Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

Revue de Presse Education... Laïcité, mixité et discrimination - Violence - Enseignement supérieur - Humour...

29 Octobre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Laïcité, mixité et discrimination - Violence - Enseignement supérieur - Humour...

Une revue sur ces deux derniers jours. Un mélange pour commencer, laïcité, mixité et discrimination. Il sera également question de violences à l’encontre des personnels. Pas mal d’infos sur l’enseignement supérieur, et un peu d’humour pour clôturer cette revue de fin de semaine

Laïcité, mixité et discrimination

Dans la « jungle » de Calais, la laïcité en acte. “Nathalie Janssens, enseignante et bénévole à l’Ecole laïque du Chemin des Dunes revient sur l’expérience vécue dans cet îlot du "vivre ensemble" qu’était l’Ecole Laïque du Chemin des Dunes dans le camp de Calais.”

La laïcité à l’Ecole, ce n’est pas gagné…C’est “Une réflexion de Jean-Marc Noirot, enseignant du Public, retraité, fondateur et co-animateur du Réseau école laïcité religions, Récolarel.”

Montpellier : le Petit-Bard à l’école de la mixité. “« Libération » est retourné dans les zones sensibles qui ont marqué l’actualité ces dernières années. Aujourd’hui, le quartier populaire où des mères s’étaient unies en 2015 pour réclamer des « petits blonds » dans les collèges.”

Au Capes et à l’agrégation, les recruteurs favorisent le sexe « minoritaire » dans leur discipline.

Et du coup, Les profs de lettres pétitionnent contre le sexisme, « Goujat ! ». “Le dernier rapport du CAPES fait un lien entre la féminisation du métier de prof et sa dégradation, et se félicite du retour des hommes. Une pétition lancée par un groupe de profs dénonce du « sexisme ».” Mais n’est-ce pas un constat sociologique très classique ?

La France a besoin d’un vrai grand remplacement par Louise Tourret. “Ne sous-estimons pas le problème du remplacement des enseignants. Il peut pourrir le quotidien d’un établissement et menacer la réussite des élèves.”

Violences

Où se cache le laxisme ? se demande Guillaume Caron sur son blog. “La récente médiatisation de faits de violence scolaire a été une aubaine pour les polémistes de tout poil pour tirer à vue sur l’école. Ils dénoncent un laxisme organisé (pour quelles raisons ?), accusent les parents, les chefs d’établissement (dont on rappellera qu’ils ont été aussi les victimes récentes), les CPE (dont on ne saluera jamais assez le travail admirable au quotidien), le nivellement par le bas (expression tarte à la crème qui ne veut rien dire mais qui plaît dans les chaumières), la baisse des exigences, la disparition du savoir (lisez donc les 384 pages des programmes scolaires pour vous convaincre du contraire)…

Tremblay-en-France : sept mineurs mis en examen, dont un écroué. “Le lycée professionnel de la ville de Seine-Saint-Denis a été pris pour cible par trente à cinquante jeunes à plusieurs reprises, début octobre. La proviseure avait été agressée.”

Harcèlement scolaire à Condé-sur-l’Escaut : des profs sanctionnés, un député choqué. “Le député-maire de Saint-Amand-les-Eaux Alain Bocquet (PCF) a adressé un courrier à la ministre de l’Education nationale, dans lequel il dénonce les sanctions infligées à des enseignants qui s’étaient mobilisés début octobre, pour soutenir un élève victime de harcèlement scolaire.”

Enseignement supérieur

Difficultés pour les uns… Hervé Christofol : "Les universités ont gelé plus de 11.000 postes depuis 2009". “Alors que les députés examinent en commission, jeudi 27 octobre 2016, les crédits dédiés à l’enseignement supérieur et la recherche, le secrétaire général du Snesup, Hervé Christofol dresse un sombre constat sur la situation financière des universités.”

Et bénéfice pour les autres…Comment déterminer la valeur d’un établissement d’enseignement supérieur. “Safwan Mchawrab, professeur associé à Grenoble École de management, se penche sur les derniers rachats et sur le renforcement de la présence de fonds d’investissement dans le secteur. L’entrée en vigueur du nouveau statut d’école d’enseignement supérieur consulaire pourrait amplifier cette tendance.”

Bac pro : des dispositifs pour réussir en BTS. “Les élèves de la voie professionnelle sont de plus en plus nombreux à poursuivre des études supérieures. Zoom sur quatre dispositifs destinés à réduire le fossé entre bac pro et STS.”

Enseignement supérieur : une autre excellence est-elle possible ?Professeur émérite de l’université catholique de Louvain, Jean-Marie Ketele s’est attaché à dessiner les contours d’une « excellence sociale et sociétale » de l’enseignement supérieur, qui consiste à donner à chacun, élève ou institution, les moyens d’atteindre son propre niveau d’excellence, avec le souci de n’exclure personne. Une définition qui s’oppose à la traditionnelle conception élitiste de l’excellence.
Cette vision politique de la mission des écoles et universités fait émerger trois pistes de réflexion intéressantes, qui vont à l’encontre de certaines idées reçues
.”

Numérique et universités : un double impact. “Sur LinkedIn Pulse, Jacques Biot, président de l’École polytechnique, met en lumière les bouleversements sur la production et la diffusion des savoirs à l’université, ainsi que sur la direction des établissements d’enseignement supérieur induits par le numérique.”

Humour

Un peu d’humour pour terminer.

Et si le Choixpeau magique de Poudlard classait les profs comme dans Harry Potter, ça donnerait quoi ?

Ce matin, François Morel nous parle d’une nouvelle initiative de la mairie de Paris : mettre sous clef deux ouvrages pour enfant qui évoquent le corps… Clitoris !!! monsieur Sollers, Clitoris !!!

Un beau souvenir de Polynésie, une vidéo. Le fou rire de Najat Vallaud-Belkacem lors d’une inauguration. “En visite en Nouvelle-Calédonie, la ministre de l’Éducation a eu bien du mal à dévoiler la plaque du nouveau nom d’un lycée.”

Bernard Desclaux avec l’aide de Géraldine Duboz pour la récolte.

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Les parents et l’école, trente ans de réflexion

Hors série numérique 41
Coordonné par Guy Lavrilleux
La question des relations entre les parents d’élèves et l’école n’est pas nouvelle. Les Cahiers pédagogiques en parlent et y réfléchissent depuis plus de quarante ans. Ce nouveau hors-série numérique est constitué d’articles tirés de nos archives des trente dernières années, pour mettre en perspective enjeux et débats d’hier et d’aujourd’hui, pointer les problématiques qui perdurent mais aussi des pistes pour aller vers plus de dialogue et de coéducation.

Débuter dans l’enseignement

Hors série numérique 43
Coordonné par Catherine Rossignol et Sylvain Connac
Selon Freud (1937), avec gouverner et soigner, éduquer serait un métier impossible. Pourtant, des milliers de jeunes (et moins jeunes) choisissent chaque année l’enseignement pour profession et désirent s’y engager. Ce dossier des Cahiers pédagogiques leur donne la parole, ainsi qu’à leurs formateurs et partenaires.

Lire la suite

Confessions d'Histoire... L'Histoire racontée par ceux qui l'ont vécue...

28 Octobre 2016 , Rédigé par Confessions d'Histoire Publié dans #Education, #Histoire

A découvrir et faire connaître...

Confessions d'Histoire... L'Histoire racontée par ceux qui l'ont vécue...

Lire la suite

Piers Faccini...

28 Octobre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Eden, Eden, Eden... Pierre Guyotat...

28 Octobre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Eden, Eden, Eden... Pierre Guyotat...

« Les soldats, casqués, jambes ouvertes, foulent, muscles retenus, les nouveaux-nés emmaillotés dans les châles écarlates, violets : les bébés roulent hors des bras des femmes accroupies sur les tôles mitraillées des G.M.C. ; le chauffeur repousse avec son poing libre une chèvre projetée dans la cabine ; / au col Ferkous, une section du RIMA traverse la piste ; les soldats sautent hors des camions ; ceux du RIMA se couchent sur la caillasse, la tête appuyée contre les pneus criblés de silex, d’épines, dénudent le haut de leur corps ombragé par le garde-boue ; les femmes bercent les bébés contre leurs seins : le mouvement de bercée remue renforcés par la sueur de l’incendie les parfums dont leurs haillons, leurs poils, leurs chairs sont imprégnés : huile, girofle, henné, beurre, indigo, soufre d’antimoine - au bas du Ferkous, sous l’éperon chargé de cèdres calcinés, orge, blé, ruchers, tombes, buvette, école, gaddous, figuiers, mechtas, murets tapissés d’écoulements de cervelle, vergers rubescents, palmiers, dilatés par le feu, éclatent : fleurs, pollen, épis, brins, papiers, étoffes maculées de lait, de merde, de sang, écorces, plumes, soulevés, ondulent, rejetés de brasier à brasier par le vent qui arrache le feu, de terre ; les soldats assoupis se redressent, hument les pans de la bâche, appuient leurs joues marquées de pleurs séchés contre les ridelles surchauffées, frottent leur sexe aux pneus empoussiérés ; creusant leurs joues, salivent sur le bois peint ; ceux des camions, descendus dans un gué sec, coupent des lauriers-roses, le lait des tiges se mêle sur les lames de leurs couteaux au sang des adolescents éventrés par eux contre la paroi centrale de la carrière d’onyx ; les soldats taillent, arrachent les plants, les déracinent avec leurs souliers cloutés ; d’autres shootent, déhanchés : excréments de chameaux, grenades, charognes d’aigles » 

Lire la suite

A Lire... Ni Fou ni Gogol... Hugo Dupont...

28 Octobre 2016 , Rédigé par SGEN CFDT Publié dans #Education, #Ecole inclusive

A Lire... Ni Fou ni Gogol... Hugo Dupont...

Hugo Dupont est sociologue à l'université de Poitiers. Il travaille actuellement sur les normes et les déviances, l'éducation et l'école, la santé mentale et le handicap. Il est l'auteur du livre Ni fou, ni gogol adapté de sa thèse.

Pourquoi le titre Ni fou, ni gogol ?

Je voulais d’emblée livrer au lecteur ce cri poussé par les jeunes orientés en institut thérapeutique éducatif et pédagogique (Itep).

Rappelons que pour qu’un jeune intègre ce type d’établissement, son comportement scolaire ne doit pas être simplement « déviant » sur le plan de l’ordre ou du respect du règlement, mais également être l’expression d’une souffrance psychique.

Cet enfant ou cet adolescent n’est dès lors plus perçu comme animé d’une volonté de nuire (refus de l’autorité et des apprentissages, violence verbale ou physique, etc.), mais comme un individu avec une souffrance psychique et des symptômes à soigner au moyen d’un accompagnement particulier. Est généralement posé le diagnostic de trouble du comportement, lequel relève des troubles mentaux reconnus par la Classification française des troubles mentaux de l’enfant et de l’adolescent (CFTMEA).

Pour les jeunes concernés, ce diagnostic est synonyme de « folie ». D’autre part, ils doivent être orientés vers un Itep par une maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et donc devenir officiellement handicapés (1). Or ils associent le handicap soit à une difficulté motrice – dont ils ne souffrent pas –,soit à une déficience intellectuelle qu’ils désignent, dès lors, par le mot « gogol ». Ils n’ont de cesse de répéter et de tenter de faire la preuve qu’ils sont « ni fous, ni gogols » en s’engageant dans ce qu’Erving Goffman appelait un processus de « normification » (2) : ils ont conscience d’être perçus comme anormaux et mettent tout en oeuvre pour démontrer que ce n’est pas le cas et que l’orientation en Itep est injustifiée.

(...)

Propos recueillis par Franck Loureiro

Suite et fin en cliquant sur le lien de bas de page

Pour aller plus loin
Lire la suite

Autonomie des universités et sélection, bis repetita à droite?... Par Claude Lelièvre...

28 Octobre 2016 , Rédigé par Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Université

Autonomie des universités et sélection, bis repetita à droite?... Par Claude Lelièvre...

Si on en croit « Le Monde » qui a interrogé les candidats à la primaire de droite, « tous prônent un acte II de l'autonomie » des universités, et tous envisagent plus de dispositifs de sélection ou à tout le moins d'orientation « renforcée ».

C'est un terrain sur lequel ne s'était guère aventurée franchement la droite depuis ses mésaventures cuisantes en 1986 (il y a tout juste trente ans) avec pour épilogue le retrait pur et simple de la réforme ''Devaquet''

Il y aurait beaucoup à dire à ce sujet. Afin qu'on n'y voit pas quelque propos de circonstance, je me contenterai d'extraits d'un chapitre du livre que j'ai écrit en 2008 : « Les politiques scolaires mises en examen » (ESF)

« Fin avril 1993, Edouard Balladur est nommé Premier ministre, François Bayrou ministre de l’Education nationale, et François Fillon ministre de l’Enseignement supérieur. Une proposition de loi relative aux établissements publics d’enseignement supérieur est déposée le 8 juin 1993 par treize députés du RPR et de l’UDF sur le bureau de l’Assemblée nationale, avec l’accord du ministre de l’enseignement supérieur François Fillon. Il s’agit, selon les signataires, de « rechercher l’assouplissement de la législation applicable aux établissements » ; tout établissement doit pouvoir « expérimenter des formules nouvelles de nature à favoriser l’ouverture des formations dispensées sur le monde socio-économique ou le développement des activités de recherche ». La proposition précise que le ministre de l’Enseignement supérieur pourra s’opposer aux demandes de dérogation à la loi « Savary » de 1984 (toujours formellement en place) « qui lui paraîtraient contraires aux missions de l’université, à la cohérence du système d’enseignement et de recherche, et au caractère national des diplômes ».

