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Vivement l'Ecole!

Ecoles... Comme si la crise était derrière nous...

24 Janvier 2022 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

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EXTRAIT

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Comme si la crise était derrière nous

N’hésitant devant rien, Jean Castex nous gratifia de cette raffarinade : «Ce variant omicron est certes beaucoup plus dangereux mais moins sévère que ses prédécesseurs.» Le Premier ministre vantait la stratégie de l’école ouverte de Jean-Michel Blanquer, «un choix fort, constant depuis le début de la crise sanitaire».

Alors que les écoles se sont vidées avant même la fin du premier mois des Hunger Games 2022, Castex balayait d’un revers de la main les alertes de ceux qui avaient demandé de retarder la rentrée scolaire : «Rien n’aurait été pire que de fermer les établissements scolaires, voire de retarder la rentrée, car la réouverture, vu la flambée du nombre de cas, aurait été difficile.»

On aurait volontiers demandé à Monsieur Déconfinement si entre deux notes d’éléments de langage LREM, il avait eu le temps de jeter un œil à l’avis du Conseil scientifique publié la veille, qui signalait un «niveau de contamination massif jamais atteint jusqu’ici» en France, et notait que la remontée préoccupante des contaminations dès la troisième semaine de janvier «s’explique par un regain de l’épidémie chez les moins de 15 ans et chez les 30-44 ans, suggérant un effet important de la rentrée des classes : le virus circule de façon intense chez les plus jeunes et se propage ensuite aux parents» avant de conclure : «Il y a un risque que ce rebond touche progressivement les autres groupes d’âge, et notamment les plus fragiles.»

Pour la énième fois, les considérations politiques ont primé sur la lutte contre l’épidémie. L’efficacité de la vaccination contre les formes graves, la moindre sévérité de l’immense majorité des cas de Covid liés à omicron et le ras-le-bol de la population amènent l’exécutif à communiquer comme si la crise était derrière nous, parce que c’est ce qu’en majorité nous voulons entendre, et qu’il reste moins de quatre-vingt jours avant le premier tour de la présidentielle. Sur les plateaux télé, les «rassuristes» exultent, quand bien même leurs prédictions sont constamment démenties par les chiffres de contamination.

(...)

Christian Lehmann

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