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Vivement l'Ecole!

JM Blanquer et ses éléments de langage exaspérants...

19 Janvier 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Y a-t-il un problème avec Jean-Michel Blanquer ? On a posé la question à  des enseignants - Rennes.maville.com

EXTRAITS

« Affaire Ibiza » : le naufrage de Jean-Michel Blanquer, ministre désinvolte

Le voyage du ministre de l’éducation aux Baléares, à la veille d’une rentrée scolaire à haut risque, résume deux années de gestion de la pandémie de Covid-19 : par désintérêt manifeste, il n’a jamais répondu aux craintes et à l’épuisement des enseignants comme des familles. 

Le feu couvait depuis bientôt deux ans, il s’est embrasé à Ibiza. Le 2 janvier, le ministre de l’éducation nationale accordait au Parisien une interview qui a tenu lieu d’annonce d’un énième et ubuesque protocole de rentrée scolaire. Mediapart a révélé, lundi 17 janvier, que l’interview s’est déroulée en visioconférence, avec un ministre aux Baléares.

Avec Ibiza, « il y a, je le reconnais, une symbolique », a reconnu, lucide, Jean-Michel Blanquer lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, ce mardi 18 janvier.

L’île festive des Baléares est en effet devenue le symbole du dilettantisme têtu de Jean-Michel Blanquer face au Covid. Avant même nos révélations, l’interview du 2 janvier était déjà un pur exemple de désinvolture. Payante, elle est parue sur le site du Parisien dimanche en fin d’après-midi, sans aucune négociation ni information préalable des partenaires sociaux, un procédé devenu habituel. 

(...)

Une gestion de la crise sanitaire qui repose tout entière sur des « éléments de langage exaspérants ».

Comble de la désinvolture : l’Éducation nationale n’avait rien prévu pour les enseignants, massivement contaminés eux aussi. Ce n’est que le 6 janvier, lors d’une rencontre musclée avec leurs syndicats, que le ministère a bien voulu concéder une commande de 55 millions de masques chirurgicaux. Ils devraient être distribués… fin janvier, quand la vague Omicron aura sans doute amorcé sa décrue. Mais c’est une avancée : jusqu’ici, les enseignants n’avaient eu droit qu’à des masques en tissu, moins protecteurs.

Depuis des mois, les syndicats d’enseignants dénoncent une gestion de la crise sanitaire qui repose toute entière sur des « éléments de langage exaspérants » du ministre, fustige par exemple le Snes-FSU. C’est aujourd’hui « l’école ouverte », sur laquelle doivent méditer les 300 000 enfants positifs, isolés chez eux sans aucune continuité pédagogique, ou les élèves des 25 000 enseignants positifs, qui n’ont pour la plupart pas vu l’ombre d’un remplaçant promis par le ministre. 

Quand le virus fauchait mille vies par jour, le ministre avait un autre credo, répété ad nauseam : « On se contamine moins à l’école que dans le reste de la société. » Il le répétait au printemps dernier, au pic de la troisième vague, quand des établissements scolaires étaient massivement touchés. « Assumer le risque » du Covid lui paraissait alors « peu de chose par rapport à l’importance qu’un enfant ne se déscolarise pas ».

L’épisode des Baléares est cette fois plus burlesque que tragique : grâce à la protection des vaccins, les adultes ont moins à craindre du Covid ; quant aux enfants non vaccinés, ils sont toujours aussi peu touchés par les formes graves du virus.

Parce que jamais il n’a paru prendre au sérieux cette épidémie, ses morts comme le désordre social qu’elle crée, Jean-Michel Blanquer affronte aujourd’hui un mouvement social d’ampleur parmi les enseignants, et une bronca médiatique.

Autre symbole désastreux : le 7 janvier, il a pris le temps d’ouvrir les débats, cette fois en chair et en os, d’un vrai-faux colloque faisant le procès du « wokisme », en partie financé par son ministère, pour défendre un « universalisme pris en tenaille entre revendications identitaires de l’extrême gauche comme de l’extrême droite »

La société telle qu’elle est, aux prises avec la pandémie mondiale, intéresse peu Jean-Michel Blanquer, le ministre dystopique.  

Caroline Coq-Chodorge

Article complet en cliquant ci-dessous

« Affaire Ibiza » : le naufrage de Jean-Michel Blanquer, ministre d... — Mediapart

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