La loi est votée début juillet. Mais, comme le rapporte le journal « Le Monde » du 30 juillet 1993,'' l’astuce du gouvernement et de la majorité, qui avaient adopté la méthode des dérogations pour modifier le régime des universités, plutôt que d’élaborer une loi d’ensemble comparable à la loi Devaquet de fâcheuse mémoire, s’est heurtée à l’intraitable rigueur du Conseil constitutionnel. Celui-ci, saisi par les sénateurs socialistes après la dernière lecture du texte, le 6 juillet, a jugé qu’en votant une loi autorisant les universités à s’organiser à leur guise, sous la seule réserve que le ministre de tutelle ne fasse pas d’objection aux statuts qu’elles adopteraient, le Parlement s’est défaussé indûment d’une des responsabilités que lui attribue la Constitution'' ». (pages 177 et 178).

Treize ans plus tard, en mai 2007, Nicolas Sarkozy est élu président de la République, et François Fillon nommé Premier ministre. La question de l'autonomie des universités figure en bonne place du programme gouvernemental et comme une mesure phare de la ''rupture''.

Le texte initial est vivement contesté par les syndicats étudiants, l'UNEF et la FAGE, en particulier sur certains points auxquels ils sont très sensibles. Dans un souci d'apaisement, le président de la République Nicolas Sarkozy fait retirer du texte, présenté le 4 juillet 2007 en Conseil des ministres, les points les plus sujets à polémiques : le caractère optionnel de l'autonomie (certaines universités auraient pu choisir ''l'autonomie'', et d'autres non ), la sélection en première année de master (à bac+4 ) et la limitation des conseils d'administration à 20 membres. Rebaptisée « loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) », la loi sur l'autonomie des universités ou ''loi Pécresse" (du nom de la ministre de l'enseignement supérieur ) est votée le 10 août 2007, la gauche se prononçant contre.

Les présidents d'université voient leurs pouvoirs renforcés. La loi élargit les possibilités pour les universités de recourir à des fonds privés, notamment par le biais de créations de « fondations universitaires » dont les ressources proviennent de donations, legs ou mécénat. Cette disposition, ajoutée à la possibilité offerte aux présidents de désigner les personnalités extérieures siégeant au CA, cristallise les inquiétudes exprimées notamment par nombre d'étudiants dans des assemblées générales qui se multiplient courant novembre 2007. Une majorité d'universités se retrouvent partiellement ou totalement « en grève » voire « bloquées ».

Le gouvernement, face à l'accusation de ''désengagement'', annonce des mesures financières. Le 28 novembre, le Premier ministre François Fillon signe, avec la Conférence des présidents d'université, le lancement d' « un contrat national pour la réussite des universités » qui prévoir cinq milliards d'euros supplémentaires en cinq ans. Et la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, choisit d'accélérer les deux réformes très attendues des bourses et de la « réussite en licence ».

Le principal syndicat étudiant, l'UNEF, se retire de la « Coordination nationale « qui coordonnait les luttes étudiantes ». Les deux syndicats lycéens qui accompagnaient des mouvements commencés à la mi-novembre dans certains lycées (en particulier à partir de la crainte d'une sélection à l'entrée dans les universités) se retirent également après avoir reçu des assurances formelles à ce sujet à l'issue d'une réunion tenue le 1er décembre 2007 avec le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos et la ministre de l'enseignement supérieur Valérie Pécresse. La FIDL se targue d'avoir obtenu que « les lycéens participent à la rédaction d'une circulaire qui garantira qu'il n'y aura pas de sélection à l'entrée à l'université en encadrant le dispositif de préinscription ». Et l'UNL se félicite d'avoir obtenu « des garanties non-négligeables sur le contenu du texte réglementaire concernant l'application de l''l'orientation active'' : il sera rappelé systématiquement à tous les lycéens leurs droits. Partant du principe que le baccalauréat est le premier diplôme universitaire, tout bachelier a le droit de s'inscrire dans la filière de son choix. En aucun cas ''l'orientation active'' ne pourra être utilisée comme outil de sélection et encore moins d'autosélection. Il sera rappelé à tous les lycéens que l'avis donné par l'université n'a pas d'autre valeur que celle d'un conseil » (pages 179 et 180).

