le musc rend dément et le champac pervertit l'imagination. Il tenta souvent d'établir une psychologie des parfums, et d'estimer les diverses influences des racines douces-odorantes, des fleurs chargées de pollen parfumé, des baumes aromatiques, des bois de senteur sombres, du nard indien qui rend malade, de l'hovenia qui affole les hommes, et de l'aloès dont il est dit qu'il chasse la mélancolie de l'âme.

D'autres fois, il se dévouait entièrement à la musique et dans une longue chambre treillissée, au plafond de vermillon et d'or, aux murs de laque vert olive, il donnait d'étranges concerts où de folles gypsies tiraient une ardente musique de petites cithares, où de graves Tunisiens aux tartans jaunes arrachaient des sons aux cordes tendues de monstrueux luths, pendant que des nègres ricaneurs battaient avec monotonie sur des tambours de cuivre, et qu'accroupis sur des nattes écarlates, de minces Indiens coiffés de turbans soufflaient dans de longues pipes de roseau ou d'airain, en charmant, ou feignant de charmer, d'énormes serpents à capuchon ou d'horribles vipères cornues.

Les âpres intervalles et les discords aigus de cette musique barbare le réveillaient quand la grâce de Schubert, les tristesses belles de Chopin et les célestes harmonies de Beethoven ne pouvaient l'émouvoir.

Il recueillit de tous les coins du monde les plus étranges instruments qu'il fut possible de trouver, même dans les tombes des peuples morts ou parmi les quelques tribus sauvages qui ont survécu à la civilisation de l'Ouest, et il aimait à les toucher, à les essayer.

Il possédait le mystérieux juruparis des Indiens du Rio Negro qu'il n'est pas permis aux femmes de voir, et que ne peuvent même contempler les jeunes gens que lorsqu'ils ont été soumis au jeûne et à la flagellation, les jarres de terre des Péruviens dont on tire des sons pareils à des cris perçants d'oiseaux, les flûtes faites d'ossements humains pareilles à celles qu'Alfonso de Olvalle entendit au Chili, et les verts jaspes sonores que l'on trouve près de Cuzco et qui donnent une note de douceur singulière.

Il avait des gourdes peintes remplies de cailloux, qui résonnaient quand on les secouait, le long clarin des Mexicains dans lequel le musicien ne doit pas souffler, mais en aspirer l'air, le ture rude des tribus de l'Amazone, dont sonnent les sentinelles perchées tout le jour dans de hauts arbres et que l'on peut entendre, dit-on, à trois lieues de distance; le teponaztli aux deux langues vibrantes de bois, que l'on bat avec des joncs enduits d'une gomme élastique obtenu du suc laiteux des plantes; des cloches d'Astèques, dites yolt, réunies en grappes, et un gros tambour cylindrique, couvert de peaux de grands serpents semblables à celui que vit Bernal Diaz quand il entra avec Cortez dans le temple mexicain, et dont il nous a laissé du son douloureux une si éclatante description.

Le caractère fantastique de ces instruments le charmait, et il éprouva un étrange bonheur à penser que l'art comme la nature, avait ses monstres, choses de formes bestiales aux voix hideuses.

Cependant, au bout de quelque temps, ils l'ennuyèrent, et il allait dans sa loge à l'Opéra, seul ou avec lord Henry, écouter, extasié de bonheur, le Tannhauser, voyant dans l'ouverture du chef-d'oeuvre comme le prélude de la tragédie de sa propre âme.

La fantaisie des joyaux le prit, et il apparut un jour dans un bal déguisé en Anne de Joyeuse, amiral de France, portant un costume couvert de cinq cent soixante perles. Ce goût l'obséda pendant des années, et l'on peut croire qu'il ne le quitta jamais.

Il passait souvent des journées entières, rangeant et dérangeant dans leurs boîtes les pierres variées qu'il avait réunies, par exemple, le chrysobéryl vert olive qui devient rouge à la lumière de la lampe, le cymophane aux fils d'argent, le péridot couleur pistache, les topazes roses et jaunes, les escarboucles d'un fougueux écarlate aux étoiles tremblantes de quatre rais, les pierres de cinnamome d'un rouge de flamme, les spinelles oranges et violacées et les améthystes aux couches alternées de rubis et de saphyr.

