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Vivement l'Ecole!

Les promesses en suspens du numérique éducatif...

11 Juin 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Numérique éducatif : une question d'usage et de formation plus que  d'équipement

EXTRAITS

La stratégie mise en place suite aux Etats généraux n’a pas permis de véritables avancées sur le terrain

Après « le choc brutal » du passage des cours en distanciel, Mathieu Moury, professeur d’histoire-géographie au lycée Ernest-Bichat de Lunéville (Meurthe-et-Moselle) et correspondant numérique, a accueilli « avec intérêt » le lancement, en juin 2020, des Etats généraux du numérique pour l’éducation (EGN). Il s’agissait de tirer les leçons du premier confinement et de co-construire une stratégie numérique consolidée et partagée. La concertation, territoriale puis nationale, a débouché sur 40 propositions : mêlant grands principes et solutions concrètes, elles visent la réduction de la fracture numérique, un enseignement plus efficace ou le développement d’un numérique souverain. Tout un programme. Six mois plus tard, le scepticisme prévaut dans les salles de classe.

Le « méga-bug » de l’enseignement à distance du 6 avril, lors du retour de l’école à la maison, a montré les limites de la stratégie de continuité pédagogique des derniers mois. Le ministère de l’éducation nationale a renvoyé une partie de la responsabilité sur les collectivités, chargées des équipements et des réseaux ; lesquelles lui ont reproché son manque de « régulation des usages ».

Socle numérique minimal

Si ces renvois de balle montrent qu’on est loin d’une gouvernance participative, « avec la gestion de la crise sanitaire et les EGN, une dynamique est enclenchée. Il y a une volonté de travailler davantage ensemble, et mieux, estime Marie-Caroline Missir, qui dirige Canopé, réseau de création et d’accompagnement pédagogiques. Même s’il est difficile de mettre de l’horizontalité dans un système très vertical. »

(...)

Rares sont les enseignants à s’être engagés dans un dispositif d’autocertification des compétences, via PIX. Ce service public en ligne « constitue pourtant un moyen vertueux de faire progresser la culture numérique », estime Mathieu Moury. PIX, qui devait être généralisé pour la première fois cette année en 3e, terminale, CAP et deuxième année de BTS et de classes préparatoires aux grandes écoles, sera facultatif pour les élèves.

Eux aussi sont insuffisamment acculturés au numérique. Mathieu Moury et ses collègues ont consacré deux heures à aider les élèves du lycée à s’emparer de l’ordinateur portable, fourni par la région, qu’ils manient d’une main, « comme un Smartphone ».

(...)

Cécile Peltier

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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