Claude Lelièvre

Lire la suite

Sortir... Soulèvements - Musée du Jeu de Paume- Paris...

28 Octobre 2016 , Rédigé par Le Monde - Musée du Jeu de Paume - France Info

french.peopledaily.com.cn

french.peopledaily.com.cn

Georges Didi-Huberman : « Certaines images ouvrent grande leur gueule »

Le philosophe et historien de l’art présente « Soulèvements » au Jeu de paume, à Paris

Philosophe et historien de l’art, Georges Didi-Huberman développe, depuis Images malgré tout (Minuit, 2004), ouvrage ­consacré aux photographies prises au sein du Sonderkommando d’Auschwitz, une « politique des images » qu’il déploie sous forme ­d’essais – Survivance des lucioles (Minuit, 2009) ; Peuples en larmes, peuples en armes (Minuit, 2016) – et d’expositions – « Atlas », présentée à Karlsruhe, Hambourg et Madrid de 2010 à 2011. Il revient sur la genèse de « Soulèvements » dont il est le commissaire d’exposition au Jeu de paume, à Paris.

Suite et fin (pour abonnés) en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Une Phrase... Un Jour... Racisme...

28 Octobre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Citation

Une Phrase... Un Jour... Racisme...

"J’ai eu à lutter, dès mon très jeune âge, contre des injustices et des préjugés différents, en particulier contre le racisme, qui est sans doute le préjugé le plus méprisable de tous. Je suis convaincu qu’il n’existe, à la longue, qu’une seule solution véritable : résorber le racisme dans le mélange des races."

Jorge Amado, Un désir de métissage in Le Courrier de l’UNESCO nº 7, juillet 1989, p. 7 

Lire la suite

Nouvelle rubrique - Mon coup de gueule...

28 Octobre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Coup de gueule

Nouvelle rubrique - Mon coup de gueule...

Quand l'occasion se présentera, et en ce moment les occasions sont nombreuses, je pousserai mon "coup de gueule", toujours respectueux des usages mais néanmoins le plus tonitruant possible...

                            ________________________________

Ce matin, sur RMC, radio populaire et populiste dont l'audience est démultipliée par son mariage avec BFM TV, un auditeur très énervé par l'importance à ses yeux trop large donnée aux migrants par l'ensemble des médias, sans doute emporté par son élan et son allant raciste, peut-être aiguillonné par la 185e matinale (tous médias confondus) de Florian Philippot (FN), prononça ses paroles que je retranscris de mémoire:

" Najat Belkacem, elle a qu'à en prendre chez elle des migrants".

Monsieur Bourdin, peut-être distrait, inattentif à ce moment-là, fatigué par des journées longues et épuisantes - sans ironie aucune - n'a pas pris la peine, outre le fait de souligner l'aspect démagogique d'une telle proposition, de rappeler le nom complet de la Ministre: Najat Vallaud- Belkacem.

Tout cela pourrait sembler anecdotique et ma défense de la locataire du 110 Rue de Grenelle trop systématique. J'assume.

Mais lorsque l'anecdotique devient quasiment la règle, alors l'anecdote devient signifiante.

Signifiante en effet d'un pays dont l'opinion se voit contaminée par cette petite musique atroce du "racisme ordinaire", tellement ordinaire qu'il en devient habituel et admis, y compris par des journalistes renommés et talentueux.

En éliminant de manière quasi systématique le nom "français" du mari de Najat VALLAUD-Belkacem, ce n'est pas à lui que ces "braves français de souche" s'en prennent mais bien aux "origines" d'une femme dont le crime, à leurs yeux, est de n'être pas née en terre "gauloise".

Quand Monsieur Bruno Le Maire répète, contre toute réalité et vérité, que l'apprentissage de l'arabe va être rendu obligatoire dès le CP, il poursuit le MEME "travail" de démolition consistant à toujours instruire un procès ignoblement ontologique.

Tout cela est grave. A force de laisser s'exprimer le "racisme ordinaire" sans jamais le contredire, c'est vers une France extra-ordinaire que nous précipitons sa population toute entière.

Attention!...

Christophe Chartreux

Lire la suite

Christine and The Queens...

27 Octobre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 > >>