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Vivement l'Ecole!

Port du masque, cours à distance… Des conflits professionnels à l’école marqués par le Covid-19

12 Juin 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

5 méthodes pour gérer les conflits au travail

EXTRAITS

Les enseignants ont relevé plus de litiges avec leurs collègues, la hiérarchie et les parents d’élèves au cours de l’année 2020. Des conflits notamment dus aux mesures sanitaires mises en place pour faire face à la pandémie.

C’est un bon baromètre des « risques du métier » quand on est enseignant. Les recours aux Autonomes de solidarité laïque (ASL), un ensemble d’associations plus que centenaire auquel adhèrent près de 500 000 personnels de l’éducation – la moitié de l’effectif global, estime-t-on –, en disent long sur les litiges en milieu scolaire. Litiges entre enseignants, avec les parents ou avec la hiérarchie.

Sans surprise, le bilan de l’année 2020 que viennent de divulguer les Autonomes de solidarité laïque porte l’empreinte de la crise sanitaire. Si, globalement, le nombre de sollicitations d’enseignants pour des conseils juridiques ou des demandes de protection professionnelle a diminué (de l’ordre de 20 %), l’analyse mois par mois montre des pics, qui font dire à Sylvie Guyot, secrétaire générale de l’association, que la baisse générale est un « trompe-l’œil ».

(...)

Triplement des dossiers de harcèlement

Les Autonomes relèvent par ailleurs un triplement des dossiers qualifiés de harcèlement. Ceux-ci sont davantage liés à des conflits au sein des établissements qu’aux relations avec les parents. Là encore, la pression sanitaire, et, notamment, les inflexions fréquentes du protocole scolaire ont pu jouer, observe-t-on aux ASL.

Les syndicats d’enseignants se sont aussi faits le relais de ce type de tensions, quand le nombre de classes fermées s’est envolé : « Les collègues, notamment les directeurs d’école, ont parfois fait les frais de l’anxiété et de l’énervement général, rapporte Catherine Nave-Bekhti du SGEN-CFDT. Il est très difficile pour un parent qui a déposé son enfant à l’accueil périscolaire le matin à 7 h 30, d’être rappelé à 8 h 30 pour venir le récupérer. Les réactions à chaud, il faut les encaisser. » Un énième signe des complications apportées, dans les écoles, collèges et lycées, par la gestion de l’épidémie.

Mattea Battaglia

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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