Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

Les enseignants s’interrogent sur la mise en œuvre des autotests...

28 Avril 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Les enseignants s’interrogent sur la mise en œuvre des autotests...

EXTRAITS

Jusqu’ici recommandés aux élèves de plus de 15 ans, qui ouvriront la voie le 10 mai, ils pourront être utilisés dès la maternelle, a annoncé la Haute Autorité de santé. Mais dans les établissements scolaires, on attend encore des précisions sur leur déploiement.

A l’écran, des préados défilent en se mettant joyeusement un doigt dans le nez. « Vous savez faire ça ? », demande la vidéo, avant de montrer les mêmes utilisant un écouvillon d’autotest. « Alors, vous saurez faire ça. » Voilà comment le Luxembourg promeut, sur YouTube, le dépistage auprès des enfants et des adolescents : en promettant un geste rapide, indolore – et presque rigolo.

L’histoire ne dit pas si l’éducation nationale suivra cet exemple, alors que la Haute Autorité de santé (HAS) a rendu, lundi soir, un avis positif sur l’usage des autotests pour les enfants – ils étaient jusqu’ici réservés aux plus de 15 ans. La HAS le recommande pour les enseignants et les élèves « dès la maternelle », mais précise que pour les jeunes élèves « il est préférable que le test soit fait par les parents ou le personnel formé », en insistant sur l’importance d’une mise à disposition gratuite et d’une « information complète et précise sur les modalités de réalisation ».

Aucune précision n’a pour l’instant été donnée, Rue de Grenelle, sur un éventuel élargissement des autotests en dessous de 15 ans. Les détails d’un déploiement « pour ces âges-là » seraient « en cours de calage » avec le ministère de la santé, explique l’entourage de Jean-Michel Blanquer, car cela implique « l’encadrement d’un adulte ».

Mais dans la communauté éducative, le feu vert de la HAS soulève déjà des questions, alors que le ministère a prévu la distribution de 64 millions d’autotests dès cette semaine aux enseignants du primaire, puis à ceux du secondaire la semaine du 3 mai, et enfin aux lycéens à partir du 10 mai.

(...)

Selon nos informations, les autotests devraient d’abord être distribués dans les lycées professionnels, le 10 mai, avant les voies générale et technologique. Dans cette filière, on trouve « de nombreux enseignants issus des écoles d’infirmiers, ou des diplômes de l’aide à la personne », affirme Pascal Vivier, secrétaire général du SNETAA-FO, « des professionnels capables d’apprendre aux jeunes à se servir des tests et d’encadrer ensuite les séances ».

Les choses sont moins claires pour le lycée général. Philippe Vincent, secrétaire général du SNPDEN-UNSA, assure ne pas vraiment compter sur le « volontariat », après avoir eu entre les mains un « projet particulièrement complexe de protocole », qui implique de mettre les élèves dos à dos, matériel posé devant, sur une table désinfectée entre chaque usage. « Il va falloir répéter ça avec tous les élèves ?, s’interroge le proviseur. Clairement, il y a un effet de masse qu’on est les seuls à anticiper. »

(...)

Enfin, les tests réalisés à la maison ne régleront pas entièrement le problème de la traçabilité des cas. « Toute l’année, on a vu des enfants avec de la fièvre nous disant “Maman m’a donné un Doliprane”, alors que le protocole dit clairement qu’en cas de doute ils doivent rester chez eux », rappelle Guislaine David. Johanna Cornou assure, elle, qu’il y aura « toujours des parents qui refuseront de faire tester leurs enfants, ou qui les mettront à l’école quel que soit le résultat ». S’ils arrivent jusque dans les petites classes, les autotests permettront au moins de détecter le Covid-19 chez les tout-petits, très rarement testés jusqu’à présent.

Violaine Morin

Article complet en cliquant ci-dessous

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :