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Vivement l'Ecole!

Avoir 20 ans et philosopher !

11 Février 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Philosophie

Avoir 20 ans et philosopher !

Huit étudiants, sous la direction de Ronan de Calan, abordent la notion de crise avec philosophie. Qu'est-ce que leur regard apporte aux questions d'actualité ? Le professeur et Roxane Pret Théodore, une des jeunes philosophes, sont avec nous pour en parler.

Suite de la journée spéciale "Avoir 20 ans en 2021" sur France Culture avec la "jeunesse philosophe" autour du livre Philosopher à vingt ans (2020), paru sous la direction de Ronan de Calan aux éditions Flammarion. 

La force de la jeunesse philosophe, comme l'appelle Ronan de Calan, tient peut-être à cette capacité à interroger des notions comme la fin du monde ou la crise de la souveraineté. Des positions qui mènent la pensée dans une impasse et qui méritent d'être dépassées pour faire émerger de nouvelles possibilités d'être au monde social

Il n’y a pas d’âge pour philosopher, c’est une discipline enseignée au lycée qui est une bonne ou une mauvaise rencontre. Puis il y a des gens comme moi qui restent étudiants à vie, ce qui fait une sainte-alliance avec les étudiants eux-mêmes. (Ronan de Calan)

Ce processus s'est fait autour du format classique du séminaire, qui tend à horizontaliser les rapports entres les enseignants et les étudiants. Ce dispositif permet de débuter la transition entre un apprentissage et une recherche, qui advient lorsque l'on commence à s'emparer des outils. 

L’enseignement en philosophie passe beaucoup par l’écrit et là, à travers ce séminaire, chacun animait une séance, la parole de chacun valait autant que celle de son voisin. On entre dans une démarche de chercheur et ça allait de pair avec l’entrée en master. (Roxane Pret Théodore) 

La "jeunesse philosophe" tend à "rajeunir la crise" et proposer de nouveaux paradigmes, en renouvelant les systèmes de pensée. Un enthousiasme qui permet à la jeunesse d'être écoutée, entendue et légitimée dans une période qui lui laisse peu de projection pour l'avenir. 

J’ai plutôt l’impression qu’on vit au jour le jour, qu’il est difficile de se projeter et d’avoir une vision de ce qui nous attend. Interroger la place des jeunes dans une projection vers le futur, c’est nier leur place actuelle dans la société et nier ce qu’ils vivent aujourd’hui. Notre parole a une certaine légitimité qui doit être reconnue. (Roxane Pret Théodore)

Les préoccupations des étudiants ne sont pas les mêmes, mais sont peut-être mieux articulées que celles de ma génération à nos vingt ans. (Ronan de Calan)

Olivia Gesbert

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