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Vivement l'Ecole!

Un adagio de Haydn pour dire non au fascisme... Par Christophe Chartreux...

26 Octobre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Art

Ecouter un adagio de Haydn par Alain Planès un soir en Béarn et par distraction ou par curiosité politique, lire qu’un « pas encore » candidat à l’élection présidentielle approchante a dit sa haine encore et encore, encore et toujours des musulmans, des femmes, des homosexuels, de toutes celles et ceux qui à ses yeux ne respectent pas la France, cette France qu’il cherche à imposer, revisitant l’Histoire, réécrivant les périodes sombres, accusant l’Ecole d’être à l’origine de ce qu’il appelle le déclin du pays, ce pays qu’il veut blanc, revirilisé, sans arabes, sans destin commun, sans « faire ensemble », un pays qui expulsera, séparera, désignera les uns à la vindicte des autres, sombrera chaque jour un peu plus dans l’obscurité du malheur, un voile - paradoxe – déposé sur toutes les différences enrichissantes pour dissimuler au monde les beautés d’une nation bigarrée, arc-en-ciel, libre, égale, fraternelle, laïque et le monde effaré observera la patrie de Ronsard, d’Hugo, de Camus, de Ionesco, de Beckett, de Kundera, et encore de Tahar ben Jelloun, de Driss Chraïbi, d’Amin Maalouf, de Rachid Boudjedra, de Yasmina Khadra, de Malika Mokeddem, de Leïla Sebbar, j’en oublie tant et tant, le monde effaré observera, disais-je, la France s’appauvrir culturellement, humainement de tout ce qui a construit son Histoire, la vraie, celle que le fascisme - nommons les choses - veut priver de sa diversité, de sa beauté, de son génie par l’arrivée d’un populisme mensonger, indécent, criminel transformant le racisme et l’homophobie en opinions quand ce sont des délits et m’interdire - pardonnez cette remarque personnelle – à moi, le franco/marocain, d’aimer ma « petite sœur » du soleil rencontrée tout jeune et emportée dans mes rêves après que j’ai quitté mon Maghreb natal pour rejoindre le pays de mes parents, ce pays où j’ai grandi en regrettant la seule personne à regretter, c’est-à-dire l’enfant que je fus, apprenant très tôt à aimer cet adagio de Haydn retrouvé un soir en Béarn, en France, mon pays ouvert aux autres, à TOUS les autres…

Christophe Chartreux...

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