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Vivement l'Ecole!

Emmanuel Macron aura des dossiers urgents à traiter : hôpitaux, Ehpad, tribunaux, enseignants…

29 Avril 2022 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Université

État d'urgence pour les urgences

EXTRAIT

(...)

Education : revaloriser les enseignants

Reconnaissance. Si un seul mot devait résumer les attentes des enseignants pour le prochain quinquennat, ce serait celui-là. De l’avis de leurs syndicats, les personnels de l’éducation nationale sortent éreintés de ces cinq dernières années, entre les réformes menées tambour battant et les deux ans de pandémie émaillés d’incessants changements de protocole sanitaire. Seuls 27 % des personnels se sentent aujourd’hui reconnus et respectés, selon les premiers chiffres du baromètre 2022 des métiers de l’éducation de l’UNSA (42 800 répondants). Ils étaient 46 % en 2016. Le premier quinquennat Macron laisse un goût amer, voire une colère que la campagne n’a pas dissipée. « Le nouveau gouvernement devra écouter enfin une profession qui a été méprisée durant cinq ans », prévient le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire.

Cette reconnaissance passe par une revalorisation des rémunérations. Un rattrapage, diront certains qui ne veulent pas le voir associé à une contrepartie. Le « nouveau pacte » proposé par le candidat Macron, qui prévoit de rémunérer davantage les enseignants qui acceptent de nouvelles missions, a crispé la profession, malgré les 6 milliards d’euros annuels prévus. Lors du débat d’entre-deux-tours, il a parlé en parallèle d’une revalorisation « inconditionnelle » des enseignants « d’environ 10 % ». Un « ordre de grandeur », qui concernera au premier chef les professeurs en début de carrière, a précisé son équipe de campagne, renvoyant pour le reste à la « grande concertation ».

Cette nouvelle méthode annoncée par le chef de l’Etat pour ce « chantier majeur » de son second quinquennat laisse la profession perplexe. La revalorisation doit aussi participer pour beaucoup à redorer le blason de métiers qui n’attirent plus.

Quid des réformes à engager ? L’idée même irrite les enseignants qui demandent du temps pour assimiler celles engagées et apprécier leurs effets. 

« Ces dernières années, elles se sont non seulement enchaînées mais, en plus, il y a eu constamment des réformes de la réforme, notamment au lycée », relate Catherine Nave-Bekhti, du SGEN-CFDT. Dans ce climat dégradé, les premières paroles du prochain ministre de l’éducation compteront autant que ses actes. Sophie Vénétitay, secrétaire général du SNES-FSU, le martèle : « Il devra jouer l’apaisement après le quinquennat brutal de Jean-Michel Blanquer. » Une reconnaissance aussi par les mots.

(...)

Etudiants : renouer le dialogue

Alors qu’il n’était pas encore candidat, M. Macron a résumé les enjeux qui l’attendent lors d’un discours à la Sorbonne, le 13 janvier : « Pour aider nos étudiants à réussir, il nous faudra aussi reprendre de fond en comble le chantier du soutien aux étudiants, qu’il s’agisse de bourses, de logement, des possibilités d’emplois compatibles avec des études réussies. » De la réalisation de ces vœux qui ne figurent pas dans son programme écrit dépendra sa réconciliation avec une grande partie de la jeunesse.

Les relations se sont distendues au cours du précédent quinquennat et plus encore avec la crise sanitaire, qui a révélé une situation de précarité avancée pour un grand nombre de jeunes, obligés de recourir à l’aide alimentaire. L’action du gouvernement a été jugée « décevante » par la Cour des comptes, qui, dans son rapport annuel, a dénoncé une prise en compte du problème tardive et mal ciblée. La précarité étudiante apparaît comme « une notion mal cernée », les publics fragiles n’étant pas nécessairement bénéficiaires des bourses sur critères sociaux.

Promise par le chef de l’Etat à trois reprises depuis 2017, la refonte de l’allocation des bourses sur critères sociaux – versées à 750 000 étudiants – est restée lettre morte, au motif qu’elle serait « trop complexe » à mettre en œuvre, selon la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal. Cette fois, le gouvernement ne pourra pas passer outre.

La crise sanitaire a aussi mis en lumière les questions de santé mentale, dans un contexte de saturation des services de santé universitaires. Isolement, précarité, cours à distance, perte de repères, la pandémie a agi comme un révélateur. Le « chèque psy » créé par le gouvernement en février 2021, donnant droit à huit séances gratuites, a permis à environ 25 000 étudiants de consulter un psychologue, selon le ministère. Trop peu selon le syndicat étudiant UNEF et la Cour des comptes. Selon une étude de l’association d’écoute pour étudiants Nightline, les universités sont très mal dotées, puisqu’elles comptent un psychologue en équivalent temps plein pour 30 000 étudiants.

(...)

Camille BordenetJean-Baptiste JacquinBéatrice JérômeSylvie LecherbonnierSoazig Le NevéMarine MillerIsabelle Rey-Lefebvre et Camille Stromboni

Article complet en cliquant ci-dessous

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