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Vivement l'Ecole!

"Pas un professeur qui gagne moins de 2000 euros en avril 2022 : Gabriel Attal rétropédale" - Et se trompe encore !

21 Septembre 2021 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education

Le rétropédalage à l'honneur… | velomaxou

"Il n'y aura pas un professeur qui gagne moins de 2000 euros" en avril 2022 : Gabriel Attal rétropédale

Invité hier sur BFM TV, le porte-parole du gouvernement avait évoqué un salaire minimal des enseignants de 2 000 euros d'ici la fin du quinquennat. Il faisait en fait référence à un objectif de Jean-Michel Blanquer de revalorisation d'ici à 2024. Et il a corrigé son erreur sur Twitter.

2022 n'est pas 2024. Gabriel Attal s'est fendu d'un Tweet pour reconnaître une erreur : "Mea culpa", admet le porte-parole du gouvernement au lendemain de son intervention. Il était l'invité de BFM Politique ce dimanche et, interrogé sur la rémunération des fonctionnaires, il a soutenu que "sur l'école, avec le Grenelle de l'éducation, on augmente la rémunération des professeurs : à la fin de ce quinquennat il n'y aura pas un professeur qui gagne moins de 2 000 euros net par mois."

 

 

Or, la fin du quinquennat, soit avril 2022, est loin d'être l'échéance réellement envisagée par l'exécutif. Le ministre de l'Éducation nationale, de la jeunesse et des sports Jean-Michel Blanquer avait quant à lui évoqué 2024 en ligne de mire "si l'on prolonge la courbe que nous avons amorcée".

 

 

La divergence n'est pas passée tout à fait inaperçue et certains enseignants ont exprimé leur agacement sur Twitter, telle Sophie Vénétitay, professeure de sciences économiques et sociales dans l'Essonne et secrétaire générale du syndicat SNES-FSU qui soupçonne au choix "une faille spatiotemporelle", un "petit mouvement de panique parce que ça se voit qu'il n'y a pas eu de revalorisation 'historique'" ou la "stratégie 'dire n'importe quoi' peu importe les implications".

 

La rémunération des enseignants constitue un sujet sensible pour lequel la France est régulièrement taclée par l'OCDE. Dans son rapport 2021, l'Organisation de coopération et de développement économiques note par exemple que dans l'Hexagone, "les salaires statutaires des enseignants ayant 15 ans d'expérience et les qualifications les plus répandues (professeurs des écoles ou professeurs certifiés) ont stagné ou n'avaient augmenté que de 1 % entre 2010 et 2020 dans l’élémentaire et dans les filières générales des deux cycles de l’enseignement secondaire", contre 6 à 7  % d'augmentation en moyenne dans les pays de l'OCDE.

 

Dans ce contexte, le ministre de l'Éducation a présenté fin août une enveloppe de 245 millions d'euros pour le budget de 2022 destinée à la revalorisation des revenus des enseignants. Elle comprend des primes d'attractivité allant de 57 euros net par mois pour les plus jeunes professeurs à 29 euros pour ceux en milieu de carrière.

La candidate socialiste à la présidentielle Anne Hidalgo, à son tour, a promis de "multiplier par deux au moins le traitement de toutes les personnes au contact avec les élèves". Un engagement de campagne, comme celui des 2 000 euros de Jean-Michel Blanquer, qui précise : "Nous accomplirons cet objectif si nous restons au pouvoir".

Mathilde Fassin

Commentaire:

Le rétropédalage comporte une nouvelle énorme "erreur".

Pour que des augmentations soient validées à horizon 2024, comme le dit M. Gabriel Attal, il faudrait une loi de programmation pluri annuelle.

Or celle-ci n'a jamais été votée.

Christophe Chartreux

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