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Vivement l'Ecole!

Covid-19 : le conseil scientifique et le conseil d’orientation vaccinale critiquent le protocole de l’éducation nationale

19 Septembre 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Deux essais vent debout contre Jean-Michel Blanquer

EXTRAITS

Covid-19 : le dépistage à l’école est fortement recommandé par le conseil scientifique

Les experts préconisent notamment, en primaire, de ne renvoyer chez eux que les enfants détectés positifs. Des recommandations qui contrastent singulièrement avec les dispositions du ministère de l’éducation nationale.

Limiter le risque d’une flambée épidémique à l’école. A l’heure de la rentrée scolaire, l’enjeu est dans toutes les têtes. Mais par quelles stratégies ? Celles déployées par le ministère de l’éducation nationale contrastent, à l’évidence, avec les dernières recommandations du conseil scientifique et du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV). Ce constat est frappant à la lecture de leur avis commun daté du lundi 13 septembre, intitulé « Enjeux de la rentrée scolaire », non encore rendu public, mais dont Le Monde a pu prendre connaissance.

A l’heure, aussi, où la barre des 50 millions de Français primovaccinés contre le Covid-19 a été franchie, vendredi 17 septembre – le pari présidentiel étant relevé à quelques jours près –, les préconisations des deux instances résonnent comme une critique des dispositions sanitaires mises en place à l’école. Tout le monde pourtant, l’éducation nationale comme les deux conseils d’experts, partage le même objectif : garder les classes ouvertes, autant que faire se peut. En revanche, les moyens pour y parvenir divergent sensiblement.

Le principe qui prévaut actuellement à l’école est « un cas, une fermeture de classe ». Au primaire, en effet, dès qu’un cas avéré est détecté, toute la classe est fermée. Dans le secondaire, les cas contacts non vaccinés sont tenus de passer en distanciel durant sept jours. Dans leur avis commun, les membres du conseil scientifique et du COSV insistent pour leur part sur un maître mot : le dépistage.

(...)

Pourquoi importe-t-il tant de réduire la circulation virale chez les mineurs ? Jusqu’ici, les enfants étaient considérés comme épargnés par les formes sévères et graves de Covid-19, rappelle l’avis. Mais « des éléments récents amènent à nuancer ces notions ».

En particulier, l’émergence du variant Delta, plus contagieux, qui représente aujourd’hui 99 % des souches circulant en France, « fait redouter une épidémie pédiatrique à la rentrée, dans un contexte de non-vaccination chez les moins de 12 ans et de couverture vaccinale partielle chez les 12-17 ans ».

(...)

« Fiasco » des autotests

Annoncées par l’éducation nationale, les opérations de dépistage sur prélèvement salivaire au primaire, antigéniques ou par autotests dans les collèges et lycées n’ont pas concerné tous les établissements. Le dernier bilan épidémiologique de l’année scolaire 2020-2021, transmis le 2 juillet, chiffrait à 373 172 les tests salivaires proposés au primaire pour 184 050 tests réalisés (dont 0,09 % de positifs), soit moins de la moitié. Loin, très loin, de l’objectif gouvernemental de 600 000 tests salivaires par semaine promis par le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer.

Une rentrée plus tard, le premier état des lieux sanitaire diffusé ce vendredi ne s’étend pas sur la stratégie de dépistage. « Les tests salivaires reprenant progressivement dans les écoles primaires, cette donnée [le nombre de tests] sera indiquée prochainement », dit le communiqué officiel. Dans ses interviews de rentrée, M. Blanquer n’a guère insisté sur ce point, sinon pour rappeler, comme dans Le Parisien, le 13 septembre, que « les tests sont toujours gratuits en milieu scolaire ».

A écouter les directeurs et les chefs d’établissement, les livraisons de tests en milieu scolaire se sont souvent faites « au compte-gouttes », et la demande des familles est restée très en deçà de ce qu’escomptait l’éducation nationale : leur adhésion a été estimée par les syndicats d’enseignants à 60 % pour les tests salivaires, et autour de 20 % à 30 %, parfois moins, pour les prélèvements nasopharyngés. Concernant les autotests, dispositif antigénique à réaliser soi-même, et censé bénéficier, gratuitement, aux lycéens et aux personnels, les ratios avancés par les proviseurs ont souvent été plus bas encore – de l’ordre de 5 % à 10 % en moyenne, par lycée, selon le syndicat de proviseurs SNPDEN-UNSA. Avant l’été, ce dernier parlait de « fiasco ».

(...)

Mattea Battaglia et Florence Rosier

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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