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Vivement l'Ecole!

Marie Poulnais, étudiante en biologie : “Certains n’ont que quinze euros par mois pour manger” + Vidéo

5 Mars 2021 , Rédigé par Télérama Publié dans #Education, #Université

EXTRAIT

ÊTRE ÉTUDIANT EN TEMPS DE PANDÉMIE – Entre deux cours et les sorties entre amis, Marie Poulnais consacre quinze heures par semaine à une épicerie solidaire pour étudiants. Où elle constate l’afflux massif, depuis plusieurs mois, de jeunes de plus en plus démunis.

Si l’on ne faisait qu’observer Marie Poulnais, son enthousiasme et son sourire, on pourrait croire qu’elle nous raconte son projet de voyage au Canada. C’est là-bas, au Québec, qu’elle aimerait vivre sa troisième année de licence de biologie, avant un master, un doctorat, puis une carrière dans la recherche en biologie cellulaire… On n’y est pas encore. En attendant, le Covid prive nombre de ses camarades d’emploi, donc de ressources, donc de nourriture, et Marie Poulnais n’a pas tellement le loisir de rêver grands lacs et chiens de traîneaux. Elle gère l’Agoraé de Brest, l’une des épiceries solidaires que la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) a implantées partout dans l’Hexagone. En souriant, donc.

À l’entendre, il est tout à fait naturel de consacrer quinze heures par semaine aux gens qui souffrent. Quinze heures ? Elle réfléchit, compte sur ses doigts, oui, c’est à peu près le temps que lui demande son rôle d’intermédiaire avec les donateurs. Entreprises, organismes publics, particuliers, banque alimentaire : ça vient d’un peu partout. Il faut « gérer cette générosité en ciblant les besoins » et « pérenniser la structure ». Car plus ça va, plus le local de 25 mètres carrés mis à disposition par la faculté des sciences paraît petit. Un second ne serait pas du luxe pour recevoir davantage de produits, créer un espace de rencontres, et surtout absorber l’afflux massif d’étudiants. En quelques mois, Marie Poulnais a constaté l’évolution du spectre des bénéficiaires, élargi désormais aux écoles de commerce ou d’ingénieurs. Même si la plupart des deux cents inscrits restent des étudiants étrangers à la faculté. « Certains n’ont que 15 ou 20 euros par mois pour manger. 

(...) 

Michel Bezbakh

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