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Vivement l'Ecole!

"C'est la preuve qu'on peut être DJ en Macronie !" : il faut sauver le soldat Blanquer

19 Janvier 2022 , Rédigé par L'Express Publié dans #Education

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EXTRAITS

Le président n'a qu'une idée en tête : que les déconvenues de son ministre de l'Education ne polluent pas son entrée en campagne.

Jean-Michel Blanquer était mieux qu'un soldat, il fut longtemps le bon élève de la Macronie. Il est aujourd'hui un problème politique pour le président. "La situation dans l'Education nationale a plombé le regard des Français sur la gestion de la crise sanitaire alors qu'il faut absolument qu'on se fasse créditer de notre réussite", confie un ministre proche du chef de l'Etat. La grogne des enseignants, passe encore, mais la colère des parents devant la succession de protocoles est devenue un sujet de préoccupation majeure pour l'exécutif. Il ne manquait plus qu'un symbole pour appuyer là où ça fait mal : lundi soir, Mediapart révèle que le ministre était à Ibiza la veille de la fameuse rentrée scolaire du 3 janvier. 

"La symbolique, je la regrette", a reconnu Blanquer ce mardi. Il n'a pas oublié que Jean-François Mattéi, ministre de la Santé au moment de la canicule meurtrière de 2003, ne s'en était jamais remis. Son interview au journal de 20 heures de TF1, en duplex depuis sa résidence dans le Var, vêtu d'un polo noir décontracté, fut "une erreur de communication", avait-il reconnu dix ans plus tard sur Europe 1. 

La semaine dernière, les membres du gouvernement ne s'étaient pas bousculés pour soutenir Jean-Michel Blanquer - la bousculade eut plutôt lieu entre lui et son collègue de la Santé Olivier Véran. Lundi soir, l'Elysée et Matignon ont immédiatement échangé pour aligner les positions : on ne lâche pas un ministre de cette importance à trois mois de l'élection présidentielle. Déjà, pour ne pas affaiblir encore davantage Jean-Michel Blanquer, Jean Castex avait choisi le 13 janvier de se rendre au ministère pour tenir la réunion avec les syndicats plutôt que de les recevoir à Matignon. Et, en attendant les échéances suivantes, à commencer par la journée de grève dans les établissements scolaires jeudi, on croise les doigts. 

(...)

Rire jaune, c'est déjà rire un peu. "C'est la preuve qu'on peut être DJ en Macronie !", remarque un proche du chef de l'Etat. C'est aussi la démonstration, pas forcément rassurante à moins de cent jours du premier tour de la présidentielle, qu'il n'y a pas de garde-fou dans le système. 

Erwan Bruckert et Eric Mandonnet

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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