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Vivement l'Ecole!

Des Lumières à nos élèves...

26 Juin 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Des Lumières à nos élèves...

Les vacances, souvent reprochées -et de plus en plus par temps de crise économique et financière- aux enseignants, permettent néanmoins, au-delà du repos, de prendre du recul. Ce recul que les événements qui s'accumulent par dessus nos têtes écrasent, empêchent. A force d'être «le nez dans le guidon», ceux qui de temps à autres négligent de relever la tête risquent la chute...

 

Cette chute, si elle se généralisait à l'ensemble du corps enseignant, pourrait nous ramener en des temps obscurs, antérieurs aux Lumières d'un Rousseau et de son "Emile". Or, à bien observer, l'Esprit même des Lumières de la Révolution, de la République, des Droits de l'Homme et du Citoyen, de la Démocratie, plus tard de la Laïcité, cet esprit-là subit depuis environ 2007 les assauts de plus en plus violents risquant de l'être plus encore.

 

La chute en fait n'a-t-elle pas DEJA eu lieu?

 

L’école publique est certes toujours républicaine et laïque. Mais du roman des Lumières à nos salles de classes, il devrait exister un pont enjambant les siècles, un pont où se rencontraient Voltaire et nos élèves. Hélas la France de 2022 ne lit plus, ou très mal, les Philosophes et n'aiment plus ses Lumières. Pourtant il serait bon de les relire toujours. Ils n'ont été ni remplacés ni surpassés. L'époque que nous vivons est aussi mutante que les années 1760-1790. Car il ne s'agit pas de «crise» mais bien de «mutations»: technologique, écologique, politique. Tant d'autres et de plus en plus rapides.

 

Pour la seule institution qu'est l’École, il serait nécessaire, vital même, de la réconcilier avec son passé révolutionnaire tout en l'arrimant à la locomotive du progrès respectueux de "mère nature". Hélas, citant Spinoza, «elle persévère dans son être», refusant obstinément tout changement véritable et se contentant de cataplasmes successifs sur des blessures sanglantes. Avec la complicité souvent de ceux qu'on attendrait pourtant à la pointe de la révolte, à l'origine des métamorphoses.

 

Nos élèves attendent les Lumières de demain. Mais elles tardent. Alors appuyons-nous sur celles, universelles, d'hier. Elle «valent» encore...

 

Des Lumières à nos élèves... Ce serait une belle rencontre...

 

Christophe Chartreux

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