Il aimait l'or rouge de la pierre solaire, la blancheur perlée de la pierre de lune, et l'arc-en-ciel brisé de l'opale laiteuse. Il fit venir d'Amsterdam trois émeraudes d'extraordinaire grandeur et d'une richesse incomparable de couleur, et il eut une turquoise de la vieille roche qui fit l'envie de tous les connaisseurs.

Il découvrit aussi de merveilleuses histoires de pierreries.... Dans la «Cléricalis Disciplina» d'Alphonso, il est parlé d'un serpent qui avait des yeux en vraie hyacinthe, et dans l'histoire romanesque d'Alexandre, il est dit que le conquérant d'Emathia trouva dans la vallée du Jourdain des serpents «portant sur leurs dos des colliers d'émeraude.»

Philostrate raconte qu'il y avait une gemme dans la cervelle d'un dragon qui faisait que «par l'exhibition de lettres d'or et d'une robe de pourpre» on pouvait endormir le monstre et le tuer.
 

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Sortir... Oscar Wilde - L'Impertinent Absolu... Petit Palais...

26 Octobre 2016 , Rédigé par Petit Palais Paris Publié dans #Art, #Wilde

Bien que l’auteur soit mort dans la capitale, le centenaire de sa disparition n’ y a pas été commémoré, alors que Londres lui consacrait deux grandes expositions en cette année 2000, l’une à la British Library, essentiellement littéraire et biographique, l’autre au Barbican Center autour des rapports de Wilde avec les artistes de son époque.

Pour cette grande première, le Petit Palais retracera la vie et l’oeuvre de ce parfait francophone et ardent francophile à travers un ensemble de plus de 200 pièces rassemblant documents exceptionnels, inédits pour certains, manuscrits, photographies, dessins, caricatures, effets personnels, et tableaux empruntés en Irlande et en Angleterre bien sûr, mais aussi aux Etats-Unis, au Canada, en Italie, dans les musées français (musée d’Orsay, BnF...) et dans différentes collections privées.

En savoir plus en cliquant ci-dessous

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Une Phrase... Un Jour... Espoir...

26 Octobre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Citation

Une Phrase... Un Jour... Espoir...

“Même sans espoir, la lutte est encore un espoir.”

Romain Rolland

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“L'espoir est une mémoire qui désire.”

Honoré de Balzac

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Les candidats de droite promettent une université sélective et payante...

26 Octobre 2016 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Université

Les candidats de droite promettent une université sélective et payante...
Tous les candidats à la primaire de la droite veulent accentuer l’autonomie des facs, quitte à en finir avec les « tabous ».
 
Sélection, augmentation des droits d’inscription… Une victoire des Républicains à l’élection présidentielle de 2017 pourrait se traduire par d’importants changements pour l’université. Ces deux sujets qui semblaient jusque-là intouchables sont au cœur des projets des candidats à la primaire de la droite pour l’enseignement supérieur. Tous prônent un acte II de l’autonomie des facs, après la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (dite loi LRU ou loi Pécresse) de 2007.

« L’autonomie n’a pas permis de lever tous les tabous », admet Bruno Le Maire, dans le pavé de 1 000 pages qui expose son programme. Il en est ainsi du tabou de la sélection. Sur ce sujet explosif, absent des programmes de la droite en 2007 et en 2012, les candidats (Jean-Frédéric Poisson est le seul à n’avoir pas répondu à nos sollicitations) se montrent totalement décomplexés, estimant qu’il faut en finir avec l’ouverture de l’université à tous. Alors que le gouvernement Valls tente, cet automne de faire adopter au Parlement une loi permettant aux universités de sélectionner à l’entrée du master, assortie d’un droit à la poursuite d’études pour les étudiants, les candidats de la droite revendiquent avant tout cette liberté pour les établissements de sélectionner en deuxième cycle, sur dossier ou examen. Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé ou encore Nathalie Kosciusko-Morizet vont même plus loin, défendant cette sélection dès l’entrée en licence, convaincus que cela suffira à enrayer des taux d’échec massifs. Moins d’un jeune sur trois obtient sa licence en trois ans.

(...)

Nathalie Brafman et Camille Stromboni

Suite et fin (pour abonnés) en cliquant ci-dessous

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