Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

Blanquer chouchouté sur BFMTV, Macron bat la campagne (de vaccination) sur TF1...

5 Janvier 2021 , Rédigé par Télérama Publié dans #Education, #Médias

Blanquer chouchouté sur BFMTV, Macron bat la campagne (de vaccination) sur TF1...

EXTRAIT

Tandis que BFMTV cajole Jean-Michel Blanquer et ses syndicats “constructifs”, TF1 rivalise avec “Le journal du dimanche” pour mettre en scène la salutaire colère d’Emmanuel Macron. Grâce à des confidences exclusives de sources ultra mystérieuses, le 20 heures révèle comment le président a sauvé le pays du Covid par la seule force de sa volonté vaccinale.

« Bonsoir, Jean-Michel Blanquer », salue Jean-Baptiste Boursier dimanche soir sur BFMTV. Pour l’aider à interroger le ministre de l’Éducation, deux journalistes de sensibilités antagonistes, Mathilde Siraud, du Figaro, et Guillaume Durand, de Radio Classique. Ce dernier s’inquiète pour la campagne de vaccination contre le Covid. « Y a des conseillers qui disent : “Si ça rate, c’est la candidature d’Emmanuel Macron qui risque d’être en difficulté.” » Catastrophe, pas de second mandat. « En fait, beaucoup de choses ont été faites par ce pouvoir, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas. » Et ce n’est pas fini, la loi Sécurité globale, la loi contre le séparatisme, la réforme des retraites peuvent encore compléter l’œuvre accomplie, qu’on l’aime ou qu’on l’aime pas.

Mais voilà, déplore Guillaume Durand, « on a le sentiment que maintenant, ce n’est plus qu’une affaire de coronavirus ». Maudit coronavirus, il va occulter les grandioses réalisations d’Emmanuel Macron. « C’est devenu le quinquennat du coronavirus, et si vous ne sortez pas du coronavirus dans de bonnes conditions, c’est le quinquennat lui-même qui va se retourner, quel que soit ce qui a été fait en matière d’éducation, de loi Travail, etc. » Sans parler de la suppression de l’ISF, de l’instauration de la flat tax, de la baisse des APL, de la loi de Programmation de la recherche, etc.

Mathilde Siraud s’impatiente : « Qu’est-ce qu’on fait sur les retraites, sur l’assurance chômage ? » « Il faut être très pragmatique, répond Jean-Michel Blanquer. On doit remettre les choses sur la table, créer un bon climat social avec les syndicats les plus constructifs. » Le ministre de l’Éducation s’y connaît en syndicats constructifs, il les crée et les finance lui-même. « Il y a la réforme du baccalauréat avec la première édition cette année, rappelle Jean-Baptiste Boursier. Vous savez que certains syndicats n’apprécient pas cette réforme… » Jean-Michel Blanquer le coupe pour préciser : « Certains l’apprécient. » Au hasard, Avenir lycéen.

Le présentateur reprend : « Y a une ordonnance qui a été prise le 24 décembre qui va permettre d’être plus flexible, de moduler les épreuves jusqu’à quinze jours avant ces épreuves. » Comme le ministre assure que les épreuves du mois de mars sont pour l’heure maintenues au mois de mars, Jean-Baptiste Boursier insiste : « Quelle est l’ampleur de la modularité ? » « En maintenant ces épreuves au mois de mars, détaille Jean-Michel Blanquer, on se donne un peu de souplesse parce que si la situation épidémique devenait plus importante, on se donne la possibilité de reculer, ce qui n’est pas le cas quand vous mettez les épreuves au mois de juin. » Pas bête : seules les épreuves anticipées peuvent être reculées. Pour se donner plus de souplesse, au vu de la rapidité de la campagne de vaccination, je suggère d’avancer toutes les épreuves du prochain bac à février et celles du bac 2022 à juin 2021.

(...)

Samuel Gontier

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :